Hadelin de Beer - Page 4

  • Faire vivre la démocratie participative dans notre ville

    Je connais tous les élus de notre ville. Je pense pouvoir dire que tous sont sincèrement désireux de voir tous les citoyens participer à la vie politique de la ville. Mais comment y arriver concrètement ? Comment s’organiser pour ?

    Vers 60 après JC, Quintilien, avocat, inventa son hexamètre qui sert encore aux policiers, journalistes et médecins qui doivent bien (faire) connaître les circonstances pour prendre une bonne décision. Cela s’appelle aussi de QQOQCP. Servons-nous de cet outil pour progresser dans le débat : qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi ?

    Résolvons en un coup de cuiller à pot la question facile.  : sur le territoire de la Ville. Toutes les autres méritent débat.

    Qui ?

    Qui doit être impliqué ? L’exemple de la Rue Haute à LLN est fort illustratif. Une série de difficultés (état de la route défectueux, législation sur le parking difficilement applicable…) et d’opportunités (subside, étendue du réseau cyclable…) ont amené à ce qu’un plan de réaménagement de la route fut proposé. Levée de boucliers : trop cher, pas nécessaire, pas bien pensé… Le Collège décide de consulter pour avoir tous les avis. Mais qui consulter ? Les riverains de la rue bien sûr. Mais seulement eux ? Aussi ceux du quartier qui utilisent la rue ? Ceux des autres quartiers qui utilisent cette rue ? Ceux qui n’utilisent pas cette rue maintenant (PMR) car elle est en mauvais état mais qui aimeraient l’utiliser ? Soyons généreux : consultons tous ceux qui pourraient l’utiliser dans une configuration de voie lente. Bien, mais comment les contacter ? On n’a pas leur adresse, on ne les connait pas… La simple réalité fait qu’on consulte les habitants du quartier usagés de la rue. Pour ne pas oublier les autres, les fonctionnaires et la Collège se mettent à leur place.

    Quoi ?

    Quoi, ou plus exactement sur quoi solliciter les citoyens ? Pas sur des détails, les citoyens seraient vite fatigués de devoir se prononcer sur tout et rien. Réservons la plus large participation, la consultation populaire par exemple, aux enjeux fondamentaux. Mais qui les définit ? Admettons que cela soit simple, reste alors le problème de la question à poser. Pose-t-on une simple question « que souhaitez-vous ? » Oui, pourquoi pas, c’est utile de savoir ce que les gens veulent majoritairement. Néanmoins, cela peut être dangereux. Dans les années 30, une partie de la population ne souhaitait pas que des juifs s’installent dans leur quartier : poser une question de principe sur l’installation de juifs et refuser des permis sous prétexte que c’est l’avis majoritaire est anti-démocratique car (heureusement) aucune règle ne permet de le faire. Une question ne peut pas amener à penser qu’une majorité peut retirer un droit à quelqu’un. Par contre, une question pourrait porter sur un changement de règle, si toute fois toutes les conséquences de ce changement de règle sont bien connues de tous. Par exemple « souhaitez-vous qu’on diminue les impôts ? » n’a de sens qu’en regard avec les services qui seraient réduits (mois d’écoles, moins de culture, moins d’entretien de routes…)

    Quand ?

    Quand consulter ? Le plus vite possible, le plus en amont du projet. Mais là, dilemme : d’un côté aucune décision n’est prise et la marge de manœuvre est totale… mais de l’autre côté le projet est tout à fait vague. C’est le dilemme bien connu de la gestion de projet : plus on avance, plus on sait ce qu’il aurait fallu faire car on a accumulé des connaissances, mais moins les marges de manœuvre sont grandes. Il faut donc consulter sur les grandes orientations, en acceptant les grandes imprécisions.

    Comment ?

    Comment consulter ? A l’heure du monde numérique, consultons par Internet afin que chacun puisse, au moment où cela l’arrange, émettre son opinion. Argument facile : tous n’ont pas Internet. Alors complétons cela par une enquête papier. Oui, mais que faites-vous de l’échange ? C’est parce que j’ai entendu d’autres personnes, que j’ai compris leur vécu ressenti et leurs émotions, que je modifie mon point de vue. Le moment du débat réel, sincère et engagé est essentiel, et Internet n’a pas encore la capacité de répondre à cette nécessité. Le débat démocratique et participatif, c’est quand même plus qu’un grand sondage d’opinion, non ?

