olln - Page 2

  • OLLN : Que pourront faire les élus une fois les résultats connus ?

    Lionel Dricot, dit "Ploum", se demandait pourquoi mettre 20 questions en plus de La question "souhaitez-vous l'extension de L'esplanade ?"

    C'est principalement pour que les décideurs puissent avoir une certaine force d'action. 

    La Plateforme citoyenne ne dit d'ailleurs pas autre chose : " Louvain L'esplanade La population parlera à ses élus. A eux de faire ensuite leur boulot." A les lire, on n'organise pas une consultation "pour rien". Il faut que celle-ci ait des impacts ! 

    Je vous mets ci-dessous qui justifie les 20 questions et qui parle des impacts potentiels de la consultation.

    ***

    Il y a plusieurs réponses possibles à la question “à quoi pourrait servir la consultation populaire et quelles en serait les conséquences (impacts) ?” :

    a) à rien, on s’en fout, l’important est de s’exprimer ;

    b) à avoir un impact sur l’aménagement du lieu de la façon suivante :

    b.1 : que la commune remettre (au fonctionnaire délégué qui doit se prononcer sur le permis) un avis négatif à la demande de permis de bâtir, si le “non” l’emporte, motivé comme suit “le “non” l’a emporté” (le FD a dit qu’il n’en ferait rien[1], impact = 0) ;

    b.2 : que la commune remettre un avis négatif à la demande de permis de bâtir si le “non” l’emporte, motivé comme suit “le “non” l’a emporté pour les raisons suivantes…” (le FD pourra motiver son éventuel refus avec les raisons invoquées) ;

    b.3 : que la commune modifie son schéma de structure pour ne plus permettre ce genre de construction si le “non” l’emporte (dont coût : … et problème de délai : voir mon billet : http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2017/03/01/olln-que-retenir-du-conseil-communal-du-21-fevrier-2017.html);

    b. 4 : que la commune propose au promoteur de racheter le terrain (prix probablement supérieur à … impact potentiel moyen de plus de 1000 EUR par adulte ottintois) pour avoir la totale décision de faire ce que les citoyens veulent ;

    b. 5 : activer d’autres législations pour mettre des bâtons dans les roues (impact ?)

    b. 6 : …

    b.7 je suggère de relire ce texte qui décrit certaines choses qui pourraient être obtenues : http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2017/02/21/olln-extension-de-l-esplanade-que-peut-on-faire.html

    [1] Pourquoi 20 questions accompagnent la question de l’extension sur le bulletin de vote du 11 juin. Je réponds invariablement « vous souhaitez que votre avis serve à quelque chose ? Alors sachez que dans le cadre du permis de bâtir, le fonctionnaire délégué a dit que le nombre de oui ou non sur le principe du projet n’influencerait aucunement sa décision,qu’il lui fallait des arguments, d’où les 20 questions supplémentaires . » Doit-on en vouloir au fonctionnaire délégué ? Je ne crois pas : pour accorder un permis de bâtir et d’exploiter un centre pour réfugiés, une pétition de X milliers de personnes « contre par principe » ne vaut rien par rapport à une seule personne qui démontrerait que le centre est bien conçu, bien localisé, qu’il est utile … Notre démocratie n’est pas que représentative, elle est aussi argumentative, et c’est heureux.

    ***

    Ma plus grande crainte, c'est que les citoyens mettent trop d'espoir dans les possibilités d'actions après la consultation. Le but ce ce billet est de donner ce que je pense être possible... à la nuance près de la négociation. 

     

  • La couleur des mensonges

    C’est à partir de 3 ans qu’on apprend à mentir, en se rendant compte que nos parents ne voient pas à l’intérieur de nous. Et nous mentons d’autant plus volontiers que nous sommes en colère !

