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  • #OLLN : Extension de l'Esplanade : faut-il dire toute la vérité ?

    L'extension de l'Esplanade peut encore être arrêtée (et surtout modifiée). Certains pensent et écrivent que les élus pourraient décider d'arrêter l'extension de l'Esplanade par le seul argument de la volonté politique, notamment si les citoyens y sont majoritairement opposés. Je prétends que c'est faux, et qu'ils omettent de divulguer une bonne partie de l'information nécessaire pour comprendre le processus démocratique. J'appelle ceux qui communiquent à donner TOUTE l'information. Faute de quoi ils risquent de contribuer à saper les fondements de la démocratie et la confiance que les citoyens peuvent en avoir. Ci-dessous mes arguments... Mais aussi ma conviction qu'il faut se battre !

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  • #OLLN, Conseil communal du 20 décembre 2016 : qu’en retenir ?

    Conseil un peu inhabituel : le bourgmestre, souffrant, était absent. Du jamais vu. On a fait 8 points en 3 heures. Ca n’est pas du Publifin !

    On a passé deux heures à débattre des synergies entre le CPAS et la Ville (comment travailler ensemble pour travailler mieux) et du budget du CPAS. Le budget du CPAS est en augmentation :

    ·         à cause d’un nombre plus important de personnes qui ont droit à l’aide sociale (partiellement subsidié par le fédéral), 560 RIS en novembre 2016 contre, 520 en janvier 2016 ;

    ·         a cause de subsides pour un nouveau service d’insertion ;

    ·         à cause de tâches administratives supplémentaires (subsidiées la première année par le fédéral).

    Du point de vue des chiffres, les dépenses globales sont de 15,4 millions, et les subsides venant d’autres niveaux de pouvoir sont de 11,3 millions. La Ville met donc 4,1 millions, soit environ 130 €/habitant, ce qui est dans la moyenne wallonne (134 €/an/habitant).

    La minorité a eu une intervention surprenante : « A Nivelles, c’est 160 € que la ville donne au CPAS, pourquoi ici ne donne-t-on pas plus ? Cela permettrait de faire plus, notamment une maison de repos publique ! ». Surprenant parce que par ailleurs le conseil précédent, ils avaient exhorté à ce que notre Ville dépense moins…

    La minorité a aussi dit que la Ville payait 20% des RIS du Brabant wallon alors que nous ne représentons que 14% de la population… et elle a demandé une étude pour comprendre ce phénomène. Réponse en deux temps : le CPAS a déjà demandé à l’UCL de mettre des ressources (étudiants et profs) pour étudier ce phénomène mais personne ne s’est proposé. Par ailleurs, bien qu’on fera une étude, le RIS est un droit et une étude ne changera rien au fait qu’on doit les payer. Et on ne va quand-même pas faire comme à Lasne où les petits logements moins chers sont interdits, pour chasser la classe moyenne et les pauvres et ne garder que les riches…

    On a ensuite passé une heure sur l’évaluation du PST concernant les bâtiments. On a eu en détail les travaux réalisé s et à réaliser. Je vous mentionne pour la bonne bouche la passe d’arme entre un conseiller et l’échevine : Madame l’Echevine, je vous attaque […] », puis quelques minutes plus tard « mais non je ne vous attaque pas ! » Les élus sont des humains comme les autres, si peu conscients de leurs émotions, assez surs d’être dans leur bon droit, et prompt à piquer quand ils sont piqués par d’autres… je leur conseillerait bien de revoir les positions de vie et les niveaux logiques de Dilts.

  • #OLLN, Conseil communal du 13 décembre 2016 : qu’en retenir ?

    Jacques Benthuys a démissionné, cela a été l’occasion de lui rendre hommage. Fatou Coulibaly a prêté serment et a été accueillie chaleureusement.

    Nous avons ensuite eu une heure et demi de discussion sur le budget 2017 de la Ville. Pour l’homme pressé, on peut retenir ceci : le « rendement de l’impôt » (les taxes sur le travail et sur l’immobilier) est assez bon, les dépenses de la ville sont maitrisées. Par contre les dépenses que la ville doit payer et dont elle bénéficie mais que d’autres pouvoirs gèrent telles les pompiers et les revenus d’insertion sociale du CPAS sont en réelle augmentation. La Ville n’a pas le pouvoir de baisser ces dépenses. Pour le moment, l’équilibre est encore possible, mais la situation semble problématique à terme. Que faire ? Réduire d’autres services offerts ? Mais ne serait-ce pas dégrader la qualité de la vie ? En tout cas pas réduire le personnel car nous sommes avec nettement moins de personnel que la moyenne wallonne.

    Les autres points étaient très « administratifs ». Les plus curieux liront le bulletin communal.

  • #OLLN, Conseil communal du 22 novembre 2016 : qu’en retenir ?

    Le conseil a commencé par l’interpellation de Myriam Ghilain au Collège (eh oui, le décret qui prévoit le dialogue entre le citoyen et les élus communaux pendant les réunions du conseil… interdit à tous les conseillers de parler ; seul le Collège (le gouvernement) peut répondre). Myriam Ghilain a dit que, face aux conséquences du changement climatique et du pic de pétrole, notre société risquait l’effondrement et a demandé ce que la ville faisait et pouvait faire. Le bourgmestre a rappelé que depuis 2002, la Ville tentait des actions de développement durable (charte du développement durable, plan de développement durable, maison du développement durable et plus récemment PST) ou appuyait des citoyens qui s’y engageaient (OLLN 2050). Après 8 minutes, il a passé la parole pour que tous les échevins disent concrètement ce qu’ils faisaient… mais deux échevins ont épuisé le temps restant (le règlement intérieur du conseil prévoit 10 minutes de réponses pour le Collège). Frustration chez les autres échevins qui avaient préparé leur réponse… En faisant respecter le règlement, je ne me suis pas fait que des amis ! Myriam Ghilain avait droit à deux minutes de réplique, elle a reconnu des avancées mais a incité à faire plus, notamment en refusant l’extension de l’Esplanade (ce sujet a été abordé en fin de conseil).

