Ah! si l‘UCL nous consultait…

Fini la politique de Papa qui savait mieux que les citoyens ce qui était bon pour eux. Aujourd’hui, il est évident que les citoyens doivent être à tout le moins consultés. Ce n’est pas seulement que les citoyens défendent mieux eux-mêmes leurs propres intérêts. C’est aussi parce qu’on croit dans l’intelligence collective :  toutes les idées exprimées ne sont pas compatibles, mais elles peuvent toutes concourir à mieux définir le projet, à prendre de nouveaux éléments en compte…

Ce qui est vrai pour les pouvoirs publics n’est manifestement pas aussi vrai pour les pouvoirs privés. Prenez l’UCL. Elle est propriétaire de terrains sur lesquels se bâtit une ville. Consulte-t-elle les habitants lors du développement de (nouveaux) projets ? Fait-elle des enquêtes publiques d’initiative ? Non.

Bien dommage, car si dans le cas de l’agrandissement de l’Esplanade, mon avis avait été demandé, voici ce que j’aurais proposé :

·         Que Klépierre soit obligé d’avoir des surfaces commerciales en dehors de son centre commercial fermé et de la rue Charlemagne, de telle sorte qu’il ait un intérêt fort à faire sortir les chalands de sa boîte ;

·         Que l’emphytéose soit calculée de manière inversement proportionnelle aux quantités vendues de produits issus du commerce durable (bio, local, équitable) sur tout LLN. ==> Plus ce genre de produits sont vendus, moins l’emphytéose est élevée. Ceci n’est que le même principe que Klépierre applique aux loyers des commerçants (plus il y a de chalands, plus ils payent).

On aurait sans doute eu autre chose qu’un horrible discours « acheter, c’est exister » de la part du promoteur.

Les commentaires sont fermés.