    Les citoyens aimeraient-ils les candidats politiques menteurs ? Pourquoi tant d’électeurs ont-ils voté pour Donald Trump alors qu’ils savaient qu’il mentait ? Pour le comprendre, une étude de l’université américaine de Berkeley distingue trois sortes de mensonges :

    • les mensonges blancs, altruistes, qui ont pour but de satisfaire une autre personne, sans aucun bénéfice personnel (« merci tellement pour ce cadeau », dites-vous à un ami, alors que votre satisfaction est très relative) ;
    • les mensonges noirs, égoïstes, qui ont pour but de se satisfaire soi-même, au détriment des autres personnes (« non, ce n’est pas moi qui ai pris tes 100 € dans l’armoire ! » alors qu’ils sont dans votre poche) ;
    • les mensonges bleus[1], entre égoïstes et altruistes (« les émigrés nous prennent notre travail », alors que vous êtes milliardaire par exemple). Ils n’occasionnent pas de bénéfices personnels, mais apportent un bénéfice pour un groupe dont on fait partie et ce, contre d’autres groupes.

    Les électeurs qui ont voté pour Trump l’on fait pour de multiples raisons, notamment parce qu’il leur a fait rêver qu'ils allaient retrouver leur rang social. Mais le fait que Trump ait menti n'a pas été un élément pour les en éloigner alors qu'en général ils désapprouvent le mensonge. En fait, ils désapprouvent les mensonges noirs, mais approuvent les mensonges bleus en situation de "guerre". Ce faisant, ils fragilisent la société dans son ensemble, qui globalement s'en trouve moins bien. L'auteur préconise de ne pas faire ni accepter que d'autres fassent des mensonges bleus car le bien-être global de la population se réduit quand ces mensonges sont utilisés.

    Le contraire du mensonge bleu est le courage, celui de ne pas mentir par facilité et intérêt, pour rassembler les siens. Le courage de dire les choses telles qu’elles sont.

    e8cfafa5.jpg

    A Ottignies-Louvain-la-Neuve, quelles sont ces choses qui nécessitent du courage pour les dire ? « OLLN est très attractive » car elle a plein d’atouts : des services, de la verdure, de multiples moyens pour se déplacer… l’IWEPS nous a classé comme la ville qui réunit le plus de conditions pour être bien. Revers de la médaille : OLLN est très attractive ! Il y a une très forte pression pour venir y habiter. Dès lors, soit le pouvoir politique empêche la multiplication des constructions (refus de permis, règlement très contraignants…) et alors les prix des habitations vont monter, monter… rendant impossible l’établissement de jeunes, nos enfants par exemple ; soit le nombre d’habitants va croître.

    Le statu quo à OLLN : un mensonge bleu

    Le mensonge bleu, c’est de dire et laisser croire que le statu quo est possible. Voilà la chose telle qu’elle est : OLLN va inévitablement évoluer.

    Ecartons une hypothèse, celle de rendre OLLN moins attractive pour réduire la pression.

    Empêcher toute nouvelle construction est totalement irréaliste. Toutes les semaines arrivent de nouvelles demandes d’habitants qui veulent aménager leur bien : diviser la maison qui est devenue trop grande, permettre à ses enfants de construire près de chez soi, agrandir la maison qui est devenue trop petite… Il ne s’agit pas d’accepter tout, mais pas de refuser tout non plus.

    Puisque le statu quo n’est pas possible et qu’il y aura plus habitations, l’objectif principal doit être de conserver une ville où il fait bon vivre. Il y a plusieurs possibilités d’action !

    Plusieurs pistes pour un futur encore meilleur

    Beaucoup de nouveaux habitants, voire d’anciens, ne sont plus demandeurs de leur jardin : ils veulent des espaces de qualité : parcs, promenades, endroits de détente… Ils ne sont plus demandeurs de leur voiture mais veulent des possibilités de déplacement aisé : voiture partagés, chemins piétons et pistes cyclables, trains et bus… La ville a déjà œuvré dans ce sens : + 25 km de voies cyclables en cinq ans, plus de 10 stations de voitures partagées. Il faudra encore faire plus car la pression automobile est déjà forte : la participation de tous pour imaginer des solutions efficaces et les mettre en application sera nécessaire. On pense par exemple au développement du vélo électrique.