    Evaluation du PST : sécurité et politique du commerce

    Le conseil a ensuite pris une heure pour évaluer le PST pour les secteurs de la sécurité et des affaires économiques. Le bourgmestre a reconnu que le PST n’avait pas amené de valeur ajoutée dans la gestion de la police et de la sécurité car doit faire un plan triennal. Julien Tigel-Pourtois a avancé l’idée que le PST ne devrait pas reprendre des plans et mesures régulières mais ne se concentrer que sur des projets uniques, ce qui pourrait arriver. Chaque fois qu’on parle sécurité, la minorité revient avec la question du déploiement de caméras de surveillance : le bourgmestre a répondu qu’il n’y était pas opposé pour résoudre des problèmes précis, identifiés et limités dans le temps et que la police ne lui avait fait aucune demande en ce sens. L’échevin du commerce a fait état des actions de promotion du commerce sur la Ville. La minorité l’a interpellé sur le déséquilibre de dynamisme entre LLN et Ottignies. L’échevin a répondu que la Ville avait pour ambition d’être initiateur, mais pas opérateur unique et à long terme de dynamisme commercial. Plusieurs personnes ont insisté pour faire des actions différentes sur Ottignies par rapport à LLN, étant donné la différence de publics et de commerces. L’échevin a redit que c’est ce qu’il faisait, ais a réitéré sa difficulté à trouver des porteurs de projet « et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! »

    Les points 2 à 13 étant totalement techniques et expliqués en commission, ils ont été votés en quelques minutes.

    Intercommunales

    A ma demande, des conseillers actifs dans des intercommunales dont OLLN fait partie ont expliqué les points les plus importants des plans stratégiques de 3 ans qui vont être adoptés courant du mois de décembre.

    • ORES : l’enjeu est d’avoir un réseau de distribution d’électricité « intelligent » (qui tient compte des énergies renouvelables) et une société tournée vers le client. En 2017 ORES sera 100 % publique et changera assez bien de structure (avec peu d’impact sur le client).
    • SEDIFIN : c’est une intercommunale de financement : elle détient les parts d’ORES. En 2016, SEDIFIN a dû trouver 61 millions pour racheter les parts d’Electrabel en ORES. En 2017 elle touchera 8 millions de dividendes d’ORES mais devra en garder 3 pour financer les investissements en ORES. SEDIFIN va aussi aider les communes à faire des économies en faisant des marchés groupés.
    • IECBW : l’intercommunale de distribution d’eau a 7 enjeux : protéger les ressources en eau (protéger les captages) / Réduire les coûts (en 12 ans la consommation d’énergie a diminué de 33 % par m³ distribué) / utiliser les nouvelles technologies de la communication pour communiquer avec l’abonné (nouveau site Internet, FB, SMS…) / maintenir le prix de distribution quasiment inchangé...
    • Académie de musique : elle est très dynamique, l’équipe est motivée, o veut maintenir le programme (le développer est difficile car le subside est à enveloppe fermée, si une académie reçoit plus de subside, c’est une autre qui en reçoit moins).
    • IBW : En matière de déchets, il faut renouveler les parcs à conteneurs et se poser la question de l’avenir du four d’incinération / en matière d’eau, on arrive au bout de la pause des égouts, il reste quelques stations d’épuration à construire dont le lagunage à Roffesart / il faut réfléchir au développement économique.
    • ISBW : la plupart des services de l’intercommunale sociale tournent autour de la petite enfance et également autour de services d’aide à la personne. Cette intercommunale est toujours en déficit (comblé par la province) et des plans de redressements se succèdent, sans beaucoup de résultat. Une de ses difficultés est d’être inégalement répartie sur le territoire. Notre ville bénéficie des services de cette intercommunale pour l’accueil extrascolaire dans les écoles communales.
    • IMIO : l’intercommunale développe des solutions informatiques valables pour toutes les communes. Elle a été créée il y a peu : un de ses enjeux est de développer des nouveaux produits spécifiques sans faire appel à des produits (coûteux) disponibles sur le marché.

    Deux taxes modifiées

    On a survolé les points 21 à 26 pour arriver à voter deux taxes :

    • la taxe de séjour, qui passe de 150 à 160 EUR par an (aucune augmentation n’ayant plus été décidée depuis … l’augmentation correspond environ à l’inflation). Quelques étudiants de l’AGL étaient présents pour manifester silencieusement, avec un slogan « no taxation without représentation #democraty). Je me suis élevé contre ce slogan : la participation à la vie politique doit être indépendante de l’argent que l’on verse ou pas, si non les pauvres auraient moins le droit de participer et on en reviendrait au vote censitaire. La taxation correspond ici au coût occasionné. L’échevin l’a rappelé : un étudiant coûte environ 250 € à la Ville, il est quand-même normal qu’il contribue partiellement aux recettes, et que sa vie sur le site ne soit pas uniquement payée par les domiciliés d’OLLN.

      AGL


      L’AGL n’a pas semblé comprendre ;
    • la taxe sur les grandes implantations commerciales. C’est une nouvelle taxe : les grandes implantations commerciales payeront annuellement 4,5€/m² au-delà de 400 m² et pour les seuls m² commerciaux. La minorité a fait une suggestion : lever cette taxe si les autres communes avoisinantes la lèvent aussi, afin d’éviter la délocalisation fiscale. l’échevin da Camara Gomes a répondu que Waterloo levait une telle taxe depuis des années et qu’il n’avait en rien perdu de son dynamisme commercial, que cette taxe n’allait pas toucher les commerçants et producteurs locaux, mais qu’il inciterait certaines communes avoisinantes à lever cette taxe (Wavre ayant déjà rejeté l’idée).