    Pourquoi ?

    Et enfin, pourquoi faire participer ? Pour augmenter l’acceptation des décisions, lit-on parfois. Je ne trouve pas cet argument adéquat : quand des citoyens se mobilisent pour ou contre une cause, et que la majorité n’est pas de leur côté, pourquoi accepteraient-ils plus volontiers la décision ? Cela pose d’ailleurs la question de l’interprétation des résultats : quand le résultat d’une participation est de 50,5 % contre 49,5%, que conclure ? Que la position qui a obtenu 50,5% a gagné, certes… Il me semble que la conclusion la plus évidente est que le débat est très partagé, et que, pour que 50,5% de la population n’impose pas sa loi à 49,5 autres %, il y a lieu de remettre le métier sur l’ouvrage pour trouver un plus grand consensus. Et si le but de la participation était tout simplement le partage du pouvoir ? Pour le plaisir de la démocratie !

    Imparfaite mais précieuse

    La participation n’est pas simple à mettre en œuvre. Néanmoins, même imparfaite, elle existe. Elle n’existe d’ailleurs qu’en étant pratiquée. Allez-y ! Faites-là vivre ! Faites des propositions ou impliquez-vous dans les initiatives proposées par le Collège et son échevin de la participation Michel Beaussart.

  • #OLLN : que retenir du conseil communal du 21 février 2017 ?

    Investir dans des économies d'énergie

    Le point 1 consistait au remplacement de tubes TL par des lampes LEDS. En gros, on remplace un TL sur 3 (les autres sont toujours éteints), l’investissement est de 30.000 EUR dont la moitié au frais de la Ville et l’économie annuelle de 3600 EUR estimée, soit un temps de retour de 8 ans.

    Ne pas reporter le vote du schéma de structure

    Le gros débat a porté sur les points 8, 9 et 10, soit le schéma de structure (SdS) et le règlement communal d’urbanisme (RCU). On a eu l’exposé de l’Échevin Cédric du Monceau, qui a rappelé tous le cheminement pour y arriver, ainsi que les grands axes du projet.

    La minorité a d’abord demandé un report du vote, avec pour principal argument qu’une consultation citoyenne aura lieu fin mai, et qu’il était préférable d’attendre cette consultation pour pouvoir éventuellement en intégrer le résultat dans le schéma de structure, si ce résultat était en opposition avec le document présenté au conseil. A défaut, la majorité s’empêcherait de pouvoir tenir compte du résultat de la consultation... Je résumerais le débat ainsi

    Le Bourgmestre et moi-même avons formellement affirmé que le résultat de la consultation populaire sera pris en compte, que cela n’avait aucun sens de faire une consultation populaire et de ne pas tenir compte du résultat.

    De l’heure de débat sur ce point, il en est ressorti qu’il n’y avait aucun avantage à attendre le résultat de la consultation : que c’était même contre-productif pour tous les citoyens, sans exception, d’attendre ce résultat et de ne pas voter le nouveau schéma de structure le plus tôt possible. En voici les raisons :

    • Énormément de citoyens attendent des changements (en dehors du sujet de la consultation populaire) du schéma de structure et règlement communal d’urbanisme, notamment pour pouvoir faire des maisons plus écologiques.
    • Il faudra encore attendre 3 mois pour que le nouveau SdS soit effectif, après l’approbation par la tutelle.
    • Si on attend le résultat de la consultation citoyenne et que celui-ci s’accorde avec le schéma de structure présenté, on ne l’aurait voté au plus tôt que dans 3 mois, plus la tutelle qui a aussi 3 mois pour prendre position, tout était décalé d’au moins 6 mois.
    • Si au contraire, la consultation populaire dit « il faut changer le SdS », alors il faut rédiger un nouveau document, le resoumettre à enquête publique, dépouiller et analyser les remarques avant de pouvoir voter le document corrigé en conseil communal, puis attendre l’approbation de la tutelle, soit un délai d’environ un an et trois mois. Et pendant ce temps, c’est le SdS de 1997 qui reste d’application…
    • Par contre, en votant un nouveau SdS ce 21 février, il y aura déjà des tas d’améliorations apportées qui entreront en vigueur. Et si la consultation impose un changement, on fera un nouveau projet, une enquête, un vote en CC et la tutelle, et on aura un projet modifié en juin 2018.

