• offre d'emploi IECBW - Gestionnaire service clientèle

    Postuler jusqu'au 4/11/2016

    missions :  gérer les informations signalétiques des clients; opérer les mises à jour au niveau des points de fourniture en eau.  Il a en charge la gestion des index de consommation d’eau non communiqués par les clients, le processus de facturation de l’eau ainsi que la génération des documents de rappels pour non-paiement.   Il apporte également son support au front office (réception appels téléphoniques).

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  • Ah! si l‘UCL nous consultait…

    Fini la politique de Papa qui savait mieux que les citoyens ce qui était bon pour eux. Aujourd’hui, il est évident que les citoyens doivent être à tout le moins consultés. Ce n’est pas seulement que les citoyens défendent mieux eux-mêmes leurs propres intérêts. C’est aussi parce qu’on croit dans l’intelligence collective :  toutes les idées exprimées ne sont pas compatibles, mais elles peuvent toutes concourir à mieux définir le projet, à prendre de nouveaux éléments en compte…

    Ce qui est vrai pour les pouvoirs publics n’est manifestement pas aussi vrai pour les pouvoirs privés. Prenez l’UCL. Elle est propriétaire de terrains sur lesquels se bâtit une ville. Consulte-t-elle les habitants lors du développement de (nouveaux) projets ? Fait-elle des enquêtes publiques d’initiative ? Non.

    Bien dommage, car si dans le cas de l’agrandissement de l’Esplanade, mon avis avait été demandé, voici ce que j’aurais proposé :

    ·         Que Klépierre soit obligé d’avoir des surfaces commerciales en dehors de son centre commercial fermé et de la rue Charlemagne, de telle sorte qu’il ait un intérêt fort à faire sortir les chalands de sa boîte ;

    ·         Que l’emphytéose soit calculée de manière inversement proportionnelle aux quantités vendues de produits issus du commerce durable (bio, local, équitable) sur tout LLN. ==> Plus ce genre de produits sont vendus, moins l’emphytéose est élevée. Ceci n’est que le même principe que Klépierre applique aux loyers des commerçants (plus il y a de chalands, plus ils payent).

    On aurait sans doute eu autre chose qu’un horrible discours « acheter, c’est exister » de la part du promoteur.

  • #OLLN : Que retenir du conseil communal du 18 octobre 2016 ?

    Les dossiers « sport » et « culture » du PST ont été respectivement présentés par les échevins en charge Benoît Jacob et David da Camara. Déjà présenté exhaustivement en section technique, l’échevin Benoît Jacob avait synthétisé sa présentation en montrant des photos des réalisations. J’en retiens que ce qui avait été prévu au PST était mûrement réfléchi et que la réalisation s’est passée comme sur des roulettes. Pour la culture, l’échevin da Camara a donné le détail des actions prévues et l’état de leurs réalisations : 4 sont réalisées, une est en attente et 4 seront ou ne seront pas réalisées, en fonction des moyens humains disponibles et des possibilités financières. A ma question sur ce qu’il pensait de l’outil « PST » (PST = à l’entrée de la législature, un plan sur 6 ans des projets à mener), il m’a répondu que c’était un outil utile pour donner un fil rouge et faire des choix. Il a vécu 6 ans sans cet outil et 6 ans avec : maintenant qu’il en dispose, il est moins tenté de s’investir dans tous les projets qui apparaissent au fil des années, et il est plus conscient que dire « oui » à un projet, c’est renoncer à un autre tant pour des raisons financières que pour des raisons de disponibilité en temps pour les traiter. De plus, il faut lieux se poser la question du pourquoi suivre un nouveau projet et pourquoi pas plutôt réaliser un projet prévu.

     

    Le points suivant était la modification budgétaire qui dégrade la situation financière de la Ville. Elle a cependant été voté par la minorité car elle résulte de la perte de revenu résultant d’une décision du gouvernement wallon en cours d’exercice. Le pouvoir communal n’y peut rien et au conseil précédent la minorité avait introduit une motion pour demander au gouvernement wallon de corriger cette situation regrettable.