    Jacques Otlet avait encore bien fait son boulot de conseiller et a repéré une incongruité dans un budget de fabrique d’église, celui-ci a fini par être refusé.

    Consultation populaire et extension de l'Esplanade

    On a terminé le conseil par une interpellation de la minorité : dans quelle mesure une consultation populaire sur l’extension de l’Esplanade est justifiée si on tient compte du fait que le permis socio-économique a été délivré (ce qui donne un certain droit au promoteur de développé son projet) et que ce n’est pas le Collège communal qui délivrera le permis ? Pourquoi ne pas avoir fait une consultation populaire sur le permis socio-économique ? Enfin, ne faut-il pas voir, de la part des partis PS et ECOLO une volonté de se racheter en demandant une consultation populaire au regard du mécontentement de la population, mais dont on ne fera rien ?

    La réponse du bourgmestre fut passionnante.

    • Il y a deux raisons pour lesquelles on n’a pas fait une consultation populaire sur le permis socio-économique. La première est une question de période : le Collège a reçu la demande le 14 juin et devait obligatoirement rendre son avis le 24 septembre ; très difficile de tenir une consultation populaire pendant les vacances. La seconde est une question de pertinence : à cause de la directive « services » de l’Europe, qui a tout libéralisé à outrance, il était INTREDIT au Collège de donner un avis global. Le Collège ne pouvait s’exprimer que sur localisation spatiale de l’implantation (qui pourrait perturber les différences économiques entre village et la compatibilité avec l’urbanisme (ce qui était le cas avec le schéma de structure)), la protection de l’environnement urbain, la protection du consommateur au sens strict de sa santé, la législation sociale et du travail; le Collège ne POUVAIT PAS invoquer la concurrence exacerbée et néfaste entre commerces pour refuser ou modifier le permis ; autrement dit il n’existait aucun élément pour modifier ou refuser le permis. Dès lors, pourquoi organiser une consultation dont le seul résultat devait arriver à « oui ». Dire « non », c’était être certain d’avoir un recours et d’être dessaisi du dossier.
    • Le Collège a dès lors privilégié la posture de négociation sur les aspects urbanistiques concrets du projet. Dans les premiers temps, il ne devait y avoir qu’un permis d’urbanisme, ce pour quoi le Collège était compétent. La consultation populaire pour éclairer le Collège semblait une bonne chose.
    • Plusieurs mois après, à cause de voiries près du chemin de fer et autre, il s’est avéré qu’il fallait une étude d’incidence, donc un permis unique délivré par le fonctionnaire délégué. On est alors allé voir le fonctionnaire délégué et on lui a parlé de consultation populaire. Il nous a répondu que c’est la première fois qu’on lui posait la question. Il avait des raisons de douter car pour lui, la réglementation l’oblige à tenir compte de la valeur de l’argument, quel que soit le nombre de personnes qui le portent. En caricaturant : un argument excellent est plus important que 1000 personnes qui portent un argument ou stupide ou intéressé. C’est le propre de la démocratie délibérative (mais cela s’oppose à la démocratie élective).
    • Tenant compte de ces nouveaux faits, le Collège réfléchit à une méthode alternative pour impliquer les citoyens. Une méthode qui mettrait plus les arguments en avant.

    Michel Beaussart a pris la parole pour le PS : « Le PS était favorable à la consultation populaire avant de savoir que c’était le fonctionnaire délégué qui allait donner le permis. Vu que maintenant ce sera les arguments qui vont compter, on penche plutôt pour une méthode qui permet mieux de faire ressortir les arguments. »

    Démission de Jacques Benthuys

    Il était près de minuit. Jacques Benthuys, ancien conseiller de ma minorité, puis échevin dans la majorité, puis bourgmestre pendant une courte période, puis à nouveau échevin, puis conseiller de la majorité, demande la parole. « Voilà, après 35 ans de mandat et approchant 70 ans, il est temps de me retirer. Je démissionne et ne serai plus là au prochain conseil. » Cette annonce soudaine nous a laissé pantois. On n’a même pas pu dire un chaleureux mot de remerciement !

    Un autre compte-rendu que le mien

    Ceux qui veulent prendre connaissance du PV réalisé par la journaliste de la Ville, c’est ici : http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=34178&vID=1

    Pour juger ce qu'en disent les journaux

    Ceux qui veulent avoir une vue de ce qu’écrivent les journaux sur l’extension de l’Esplanade (et se rendre compte de la « qualité » de certains articles) voici :

    La Libre 24/11/2016

    “On n’a plus la main sur l’extension de l’Esplanade”

    OLLN Pour les élus locaux, c’est certain : l’extension aura bien lieu !

    Les partisans d’une consultation populaire concernant le projet d’extension de l’Esplanade à Louvain-la-Neuve ont dû attendre presque cinq heures de séance publique au conseil communal avant d’entamer les débats sur “la” question de la soirée : faut-il oui ou non organiser une consultation citoyenne[1] pour ce projet immobilier ?

