Général - Page 5

  • #LLN : et alors, ces 24h vélo ? Qui décide quoi ?

    Que se passe-t-il avec les 24h vélo ? Qui décide qu'elles seront supprimées, et pourquoi ? Y a-t-il un coupable ?

    A en croire certains courriers, c'est très simple : les habitants de LLN sont devenus des bourgeois qui n'aiment plus que leur promenade dans l'Esplanade à 15h, et leur sommeil des 20h30. Lisez le courrier que j'ai reçu d'une personne qui n'habite plus LLN :
    ************************************
    Voilà, j'ai presque 50 ans et je trouve très dommage que les 24h de LLN aient été sabordées.

    Je trouvais déjà ridicule de céder aux terroristes (comme le gouvernement qui fait fermer les commissariats …), mais ici, s'ils ont servi de prétexte, c'est pire.

    Cette histoire me fait penser aux habitants du nord-rand qui ont profité de terrains bons marchés car proche de l’aéroport et qui leurs maisons une fois construite demande de diminuer les nuisances.
    Je suis certain que le 24H existaient bien avant que les 3/4 des propriétaires actuels habitent LLN. Alors si c’est pour des raisons bassement électoralistes, ça me déçoit !

    XXX
    1ère 24h en '84
    ************************************
    Ce serait à la demande des habitants que le pouvoir politique aurait sabordé les 24H.

    Voici ma réponse :

    Monsieur XXXX,
    Vous avez vécu, habité et aimé Louvain-la-Neuve. Comme la plupart des habitants qui y ont étudié et koté, puis ont décidé d'y habiter. Ils y ont apprécié cette imbrication entre ville et université. Ils ont également participé aux 24h... et y participent encore. Depuis des années d'ailleurs, il y a une collaboration entre les étudiants organisant les 24h (le CSE) et l'association des habitants.

    Chaque année, la Ville prend des ordonnances de police pour gérer les 24h, qui nécessitent de prévoir les réglementations spécifiques. En plus, la Ville prend sur elle la coordination de beaucoup de prestataires (pompier, soins de 1° ligne, gestion des matières et des déchets, transport...)

    Que s'est-il passé cette année ? L'ordonnance de police a été adoptée au conseil communal en septembre. Pour tous, des étudiants aux politiques en passant pas les habitants, les 24 heures avaient lieu.

    Mais, comme toutes les manifestations qui se tiennent dans la commune, sur recommandation du fédéral, les lieux de grande concentration de personnes devaient être inaccessibles sauf les entrées contrôlées. Ceci est vrai pour TOUTES les manifestations partout sur le territoire de la ville (Céroux pour le bal aux lampions du 21 juillet, etc.).

    Donc avant septembre, mais en tout cas en septembre officiellement, les étudiants connaissaient les mesures à prendre. Ils en ont calculé le coût : 80.000 €. Après étude, ils ont déclaré forfait. Dès lors, plusieurs ministres ont proposé des budgets. L'argent n'était plus un problème. Restaient les 3 lieux sécurisés. Deux lieux ne posaient pas de problème (parking Leclercq et place des Wallons), mais un des lieux proposé par les étudiants ne convenait pas (parking de la Grande Aula). La Ville a proposé St Barbe, que les étudiants ont refusé car trop excentré. La Ville a alors proposé la Grand Place, les étudiants ont d'abord accepté puis refusé car trop difficile techniquement.

    Le temps commençait à presser. A une réunion de coordination (mentionnée ci-dessus) ou étaient présent 60 personnes dont le CSE, les policiers et les pompiers ont fait part de l'impossibilité de gérer la situation si un ou pire plusieurs attentats devaient être vécus, sans mesure de prévention. Les étudiants ont alors décidé de maintenir l'annulation des 24h.

    Il faut ajouter un élément : les étudiants étaient très divisés sur le sujet, en particulier les régionales étaient épouvantées d'être restreintes dans leur capacité à vendre de la bière, car c'est à ce moment qu'ils réalisent la moitié du chiffre d'affaire de l'année. Leur mot d'ordre semblait être "24h comme avant pour qu'on puisse vendre autant que les autres années", ce qui n'a pas aidé à avoir un consensus chez les étudiants dans la recherche d'une solution.