     

    La minorité s’est abstenue sur toutes les taxes communales (inchangées par rapport aux autres années), justifiant son vote par le fait qu’il fallait bien lever des impôts, que les montants étaient sans doute corrects, mais qu’ils n’étaient pas d’accord sur ce qu’il en était fait (sur la manière de les dépenser).

     

    A 21h30, les 38 points prévus à l’ordre du jour étaient bouclés. Restait à parcourir les points ajoutés.

     

    40 minutes ont été consommées pour un point sur la participation citoyenne pour concevoir les projets urbanistiques du centre de Ottignies (Le promoteur Matexi qui a projet sur les anciennes installations « béton Lemaire » a mandaté le bureau TRAME pour réfléchir avec les habitants de la zone et les acteurs institutionnels du devenir du terrain et du centre d’Ottignies). Après avoir félicité pour cette nouvelle forme de participation, la minorité a reproché à la majorité d’avoir informé tous les habitants de la zone sauf le conseiller communal de l’opposition qui y habite (Dominique Bidoul) et de ne pas avoir proposé d’être inclus dans le groupe des acteurs. Le sang de l’échevin de la participation Michel Beaussart n’a fait qu’un tour : « J’ai moi-même mis la lettre de convocation dans la boîte de M Bidoul, et une personne du MR a demandé à être dans le groupe des acteurs institutionnels, on l’y a mis. Ce groupe est ouvert. » Pourquoi dès lors 40 minutes ? Mon analyse est la suivante : à OLLN, en conseil communal, les points qui durent le plus longtemps sont ceux qui commencent par un procès d’intention, surtout s’ils sont théâtralisés. Cela entraîne une réplique de l’accusé. Comme personne ne veut perdre la face, le premier surenchéri et c’est l’escalade. Comment faire autrement ?

    • Faut-il chercher un coupable originel ? Paul Watzlawick, dans son célèbre livre « une logique de la communication », montre que cette question n’a pas de sens : il y a une suite d’interaction entre deux personnes, qu’il note ABABABA… et les personnes en conflit découpent les interactions comme cela les arrange, soit ABA, et l’autre BAB, dans le premier cas le A justifie la réaction, ,dans le second le B. Dans le cas qui nous occupe, on pourrait dire que le conseiller communal a agressé l’échevin dans sa première intervention. Le conseiller pourra répondre qu’il a été agressé par l’échevin quand son groupe a été écarté des débats. Etc. (voir par exemple http://sftg-sciences-humaines.over-blog.com/article-23535197.html : La nature d'une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires).
    • Faut-il souhaiter que chacun prenne plus de distance par rapport à ses émotions ? Certainement oui. « Je me sens agressé parce que mon groupe a été écarté » mérite de prendre une pause. « Est-ce que mon groupe a été écarté ? Ai-je toutes les informations qui me permettent de conclure cela ? Qu’en dit celui qui est incriminé ? » sont des questions qui devraient être posés et trouver réponse avant le Conseil. Le plus navrant est que tous les acteurs se voient se section technique avant le conseil, et que ceux qui ont inscrit le point n’ont pas posé la question à l’échevin. S’ils l’avaient fait, ils auraient eu les réponses aux questions qu’ils se posaient. Et on gagnait 30 minutes… mais il n’y avait pas la presse pour donner éventuellement écho à leurs propos.
    • Faut-il souhaiter qu’il y ait moins d’attaques sur les personnes ? Très certainement oui. Les attaques de l’un envers l’autre, préméditées, sont souvent issues d’un positionnement en « +/- » bien décrit dans les « positions de vie ». « Moi ça va bien (+), les autres sont quand-mêmes, au choix ou tous ensemble, des cons/malhonnêtes/incapables/menteurs… (-). » Cette position entraine (à l’insu de la personne) un sentiment de colère, qui est une émotion racket dans la mesure où elle domine l’individu. Pourtant, la seule position qui permet un dialogue constructif et qui permet de nouer des accords est la position « +/+ », soit moi ça va, toi ça va aussi, et on se dit ce qu’on a à se dire.
    • Quelle est la responsabilité des électeurs ? Se renseigner sur le positionnement de vie des candidats aux élections. Et ne pas voter pour ceux qui se mettent en « +/- » de manière délibérée. Car cela mène à des monologues stériles et bouffeurs d’énergie.