    Cette interpellation est venue des bancs de l’opposition à la demande de Bénédicte Kaisin et Jacques Otlet (OLLN 2.0). Le bourgmestre, Jean-Luc Roland, prend alors la parole, au nom du collège. “Vu l’importance du projet, la mise en place d’une consultation populaire mériterait d’être explorée. Mais, étant donné que le permis unique a été rendu[2], le collège n’a plus qu’un avis à remettre, on n’a plus la main. Si elle se tient, nous retiendrons alors les conclusions qualitatives comme des remarques ou des suggestions dans notre avis[3]. Si on voulait organiser une consultation populaire quantitative, c’est-à-dire demander aux citoyens de voter pour ou contre ce projet, on aurait dû la réaliser entre juin et septembre 2014, dates auxquelles on[4] introduit le permis et on reçoit la réponse[5]. Mais vous pensez bien que réaliser une consultation populaire pendant les grandes vacances, ça n’a pas de sens ! Les gens sont en congé ou en vacances. Donc cela aurait été difficile de l’organiser.[6]

    “Vous n’avez rien fait !”

    Ce à quoi Jacques Otlet enchérit : “ce qui est énervant, c’est votre double discours. Vous auriez pu dire que la période des grandes vacances ne nous convient pas et nous reportons ! En plus de cela, dans votre majorité, vous ne semblez pas être d’accord ! Deux sections locales (PS et Ecolo) doivent se dire merde, on a peut-être loupé le coche en été 2014 lorsqu’on en avait l’occasion. Vous aviez la main en 2014 et vous n’avez rien fait !

    Reste à savoir comment le collège a l’intention de consulter la population sur cette extension. Avec des questions en suspens : comment récolter des arguments auprès d’une grande population comme Ottignies-Louvain-la-Neuve ? Et, le cas échéant, ces remarques seront-elles prises en compte par le fonctionnaire délégué qui doit délivrer le permis ? Une chose est sûre, cette boîte de Pandore ne se refermera pas d’ici peu…

    GA.L.

    Repris sur le site http://www.lalibre.be/regions/brabant/on-n-a-plus-la-main-sur-l-extension-de-l-esplanade-5835d369cd70a4454c04721b

     

    [1] Le journaliste a écrit « citoyenne », mais c’est « populaire » qu’il faut lire. La consultation populaire est gérée par un décret :

    [2] Seul le permis socio-économique a été rendu. Le journaliste aurait dû écrire que certains éléments du dossier, non connus avant 2015, ont fait passer le permis d’urbanisme à délivrer par le Collège en permis unique à délivrer par le fonctionnaire délégué.

    [3] L’article n’explique pas pourquoi il faut aujourd’hui privilégier les réponses qualitatives.

    [4] On = Klépierre. Il eut été plus claire de dire la date à laquelle Klépierre a introduit le permis socio-économique

    [5] Le Collège a trois mois pour répondre pas plus. Les délais sont de rigueur.

    [6] L’article ne mentionne pas la réponse de Jean-Luc Roland qi précisait les marges de manœuvre que le Collège avait pour son avis sur le permis socio-économique.

    DH 24/11/2016

    Idem article La Libre +

    Stephan Vanden Eede Citoyen à l’initiative de “l’étude de marché politique” sur l’extension

    “Depuis quand on attend un permis pour consulter ?

    1Avec quel sentiment êtes-vous sorti du conseil communal ?

    Je suis dubitatif ! Honnêtement, je n’arrive pas à comprendre ce qu’il se passe. J’ai écouté avec beaucoup d’attention les explications du bourgmestre, j’en aimême pris des notes.Mais je voudrais souligner deux choses : Jean-Luc Roland a

    reconnu que ce dossier était important et quand il a expliqué toute sa complexité et la problématique qu’il engendre, dans ce cas-ci la tenue d’une consultation populaire, il ne nous l’a jamais dit avant ! Pourquoi il nous dit ça aujourd’hui ? On apprend une série de choses qu’on avait jamais entendues.

    2La population pourrait être toujours consultée ?

    Il le faut ! On est à deux ans des prochaines élections communales.La fin de cette législature approche. Et avec quel visage ? Celui où les élus se couchent devant le promoteur ou celui où les élus écoutent les citoyens ? On doit sortir la tête haute dans ce dossier. Il peut très bien y avoir un avis favorable à cette extension. Mais dans cet avis, il peut y figurer des remarques des citoyens.

    3Le collège réfléchit à une nouvelle formule. Vous proposez quoi ?

    Je propose que le Collège mette en place des lieux de rencontres et de débats dans les quartiers de la commune, avec la présence d’un fonctionnaire communal qui récolterait les avis oraux des citoyens, mais aussi des étudiants, des travailleurs,… Ensuite, on organise une consultation. Mais je vais aussi leur donner un conseil : il faut aller vite ! Car on perd du temps. Ils sont en train de jouer la montre. Je rappelle quand-même que la loi exige la tenue d’une consultation aumaximum16mois avant la tenue des élections communales, soit le 11 juin prochain. Or, ce que le bourgmestre veut faire, c’est attendre les conclusions de l’étude d’incidence qui arriveront en mars ou avril pour consulter les citoyens. Mais depuis quand a-t-on besoin d’un permis pour consulter la population ?Interview > Ga.L.

     

    dessin DH

     

    DH 25/11/2016

    L PRÉCISION > OTTIGNIES-LLN

    Un dessin de presse par forcément adéquat

    Dans notre édition de jeudi, le dessin de presse du jour consacré à l’extension de l’Esplanade pouvait laisser croire que le bourgmestre ottintois Jean-Luc Roland, pourrait se laisser piéger au petit jeu des dessous-de-table. La volonté de notre dessinateur Artisteeno n’était évidemment pas là. Et la DH s’en excuse auprès des personnes que cela aurait pu choquer, en particulier auprès du bourgmestre lui-même.