    J’ai fait un document pour expliquer tout cela. Vous le trouverez ici. NB : pour tous ceux qui ne veulent pas de l’extension de l’Esplanade, ce schéma est très important : il montre qu’un changement de règle concernant le SdS ne pourrait avoir lieu qu’au plus tôt entre mars et juin 2018 (lignes bleues du document), délai incompressible vu le timing des différentes procédures garanties par le CWATUP. On ne peut pas imposer au promoteur d’attendre qu’un nouveau SdS entre en application pour introduire sa demande de permis. Bien évidemment, s’il sait que le nouveau document l’empêcherait de réaliser son projet, il introduira d’autant plus sa demande sans attendre, de telle sorte que cette demande soit analysée sous le régime du SdS (de 1997 ou du SdS voté ce 21/2/2017). La modification du SdS n’est donc plus un moyen efficace pour empêcher l’extension de l’Esplanade. Si je l’avais su plus tôt, je l’aurais dit plus tôt.

    Un nouveau schéma de structure et RCU

    Le report ayant été refusé en conséquence, on a donc eu la discussion sur le contenu du SdS et RCU, discussion qui a duré deux heures. Trois conseillers MR ont lu leur papier et ont annoncé qu’ils voteraient contre. Ils ont fait part des éléments suivants, selon ma mémoire : trop de plans, pas faits dans le bon ordre, la mobilité est problématique, si on cumule tous les espaces constructibles, on pourrait arriver à une ville de 100.000 habitants, il manque dans le document un chiffre qui donnerait un nombre maximum d’habitants pour la Ville, plus quelques débats sur les principes d’aménagement d’endroits précis.

    Le collège a répondu à tous les arguments : autant de plans que nécessaire pour bien concevoir la Ville et faire participer la population, faire chaque plan au moment opportun, on travaille à la mobilité chaque jour et ce n’est pas en construisant de nouvelles routes qui seraient des aspirateurs à voiture qu’on règlera le problème, le SdS et le RCU ont justement pour but d’encadrer l’aménagement du territoire pour ne pas laisser faire n’importe quoi, comme à Wavre où le projet de tour de 120 m de haut semble complètement déconnecté d’une vision d’ensemble.

    Jacques Otlet a alors dit « Ottignies grandit tellement, on ne reconnait plus l’Ottignies de notre jeunesse. Cela fait peur ». Le Bourgmestre a répondu (de mémoire) : « Je comprends ! On est tous ambivalents face à ce phénomène. D’un côté, beaucoup d’entre nous sommes propriétaires de terrains et de notre maison, et la vie nous faisant évoluer, nous voulons par exemple diviser notre maison devenue trop grande, ou nous voulons construire à l’arrière une maison pour nos enfants… Le Collège reçoit tout le temps des demandes de la sorte. Vous, libéraux, vous voulez répondre favorablement aux souhaits des propriétaires, non ? Et d’un autre côté nous avons peur du changement. Nous sommes habitués à être entre nous et nous ne voulons pas être « envahis ». Et quand on sait que notre ville est une des villes les plus attirantes, c’est un défi pour le Collège et nous tous finalement : comment développer une ville où, inévitablement, de nouveaux habitants vont venir s’installer et qui soit encore plus agréable. Pour cela il faut des espaces publics de qualité, la présence de la nature, de grands espaces bien protégés non constructibles, une mobilité fluide et douce… Un fameux défi que nous devons réussir. »

    Il y a encore eu quelques interventions, puis les documents ont été votés, majorité contre opposition.

    Il a fallu encore une demi-heure pour le reste des points du conseil.