    Pour l’anecdote, dans ces 40 minutes d’accusation et contre-accusations, le conseiller Dominique Bidoul a fait une intervention que j’ai remarquée : « je n’ai pas dit que vous n’aviez pas mis d’enveloppe chez moi, j’ai dit que je ne l’avais pas vue. De toute façon, je ne me serais pas proposé car j’estime avoir assez de possibilité d’exprimer mon point de vue et c’est plutôt aux autres habitants à y siéger. » Il a été félicité par l’échevin pour son honnêteté intellectuelle et sa lucidité.

     

    On a aussi passé 20 minutes sur l’évolution du dossier de la rue Haute. Rien de bien neuf.

     

    Le conseil s’est terminé peu avant 23h.

  • #OLLN Conseil communal du 18 octobre 2016 : décrypter l’ordre du jour

    Comme le conseil précédent, il y aura une analyse des projets (prévus dans le PST) politiques à mi-mandature en matière sportive et de culture. La présentation et les débats prendront sans doute une heure.
    Au point 3 sera présenté la dernière modification budgétaire. Celle-ci intégrera une réduction d’un subside de la Région wallonne de 300.000 EUR !
    Toutes les taxes communales resteront identiques en 2017 (points 16 à 2 0).
    Au point 36, on exposera le nombre d’élèves inscrits dans les écoles communales. C’est relativement constant.

  • #OLLN : conseil communal du 20 septembre 2016, qu'en retenir ?

    Il fut long… Commencé à 20h15, enfin… à vrai dire, les conseillers communaux étaient assis à leur table à 20h pour écouter Olivier Van Cauwelaert, porte-parole des riverains de la rue Haute. Celui-ci avait invité les conseillers à venir 15 minutes plus tôt que la séance officielle pour qu’il puisse expliquer la position des riverains sur le point 32 (cahier des charges pour l’aménagement d’une partie de la rue Haute à LLN).

    Question : pourquoi est-ce que le riverain ne s’est pas exprimé au moment où le point était abordé ? Parce qu’une loi interdit au public de s’exprimer pendant le conseil, oralement ou par tout autre moyen dans le but de garder de la sérénité aux débast et d’empêcher d’influencer les conseillers par le nombre ou l’intimidation mais au contraire de n’être influencé que par la qualité des arguments échangés.

    Il existe un mécanisme qui permet aux habitants de s’exprimer en conseil communal : l’interpellation. Les citoyens doivent en faire la demande 15 jours avant le conseil, et l’ordre du jour est publié 10 jours avant le conseil, ce qui rend de facto impossible qu’un citoyen amène sa voix au débat puisqu’il ne sait pas ce qui sera en débat. Deux raisons expliquent ce mode de fonctionnement : a. les conseillers sont censés avoir des contacts avec la population et se renseigner avant le conseil des enjeux et positions ds acteurs et au moment du conseil, composé grâce aux élections et consacrant un certain rapport de force, cela change la donne de rajouter des acteurs (riverains) ; b. chaque conseiller doit avoir toute l’information au moment où est établi l’ordre du jour, et pas plusieurs jours après l’ordre du jour.

    Olivier Van Cauwelaert a dès lors trouvé une voie originale : inviter les conseillers (libre de venir ou pas) à l’écouter avant mais en dehors du Conseil. Je résumerais sa demande ainsi : « ne décidez pas trop vite, on souhaite un aménagement qui conserve le charme de la rue Haute, des problèmes doivent être résolus comme celui du parking ».

    A 20h15, le conseil débutait officiellement.

    Michel Beaussart et Julie Chantry ont expliqué, Power-point à l’appui, pour toutes les politiques de l’enseignement et du logement qui avaient été prévues dans le PST entre 2013 et 2016, leur état d’avancement et s’il échet les raison du retard. Ils ont tous deux souligné la qualité de l’outil PST, Julie Chantry signalant que dans ses matières le PST reprenait des projets et des politiques récurrentes. Ces dernière n’ayant par définition pas de fin elle ne peuvent s’évaluer de la même façon et devraient peut-être à l’avenir être sortie du PST. 1H30 d’exposé et débats.

