• IECBW engage un ouvrier (Intérim)

    ANNONCE EXTERNE - INTERIM

    Nous engageons sous contrat intérimaire pour une durée de 2 mois :

    1 Ouvrier qualifié au service Distribution (m/f)

     

    Conditions d’accès :

     

    • Etre titulaire d’un Certificat d’enseignement du 2ème degré (copie du diplôme),
    • Posséder un permis de conduire B (copie du permis de conduire),
    • Expérience en terrassement manuel, travaux de gros œuvre, travaux de jardinage, en extérieur,
    • Atouts : expérience en conduite de machine type mini-pelle, expérience en travaux de pavage,
    • Réussir l’examen de recrutement.

     

     

    Profil :

     

    • Savoirs
    • Au cours de la formation, s’initier aux notions de débit et de pression.
    • Au cours de la formation, s’initier aux pièces utilisées régulièrement.
    • Connaître et comprendre les consignes en matière de sécurité (signalisation, etc.), santé, environnement et éthique.

     

    • Savoir-faire
    • Être capable de s’adapter (aux tâches ou situations nouvelles, variées ou non planifiés, etc.) et de proposer des solutions.
    • Être capable de s’initier à la lecture de plans de réseau (situer les rues, les maisons, les vannes, etc.).
    • Être capable de travailler en équipe.
    • Être capable d’apprendre et d’appliquer des nouvelles techniques.

     

    • Savoir-être
    • Être à l’écoute et respectueux des supérieurs hiérarchiques, des collègues et des clients.
    • Être rigoureux (fournir un travail précis, fiable et soigné).
    • Être organisé et productif.
    • Être respectueux du matériel mis à disposition.
    • Être exemplaire dans son comportement.

     

    Fonction :

     

    • Avec supervision, effectuer des travaux de terrassement, de remblayage et de réfection :
    • Exécuter tout travail de terrassement manuel et utiliser les engins mécaniques (mini-pelles) pour l’exécution des terrassements.
    • Exécuter des travaux de réfection des revêtements (dalles, klinkers, béton, etc.).
    • Exécuter des travaux de maçonnerie.

    Le terrassement manuel occupe une part importante de la fonction.


     

    • Veiller à la sécurité et au bien-être du personnel
    • Respecter les consignes de sécurité pour veiller à sa propre sécurité et aussi à celle des autres personnes concernées : porter les équipements de protection, utiliser les outils selon les consignes (fournies par le contremaitre ou le fabricant), organiser le travail, vérifier l’état du matériel, sécuriser son lieu de travail et poser la signalisation nécessaire, ranger le chantier, etc.
    • Prévenir et relever les dysfonctionnements, incidents et accidents en matière de sécurité.
    • Adopter une démarche de développement durable (tri des déchets, prévenir les accidents environnementaux)
    • Participer à l’amélioration permanente (relever les dysfonctionnements, etc…)

     

    Après formation :

     

    • Exploiter les installations d’approvisionnement et de distribution d’eau
    • Supervisé par un supérieur, participer aux travaux d’installation, de modification et de réparation des installations ainsi qu’aux travaux de pose et de réparation de conduites :
    • Réaliser des nouveaux raccordements.
    • Réparer des fuites sur le réseau.
    • Poser des nouvelles conduites.
    • Réaliser des jonctions entre le réseau existant et une nouvelle pose.
    • Entretenir et remplacer des accessoires du réseau (vannes, hydrants, etc.).
    • Effectuer des soudures du polyéthylène.
    • Effectuer tout travail de fontainerie à l’intérieur des immeubles.
    • Effectuer tout travail de fontainerie à l’extérieur des immeubles.

     

    • Procéder à l’entretien et au contrôle
    • S’initier au contrôle du bon fonctionnement des installations.
    • Contrôler l’état et entretenir les outils/équipements et le véhicule mis à disposition.

     

    • Compléter les feuilles de travail et réaliser des croquis de détail (à l’aide de son coéquipier)
    • Participer au rôle de garde (piquet puis agent de garde lorsque la ligne hiérarchique estime les compétences suffisantes)

     

     

    3 agences intérimaires sont en recherche jusqu’au 19/01/2016 midi.