    Pour éviter que les logements ne deviennent impayables, la ville s’est engagée dans la mise sur pied d’un « Community land trust » (CLT) qui permettra à des personnes à revenus moyens de construire à faible prix et de revendre le cas échéant avec une plus-value limitée. Plusieurs parcelles ont déjà été acquises à Ottignies et la négociation se poursuit avec l’UCL pour que quelques hectares de nouveaux quartiers soient affectés au CLT.

    Répétons-le : le statu quo est un mensonge bleu. Par contre une évolution bien gérée peut représenter une nouvelle opportunité pour une ville conviviale, verte, accueillante, agréable, solidaire, chaleureuse. C’est un défi : à nous, tous ensemble, de le réussir !

     

    [1] Les scientifiques américains ont choisi cette couleur, n’y voir aucun message politique.

  • L’électricité, les dividendes des Intercommunales de distribution, et leur monopole

    Selon moi, il ne faut plus qu’un seul gestionnaire de réseau [de distribution d’électricité] en Wallonie. Et on peut supprimer les dividendes aux communes pour investir cet argent dans l’amélioration de l’infrastructure ». Ce mardi soir, devant les forces vives du Grand Liège, la déclaration de Paul Magnette a provoqué un certain émoi […]. Le soir, 8 févier 2017 (http://www.lesoir.be/1436090/article/actualite/belgique/politique/2017-02-08/paul-magnette-envisage-une-fusion-des-gestionnaires-reseau-en-wallonie )

     

    Certaines intercommunales ont été créées pour gérer le réseau de distribution d'électricité. Cette gestion représente 38% de votre facture. […] Pour protéger leurs revenus, les intercommunales empêchent les initiatives privées € développement d’un réseau de distribution alternatif] et monopolisent le secteur de l’énergie. C'est ce qui empêche de faire baisser votre facture d'électricité. "Pour beaucoup de communes c'est une manière assez confortable d'assurer des revenus complémentaires", explique Éric De Keuleneer, un économiste. Extrait d’un reportage d’RTL http://www.rtl.be/info/belgique/societe/les-intercommunales-empechent-de-faire-baisser-votre-facture-d-electricite-893404.aspx le 22 février 2017 à 07h36.

     

    Test-Achat estime qu’il faudrait un tarif unique (https://www.test-achats.be/action/espace-presse/communiques-de-presse/2015/distributietarieven ), qu’en comparant avec d’autres pays, le tarif non lié à la fourniture d’énergie est trop cher (https://www.test-achats.be/-/media/ta/resources/paper%20publications/testaankoop/2016/612/fr/ta612_1014.pdf?la=fr-be), et que le tarif est trop élevé notamment à cause de la rapacité des propriétaires du réseau, les communes : « La question se pose de savoir si cet argent [l’argent provenant du tarif facturé] est suffisamment réinvesti dans les réseaux de distribution. Ne part-il pas dans les poches des collectivités en proie à de graves difficultés financières ? L’analyse de la rentabilité des intercommunales de distribution démontre à suffisance que les dividendes des communes est devenue la priorité, et non la qualité du service aux citoyens et aux consommateurs. » https://www.test-achats.be/action/espace-presse/communiques-de-presse/2015/distributietarieven

     

    Avec ces trois accusations, a-t-on tous les éléments pour mener un bon débat ?

    Le monopole

    Le reportage d’RTL déclare en plus : « la mainmise de ces communes et des intercommunales sur le réseau, prêtes à supprimer toute concurrence pour préserver leurs dividendes ». Mais le reportage ne donne pas le niveau des dividendes : il représente 4,9% de la facture finale (http://www.etopia.be/spip.php?article2097 ). Et représente pour la commune d’Ottignies-LLN environ 1/40ème des recettes, ce qui n’est pas négligeable mais n’est pas vital au point que les communes aient inévitablement un parti-pris mettant en danger l’intérêt général.

    Qu’en est-il si on remplaçait le monopole par la libre concurrence ? On constate un parti-pris idéologique sur le fait qu’un marché libre serait plus efficace qu’un marché régulé. Ceci n’est pas documenté : en quoi un régulateur indépendant ne serait-il pas aussi efficace qu’un marché libre pour un tarif bas pour l’utilisation du réseau ?