    Jacques Duponcheel a ensuite fait un exposé d’une demi heure sur le budget du CPAS. Plus de 50% du budget va aux bénéficiaires (graphique 1 : https://www.facebook.com/HadelinDeBeer/photos/a.400416216676040.106237.386985754685753/1280020745382245/?type=3&theater) Retenons que sur le territoire communal il y a beaucoup plus de bénéficiaires de l’aide sociale que dans les autres communes du BW (graphique 2 : https://www.facebook.com/HadelinDeBeer/photos/a.400416216676040.106237.386985754685753/1280021748715478/?type=3&theater ), mais que l’évolution dans le temps est très semblable à ce qui se passe ailleurs (graphique 3 : https://www.facebook.com/HadelinDeBeer/photos/a.400416216676040.106237.386985754685753/1280022648715388/?type=3&theater ). Jacques Otlet (MR) est intervenu pour dire qu’il fallait étudier les raisons pour lesquelles il y avait proportionnellement plus de demande d’aides sur notre territoire, et tenter d’inverser la tendance afin que l’impôt de citoyens puisse plus servir tous les citoyens et doive être moins utilisé pour les citoyens les plus faibles. J’ai rappelé qu’en moyenne chaque citoyen paye 130 €/an pour la solidarité avec les citoyens les plus faibles, et qu’il me semblait plus judicieux de mener des politiques d’inclusion (formation et mise à l’emploi…) plutôt que passer de l’énergie à renvoyer les demandeurs d’aides ailleurs.

    Julie Chantry a fait un exposé sur l’introduction de la nature dans les cimetières.

    Il était 23 h 05 quand le point 32 (cahier des charges pour l’aménagement de la rue Haute) fut entamé. Plusieurs riverains avaient tenu le coup jusque-là. David da Camara a rappelé l’historique du projet, ses raisons et ses contraintes légales et budgétaires, les personnes impliquées, les étapes de consultation, et l’acte administratif du jour à savoir demander des prix au m². Cédric Jacquet, pour le MR, a déclaré (je résume mon souvenir) que la majorité Ecolo-CDH-PS avait pour slogan « la participation », que dans ce dossier la majorité décidait vite-vite sans tenir compte de l’avis des gens, et qu’en plus il y avait moyen de faire un autre projet beaucoup moins cher.
    Cette intervention m’a fait bondir et prendre la parole. J’ai rappelé que dans ce dossier beaucoup de riverains m’étaient proches, ce qui rendait pour moi ce dossier sensible. J’ai dit me trouver devant une double loyauté : d’une part ma loyauté à ma vision (Elisabeth Badinter appelait les hommes et femmes politique à avoir une vision : « Il faudrait que les hommes politiques aient non seulement du caractère, mais qu'ils aient aussi du tact, de la délicatesse et du courage. »), mais d’autre part ma loyauté de représentation des électeurs. Souvent cela converge, mais parfois non. Pour choisir quelle loyauté je suis, je dois la baser sur la qualité des arguments : il faut que mes arguments soient au moins aussi bons que ceux des riverains.
    J’ai rappelé les craintes des riverains : projet inutile, inefficace, inefficient, potentiellement nuisible.
    • Nécessité et utilité. J’ai rappelé la nécessité que tous puissent circuler à LLN, y compris les personnes à mobilité réduite qui habitent et empruntent cette voirie. D’autres conseillers ont abondé dans ce sens. A partir du moment où la rue doit être modifiée, (et le bourgmestre a bien expliqué une autre des raisons, à savoir que les trottoirs sur les deux côtés et la faible largeur de la bande de roulement en pavé interdisaient aux riverains de s’y garer. Dès lors, aucun policier n’y passe car tous les riverains auraient un PV, mais du coup cette zone sert de parking pour le centre sportif, excluant les riverains de leur rue), il faut demander un permis.
    • Efficience. La demande de permis oblige à mettre la rue en conformité sur l’ensemble de la largeur. Vu l’absence de fondation quel que soit le revêtement, une nouvelle fondation coûte 500.000 €. Il est possible d’obtenir un subside de 350.000 €, ce qui est une aubaine à ne pas galvauder.
    • Sans nuisance. Le type de rue envisagé est une zone résidentielle, ce qui limite tous les déplacements à 20 km/h. Des pavés en porphyre seront utilisés pour les places de parkings.
    Le bourgmestre a ajouté que la consultation des riverains avait duré 5 mois et qu’elle allait se poursuivre, notamment sur la conservation du cachet de la rue et sur le dessin de l’aménagement. On a fini par voter (12 contre le cahier des charges, une abstentions et 18 oui). Il était ...h.