  • Elus : craignez pour votre réélection !

    Une personne écrivait le 24 février sur Facebook :  Une énième opinion particulièrement bien [écrite] sur l'extension de l'Esplanade que j'invite monsieur Hadelin de Beer , David Da Câmara Gomes et leurs collègues Ecolos d'O-LLN à lire attentivement. Je crois personnellement que s'ils ne se montrent pas plus ouverts dans ce débat aux revendications de la plateforme citoyenne opposée à l'extension, ce dossier risque d'avoir de lourdes retombées électorales !

    Voici ma réponse

    ***

    Si on prend des décisions en ayant peur des conséquences électorales, c'est dramatique : on n'est plus fidèle à sa parole et on se laisse guider par l'opinion du moment. Comme le disait Anne Quévit dimanche 19 février 2017 : "on a besoin de politiciens indépendants des lobbys". C’est d’ailleurs une des motivations de la gestion de la citée par le tirage au sort : les tirés au sort ne sont pas guidés par leur souci de plaire pour conserver leur place. Ils sont plus « indépendants » et donc plus proche de l’intérêt général que de leur intérêt d’être réélu.

    Je suis fier d’avoir des convictions, et particulièrement d’avoir des convictions fortes en matière de promotion de la démocratie. Je ne vais pas modifier mes convictions par peur de l’électeur, je ne pourrais pas me regarder le soir dans le miroir.

    Je ne pense pas non plus que le but soit de rester au pouvoir, dans le seul but de l’occuper. Les hommes et femmes politiques sont là pour défendre des idées, un programme, des valeurs, et une certaine manière de faire de la politique. Si ceux-ci ne plaisent pas aux électeurs, quoi de plus normal que de perdre les élections ?

    On ne va quand-même pas dire et faire le contraire de ce que l’on pense, sous prétexte que cela plait, pour rester au pouvoir le plus longtemps possible ?

    La personne me répond : "Un grand merci de ces éléments de réponse, me répond la personne. C'est certain que les politiciens ne doivent sûrement pas prendre non-stop des décisions pour caresser ses électeurs dans le sens du poil, sous peine de verser dans le populisme, la démagogie et le court-termisme... Mais il me semble qu'on en est loin dans ce cas-ci. Les revendications de la Plateforme vise justement à dépasser les solutions simplistes […]

    Par ailleurs, je crois qu'il est parfois nécessaire que nos politiciens prennent le temps d'aborder des grands enjeux (locaux) de société de manière participative tel que la majorité d'OLLN a été plus ou moins obligée de le faire en organisant cette consultation, un peu "à reculons" hélas on a l'impression. Je crois qu'il est positif pour notre démocratie locale de prendre le temps de s'interroger sur des questions fondamentales/ macro (quelle pertinence de cette extension??) plutôt qu'en abordant le sujet de manière plus micro et/ou technique (quelle extension voulez-vous??)"

    J’ai bien apprécié le changement de ton.  Il n’en reste pas moins quelques accusations infondées, issues de renseignements non vérifiés glanés sur Facebook. Depuis quand tout les dires sur FB constituent-ils la vérité ?