    A ce sujet, lorsqu’un privé demande un raccordement au réseau, Ores fait un devis avec des tarifs supervisés par le régulateur (Tâches liées au marché de l’électricité : (cfr art. 43, §2 du décret du 12 avril 2001 relatif à l'organisation du marché régional de l'électricité) Dans le cadre de ses missions, la CWAPE assure les tâches suivantes au niveau du marché de l’électricité: […] l'approbation des règlements et des conditions générales de raccordement et d'accès fixés par les gestionnaires de réseau et de leurs modifications ; […] NB : je n’ai pas trouvé, sur le site de la CWAPE, l’approbation de tarif de raccordement).

     

    Serait-ce avantageux économiquement d’introduire de la concurrence sur les réseaux de distribution ? La question nécessite d’être prolongée pour qu’elle soit complète : pour qui ?

    • Pour les consommateurs? Ceci présupposerait que tous les consommateurs sont à mettre à la même enseigne !
      • Si on parvenait à démontrer qu’il est possible de développer des micro-réseaux rentables en Wallonie, ce serait rentable pour la firme qui les développe et pour ses clients.
      • Par contre, les autres consommateurs seraient pénalisés. En effet, les propriétaires actuels du réseau électrique, en l’occurrence les communes, verraient leurs rentrées se réduire. Mais, même en supprimant les dividendes des intercommunales, tous les frais « fixes » (par « fixe », on entend « non lié à la consommation ») autres que les dividendes et intérêts seraient reportés sur moins d’utilisateurs, donc pour tous les autres consommateurs, ce serait moins avantageux.
      • On voit donc qu’il est impossible de raisonner par une seule catégorie de consommateurs. Au contraire, il y aurait des consommateurs gagnants et des consommateurs perdants. En admettant qu’il faille juger par rapport à ce seul élément (gagnant-perdants économiquement), on pourrait faire une analyse coût-bénéfice (faire donc la somme de tous les gains et de toutes les pertes), et voir de quel côté penche la balance. Ceci soulève plusieurs objections :
        • La valeur des pertes est vécue subjectivement comme deux fois plus importante que la valeur des gains (l’aversion à la perte, (Tversky & Kahneman, 1974, Judgment Under Uncertainty: Heuristics and Biases)). Si l’objectif utilitariste est maximiser le bonheur moyen, la formule serait alors de soustraire deux fois les pertes aux gains.
        • N’y a-t-il pas à prendre en considération le sort des plus faibles ? Un gain pour un acteur déjà favorisé est-il équivalent à (deux fois) une perte pour un acteur en difficulté ?
      • Pour les producteurs? le prix de l’électricité représente environ 30% de la facture des consommateurs ménagers selon test-Achat et le coût du réseau de distribution représente environ 37% de la facture (https://www.test-achats.be/-/media/ta/resources/paper%20publications/testaankoop/2016/612/fr/ta612_1014.pdf?la=fr-be) . La réalité (en BW) est un peu différente dans le tarif « soit disant ORES), il y a pleins d’autres frais découlant d’obligations diverses autres que les frais ORES qui ne sont « que » de 24% de la facture :

    ORES

     

    • Dans le graphique 1 de l’offre et de la demande (voir ci-dessous) inspiré de Kirschen (2006, fundamentals ok markets, dia 29), on constate qu’une diminution du prix de l’électricité grâce à une réduction de la facturation des autres coûts que ceux des producteurs, augmenterait les quantités vendues. Et ceci augmenterait le profit des producteurs.

    offre,demande,électricité

    La suppression des dividendes

    Contrairement à aux idées reçues, les dividendes ne dépendent pas de la consommation.