    On a encore eu un exposé sur l’école de La Croix. Fin des travaux à 2 heure du matin.

    Dans les jours qui ont suivi, j’ai demandé à trois personnes qui ne viennent pas régulièrement au conseil ce qu’ils avaient pensé de la séance. Voici leurs réactions les plus significatives :
    • les échevins Julie Chantry et Michel Beaussart ont eu une belle et forte présence au conseil ;
    • assister à un débat sur le budget du CPAS ou la réalisation du PST n’est pas passionnant car difficilement compréhensible, le public n’ayant pas les tenants et aboutissants ;
    • le silence de certains conseillers durant tout le conseil est interpellant ;
    • il y a eu un vrai débat sur la Rue Haute ;
    • c’est dur pour le public d’assister à ces débats (manque d’eau, sonorité faible…).

  • #LLN : et alors, ces 24h vélo ? Qui décide quoi ?

    Que se passe-t-il avec les 24h vélo ? Qui décide qu'elles seront supprimées, et pourquoi ? Y a-t-il un coupable ?

    A en croire certains courriers, c'est très simple : les habitants de LLN sont devenus des bourgeois qui n'aiment plus que leur promenade dans l'Esplanade à 15h, et leur sommeil des 20h30. Lisez le courrier que j'ai reçu d'une personne qui n'habite plus LLN :
    ************************************
    Voilà, j'ai presque 50 ans et je trouve très dommage que les 24h de LLN aient été sabordées.

    Je trouvais déjà ridicule de céder aux terroristes (comme le gouvernement qui fait fermer les commissariats …), mais ici, s'ils ont servi de prétexte, c'est pire.

    Cette histoire me fait penser aux habitants du nord-rand qui ont profité de terrains bons marchés car proche de l’aéroport et qui leurs maisons une fois construite demande de diminuer les nuisances.
    Je suis certain que le 24H existaient bien avant que les 3/4 des propriétaires actuels habitent LLN. Alors si c’est pour des raisons bassement électoralistes, ça me déçoit !

    XXX
    1ère 24h en '84
    ************************************
    Ce serait à la demande des habitants que le pouvoir politique aurait sabordé les 24H.

    Voici ma réponse :

    Monsieur XXXX,
    Vous avez vécu, habité et aimé Louvain-la-Neuve. Comme la plupart des habitants qui y ont étudié et koté, puis ont décidé d'y habiter. Ils y ont apprécié cette imbrication entre ville et université. Ils ont également participé aux 24h... et y participent encore. Depuis des années d'ailleurs, il y a une collaboration entre les étudiants organisant les 24h (le CSE) et l'association des habitants.

    Chaque année, la Ville prend des ordonnances de police pour gérer les 24h, qui nécessitent de prévoir les réglementations spécifiques. En plus, la Ville prend sur elle la coordination de beaucoup de prestataires (pompier, soins de 1° ligne, gestion des matières et des déchets, transport...)

    Que s'est-il passé cette année ? L'ordonnance de police a été adoptée au conseil communal en septembre. Pour tous, des étudiants aux politiques en passant pas les habitants, les 24 heures avaient lieu.