    • « Ecolo ne voulait pas d’une large participation citoyenne, il y a été acculé.» En juin 2016, Ecolo demandait une consultation populaire (lire ici, page 7), j’ai fait deux compte-rendu du conseil communal où des écologistes se sont exprimés à ce sujet lire ici et ici et la consultation a été décidée en janvier 2017. Peut-être que certains s’en foutent des faits et préfèrent leurs croyances. Dans ce cas, je m’incline.
    • Depuis qu’Ecolo a été créé, il cherche à modifier les modes de productions et de consommation pour un monde plus juste socialement et écologiquement. Ecolo cherche une solidarité au cube : ici, partout sur la planète, et avec les générations futures. Je ne connais pas d’Ecologistes qui renient cela. Plusieurs scientifiques, dont Dominique Bourg (voir la vidéo), disent que l’accroissent du commerce mondial provoque plus d’effet de serre et est donc un acte contre les générations futures. Je ne connais aucun écologiste qui soit en faveur de plus de commerce mondial, autre qu’équitable. Certains se demandent dès lors pourquoi ici à OLLN Ecolo serait en faveur de l’extension de l’Esplanade ? Mais Ecolo n’est pas en faveur de cette extension ! (relire ici). Certains commencent à avoir le tournis : pourquoi Ecolo n’interdit-il tout simplement pas cette extension ou ne donne-t-il pas tout simplement un avis négatif ? Pourquoi Ecolo a-t-il donné un avis positif pour le permis socio-économique ? Y a-t-il quelque chose de pourri chez Ecolo ? Même moi, qui suis un des plus acharné contre l’Espanade et son extension (j’ai voté « contre » en 1997) j’aurais donné l’avis positif si j’avais dû voter. Deux possibilités : vous arrêtez la lecture maintenant, en disant « pourri comme les autres», ou alors vous vous dites « tiens, étrange, il y a peut-être une motivation que je ne connais pas ?  Continuons la lecture. »
      J’ai deux éléments essentiels à faire valoir : j’’estime qu'un élu doit respecter les lois et règlements qui s’imposent à lui (en tant qu’élu, il peut les combattre, mais ne peut pas désobéir) ; des règles qui s’imposent aux élus locaux interdisaient de s’opposer au permis socio-économique. J’ai expliqué cela en détail ici (lire l'annexe). En d’autres mots, à mes yeux, ne pas bafouer la démocratie et ses règles de son fonctionnement est aussi important que de lutter contre le commerce mondial.
      Ceci dit, je suis très actif à rechercher, dans les règles permises par la démocratie, toutes celles qui permettent d’arrêter le projet.
  • Il faut taper (Ecolo) là où cela fait mal !

    Pour certains, la politique est un combat. Et tous les coups sont permis. Samuel S... sur écrivait Facebook le 24 février : Y a-t-il quelque chose de pourri au royaume d'OLLN ? Un salutaire coup de pied dans la fourmilière qui tape là où ça fait mal, avec écolo-OLLN dans le rôle des myrmécéennes, Tout autre chose et le mpoC à l'influx nerveux.  [ici : myrmécéennes = fourmis, que je comprends comme fourmis besogneuses, au contraire de « Tout autre chose » qui dirige et donne l’influx nerveux] https://www.toutautrechose.be/locales/lln/louvain-la-neuve-a-quel-jeu-joue-ecolo

    Voici ma réponse

    ***

    Monsieur S...,

    J’ai une autre idée de la démocratie que d’un grand champ de bataille mesurant les rapports de force où tous les coups sont permis. Je ne pense pas que le but de la politique soit de faire mal. Je ne pense pas qu’il soit salutaire de régler tout par la force.

    Je crois que la politique et la démocratie, c’est surtout un espace de dialogue, un lieu d’échange d’arguments. Et que plus cet échange s’effectue avec respect et empathie envers autrui, mieux la société se porte.

    Sincèrement Monsieur S..., vous me connaissez, avez-vous pris le temps de m’écrire ? De me proposer une rencontre ? Non. Il vous plait, derrière votre ordinateur, d’asséner vos coups « avec la manière ».

    Je préfère vivre sur une autre planète que la vôtre.

    Entre nous, je ne trouve pas les arguments exprimés par "Tout autre chose" 100% convainquants. Si j'ai de droit de réfléchir et d'avoir mon avis, bien sûr. Je suis prêt à en débattre pacifiquement, si tant est que quelqu'un est intéressé par le débat...

    Plutôt que de se disputer entre personnes anticonsuméristes, si on unissait nos forces et on s'alliait ? Voir ici

  • #OLLN : Extension de l'Esplanade : que peut-on faire ?

    Sympa, je suis dans le journal…

    extension esplanade,LLN

    Je ne dirais pas tout ? Cela fait écho à mon annonce sur Facebook : « faut-il dire toute la vérité ? Ou laisser croire que tout est possible ? »

    Mon texte avait pour objectif de montrer que certaines portes étaient fermées, et qu’il ne suffisait pas de vouloir pour pouvoir.