    Il faut savoir que le niveau de dividende est calculé par les fonds investis * une prime, ce qui est totalement indépendant de la consommation. La prime est principalement fonction du taux OLO 10 ans. Cette réalité est à ce point mal connue que l’Union wallonne des communes et des villes déclare « A noter que les dividendes du secteur énergétique ont déjà fortement diminué depuis la libéralisation du marché de l'énergie (sans que cette libéralisation n'ait profité au consommateur par ailleurs). A titre d'exemple, il est passé de 47 € par habitants en 2001 à 35 € en 2012 (chiffres wallons). » http://www.uvcw.be/no_index/actualite/4426-68603183301710082012091245101699903964.pdf  : la baisse n’a rien à voir avec la libéralisation, elle est liée à la chute du taux OLO. Voir http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2017/05/18/dividendes-des-communes-et-distribution-d-electricite.html

    Examinons le cas des 197 communes qui, depuis 2017 sont propriétaires à 100% du réseau de distribution ORES avec 1,6 milliards de fonds propres et qui veulent des dividendes payés par le tarif. Qu’en est-il si on les supprimait ?

    • Il faut bien comprendre que si les communes n’avaient aucun dividende des 1,6 milliards de fonds propres dans ORES, elle aurait tendance à dire « je préfère revendre mes parts et consacrer cet argent à rembourser mes dettes ou à investir dans mes propres projets ». Elles revendraient à un privé, qui exigerait lui des dividendes.
    • Et si les fonds propres étaient réduits, l’argent nécessaire pour financer l’actif serait emprunté, ce qui aurait donné lieu à intérêt, ceux-ci aurait également été intégrés dans les tarifs.

    En résumé, les câbles du réseau doivent être financés par quelqu’un (fonds propres publics, fonds propres privés ou dette) qui va demander une rétribution pour cette mise à disposition d’argent, et cette rétribution est accordée par le régulateur et répercutée dans les tarifs. Le problème vient du fait que la rétribution des capitaux investis, dividendes ou intérêts, est fonction des investissements réalisés et n’est pas fonction de la consommation.

    Si les fonds n’occasionnent plus de dividende, il y a un risque que les communes disent « cela ne me rapporte plus rien, j’ai d’autres besoins d’investissements, je n’investis plus dans le réseau. »

    Une façon de sortir de ce système, c’est de transférer toute la gestion de la distribution dans un para-régional plutôt que dans une intercommunale, et de dire « pas de dividendes, mais des tarifs qui tiennent compte des investissements à réaliser ». C’est comme cela que sont gérées géré les finances de l’IECBW par exemple.

  • #OLLN : détail et analyse de la décision du conseil communal sur la consultation populaire

    Peut-on analyser "objectivement" la décision qu'a pris le conseil communal en matière de consultation populaire sur l'extension de l'Esplanade ?

    1° la décision est ici. Elle reprend en partie (mais pas toutes) les explications ci-dessous.

    2° le comité de pilotage, constitué de 8 conseillers communaux de tous les partis, s'est réuni 8 fois, dont deux fois avec la plateforme. Il a proposé à l'unanimité le questionnaire et la brochure d'information.

    Le questionnaire

    Il y a deux questions qui seront posée. Le bulletin sera un bulletin A3. 

    La question 1 est la question proposée par la plateforme et la pétition;

    il y aura un espace

    la question 2 sera donc séparée de la question 1

    Le bulletin sera valable si l'on répond à la question 1, à la question 2, à la question 1 et 2

    Répondre à tout ou partie de la question 2 sera considéré comme une réponse valable.

    Les bureaux de vote

    Il y aura 10 bureau de vote sur le territoire, 6 à LLN et un dans chaque entité. Dans chaque bureau de vote, il y a plusieurs isoloirs (5 ou 6).

    L'administration a assuré que les bureaux pouvaient assurer le passage des électeurs dans les temps impartis. Pour se faire une idée, pour les élections, un bureau de vote traite 700 électeurs. Avec 10 bureaux, on peut facilement traiter 7.000 électeurs, voire plus.

    Le décret ne le prévoyait pas : la décision du conseil permet que des observateurs assistent au vote et au dépouillement.

    NB : L'administration a déclaré, vu le temps qui restait jusqu'au 11/6, qu'il lui était impossible d'organiser plus de 10 bureaux de vote et que si on en organisait plus, il y avait un risque important que des bureaux n' ouvrent pas, ce qui aurait empêché les citoyens de voter

    L'information

    La brochure explicative sera disponible sur Internet ET distribuée en toute-boite. La dernière page reprendra le bulletin de vote, de telle sorte que l'électeur puisse bien se préparer.