    Comme vous pouvez le constater, en aucun cas les questions de sécurité n'ont été un prétexte pour toucher aux/supprimer les 24h. Le CSE et la Ville planchent déjà pour une solution adéquate pour l'an prochain ou au quadrimestre prochain.

    Une autre question est souvent posée : est-ce que la ville de OLLN n'est pas beaucoup plus sévère et est plus catholique que le pape en matière de sécurité ? Est-ce que Liège et Namur n'ont pas été plus conciliantes pour l'organisation de fêtes ? N'ayant pas la réponse à cette question, j'ai posé la question au bourgmestre, voici dans les grandes lignes ce que j'ai retenu de sa réponse :
    * Il est faut de dire que OLLN se distingue des autres villes: pour le 15 août à Liège, les mesures ont été les mêmes (bloc de béton et militaire à chaque entrée de rue + contrôle d'accès, si certains vient une différence, c'est parce que il y a 10 rues, donc 10 entrées, donc on peut avoir l'impression d'une différence); idem Francofolies (Spa), idem Doudou (Mons)...
    * il est vrai qu'à Namur (Fête de Wallonie), les recommandations du Fédéral n'ont pas été suivies. cela semble être la seule fête qui se soit écartée des recommandations, bien qu'il y ait eu beaucoup de militaires;
    * les responsables (bourgmestre et chef de corps) ont une obligation de moyen, pas de résultat. S'il y a un problème et qu'il se passe quelque chose sans avoir suivi les recommandations, ils sont responsables (prison), sans compter le sentiment de culpabilité... La responsabilité implique de suivre les avis informés et argumentés des professionnels;
    * dans le cas des 24h vélo de LLN, l'organisateur privé était également responsable, c'est à dire tous les étudiants du centre sportif étudiant. Vu cette responsabilité, ils ont décidé d'annuler les 24h.

    Tous les conseillers communaux, tous les habitants aiment LLN, aiment son ambiance, dont les 24h. Et tous les conseillers communaux prennent en compte les avis des autorités compétentes et s'adaptent aux nouvelles situations. la Ville fait tout ce qu'elle peut pour travailler avec les citoyens responsables d'activités et tous les intervenants afin de collaborer à l'élaboration de solutions acceptables par tous. Si cette-fois-ci le temps a manqué, ce n'est pas une énergie perdue pour l'avenir.

  • Vous avez affaire à un gros cumulard…

    Le 16 août 2016, deux journaux (la DH et La Capitale) s’en donnent à cœur joie : la Cour des comptes publie au moniteur la liste, par élu, des mandats y compris la distinction s’ils sont rémunérés ou non. C’est le moment de faire des palmarès des plus gros cumulards ?
    Et voilà que je me retrouve comme 8° élu ayant le plus de mandats rémunérés ! Et j’en aurais 8 !
    Ah bon ?
    Explication : La Cour des comptes demande d’inscrire en deux lignes si on est administrateurs et en plus membre du comité de gestion. C’est le même mandat et il n’est rémunéré qu’une fois. Ceci vaut pour deux mandats que j’ai : SEDIFIN et IECBW.
    Pour un autre mandat, il faut être membre de SEDIFIN pour en faire partie.
    En bref, j’ai (avec les montants bruts – il faut y retirer 30% ristournés au parti et les impôts) :
    • un mandat de conseiller communal (2000 €/an) ; • un mandat à SEDIFIN (780 €/an) et en découle un mandat au GIE (804 €/an) ; • un mandat à l’IECBW (17230 €/an) ; • un mandat à IBW, que j’ai quitté en novembre (177€/an) ; • un mandat à ORES, qui s’est terminé en juin (7500 €/an).
    Vous pensez que les journalistes m’auraient téléphoné ou envoyé un email pour connaître la situation exacte ?

  • #OLLN : Décryptage de l’OJ du Conseil communal du 20 septembre 2016

    38 points sont inscrits en séance publique, 5 points ajoutés et 19 à Huis-clos

    Il est ici : http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj160920.pdf

    le projet de délibération est ici : (à venir)



    Le premier point est inhabituel : il s’agit d’évaluer à mi-parcours les réalisations d’un programme que les autorités communales se sont fixées : les points « logement » et « enseignement » du Plan Stratégique Transversal (PST).