    Dans mon texte de 7 pages, j’écrivais : « Il faut explorer toutes les législations qui permettent légalement de refuser l’extension telle que proposée. »

    J’écrivais également ceci : « Deuxième difficulté : changer le schéma de structure.

    Si le schéma de structure n’autorisait pas le commerce à cet endroit, on devrait même refuser l’extension (respect de l’Etat de droit). Il suffirait de modifier le schéma de structure en l’interdisant. Disons-le en passant : on vient de faire deux enquêtes publiques pour modifier le schéma de structure, et AUCUNE remarque n’est venue en ce sens. Ce n’est néanmoins pas un argument. Le vrai argument, c’est que quand vous avez donné un « droit », voire un espoir raisonnable, à quelqu’un (1997) et qu’il a mis en place des actions pour activer ce droit/cet espoir raisonnable, le lui retirer peut impliquer qu’on le dédommage. Prenez votre cas : vous possédez un terrain en zone rouge au plan de secteur, donc vous pouvez espérer construire. D’ailleurs l’Etat vous taxe le terrain comme constructible, taxe plus élevée qu’en zone agricole. Puis l’Etat dit « non, on ne peut plus construire car je le mets en zone agricole. Vous allez exiger d’être dédommagé, et ceci d’autant plus que vous aviez consenti des frais pour l’aménager. Ce que je vous raconte est une problématique réelle. Conséquence pour OLLN : est-on prêt à lever des impôts pour potentiellement dédommager le promoteur à qui on a donné le « droit » en 1997 et qui a déjà engagé des frais ? »

    Il existe peut-être d’autres législations ou règles qui permettraient de refuser l’extension. A étudier.

    Par contre, je me trompais en écrivant cette phrase : « poser une question sur le principe n’est pas possible. » C’est légalement possible. Mais cela entraine des tas de difficultés, notamment le respect de droits.

    Enfin, un internaute me posais la question « qu’est-il encore possible de faire ? Je répondais ceci :

    **********************

    En fait que peut-on espérer ? plutôt que « que ne pouvons-nous pas espérer ? » 

    Rapidement, car ceci fera l’objet d’un nouveau texte.

    * Bien sûr que la consultation changera les conditions de négociation (si du moins un maximum de personne s’oppose à l’extension).

    * Le projet pourrait être stoppé si l’étude d’incidences démontre que les incidences sont inacceptablement trop pénalisantes.

    * Le projet pourrait être revu à la baisse si cela réduit de beaucoup les incidences.

    * Si les gens consultés se plaignent de motifs urbanistiques (mobilité, aménagements divers, architecture…) cela donne un formidable pouvoir de négociation à la Ville et au fonctionnaire délégué.

    * Il est possible de négocier des charges d’urbanisme (local vélo, surface commerciale gratuite ou moins chère…)

    * Par contre, il n’est pas possible (pour le pouvoir public) d’imposer certains types de commerces ou d’en refuser d’autres.

    Le bourgmestre n’est parfois pas content sur moi car mes textes ne montrent pas assez que la Ville a un pouvoir de négociation. La négociation ne peut pas aller jusqu’à dire non au projet sans motifs environnementaux ou de mobilité. Négocier, négocier… Juste que ce n’est pas ce que certains demandent. Pourtant…

    ********************************

    Il y a sans doute d’autres choses possibles.

    Par contre une chose est exprimée bizarrement par la plateforme : « La première carte peut être sortie lorsque l’avis de la commune doit être remis au fonctionnaire délégué, qui est chargé de délivrer ou non le permis d’urbanisme nécessaire au projet. Le fonctionnaire suit régulièrement l’avis émis par la commune. L’avis de cette dernière compte donc. Le fonctionnaire devra ensuite motiver sa décision, et il peut le faire en se basant soit sur les arguments émis par les citoyens lors de la consultation populaire, soit via les arguments qui ressortiront de l’enquête publique. » Reprenons :

    • Le fonctionnaire peut s’inspirer d’arguments issus de la consultation (c’est pour cela qu’il y aura une question ouverte recueillant des arguments) et de la consultation publique ;
    • Le fonctionnaire ne peut pas utiliser le nombre de réactions comme un argument ;
    • Le fonctionnaire délégué ne pourra pas s’inspirer des arguments de la Ville si ces arguments sont interdits par d’autres législations. Donc le suivi régulier de l’avis de la Ville n’est pas un argument en soi.
  • #OLLN : décryptage de l’ordre du jour du conseil communal du 21 février 2017

    Le point 1 consiste à faire des économies d’énergie : on remplace les TL (anciennement appelé néon) par des tubes LED. C’est cher, mais les économies permettront de rembourser l'investissement en 8 ans.

