#OLLN : conseil communal du 19 janvier 2016, qu'en retenir ?

Le compte-rendu "officiel" peut être lu ici : http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=30487&vID=384 . Quant à mon analyse, la voici :

Le budget du CPAS a été examiné en détail.

Retenons-en ceci :

Les trois évolutions prioritaires du travail quotidien du CPAS pour 2016 sont de prendre en gestion de 10 logements par convention avec AISBW ; d’engager un 4ème travailleur social dans le service d’insertion pour augmenter la mise à l’emploi (travail de prospection) et d’augmenter la médiation (amiable) de dettes + Règlement Collectif de Dettes pour réduire le phénomène d’endettement.

Le CPAS réalise peu d’investissements comparé à l’administration de la Ville. Néanmoins, quelques chantiers sont prévus : mise en conformité (subsides BW) de la crèche « la Pyramide », rénovation à la résidence du Moulin, démarrer la rénovation de la Maison à la chaussée de la Croix (3 studios et un appartement plus une salle de réunion), et enfin réaliser une étude de préparation du dossier pour une MRS (maison de repos et de soins publique.

Quant aux chiffres, ils disent ceci :

  • Dépenses : 51% du budget est constitué d’aides aux personnes, 40% du budget paye le personnel et 9% le fonctionnement.

  • Recettes : 26% des recettes sont apportées par la Ville, le reste est constitué des subsides des pouvoirs supérieurs.

  • Evolution : depuis 2007, si on retire l’inflation, la part communale a baissé de 13% et par contre les subsides ont augmenté de 29%. En €/habitant, la solidarité communale est de 120€/habitant en 2016, la moyenne en Wallonie étant de 150 €/habitant. Comme pour la Ville, notre coût du personnel est plus bas qu’en moyenne en Wallonie, alors que le montant d’aide est relativement équivalent.

La minorité est intervenue sur quelques points :

  • elle a relevé deux bizarreries administratives : pour équilibrer les comptes, on puise dans une réserve qui est à zéro (en réalité, on a de sérieuses raisons de penser que cette réserve ne sera pas à zéro à la fin de l'année 2015) et toujours pour équilibrer les comptes on estime que l'année précédente (2015) on aura fait un bénéfice qui n'était pourtant pas estimé au budget de la dite année. Mon commentaire : on parle d'assez petites sommes (respectivement 1,3 % et 0,2% de l'ensemble du budget du CPAS), mais néanmoins, c'est intéressant d'avoir un regard neuf sur certaines pratiques et c'est l'occasion d'en tenir compte.

  • La minorité a insisté et est revenu sur l'absence de réel progrès dans l'établissement d'une maison de repos publique. Ils rappellent que tous les partis avaient dans leur programme électoral la création d'une telle infrastructure. En 2016 n'est prévu que 20.000 € pour une pré-étude. Et 20.000 €, c'est trop peu pour commencer sérieusement, dit la minorité. La réponse de la majorité a été la suivante :

    • Tout ne peut pas se faire en même temps ! La majorité a planifié tout une série de choses à faire en 6 ans, et a rendu ce planning public à travers le PST (plan stratégique transversal), et la maison de repos est prévue dans le PST pour 2018.

    • Pour être prêt en 2018, on commence une pré-étude en 2016.

    • Il ne servait de toute façon à rien de commencer avant, car la région wallonne n'octroyait pas de subsides pour la création de nouveaux lits. La seule chose à faire était de s'inscrire dans la file d'attente pour être les premiers à en bénéficier lorsqu'elle s'ouvrira, et c'est ce qu'on a fait. Maintenant, la région demande un document plus précis sur les souhaits, dès lors la pré-étude tombe à pic pour répondre à cette nouvelle exigence.

  • Le poste « aides sociales » n’augmente pas alors que les besoins vont augmenter. Réponse du nouveau président Jacques Duponcheel : « c’est vrai qu’il y a un risque d’augmentation des demandes, mais le pouvoir fédéral a promis d’augmenter ses subsides. Vu le flou, on laisse les chiffres en l’état et on ajustera en cours d’année. »

Vote : 27 pour, 4 abstentions.

Après une heure de débat, dix minutes ont été consacrées à la crèche parentale « Les tournesols ». Le point venait au Conseil communal car cette crèche, dont le Conseil d'administration est constitué principalement de représentants désignés par le conseil communal, reçoit plus de 50.000 € de subsides. Un décret impose dans ce cas que la manière de travailler entre la Ville est la structure (ici la crèche « les tournesols » asbl) et les objectifs doivent être bien décrits dans un contrat de gestion, évitant ainsi de soustraire des pans entiers de la vie communale au contrôle des élus. Après avoir salué la qualité du contrat de gestion (on comprend bien qui fait quoi et dans quel but), le débat s'est une nouvelle fois engagé sur le coût de cette crèche ! J'y reviendrai dans un prochain article.

Moins d'une demi-heure a été consacrée pour le 39 points restants, tellement ils étaient techniques et déjà exposés dans un groupe de travail tenu préalablement au conseil communal.

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