     

    Sudpresse 24/11/2016

    « Vous avez alors perdu la main »

    L’extension de l’Esplanade a fait débat ce mardi lors du conseil communal. L’opposition, emmenée par Bénédicte Kaisin (OLLN 2.0), est revenue sur l’attribution du permis socio-économique. «Il a été délivré à l’unanimité en 2014 par les partis au pouvoir, sans avoir demandé l’avis de la population, consulté l’association des habitants ou sollicité le conseil consultatif de l’Économie », a-t-elle souligné. Elle a également relevé une certaine « ambiguïté » face à l’enquête concernant la consultation populaire (voir notre édition du 23 novembre, NdlR). «Sauf erreur de notre part, le Collège a perdu tout pouvoir décisionnel dans ce dossier. Suite à l’enquête publique après l’introduction du permis unique, le Collège ne sera plus tenu que de rendre un avis sur le projet d’extension et il ne rentrera plus dans sa compétence de délivrer quoi que ce soit, ni d’imposer des conditions. Cette compétence revenant au fonctionnaire-délégué. » Et l’opposition d’interroger la majorité : «Avezvous encore à ce stade, oui ou non, une maîtrise suffisante du dossier pour pouvoir prendre réellement en compte les résultats d’une consultation populaire ? »

    Jean-Luc Roland a pris la parole en soulignant que le dossier avait connu de nombreuses évolutions. «En 2008-2009, on parlait d’un diamant pour prolonger l’Esplanade. Ensuite, Klépierre a pris le relais avec une extension importante, sur deux niveaux. Après, l’idée a disparu et le promoteur est revenu avec une proposition diminuée de 40% par rapport au projet initial. Et le Collège n’était pas opposé à une extension au-dessus de la voie de chemin de fer », a précisé Jean-Luc Roland.

    Mais le bourgmestre de souligner les changements de législation. «La marge d’appréciation du Collège communal a baissé par rapport à l’époque où le permis socioéconomique a été octroyé. » Et à ce moment-là, le temps était compté. «La demande de permis a été faite en juin 2014 et il fallait répondre en septembre 2014. »

    UNE AUTRE MÉTHODE À L’ÉTUDE

    L’opposition a souligné un « double discours ». « S’il apparaît qu’une consultation peut modifier les choses, il faut la faire et ne pas tourner autour du pot, a exposé Jacques Otlet (OLLN 2.0) En juin 2014, lors de la demande du permis socio-économique, vous auriez pu dire que vous vouliez avoir le temps d’informer la population. Maintenant, le promoteur a dépensé de l’argent et veut achever le projet. Vous aviez la main et maintenant, vous l’avez perdue », a-t-il fait remarquer.

    « Le propriétaire du fond a aussi parfois des relais plus efficaces que la Ville », a souligné Michel Beaussart, échevin de la Participation.

    La majorité a indiqué vouloir plus de transparence mais qu’il n’y aurait en tout cas pas de consultation populaire avant la fin de l’étude d’incidences. « Nous allons d’abord réfléchir à une méthode qui produit des idées et prend en compte les motivations de chacun.»-

    T.W.

     

    Vers l’avenir 24/11/2016

    Extension de L’esplanade : une possible consultation populaire ?

    Jacques Otlet et Bénédicte Kaisin (OLLN 2.0) ont demandé au collège si une consultation populaire était envisageable.

    Au conseil communal de ce mardi 22 novembre, Bénédicte Kaisin et Jacques Otlet (OLLN 2.0, opposition) ont demandé au collège s’il voulait organiser une consultation populaire à propos de l’extension de L’esplanade : « Les sections locales PS et Écolo auraient été favorables. Or, vous avez délivré le permis socioéconomique à l’unanimité en 2014, sans demander le moindre avis à personne. Le collège a alors perdu tout pouvoir décisionnel dans le dossier. C’est au fonctionnaire délégué de délivrer le permis unique. Avez-vous encore à ce stade, une maîtrise suffisante du dossier pour pouvoir prendre en compte les résultats d’une consultation populaire ? », interrogent-ils.

    Le bourgmestre Jean-Luc Roland (Écolo) a rappelé le contexte : « En 2011, Klépierre, devenu le promoteur après Wilhelm and Co, demandait une extension sur deux niveaux, pour doubler la surface. L’ampleur de cette demande a été réduite. Lorsque le collège a délivré le permis socioéconomique en septembre 2014, sa marge de manœuvre n’était pas énorme. L’extension a été prévue au schéma de structure, voté par 27 des 29 conseillers du conseil communal en 1997. L’esplanade est le centre commercial qui marche le mieux de Wallonie. Nous aurions pu dire non, mais le recours aurait été immédiat. Nous avons accepté, en continuant à négocier. Depuis la délivrance du permis socioéconomique, la législation a changé et le collège n’a plus qu’un avis à donner. Certains avaient pensé qu’il serait bien d’organiser une consultation populaire. Mais, le fonctionnaire-délégué tient compte d’un argumentaire, alors que la consultation populaire, c’est oui ou non, sans argumentation. Il n’est donc même pas certain que le résultat de cette consultation soit pris en compte ».

    « Une ambiguïté totale »

    Jacques Otlet n’est pas convaincu par cette explication : « Lors de la demande du permis socio-économique, vous auriez pu indiquer au promoteur que vous souhaitiez informer la population. Le promoteur n’aurait pas été au conflit. Au lieu de cela, vous lui avez donné le feu vert. Il va demander son permis, il ira jusqu’au bout. Vous aviez la main, vous l’avez perdue. Les “sousmarins” des partis PS et Écolo sont alors apparus. Ils envoient des messages demandant la consultation populaire. On est dans l’ambiguïté totale. Si une consultation populaire peut modifier, corriger ou affirmer ce projet d’extension, il faut la faire. »

    Michel Beaussart (PS) veut impliquer l’UCL dans le dossier : « Le propriétaire du terrain est en général la première personne qui décide de ce qu’on fait sur son terrain. Le fonctionnaire-délégué délivre le permis, pas la Ville. Si on ne peut pas tenir compte du résultat, la consultation populaire n’est pas adéquate. Il faut réfléchir à d’autres formules qui délivrent des argumentations », indique-t-il.