    L’évaluation des politiques en Conseil communal est loin d’être une chose facile à réaliser.

    • D’abord car les évaluateurs sont juges et parties : ce sont eux qui ont rédigé ou approuvé (ou refusé) le plan et ce sont également eux qui ont accordé les moyens pour sa réalisation. Si le plan n’est pas réalisé, cela pourrait être parce que la rédaction n’était pas adéquate ou que les moyens étaient insuffisants.

    • Ensuite car le processus d’évaluation peut-être mené avec un autre objectif que celui de l’amélioration. La majorité peut s’en servir comme outil d’auto-valorisation et l’opposition comme outil contre la majorité. En particulier, si la majorité reconnaît des manquements et objectifs non atteints, la minorité peut transformer ceci en prétendant que « même la majorité reconnaît qu’ils sont mauvais gestionnaire ».



    Mais ces difficultés ne sont pas absolues. D’abord car il peut exister une vraie volonté de s’améliorer et de tenir compte de l’expérience. Ensuite car la confiance peut être d’un niveau suffisant entre les conseillers communaux de tout bord : toute parole autocritique n’est pas systématiquement reprise contre celui qui la prononce.



    A Ottignies-LLN, j’ai observé que les conseillers communaux se sont plusieurs fois mis dans la posture favorable : volonté que « la commune » s’améliore et que tous les citoyens en profitent, et respect des uns et des autres. Il y a des chances raisonnables que les éléments de succès, de demi-succès et d’échec soient mis sur la table et qu’on n’attribue pas les échecs à une personne dans le but de l’abaisser. Dès lors, les citoyens pourront savoir ce qui a bien fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné, les raisons des succès et déconvenues, et ce qui va être fait pour modifier la situation. Cela peut aller de « la prochaine fois, rédiger le plan autrement », « impliquer plus de personnes », à « mettre plus de moyens » ou « abandonner telle action qui n’est plus pertinente ».



    Vous trouverez l’état de réalisation des actions ici : (à venir)



    Les 3 points suivants (2 à 4) concernent le CPAS. Pas facile d’être président de CPAS par les temps qui courent : il y a de plus en plus de citoyens qui doivent faire appel au CPAS pour subvenir à leurs besoins. Le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale a augmenté. Une partie de l’aide est payée par le fédéral, mais l’autre partie par les impôts communaux.



    Le point 17 impactera plusieurs citoyens : à la ferme du Douaire à Ottignies la pétanque a quitté les écuries. Dès lors la bibliothèque peut occuper cette place qui est au rez-de-chaussée et qui rendra celle-ci plus accessible aux PMR. De plus, un accès commun sera réalisé avec la ludothèque, libérant une personne pour d’autres tâches. Des locaux ainsi libérés de la bibliothèque pourront servir au cercle d’histoire et à ses collections.



    Le point 20 est sympathique : les cimetières, qui sont déjà « sans pesticides » vont en plus devenir accueillant pour la nature. Pour cela, la Ville signe une charte avec la Région wallonne.



    Le point 32 pourrait amener du public au Conseil communal. Rappel des faits (en résumé) :

    • La Ville adopte en 2011 un plan cyclable. Ce plan prévoit entre autres un réaménagement de la rue Haute à LLN, en vue de rendre cette rue plus cyclable. Ce plan est concocté avec la Région, la Ville est des associations cyclistes. Des subsides importants sont prévus pour la réalisation.

    • En mai, un plan de réaménagement est présenté aux riverains (remplacement des pavés par de l’asphalte). Ceux-ci s’offusquent avec les arguments suivants : perte de l’aspect bucolique et volonté de garder des pavés, risque de danger dû à la vitesse excessive des vélo, inutilité des travaux car les cyclistes peuvent emprunter un autre itinéraire, beaucoup trop d’argent dépensé car des aménagements peuvent être faits à moindre frais. Des opposants demandent de ne rien changer. Une réunion houleuse se tient. Le collège s’engage à proposer un nouveau projet avec deux variantes et à consulter les riverains.

