• Vous avez affaire à un gros cumulard…

    Le 16 août 2016, deux journaux (la DH et La Capitale) s’en donnent à cœur joie : la Cour des comptes publie au moniteur la liste, par élu, des mandats y compris la distinction s’ils sont rémunérés ou non. C’est le moment de faire des palmarès des plus gros cumulards ?
    Et voilà que je me retrouve comme 8° élu ayant le plus de mandats rémunérés ! Et j’en aurais 8 !
    Ah bon ?
    Explication : La Cour des comptes demande d’inscrire en deux lignes si on est administrateurs et en plus membre du comité de gestion. C’est le même mandat et il n’est rémunéré qu’une fois. Ceci vaut pour deux mandats que j’ai : SEDIFIN et IECBW.
    Pour un autre mandat, il faut être membre de SEDIFIN pour en faire partie.
    En bref, j’ai (avec les montants bruts – il faut y retirer 30% ristournés au parti et les impôts) :
    • un mandat de conseiller communal (2000 €/an) ; • un mandat à SEDIFIN (780 €/an) et en découle un mandat au GIE (804 €/an) ; • un mandat à l’IECBW (17230 €/an) ; • un mandat à IBW, que j’ai quitté en novembre (177€/an) ; • un mandat à ORES, qui s’est terminé en juin (7500 €/an).
    Vous pensez que les journalistes m’auraient téléphoné ou envoyé un email pour connaître la situation exacte ?

  • #OLLN : Décryptage de l’OJ du Conseil communal du 20 septembre 2016

    38 points sont inscrits en séance publique, 5 points ajoutés et 19 à Huis-clos

    Il est ici : http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj160920.pdf

    le projet de délibération est ici : (à venir)



    Le premier point est inhabituel : il s’agit d’évaluer à mi-parcours les réalisations d’un programme que les autorités communales se sont fixées : les points « logement » et « enseignement » du Plan Stratégique Transversal (PST).



    L’évaluation des politiques en Conseil communal est loin d’être une chose facile à réaliser.

    • D’abord car les évaluateurs sont juges et parties : ce sont eux qui ont rédigé ou approuvé (ou refusé) le plan et ce sont également eux qui ont accordé les moyens pour sa réalisation. Si le plan n’est pas réalisé, cela pourrait être parce que la rédaction n’était pas adéquate ou que les moyens étaient insuffisants.

    • Ensuite car le processus d’évaluation peut-être mené avec un autre objectif que celui de l’amélioration. La majorité peut s’en servir comme outil d’auto-valorisation et l’opposition comme outil contre la majorité. En particulier, si la majorité reconnaît des manquements et objectifs non atteints, la minorité peut transformer ceci en prétendant que « même la majorité reconnaît qu’ils sont mauvais gestionnaire ».



    Mais ces difficultés ne sont pas absolues. D’abord car il peut exister une vraie volonté de s’améliorer et de tenir compte de l’expérience. Ensuite car la confiance peut être d’un niveau suffisant entre les conseillers communaux de tout bord : toute parole autocritique n’est pas systématiquement reprise contre celui qui la prononce.



    A Ottignies-LLN, j’ai observé que les conseillers communaux se sont plusieurs fois mis dans la posture favorable : volonté que « la commune » s’améliore et que tous les citoyens en profitent, et respect des uns et des autres. Il y a des chances raisonnables que les éléments de succès, de demi-succès et d’échec soient mis sur la table et qu’on n’attribue pas les échecs à une personne dans le but de l’abaisser. Dès lors, les citoyens pourront savoir ce qui a bien fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné, les raisons des succès et déconvenues, et ce qui va être fait pour modifier la situation. Cela peut aller de « la prochaine fois, rédiger le plan autrement », « impliquer plus de personnes », à « mettre plus de moyens » ou « abandonner telle action qui n’est plus pertinente ».



    Vous trouverez l’état de réalisation des actions ici : (à venir)



    Les 3 points suivants (2 à 4) concernent le CPAS. Pas facile d’être président de CPAS par les temps qui courent : il y a de plus en plus de citoyens qui doivent faire appel au CPAS pour subvenir à leurs besoins. Le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale a augmenté. Une partie de l’aide est payée par le fédéral, mais l’autre partie par les impôts communaux.



    Le point 17 impactera plusieurs citoyens : à la ferme du Douaire à Ottignies la pétanque a quitté les écuries. Dès lors la bibliothèque peut occuper cette place qui est au rez-de-chaussée et qui rendra celle-ci plus accessible aux PMR. De plus, un accès commun sera réalisé avec la ludothèque, libérant une personne pour d’autres tâches. Des locaux ainsi libérés de la bibliothèque pourront servir au cercle d’histoire et à ses collections.



    Le point 20 est sympathique : les cimetières, qui sont déjà « sans pesticides » vont en plus devenir accueillant pour la nature. Pour cela, la Ville signe une charte avec la Région wallonne.



    Le point 32 pourrait amener du public au Conseil communal. Rappel des faits (en résumé) :

    • La Ville adopte en 2011 un plan cyclable. Ce plan prévoit entre autres un réaménagement de la rue Haute à LLN, en vue de rendre cette rue plus cyclable. Ce plan est concocté avec la Région, la Ville est des associations cyclistes. Des subsides importants sont prévus pour la réalisation.

    • En mai, un plan de réaménagement est présenté aux riverains (remplacement des pavés par de l’asphalte). Ceux-ci s’offusquent avec les arguments suivants : perte de l’aspect bucolique et volonté de garder des pavés, risque de danger dû à la vitesse excessive des vélo, inutilité des travaux car les cyclistes peuvent emprunter un autre itinéraire, beaucoup trop d’argent dépensé car des aménagements peuvent être faits à moindre frais. Des opposants demandent de ne rien changer. Une réunion houleuse se tient. Le collège s’engage à proposer un nouveau projet avec deux variantes et à consulter les riverains.

    • En juin, deux variantes sont proposées et ± 350 riverains reçoivent une lettre leur demandant de s’exprimer sur la variante 1, la variante 2 ou sur aucune des deux. 17 sont en faveur de la variante 1, 8 de la 2 et 17 pour aucun changement.

    • Fin août, le nouveau plan (variante 1) est soumis à l’enquête publique. Cette enquête se termine le 17 septembre. Dans cette variante, des riverains ont déjà demandé des changements dans le dessin des places de parking.

    Qu’est-ce qui passe au conseil communal du 20 septembre ? Un cahier des charges qui met les entreprises en concurrence pour réaliser « environ » la variante 1. Plus exactement, on demande aux entreprises de donner des prix au m² de placement de pavés, d’asphalte etc. en leur disant qu’il y aura ± autant de m² de chaque. Il aurait certes été plus confortable d’attendre le plan définitif approuvé par le fonctionnaire délégué, suite à l’enquête publique (cela n’aurait pas changé grand-chose au cahier des charges, mais cela aurait juste été plus compréhensible), mais alors il n'aurait plus été possible d'obtenir des subsides pour ces travaux.