    Les 8 membres du comité de pilotage on veillé à faire une brochure neutre : des explications factuelles, une page d'argumentation par la plateforme, une page par le promoteur.

    Déclaration

    Tous les groupes politiques ont insisté à ce que chacun convainque les citoyens d'aller voter


    Analyse
    Tant d'énergie et d'heures passées tendent à démontrer qu'il y a une vraie volonté de réussir cette consultation populaire.
       

  • #OLLN : Décrypter l’ordre du jour du conseil communal du 21 mars 2017

    Le conseil commencera par l’évaluation des projets « énergie » menés durant cette mandature. Michel Beaussart fera une présentation.

    Le point 14 parle de l’opération "Communes Zéro Déchet". Le Ministre Di Antonio lance un appel à candidatures à toutes les communes wallonnes prêtes à s'engager dans la voie du Zéro Déchet. Dix communes wallonnes seront sélectionnées, Les communes retenues bénéficieront d'un accompagnement gratuit pendant 2 ans d'Espace Environnement ASBL.

    Le point 18 concerne une souscription publique pour financement participatif d'un concours d'impression en 3D. L’objectif est de réaliser d'un objet symbolisant la ville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve. Ce concours sera ouvert à tout citoyen d'Ottignies-Louvain-la-Neuve âgé de plus de 16 ans. Une imprimante 3D sera achetée, des formations seront données.

    Enfin, le point 33 risque d’attirer du monde. Il s’agit de la consultation de la population au sujet de l’extension de L’esplanade. On va définir les modalités d'organisation et des questions de la consultation de la population au sujet de l'extension de L'esplanade.

    L'ordre du jour complet est ici : http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj170321.pdf

  • Faire vivre la démocratie participative dans notre ville

    Je connais tous les élus de notre ville. Je pense pouvoir dire que tous sont sincèrement désireux de voir tous les citoyens participer à la vie politique de la ville. Mais comment y arriver concrètement ? Comment s’organiser pour ?

    Vers 60 après JC, Quintilien, avocat, inventa son hexamètre qui sert encore aux policiers, journalistes et médecins qui doivent bien (faire) connaître les circonstances pour prendre une bonne décision. Cela s’appelle aussi de QQOQCP. Servons-nous de cet outil pour progresser dans le débat : qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi ?

    Résolvons en un coup de cuiller à pot la question facile.  : sur le territoire de la Ville. Toutes les autres méritent débat.

    Qui ?

    Qui doit être impliqué ? L’exemple de la Rue Haute à LLN est fort illustratif. Une série de difficultés (état de la route défectueux, législation sur le parking difficilement applicable…) et d’opportunités (subside, étendue du réseau cyclable…) ont amené à ce qu’un plan de réaménagement de la route fut proposé. Levée de boucliers : trop cher, pas nécessaire, pas bien pensé… Le Collège décide de consulter pour avoir tous les avis. Mais qui consulter ? Les riverains de la rue bien sûr. Mais seulement eux ? Aussi ceux du quartier qui utilisent la rue ? Ceux des autres quartiers qui utilisent cette rue ? Ceux qui n’utilisent pas cette rue maintenant (PMR) car elle est en mauvais état mais qui aimeraient l’utiliser ? Soyons généreux : consultons tous ceux qui pourraient l’utiliser dans une configuration de voie lente. Bien, mais comment les contacter ? On n’a pas leur adresse, on ne les connait pas… La simple réalité fait qu’on consulte les habitants du quartier usagés de la rue. Pour ne pas oublier les autres, les fonctionnaires et la Collège se mettent à leur place.

    Quoi ?