    • En juin, deux variantes sont proposées et ± 350 riverains reçoivent une lettre leur demandant de s’exprimer sur la variante 1, la variante 2 ou sur aucune des deux. 17 sont en faveur de la variante 1, 8 de la 2 et 17 pour aucun changement.

    • Fin août, le nouveau plan (variante 1) est soumis à l’enquête publique. Cette enquête se termine le 17 septembre. Dans cette variante, des riverains ont déjà demandé des changements dans le dessin des places de parking.

    Qu’est-ce qui passe au conseil communal du 20 septembre ? Un cahier des charges qui met les entreprises en concurrence pour réaliser « environ » la variante 1. Plus exactement, on demande aux entreprises de donner des prix au m² de placement de pavés, d’asphalte etc. en leur disant qu’il y aura ± autant de m² de chaque. Il aurait certes été plus confortable d’attendre le plan définitif approuvé par le fonctionnaire délégué, suite à l’enquête publique (cela n’aurait pas changé grand-chose au cahier des charges, mais cela aurait juste été plus compréhensible), mais alors il n'aurait plus été possible d'obtenir des subsides pour ces travaux.

  • #OLLN : Décryptage de l’ordre du jour du conseil communal du 21 juin 2016

    Qu’en est-il du conseil communal du 21 juin à 20h15 (dont l'OJ est ici : http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj160621.pdf ) ? Il est chargé et plusieurs points sont forts intéressants !

    • Approbation des comptes 2015. En déficit de 2,7 millions. C’est grave, docteur ? Probablement que non : si l’Etat avait versé les 21,5 millions qu’il annonçait fin 2014, au lieu des 17.7 millions versés fin 2015, les comptes auraient été en bénéfice de 1.6 millions.  D’où vient le fait que l’Etat n’a pas versé ce qu’il avait lui-même estimé ? L’Etat ne le dit pas, mais on peut suspecter des difficultés enrôlement suite à la 6ème réforme de l’Etat. L’argent arrivera un jour… Pour ceux qui veulent beaucoup plus de détail (23 pages de chiffres en pagaille et de graphiques), ils les trouveront ici.
    • Approbation de la première modification budgétaire 2016 : 400.000 € en plus pour le CPAS à cause de l’accroissement fulgurant de personnes devant bénéficier de l’aide sociale.
    • Création d’un potager public au centre d’Ottignies (point 3).
    • Enfin une solution pour les flaques d’eau des avaloirs de la dalle de LLN (point 10). Les tuyaux étaient bouchés de-ci de-là, créant de gênantes flaques. L’UCL, propriétaire de la dalle, disait que c’était à la Ville de les déboucher… Procès, la ville gagne, l’UCL va en appel… et en attendant, nous visons dans les flaques. Un accord a été trouvé : la Ville et l’UCL payent chacun la moitié du débouchage, et quand le procès sera terminé, le perdant payera l’autre moitié au gagnant.
    • La Ville a été commune pilote en matière de gestion avec son PST (plan stratégique transversal). On en fera une évaluation à mi-parcours (point 10). Comme il y a théoriquement 325 projets à évaluer, ce qui est trop lourd pour une séance du conseil, communal, on focalisera l’évaluation sur les grands travaux. D’autres conseils communaux seront dédiés à une évaluation thématique.
    • On prévoit de refaire la rue du Roi Albert (celle qui monte de l’église d’Ottignies vers la clinique) en août 2017 (point 30). La moitié du coût sera subsidié.
    • L’IBW aura sa première station d’épuration par lagunage à Rofessart. Des égouts doivent amener l’eau grise : ils passeront rue des Vergers et des Prairies. Les travaux commenceront au printemps 2017 (point 31).
    • LLN a sur la dalle des plaques en caoutchouc servant à orienter les malvoyants. Ces dalles se dégradent. Elles seront remplacées par des dalles en béton (subside provincial de 30.000 €, point 32).
    • Il y a toute une réflexion pour améliorer les rues pour les piétons et cyclistes dans le centre d’Ottignies, rue des Deux Ponts et avenue Reine Astrid (près de chez Carette). Le point 33 consiste, dans cette optique, à refaire l’avenue Reine Astrid et lui donner le statut de rue cyclable.
    • Au point 44, il est créé un comité de subventionnement des projets de coopération Nord-Sud. Ceci permettra au conseil consultatif de faire autre chose que de (se) répartir l’argent des projets.
    • Au point 45, on initie un nouveau type de coopération Nord-Sud : il s’agit que notre administration communale aide une administration communale du Congo.