    Le dossier suit son cours. L’étude d’incidences se terminera au printemps 2016 : « C’est à partir de ce moment qu’il faut réagir, améliorer l’information. Nous devrons présenter alors quelque chose de clair à la population », conclut Jean-Luc Roland.

     

     

  • Ah! si l‘UCL nous consultait…

    Fini la politique de Papa qui savait mieux que les citoyens ce qui était bon pour eux. Aujourd’hui, il est évident que les citoyens doivent être à tout le moins consultés. Ce n’est pas seulement que les citoyens défendent mieux eux-mêmes leurs propres intérêts. C’est aussi parce qu’on croit dans l’intelligence collective :  toutes les idées exprimées ne sont pas compatibles, mais elles peuvent toutes concourir à mieux définir le projet, à prendre de nouveaux éléments en compte…

    Ce qui est vrai pour les pouvoirs publics n’est manifestement pas aussi vrai pour les pouvoirs privés. Prenez l’UCL. Elle est propriétaire de terrains sur lesquels se bâtit une ville. Consulte-t-elle les habitants lors du développement de (nouveaux) projets ? Fait-elle des enquêtes publiques d’initiative ? Non.

    Bien dommage, car si dans le cas de l’agrandissement de l’Esplanade, mon avis avait été demandé, voici ce que j’aurais proposé :

    ·         Que Klépierre soit obligé d’avoir des surfaces commerciales en dehors de son centre commercial fermé et de la rue Charlemagne, de telle sorte qu’il ait un intérêt fort à faire sortir les chalands de sa boîte ;

    ·         Que l’emphytéose soit calculée de manière inversement proportionnelle aux quantités vendues de produits issus du commerce durable (bio, local, équitable) sur tout LLN. ==> Plus ce genre de produits sont vendus, moins l’emphytéose est élevée. Ceci n’est que le même principe que Klépierre applique aux loyers des commerçants (plus il y a de chalands, plus ils payent).

    On aurait sans doute eu autre chose qu’un horrible discours « acheter, c’est exister » de la part du promoteur.

  • #OLLN : Que retenir du conseil communal du 18 octobre 2016 ?

    Les dossiers « sport » et « culture » du PST ont été respectivement présentés par les échevins en charge Benoît Jacob et David da Camara. Déjà présenté exhaustivement en section technique, l’échevin Benoît Jacob avait synthétisé sa présentation en montrant des photos des réalisations. J’en retiens que ce qui avait été prévu au PST était mûrement réfléchi et que la réalisation s’est passée comme sur des roulettes. Pour la culture, l’échevin da Camara a donné le détail des actions prévues et l’état de leurs réalisations : 4 sont réalisées, une est en attente et 4 seront ou ne seront pas réalisées, en fonction des moyens humains disponibles et des possibilités financières. A ma question sur ce qu’il pensait de l’outil « PST » (PST = à l’entrée de la législature, un plan sur 6 ans des projets à mener), il m’a répondu que c’était un outil utile pour donner un fil rouge et faire des choix. Il a vécu 6 ans sans cet outil et 6 ans avec : maintenant qu’il en dispose, il est moins tenté de s’investir dans tous les projets qui apparaissent au fil des années, et il est plus conscient que dire « oui » à un projet, c’est renoncer à un autre tant pour des raisons financières que pour des raisons de disponibilité en temps pour les traiter. De plus, il faut lieux se poser la question du pourquoi suivre un nouveau projet et pourquoi pas plutôt réaliser un projet prévu.

     

    Le points suivant était la modification budgétaire qui dégrade la situation financière de la Ville. Elle a cependant été voté par la minorité car elle résulte de la perte de revenu résultant d’une décision du gouvernement wallon en cours d’exercice. Le pouvoir communal n’y peut rien et au conseil précédent la minorité avait introduit une motion pour demander au gouvernement wallon de corriger cette situation regrettable.

     

    La minorité s’est abstenue sur toutes les taxes communales (inchangées par rapport aux autres années), justifiant son vote par le fait qu’il fallait bien lever des impôts, que les montants étaient sans doute corrects, mais qu’ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’il en était fait (sur la manière de les dépenser).

     

    A 21h30, les 38 points prévus à l’ordre du jour étaient bouclés. Restait à parcourir les points ajoutés.

     

    40 minutes ont été consommées pour un point sur la participation citoyenne pour concevoir les projets urbanistiques du centre de Ottignies (Le promoteur Matexi qui a projet sur les anciennes installations « béton Lemaire » a mandaté le bureau TRAME pour réfléchir avec les habitants de la zone et les acteurs institutionnels du devenir du terrain et du centre d’Ottignies). Après avoir félicité pour cette nouvelle forme de participation, la minorité a reproché à la majorité d’avoir informé tous les habitants de la zone sauf le conseiller communal de l’opposition qui y habite (Dominique Bidoul) et de ne pas avoir proposé d’être inclus dans le groupe des acteurs. Le sang de l’échevin de la participation Michel Beaussart n’a fait qu’un tour : « J’ai moi-même mis la lettre de convocation dans la boîte de M Bidoul, et une personne du MR a demandé à être dans le groupe des acteurs institutionnels, on l’y a mis. Ce groupe est ouvert. » Pourquoi dès lors 40 minutes ? Mon analyse est la suivante : à OLLN, en conseil communal, les points qui durent le plus longtemps sont ceux qui commencent par un procès d’intention, surtout s’ils sont théâtralisés. Cela entraîne une réplique de l’accusé. Comme personne ne veut perdre la face, le premier surenchéri et c’est l’escalade. Comment faire autrement ?