    Les points 2 et 3 concernent les piscines de LLN. Les piscines ont 3 propriétaires : l’UCL, la Ville et l’ADEPS. Elles doivent être complètement rénovées. Soit on les ferme pendant deux ans pour reconstruire des piscines quasiment neuves au même endroit, pour un coût de +/- 8 millions moins les subsides. Soit on en construit une neuve, de 50m, près du Blocry dont le coût s’élèverait à +/- 13 millions moins les subsides. Les coûts hors subsides doivent être répartis en 3. La solution retenue sera décidée par le Conseil d’Administration qui gère les piscines, à charge à chaque pouvoir (donc aussi le conseil communal) d’approuver la solution retenue. Il y a un mois, la section technique du Conseil avait émis des balises. Normalement, un seul dossier devait être proposé, mais les 3 propriétaires ne sont pas encore sur la même longueur d’onde. Dès lors les deux options sont toujours ouvertes.

    Les points 8 à 10 font la grosse partie du Conseil : il s’agit d’adopter le schéma de structure et le règlement communal d’urbanisme, dont la révision a été mise en chantier il y a 8 ans, et qui a fait l’objet de deux consultations publiques. Voici ce que j’ai retenu de ce dossier :

    ·         La politique de 1994 se poursuit en ce qui concerne le fait de construire en centre-ville et d’épargner le plus possible les plateaux.

    ·         Idem quant à la volonté de construire près des nœuds de transport en commun, pour favoriser l’alternative à la voiture.

    ·         On a également conservé, voire descendu les plafonds de densité exprimés en logement à l’hectare.

    ·         Par contre on a assoupli les règles de construction : il y aura beaucoup plus de liberté dans les matériaux utilisables, ce qui permettra de construire des maisons plus écologiques.

    Le point 16 est bien sympathique : la commune a contribué à l’obtention d’un subside provincial pour le centre culturel islamique (la Mosquée de LLN) afin qu’ils construisent une rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite.

    Les autres points sont plus techniques.

  • Me faire dire des choses que je n'ai pas dites

    La plateforme citoyenne qui s’oppose à l’extension de l’Esplanade sort un communiqué de presse le 18/2 et me cite.

    LLN_espl.PNG

    Je ne sais pas si c’est moi qui m’exprime si mal, mais on me fait dire des choses que je n’ai pas dites… Je n’ai pas dit que, même avec une volonté politique, il était impossible de refuser l’Extension de l’Esplanade. J’ai dit et écrit (et je confirme) que la refuser sous prétexte et avec la motivation qu’une majorité de la population n’en veut pas, notamment pour des raisons de principe liées au type de commerces, n’est pas possible. Dès lors la plateforme se trompe en écrivant que si la Ville remet un avis négatif "politique" en motivant par « une majorité de citoyen ne veulent pas de l’extension », le fonctionnaire délégué pourra prendre cet argument en considération. Il ne le pourra pas et ne pourra pas suivre l'avis négatif communal sur cette base.

    Les arguments basés sur le nombre de personnes qui ne voudraient pas de l'extension et sur le principe d'une extension ne sont pas utilisables par celui qui délivrera le permis, dans l'état actuel de la réglementation. Il faut le savoir. Personne n'a pu me contredire. Donc dire ou penser le contraire, c'est se tromper.

    Par contre, la plateforme écrit très justement que d’autres arguments (issus de la consultation populaire ou de l’enquête publique) pourront être utilisés. Ou alors il faut modifier la réglementation ! Ca aussi est possible, mais il faudrait aussi penser aux effets de cette modification.