    Ceux qui veulent lire en détail les délibérations (§décisions) qui nous sont proposées trouveront ce document ici.

     

  • #OLLN : conseil communal du 24 mai 2016, qu'en retenir ?

    1h30 pour débatte du schéma de structure et du règlement communal d’urbanisme. Une partie du débat a porté sur des erreurs dans l’état des lieux qui n’ont pas été corrigées alors qu’elles avaient été signalées par la minorité en Conseil communal. Et la minorité de dire « en se basant sur quelque chose de faux, on ne peut arriver à des conclusions exactes ». Mon commentaire : c’est certainement regrettable de ne pas avoir corrigé les petites erreurs et imprécisions de l’état des lieux. Mais ce ne sont pas des petites coquilles de-ci-delà qui vont rendre l’analyse fausse et les conclusions erronées. De plus, faire des remarques orales en conseil communal n’est pas la méthode la plus efficace pour être pris en considération dans le détail… Mais au-delà des coquilles, y a-t-il eu une discussion de fond intéressante ? Un des arguments de la minorité était « vous avez reçu 263 réclamations, vous vous êtes donc trompé de politique ! ». Faux évidemment : 263 personnes qui se manifestent ne sont pas 263 personnes qui réclament, et certainement pas qui réclament un changement total. Un autre argument fut « il faut d’abord résoudre des problèmes de mobilité avant d’accueillir plus d’habitants, voire fixer un nombre d’habitants limite à ne pas dépasser ». Ce à quoi j’ai répondu que si les problèmes de mobilité devaient faire le « la » de l’aménagement du territoire, il faudrait raser la moitié de Bruxelles. Et pour le nombre maximal d’habitant à accueillir, cela aurait été intéressant d’assister à une assemblée des élus de Lutèce (anciennement Paris), fixant le nombre maximal à ne pas franchir… Je suggère de plutôt réfléchir en terme d’aménagement du territoire : Que construire où, selon quelles formes et quels endroits ne pas construire. Bref un schéma de structure et un règlement communal d’urbanisme !

    Une heure après cette discussion, les autres points du conseil étaient terminés. Vous pourrez lire l’ensemble ici : http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=32130&vID=384.  Je n’ai pas de lecture politique particulière à y ajouter.

  • #OLLN : Décryptage de l’ordre du jour du conseil communal du 24 mai 2016

    L’ordre du jour commenté se trouve ici : http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj160524.pdf

    Pour ceux qui aiment les détails, ce qu’on va voter concrètement se trouve ici :2016-05-24 - PROJETS DE DELIBES - SP.pdf

    On commencera par approuver les ordres du jour de 5 intercommunales. Au point 7, on permettra à une asbl qui a une étroite relation avec la Ville, de recevoir la moitié de son subside en début d’année, de telle sorte qu’elle ne doive pas emprunter entre le début de l’année et le moment où elle touche le subside.

    Flash sur le point 8 : tout subside passe par le conseil communal, même un subside de 120 EUR ! rappel du budget communal : 41 millions. Ainsi sont faites les réglementations.

    Points 17 et 18 : il y aura une deuxième enquête publique sur le schéma de structure et le règlement communal d’urbanisme. Rappel : la première enquête a eu lieu du 19 octobre au 30 novembre 2015 et avait pour but de mettre à jours les documents qui dataient de 1997. Etant donné que, suite à la première enquête, des modifications ont été apportées, la Ville refait une enquête pour montrer les modifications qui ont été apportées. Je vous résume quelques changements apportés (et surtout leur esprit) :

    Règlement communal d’urbanisme :

    ·         On a ajouté dans le documents les permis de lotir existants ;

    ·         A Ferrières (près de Céroux), un PCA existe, qui a des prescriptions plus précises que le document. Pour rassurer les habitants qui pouvaient croire que le document amoindrissait les règles du PCA, on introduit toutes les règles du PCA dans le document et on crée une aire 1.53 spécifique à Ferrières, proche des PCA ;

    ·         Deux nouvelles sous-aires sont créées à la demande de La Région : les espaces verts publics ou privés qui ne sont pas ceux du plan de secteur / les espaces communautaires qui ne sont pas ceux du plan de secteur.