    Quoi, ou plus exactement sur quoi solliciter les citoyens ? Pas sur des détails, les citoyens seraient vite fatigués de devoir se prononcer sur tout et rien. Réservons la plus large participation, la consultation populaire par exemple, aux enjeux fondamentaux. Mais qui les définit ? Admettons que cela soit simple, reste alors le problème de la question à poser. Pose-t-on une simple question « que souhaitez-vous ? » Oui, pourquoi pas, c’est utile de savoir ce que les gens veulent majoritairement. Néanmoins, cela peut être dangereux. Dans les années 30, une partie de la population ne souhaitait pas que des juifs s’installent dans leur quartier : poser une question de principe sur l’installation de juifs et refuser des permis sous prétexte que c’est l’avis majoritaire est anti-démocratique car (heureusement) aucune règle ne permet de le faire. Une question ne peut pas amener à penser qu’une majorité peut retirer un droit à quelqu’un. Par contre, une question pourrait porter sur un changement de règle, si toute fois toutes les conséquences de ce changement de règle sont bien connues de tous. Par exemple « souhaitez-vous qu’on diminue les impôts ? » n’a de sens qu’en regard avec les services qui seraient réduits (mois d’écoles, moins de culture, moins d’entretien de routes…)

    Quand ?

    Quand consulter ? Le plus vite possible, le plus en amont du projet. Mais là, dilemme : d’un côté aucune décision n’est prise et la marge de manœuvre est totale… mais de l’autre côté le projet est tout à fait vague. C’est le dilemme bien connu de la gestion de projet : plus on avance, plus on sait ce qu’il aurait fallu faire car on a accumulé des connaissances, mais moins les marges de manœuvre sont grandes. Il faut donc consulter sur les grandes orientations, en acceptant les grandes imprécisions.

    Comment ?

    Comment consulter ? A l’heure du monde numérique, consultons par Internet afin que chacun puisse, au moment où cela l’arrange, émettre son opinion. Argument facile : tous n’ont pas Internet. Alors complétons cela par une enquête papier. Oui, mais que faites-vous de l’échange ? C’est parce que j’ai entendu d’autres personnes, que j’ai compris leur vécu ressenti et leurs émotions, que je modifie mon point de vue. Le moment du débat réel, sincère et engagé est essentiel, et Internet n’a pas encore la capacité de répondre à cette nécessité. Le débat démocratique et participatif, c’est quand même plus qu’un grand sondage d’opinion, non ?

    Pourquoi ?

    Et enfin, pourquoi faire participer ? Pour augmenter l’acceptation des décisions, lit-on parfois. Je ne trouve pas cet argument adéquat : quand des citoyens se mobilisent pour ou contre une cause, et que la majorité n’est pas de leur côté, pourquoi accepteraient-ils plus volontiers la décision ? Cela pose d’ailleurs la question de l’interprétation des résultats : quand le résultat d’une participation est de 50,5 % contre 49,5%, que conclure ? Que la position qui a obtenu 50,5% a gagné, certes… Il me semble que la conclusion la plus évidente est que le débat est très partagé, et que, pour que 50,5% de la population n’impose pas sa loi à 49,5 autres %, il y a lieu de remettre le métier sur l’ouvrage pour trouver un plus grand consensus. Et si le but de la participation était tout simplement le partage du pouvoir ? Pour le plaisir de la démocratie !

    Imparfaite mais précieuse

    La participation n’est pas simple à mettre en œuvre. Néanmoins, même imparfaite, elle existe. Elle n’existe d’ailleurs qu’en étant pratiquée. Allez-y ! Faites-là vivre ! Faites des propositions ou impliquez-vous dans les initiatives proposées par le Collège et son échevin de la participation Michel Beaussart.

  • #OLLN : Extension de l'Esplanade : faut-il dire toute la vérité ?

    L'extension de l'Esplanade peut encore être arrêtée (et surtout modifiée). Certains pensent et écrivent que les élus pourraient décider d'arrêter l'extension de l'Esplanade par le seul argument de la volonté politique, notamment si les citoyens y sont majoritairement opposés. Je prétends que c'est faux, et qu'ils omettent de divulguer une bonne partie de l'information nécessaire pour comprendre le processus démocratique. J'appelle ceux qui communiquent à donner TOUTE l'information. Faute de quoi ils risquent de contribuer à saper les fondements de la démocratie et la confiance que les citoyens peuvent en avoir. Ci-dessous mes arguments... Mais aussi ma conviction qu'il faut se battre !

    Lire la suite