    Mais, comme toutes les manifestations qui se tiennent dans la commune, sur recommandation du fédéral, les lieux de grande concentration de personnes devaient être inaccessibles sauf les entrées contrôlées. Ceci est vrai pour TOUTES les manifestations partout sur le territoire de la ville (Céroux pour le bal aux lampions du 21 juillet, etc.).

    Donc avant septembre, mais en tout cas en septembre officiellement, les étudiants connaissaient les mesures à prendre. Ils en ont calculé le coût : 80.000 €. Après étude, ils ont déclaré forfait. Dès lors, plusieurs ministres ont proposé des budgets. L'argent n'était plus un problème. Restaient les 3 lieux sécurisés. Deux lieux ne posaient pas de problème (parking Leclercq et place des Wallons), mais un des lieux proposé par les étudiants ne convenait pas (parking de la Grande Aula). La Ville a proposé St Barbe, que les étudiants ont refusé car trop excentré. La Ville a alors proposé la Grand Place, les étudiants ont d'abord accepté puis refusé car trop difficile techniquement.

    Le temps commençait à presser. A une réunion de coordination (mentionnée ci-dessus) ou étaient présent 60 personnes dont le CSE, les policiers et les pompiers ont fait part de l'impossibilité de gérer la situation si un ou pire plusieurs attentats devaient être vécus, sans mesure de prévention. Les étudiants ont alors décidé de maintenir l'annulation des 24h.

    Il faut ajouter un élément : les étudiants étaient très divisés sur le sujet, en particulier les régionales étaient épouvantées d'être restreintes dans leur capacité à vendre de la bière, car c'est à ce moment qu'ils réalisent la moitié du chiffre d'affaire de l'année. Leur mot d'ordre semblait être "24h comme avant pour qu'on puisse vendre autant que les autres années", ce qui n'a pas aidé à avoir un consensus chez les étudiants dans la recherche d'une solution.

    Comme vous pouvez le constater, en aucun cas les questions de sécurité n'ont été un prétexte pour toucher aux/supprimer les 24h. Le CSE et la Ville planchent déjà pour une solution adéquate pour l'an prochain ou au quadrimestre prochain.

    Une autre question est souvent posée : est-ce que la ville de OLLN n'est pas beaucoup plus sévère et est plus catholique que le pape en matière de sécurité ? Est-ce que Liège et Namur n'ont pas été plus conciliantes pour l'organisation de fêtes ? N'ayant pas la réponse à cette question, j'ai posé la question au bourgmestre, voici dans les grandes lignes ce que j'ai retenu de sa réponse :
    * Il est faut de dire que OLLN se distingue des autres villes: pour le 15 août à Liège, les mesures ont été les mêmes (bloc de béton et militaire à chaque entrée de rue + contrôle d'accès, si certains vient une différence, c'est parce que il y a 10 rues, donc 10 entrées, donc on peut avoir l'impression d'une différence); idem Francofolies (Spa), idem Doudou (Mons)...
    * il est vrai qu'à Namur (Fête de Wallonie), les recommandations du Fédéral n'ont pas été suivies. cela semble être la seule fête qui se soit écartée des recommandations, bien qu'il y ait eu beaucoup de militaires;
    * les responsables (bourgmestre et chef de corps) ont une obligation de moyen, pas de résultat. S'il y a un problème et qu'il se passe quelque chose sans avoir suivi les recommandations, ils sont responsables (prison), sans compter le sentiment de culpabilité... La responsabilité implique de suivre les avis informés et argumentés des professionnels;
    * dans le cas des 24h vélo de LLN, l'organisateur privé était également responsable, c'est à dire tous les étudiants du centre sportif étudiant. Vu cette responsabilité, ils ont décidé d'annuler les 24h.

    Tous les conseillers communaux, tous les habitants aiment LLN, aiment son ambiance, dont les 24h. Et tous les conseillers communaux prennent en compte les avis des autorités compétentes et s'adaptent aux nouvelles situations. la Ville fait tout ce qu'elle peut pour travailler avec les citoyens responsables d'activités et tous les intervenants afin de collaborer à l'élaboration de solutions acceptables par tous. Si cette-fois-ci le temps a manqué, ce n'est pas une énergie perdue pour l'avenir.