    ·         Pour ceux qui aiment savoir quels détails ont changé où : (p.ex liste non exhaustive :  Livre 2 pg 16/29 enjeu n°6 complété ; Livre 2 pg 26/29 option 6.1 ; Livre 2 pg 28/29 option 6.11 ; livre 3 pg 5,8 et 9/50 notions de densité brute uniquement et suppression de notion de densité nette dans le cadre du calcul selon le SSC ; Livre 3 pg 6/50 ajout de propositions de mesures de protection du milieu naturel ; Livre 3 pg 11/50 ajout de Louvain-la-Neuve aussi dans les besoins d’accueil pour personnes âgées ; Livre 3 pg 12/50 ajout d’une planche spécifique à la zone d’habitat à caractère rural du plan de secteur, distincte par rapport à la zone d’habitat à caractère villageois qui figurait au SSC (pg 16/50) pour des hameaux non repris comme ruraux au plan de secteur ; Livre 3 pg 13 et 16/50 ajouts relatifs à la densité maximale spécifique dans les poches d’habitat alternatif de la Baraque ; Livre 3 pg 21et22/50 précision texte périmètre d’affinage activité économique ; Livre 3 pg 23/50 précision texte périmètre d’affinage équipements communautaires ; Livre 3 pg 24et25/50 précision texte périmètre d’affinage espaces verts ; Livre 3 suppression des périmètres d’affinage économique en zone d’équipement communautaire et suppression du périmètre d’affinage d’équipement communautaire en zone d’activité économique suite à la suppression des affinages envisagés sur la zone Baudouin 1er ; Livre 3 pg 41/50 ajout des zones proposées à l’affectation de zone naturelle dans le cadre des zones dont la modification d’affectation est proposée au plan de secteur ; Livre 3 pg 46/50 reprise stricte des termes de l’affectation selon la modification du plan de secteur pour les 2 ZACC 11 et 12 entre l’E411 et la RN4 ; Livre 4 pg 10/70 affinage texte MBH4 ; Livre 4 pg 11/70 ajout d’une mesure (non localisable) relative à la rénovation d’espaces publics anciens suite à certaines remarques à l’enquête, entre autres concernant le haut de la ville à Louvain-la-Neuve ; Livre 4 pg 12/70 correction superficie MBH6 erronée dans version octobre 2015 ; Livre 4 pg 28/70 ajout des MM09 et MM10 ; Livre 4 pg 29/70 reformulation de l’aménagement de carrefour à étudier au niveau sortie 8A et parcs scientifiques à LLN ; Livre pg 30/70 ajout d’une ligne sur étude parkings en ouvrages proches des centres d’Ottignies et de Louvain-la-Neuve ; Livre 4 pg 35 et 36/70 ajouts MNP2 et MNP3 ; Livre 4 pg 41 et 42/70 ajouts MNP4, MNP5 et MNP6 ; Livre 4 pg 56/70 corrections chiffre superficie MBH Céroux et MBH Petit-Ry ; Livre 4 pg 57/70 inscription SAR Lemaire comme définitif et non plus provisoire et ajout pg 58/70 d’une remarque sur décision Ville d’élaborer PCAR Douaire incluant le site reconnu en SAR ;

    ·         Deux livres sont ajoutés : Livre 5 Résumé non technique (livre supplémentaire fourni après adoption Conseil octobre 2015) / C. Livre 6 Evaluation des incidences environnementales du projet de SSC révisé (document fourni après adoption Conseil juste avant l’enquête en octobre 2015

     

    Schéma de structure :

    ·         A la demande du CWEDD, on renseigne spécifiquement sur la carte des zones de protection naturelle avec mesures spécifiques : les berges de la Dyle, le bois de Lauzelle, le bois des Rêves, la cressonnière, une partie du Génistroit, une partie des bois de Béton Lemaire.