    • Faut-il chercher un coupable originel ? Paul Watzlawick, dans son célèbre livre « une logique de la communication », montre que cette question n’a pas de sens : il y a une suite d’interaction entre deux personnes, qu’il note ABABABA… et les personnes en conflit découpent les interactions comme cela les arrange, soit ABA, et l’autre BAB, dans le premier cas le A justifie la réaction, ,dans le second le B. Dans le cas qui nous occupe, on pourrait dire que le conseiller communal a agressé l’échevin dans sa première intervention. Le conseiller pourra répondre qu’il a été agressé par l’échevin quand son groupe a été écarté des débats. Etc. (voir par exemple http://sftg-sciences-humaines.over-blog.com/article-23535197.html : La nature d'une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires).
    • Faut-il souhaiter que chacun prenne plus de distance par rapport à ses émotions ? Certainement oui. « Je me sens agressé parce que mon groupe a été écarté » mérite de prendre une pause. « Est-ce que mon groupe a été écarté ? Ai-je toutes les informations qui me permettent de conclure cela ? Qu’en dit celui qui est incriminé ? » sont des questions qui devraient être posés et trouver réponse avant le Conseil. Le plus navrant est que tous les acteurs se voient se section technique avant le conseil, et que ceux qui ont inscrit le point n’ont pas posé la question à l’échevin. S’ils l’avaient fait, ils auraient eu les réponses aux questions qu’ils se posaient. Et on gagnait 30 minutes… mais il n’y avait pas la presse pour donner éventuellement écho à leurs propos.
    • Faut-il souhaiter qu’il y ait moins d’attaques sur les personnes ? Très certainement oui. Les attaques de l’un envers l’autre, préméditées, sont souvent issues d’un positionnement en « +/- » bien décrit dans les « positions de vie ». « Moi ça va bien (+), les autres sont quand-mêmes, au choix ou tous ensemble, des cons/malhonnêtes/incapables/menteurs… (-). » Cette position entraine (à l’insu de la personne) un sentiment de colère, qui est une émotion racket dans la mesure où elle domine l’individu. Pourtant, la seule position qui permet un dialogue constructif et qui permet de nouer des accords est la position « +/+ », soit moi ça va, toi ça va aussi, et on se dit ce qu’on a à se dire.
    • Quelle est la responsabilité des électeurs ? Se renseigner sur le positionnement de vie des candidats aux élections. Et ne pas voter pour ceux qui se mettent en « +/- » de manière délibérée. Car cela mène à des monologues stériles et bouffeurs d’énergie.

    Pour l’anecdote, dans ces 40 minutes d’accusation et contre-accusations, le conseiller Dominique Bidoul a fait une intervention que j’ai remarquée : « je n’ai pas dit que vous n’aviez pas mis d’enveloppe chez moi, j’ai dit que je ne l’avais pas vue. De toute façon, je ne me serais pas proposé car j’estime avoir assez de possibilité d’exprimer mon point de vue et c’est plutôt aux autres habitants à y siéger. » Il a été félicité par l’échevin pour son honnêteté intellectuelle et sa lucidité.

     

    On a aussi passé 20 minutes sur l’évolution du dossier de la rue Haute. Rien de bien neuf.

     

    Le conseil s’est terminé peu avant 23h.

  • #OLLN : conseil communal du 20 septembre 2016, qu'en retenir ?

    Il fut long… Commencé à 20h15, enfin… à vrai dire, les conseillers communaux étaient assis à leur table à 20h pour écouter Olivier Van Cauwelaert, porte-parole des riverains de la rue Haute. Celui-ci avait invité les conseillers à venir 15 minutes plus tôt que la séance officielle pour qu’il puisse expliquer la position des riverains sur le point 32 (cahier des charges pour l’aménagement d’une partie de la rue Haute à LLN).

    Question : pourquoi est-ce que le riverain ne s’est pas exprimé au moment où le point était abordé ? Parce qu’une loi interdit au public de s’exprimer pendant le conseil, oralement ou par tout autre moyen dans le but de garder de la sérénité aux débast et d’empêcher d’influencer les conseillers par le nombre ou l’intimidation mais au contraire de n’être influencé que par la qualité des arguments échangés.

    Il existe un mécanisme qui permet aux habitants de s’exprimer en conseil communal : l’interpellation. Les citoyens doivent en faire la demande 15 jours avant le conseil, et l’ordre du jour est publié 10 jours avant le conseil, ce qui rend de facto impossible qu’un citoyen amène sa voix au débat puisqu’il ne sait pas ce qui sera en débat. Deux raisons expliquent ce mode de fonctionnement : a. les conseillers sont censés avoir des contacts avec la population et se renseigner avant le conseil des enjeux et positions ds acteurs et au moment du conseil, composé grâce aux élections et consacrant un certain rapport de force, cela change la donne de rajouter des acteurs (riverains) ; b. chaque conseiller doit avoir toute l’information au moment où est établi l’ordre du jour, et pas plusieurs jours après l’ordre du jour.

    Olivier Van Cauwelaert a dès lors trouvé une voie originale : inviter les conseillers (libre de venir ou pas) à l’écouter avant mais en dehors du Conseil. Je résumerais sa demande ainsi : « ne décidez pas trop vite, on souhaite un aménagement qui conserve le charme de la rue Haute, des problèmes doivent être résolus comme celui du parking ».

    A 20h15, le conseil débutait officiellement.

