propreté

  • #OLLN : propreté autour du lac : l'UCL doit agir !

    La propreté autour du lac, après une belle journée et nuit, est affligeante. Ce fut encore le cas ce dimanche matin 2 avril.
    J'ai adressé, ci-dessous une lettre ouverte à l'administrateur général car, en tant que propriétaire du terrain, il a le pouvoir et le devoir d'inviter tous les acteurs autour de la table afin d'établir un plan d'actions ou chacun doit jouer son rôle.

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  • Petite statistique sur les déchets le long des routes

    A l’occasion d’un ramassage initié par la Région wallonne, j’ai ramassé ce 16 avril 2016 tous les déchets sur un tronçon de rue de 400 mètres de la rue Génistroit, entre le tunnel de l’autoroute et le carrefour près de Oh Green

    Gensitroit.PNG

    J’ai ramassé l’accotement des deux côtés de la rue, soit en tout 800 mètres.

    J’ai ensuite pesé et compté les déchets.

    Tout venant : environ 50 déchets, 22 litres, 3,2 kg.

    déchet,route,canette,propreté

    PMC

    • 86 canettes, 40 litres, 2 kg
    • 25 bouteilles en plastique, 35 litres, 1 kg
    • 30 bouteilles en verre, 29 litres, 8,5 kg

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     Voici les données mises en graphique.

    déchet,route

    Si le ramassage est représentatif, alors on constate que les canettes sont une vraie calamité pour la propreté publique : il y a environ une canette tous les 10 mètres. Il y a entre deux et 4 fois moins d’autres déchets.

    La quantité de bouteille en verre est impressionnante. Cela a une forte influence sur le poids des déchets ramassés.

  • La propreté publique est notre affaire

    La propreté publique est un sujet très sensible surtout dans une campagne communale. Pour les gens, il fait toujours trop sale. En plus de faire ce constat, les citoyens proposent deux types de solutions : mettre plus de poubelles et nettoyer plus/sanctionner plus.

    Posé ainsi, le problème est mal formulé ! Il y a saleté et saleté :

    ·         Les déchets issus de la consommation nomade, ceux qu’on largue. Typiquement, la canette, l’emballage de biscuit ou de chips, le gobelet, le mégot de cigarette, le paquet de cigarette.

    ·         Les petites poubelles ménagères. Celui qui met ses déchets ménagers dans un petit sac, et s’arrête à l’abribus pour y mettre son petit sac dans la poubelle publique ;

    ·         Les encombrants. Le tas de gravats et le vieux canapé. Ce qu’on jette dans un bois ou sur un parking désaffecté.

    ·         Les affiches le long des routes. On plante un piquet avec l’affiche qui annonce ceci ou cela. Après l’événement, on ne passe pas l’enlever.

    ·         Les tags divers. Un « sriboutchi » sur le mobilier urbain ou sur une façade d’un immeuble désaffecté.

    Analyse

    Il n’y a pas une unique solution pour tous ces problèmes. Plus de poubelle ne changera rien aux encombrants par exemple, ni aux tags, ni aux affiches.

    De plus, multiplier les poubelles et les nettoyages, outre le fait que cela ne change pas grand-chose, multiplie les coûts de la commune et risque d’entrainer une augmentation d’impôt.

    Il faut suivre une stratégie globale et cohérente.

    1.      La première chose à faire est de cartographier et de spécifier les points de mal-propreté. A partir de cet inventaire cartographié, il sera possible de mener une stratégie appropriée de fermeture, surveillance, appropriation ou modification de l’endroit.

    2.      Pour ce qui concerne les tags : trouver des endroits où c’est chouette que les tagueurs s’expriment (réalisation à Villers le Bouillet :un mur pour tagueurs). A LLN, les pertuis de passage entre le lac et le quartier de l'hocaille ont été tagués par des étudiants du lycée martin V : magnifique.  La solution d'inviter des artistes connus pour taguer des murs est une bonne solution car cela donne des lettres de noblesse aux beaux tags et cela donne aux tagueurs une envie de se dépasser et de respecter les endroits (un subside a été voté en Conseil communal ce 29 mai 2012, majorité conte opposition). Voir aussi http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2012/06/04/graffitis-or-not-graffiti.html

    3.      De manière générale, supprimer les endroits socialement vides ainsi qu’embellir les lieux publics. En milieu urbain, pourquoi ne pas confier l’aménagement de lieux (abribus …) à des riverains. En milieu rural, on peut entretenir les abords, mettre des panneaux explicatifs.

    4.      Pour les dépôts d’encombrants : voir si la suppression d’accès aux endroits non surveillés peut se faire.

    5.      Pour les déchets ménagers en petite quantité, il faut supprimer les poubelles publiques accessibles en dépose-minutes.

    6.      Pour les déchets de consommation nomade, la meilleure solution doit venir du fédéral : consigner les déchets tels canettes etc. Pour les communes, qui sont en aval, il faut admettre que « plus de poubelle » ne change malheureusement rien, les usagers larguent leurs déchets parfois à 50cm d’une poubelle ! La surveillance des endroits les plus souvent salis est efficace. Il faut alors que la commune ait un bon règlement « incivilités » et des agents constatateurs ; et en plus, il faudrait (pas nécessairement accepté juridiquement) qu’elle condamne à des travaux d’intérêt général : nettoyer les endroits sales comme à Nivelles le tribunal l’a fait http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120604_00166219.

    7.      La sensibilisation doit se baser sur des théories de changement social éprouvées.