    ·         On lève une série d’ambigüités dans les textes de description des zones, telle au Blocry la zone « pyjama » qui concerne le logement et une petite zone d’extension du centre sportif… Le détai ; est ici : - suppression des périmètres d’affinage zone Baudouin 1er ,à la demande UCL / - extension du périmètre MBH 2 pour correspondre à celui du PCAR Mousty / - réduction du périmètre de la MBH 11 Blvd du Sud (projet EPHEC) /- ajout d’une MM09 pour prolongation route de Blocry ET aménagement du carrefour avec le Blvd de Lauzelle / - ajout d’une MM10 pour prendre en considération la problématique de l’élargissement éventuel du pont de l’Europe à Limelette. Ce point était mentionné dans les éléments relatifs à la MBH4 dans la version adoptée provisoirement en octobre 2015, mais il a été jugé plus judicieux de l’en séparer car les 2 questions ne sont pas nécessairement liées / - affinage limite densités sur Limelette place de l’Europe : retour selon SSC 1993 / - réduction périmètre d’affinage espaces verts aux abords de la ferme de Franquenies / - réduction de la largeur du périmètre d’affinage économique le long du Blvd de Wallonie (lotissement Courbevoie) et le long du chemin de fer à Limelette (terrain Benelmat)

     

    Le point 20 concerne l’inventaire des logements publics. C’est un point fondamental pour la Ville.  Principalement car il faut des logements publics pour que des personnes au profil socio-économique différents puissent habiter notre territoire vu la cherté des logements. Mais également car les communes perdent des subsides lorsqu’elles n’atteignent pas 10% de logements publics. A Ottignies, des logements publics sont régulièrement construits, mais pas autant que des nouveaux projets immobiliers. On était passé sous les 10%. Vu que l’AIS a, depuis 3 ans, pris 50 logements en gestion, (l’Agence immobilière sociale prend des logements privés en gestion, garanti un loyer au propriétaire, et loue a un public à faible revenu), on repasse tout juste au-dessus de 10%.

    Les points 21 à 34 sont techniques ou déjà précédemment décidés. Notons cependant le point 20 : un subside de 91.000 EUR aux bibliothèques publiques ! Pas négligeable ! Mais ce montant se trouve au budget 2016 voté en décembre 2015.

    Le point 35 est un rapport transmis pour information, pas de décision donc. Néanmoins il s’agit d’une belle réalisation ! En créant une structure qui coordonne tous les centres sportifs de la Ville, on a réussi à augmenter le taux d’occupation de 30% ! Et des stages sont organisés notamment pour favoriser la pratique sportive des enfants socio-économiquement moins favorisés. De même, les citoyens pourront faire certains sports sans faire partie d’un club. Bravo à l’échevin et à son équipe. Tout ceci sera exposé, je m’en réjouis déjà.

    Les autres points me semblent très techniques.

  • Petite statistique sur les déchets le long des routes

    A l’occasion d’un ramassage initié par la Région wallonne, j’ai ramassé ce 16 avril 2016 tous les déchets sur un tronçon de rue de 400 mètres de la rue Génistroit, entre le tunnel de l’autoroute et le carrefour près de Oh Green

    Gensitroit.PNG

    J’ai ramassé l’accotement des deux côtés de la rue, soit en tout 800 mètres.

    J’ai ensuite pesé et compté les déchets.

    Tout venant : environ 50 déchets, 22 litres, 3,2 kg.

    déchet,route,canette,propreté

    PMC

    • 86 canettes, 40 litres, 2 kg
    • 25 bouteilles en plastique, 35 litres, 1 kg
    • 30 bouteilles en verre, 29 litres, 8,5 kg

    déchet,route,canette,propreté déchet,route,propreté déchet,route,canette,propreté

     

     

     

     

     Voici les données mises en graphique.

    déchet,route

    Si le ramassage est représentatif, alors on constate que les canettes sont une vraie calamité pour la propreté publique : il y a environ une canette tous les 10 mètres. Il y a entre deux et 4 fois moins d’autres déchets.

    La quantité de bouteille en verre est impressionnante. Cela a une forte influence sur le poids des déchets ramassés.