    Michel Beaussart et Julie Chantry ont expliqué, Power-point à l’appui, pour toutes les politiques de l’enseignement et du logement qui avaient été prévues dans le PST entre 2013 et 2016, leur état d’avancement et s’il échet les raison du retard. Ils ont tous deux souligné la qualité de l’outil PST, Julie Chantry signalant que dans ses matières le PST reprenait des projets et des politiques récurrentes. Ces dernière n’ayant par définition pas de fin elle ne peuvent s’évaluer de la même façon et devraient peut-être à l’avenir être sortie du PST. 1H30 d’exposé et débats.

    Jacques Duponcheel a ensuite fait un exposé d’une demi heure sur le budget du CPAS. Plus de 50% du budget va aux bénéficiaires (graphique 1 : https://www.facebook.com/HadelinDeBeer/photos/a.400416216676040.106237.386985754685753/1280020745382245/?type=3&theater) Retenons que sur le territoire communal il y a beaucoup plus de bénéficiaires de l’aide sociale que dans les autres communes du BW (graphique 2 : https://www.facebook.com/HadelinDeBeer/photos/a.400416216676040.106237.386985754685753/1280021748715478/?type=3&theater ), mais que l’évolution dans le temps est très semblable à ce qui se passe ailleurs (graphique 3 : https://www.facebook.com/HadelinDeBeer/photos/a.400416216676040.106237.386985754685753/1280022648715388/?type=3&theater ). Jacques Otlet (MR) est intervenu pour dire qu’il fallait étudier les raisons pour lesquelles il y avait proportionnellement plus de demande d’aides sur notre territoire, et tenter d’inverser la tendance afin que l’impôt de citoyens puisse plus servir tous les citoyens et doive être moins utilisé pour les citoyens les plus faibles. J’ai rappelé qu’en moyenne chaque citoyen paye 130 €/an pour la solidarité avec les citoyens les plus faibles, et qu’il me semblait plus judicieux de mener des politiques d’inclusion (formation et mise à l’emploi…) plutôt que passer de l’énergie à renvoyer les demandeurs d’aides ailleurs.

    Julie Chantry a fait un exposé sur l’introduction de la nature dans les cimetières.

    Il était 23 h 05 quand le point 32 (cahier des charges pour l’aménagement de la rue Haute) fut entamé. Plusieurs riverains avaient tenu le coup jusque-là. David da Camara a rappelé l’historique du projet, ses raisons et ses contraintes légales et budgétaires, les personnes impliquées, les étapes de consultation, et l’acte administratif du jour à savoir demander des prix au m². Cédric Jacquet, pour le MR, a déclaré (je résume mon souvenir) que la majorité Ecolo-CDH-PS avait pour slogan « la participation », que dans ce dossier la majorité décidait vite-vite sans tenir compte de l’avis des gens, et qu’en plus il y avait moyen de faire un autre projet beaucoup moins cher.
    Cette intervention m’a fait bondir et prendre la parole. J’ai rappelé que dans ce dossier beaucoup de riverains m’étaient proches, ce qui rendait pour moi ce dossier sensible. J’ai dit me trouver devant une double loyauté : d’une part ma loyauté à ma vision (Elisabeth Badinter appelait les hommes et femmes politique à avoir une vision : « Il faudrait que les hommes politiques aient non seulement du caractère, mais qu'ils aient aussi du tact, de la délicatesse et du courage. »), mais d’autre part ma loyauté de représentation des électeurs. Souvent cela converge, mais parfois non. Pour choisir quelle loyauté je suis, je dois la baser sur la qualité des arguments : il faut que mes arguments soient au moins aussi bons que ceux des riverains.
    J’ai rappelé les craintes des riverains : projet inutile, inefficace, inefficient, potentiellement nuisible.
    • Nécessité et utilité. J’ai rappelé la nécessité que tous puissent circuler à LLN, y compris les personnes à mobilité réduite qui habitent et empruntent cette voirie. D’autres conseillers ont abondé dans ce sens. A partir du moment où la rue doit être modifiée, (et le bourgmestre a bien expliqué une autre des raisons, à savoir que les trottoirs sur les deux côtés et la faible largeur de la bande de roulement en pavé interdisaient aux riverains de s’y garer. Dès lors, aucun policier n’y passe car tous les riverains auraient un PV, mais du coup cette zone sert de parking pour le centre sportif, excluant les riverains de leur rue), il faut demander un permis.
    • Efficience. La demande de permis oblige à mettre la rue en conformité sur l’ensemble de la largeur. Vu l’absence de fondation quel que soit le revêtement, une nouvelle fondation coûte 500.000 €. Il est possible d’obtenir un subside de 350.000 €, ce qui est une aubaine à ne pas galvauder.
    • Sans nuisance. Le type de rue envisagé est une zone résidentielle, ce qui limite tous les déplacements à 20 km/h. Des pavés en porphyre seront utilisés pour les places de parkings.
    Le bourgmestre a ajouté que la consultation des riverains avait duré 5 mois et qu’elle allait se poursuivre, notamment sur la conservation du cachet de la rue et sur le dessin de l’aménagement. On a fini par voter (12 contre le cahier des charges, une abstentions et 18 oui). Il était ...h.

    On a encore eu un exposé sur l’école de La Croix. Fin des travaux à 2 heure du matin.

    Dans les jours qui ont suivi, j’ai demandé à trois personnes qui ne viennent pas régulièrement au conseil ce qu’ils avaient pensé de la séance. Voici leurs réactions les plus significatives :
    • les échevins Julie Chantry et Michel Beaussart ont eu une belle et forte présence au conseil ;
    • assister à un débat sur le budget du CPAS ou la réalisation du PST n’est pas passionnant car difficilement compréhensible, le public n’ayant pas les tenants et aboutissants ;
    • le silence de certains conseillers durant tout le conseil est interpellant ;
    • il y a eu un vrai débat sur la Rue Haute ;
    • c’est dur pour le public d’assister à ces débats (manque d’eau, sonorité faible…).