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  • #OLLN : Décrypter l’ordre du jour du conseil communal du 12 septembre 2017

    L'ordre du jour commenté est ici

    Au point 2, le commandant de la zone des pompiers du Brabant wallon (de 5 zones, on est passé à 1) va présenter les grandes orientations pour les années à venir.

    Au point 7, on va reconduire le règlement « balises » qui dit qu’un cercle étudiant ne peut ouvrir plus que 3 heures du matin, et ne peut faire plus qu’une fête amplifiée par semaine. J’en parle car il y a quelques années, les étudiants étaient venus manifester en nombre devant l’hôtel de Ville contre ce règlement qui allait « tuer » la vie estudiantine ! Notez qu’aujourd’hui, plusieurs cercles sont en difficulté financière : les étudiants ont changé leurs habitudes, ils boivent de l’alcool fort dans leur kot, arrivent bourrés dans les cercles vers minuit et partent en ayant peu consommé. Ré-autoriser les alcools forts dans les cercles serait opposé à une politique de santé publique et se plaindre que les cercles ne vendent pas assez de bière n’est pas tellement mieux, d’un autre côté, les étudiants ne boivent pas moins et il y a eu un simple transfert financier des cercles vers Aldi et Delhaize, ce qui n’améliore pas non plus la santé publique. Les autorités politiques de la Ville ne sont pas, loin s’en faut, les seules concernées, néanmoins, que faire ?

    Les points 18 à 34 sont des points purement administratifs ! Ils changent le règlement de police parfois simplement pour un déplacement de poteau de quelques mètres. Ne pas voter ces points permettrait à certain de ne pas payer une amende sous prétexte que le règlement n’est pas totalement conforme…

    Le point 38 : le SOL. Le promoteur Wilhem&Co possède deux terrains de part et d’autre du projet d’extension de l’Esplanade. Pour ces deux terrains, il a rentré une demande de permis d’urbanisme, avec un mur aveugle qui vient se coller au projet d’extension. Comment lui accorder un permis alors qu’on ignore ce qui viendra sur le projet d’extension, surtout suite à la consultation publique ? Il fallait avoir une vue d’ensemble. Il existe justement un instrument juridique d’aménagement du territoire qui permet cela : le SOL, schéma d’orientation local. Il définit ce qu’on veut pour une zone délimitée. Qui « on » ? Le pouvoir politique local et nous décidons de dire « et pourquoi pas en plus les habitants et usagers de la Ville ? Co-construisons un avenir souhaitable commun ». Ce conseil communal, nous allons voter le périmètre du SOL, qui englobe le dessus des rails, la zone près de l’ancien parc à conteneur, la zone devant le parking « Courbevoie », la zone devant la pompe Total et la prairie devant les appartements de Notre Maison et du home. Pendant 3 ans, les permis peuvent être bloqués : le temps de réaliser le SOL.

    Le point 52 concerne la rue de la Chapelle. Cette rue vient d’être refaite et est passée en zone 20 km/h. Pour arriver au 20 km/h, divers aménagements ont été réalisés, en concertation avec le TEC (gestionnaire des bus). A l’usage, les riverains ont demandé des aménagements pour accroître le sentiment de sécurité. Ces aménagements n’ont pas plus au TEC, qui a décidé de ne plus y faire circuler ses bus. Le bus de la motion est de demander au TEC de revenir à la table de négociation, afin de trouver un aménagement bon pour tous.

    Quatre points ont été ajoutés :

    1. Un point est de soumettre au vote la modification mineure au schéma de structure qui est proposée par la plateforme citoyenne. On a déjà expliqué de nombreuses fois pourquoi ce n’était pas une bonne idée, surtout pour les partisans du refus d’extension du centre commercial de l’Esplanade, on le réexpliquera.
    2. Un point sert à rappeler les engagements du carrefour de Limelette.
    3. Un point concerne le décompte des travaux à « La Mégisserie » à Mousty, et accessoirement la gestion confiée à Notre Maison.
    4. Le dernier concerne la gestion des plantes invasives à la Prairie Orban (qui auraient été broyées et non éradiquées comme le prévoirait la législation), et le conseiller précise « qu’il veut une réponse sur ce manquement ». Pour un point de détail (quelques plantes dans un petit endroit de la Ville), dont la réponse aurait pu être fournie par l’Echevine à l’intéressé, je prévois ½ heure de débat, et notamment parce qu’avant d’avoir la réponse par une explication détaillée, il y a déjà une accusation de principe : l’Echevine et son service sont déjà coupables, ils ont déjà mal fait. Et quand il y a une accusation de principe, les gens s’énervent, et les débats s’éternisent. Et la démocratie n’en sort pas gagnante.