     

    TALENTUS

    Rue du Bosquet, 2

    1400 NIVELLES

    067 /41.17.40

    nivelles@talentus.be

     

     

    SYNERGIE

    Rue de Namur 59

    1400 Nivelles

    067/79.46.80

    Nivelles@synergiejobs.be

     

    ASAP

    Avenue Jean Joures, 25

    1420 Braine L'Alleud

    02 /385.32.55

    braine@asap.be

     

  • J'aurais aimé écrire ce texte moi-même

    Nous y voila, nous y sommes

    Fred Vargas -2009

     

    Depuis 50 ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.

    Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

    On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

     

    Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution

    Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

    Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).

     

    Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

    Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.

     

    Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

    Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est -attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

    Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

    A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

     

    http://www.marcelgreen.com/article/fred-vargas-et-la-planete-on-sest-bien-amuse-427#.VenP3isufq0 .

  • Les deux conseils communaux du mois de décembre 2015

    Le Conseil du 15 décembre (compte-rendu de la journaliste de la Ville : ici http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=30276&vID=1 ) avait surtout comme objet le budget 2016 pour la Ville.

    Mais un point s’est glissé avant le budget : la Ville se joint à un recours car elle veut qu’une seule société de logements sociaux œuvre sur son territoire, et plus deux. Notamment et principalement parce qu’elle n’a plus 10% de logements sociaux, ce qui a pour conséquence que les moins riches ne peuvent plus s’y loger et, cerise sur le gâteau, que cela coute fort cher à la Ville car elle perd des subsides. Et la majorité estime qu’une des deux sociétés de logements sociaux est moins dynamique que l’autre : en choisissant la plus dynamique, les 10% pourraient à nouveau être atteints. Fureur de la minorité qui estime que la vraie raison est la volonté d’écarter le chef de l’opposition de la présidence de la société d’habitations sociales non retenue. Remarquons qu’il s’agit là d’un procès d’intention. Evidemment, dans ces conditions, cela fait des échanges tendus en conseil communal. En fin de point, patatras, la minorité fait découvrir à la majorité que dans les considérants, on disait vouloir dissoudre la société évincée. C’est évidemment faux, la majorité consternée se demande comment c’est arrivé là, et regrette amèrement son manque d’attention. Gène…

    Néanmoins, le conseil continue, et vers 21 heures, on se lance dans l’étude du budget. J’en avais présenté les grandes tendances ici : http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2015/12/13/olln-enjeux-des-deux-conseils-communaux-des-15-et-22-decembre-2015.html . A 22 heures, les présentations étaient terminées et le débat pouvait commencer. Il a duré jusque 23h15. Résumons très fort :

    • selon la minorité c’est la catastrophe et d’ailleurs on est au bord du gouffre ; selon la majorité on utilise aux mieux l’argent, l’administration est efficace et si les autres niveaux de pouvoir ne jouent pas de sales tours (financiers), l’avenir est relativement serein ;
    • Il y a eu une discussion sur la nouvelle taxe sur les parkings. La minorité était un peu contre… mais pas trop car cette taxe sera payée par beaucoup d’autres personnes que les citoyens de la Ville. La minorité voulait surtout exonérer la clinique. La majorité a d’abord expliqué que la taxe ne représentait que quelques centimes à l’heure, et ensuite que la clinique pouvait agir pour échapper à la taxe sur les parkings.

    A minuit, on abordait encore une motion pour que le gouvernement fédéral et le gouvernement régional donnent plus de renseignements et plus d’air aux communes pour fixer leur budget. La minorité (MR) y a vu une attaque sournoise contre le gouvernement fédéral (MR), ce qui a provoqué un débat… A minuit et demi, le conseil prenait fin. Fatigue.

    Le conseil du 22 décembre (compte-rendu de la journaliste de la Ville : ici http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=30311&vID=1 ) était surtout consacré au CPAS. Qu’a-t-on appris ? En 2015 :

    • Plus de 22 mille heures prestées par les aides familiales pour 131 familles aidées ;
    • 31 mille repas servis ;
    • 7 mille km effectués pour les bénéficiaires par le taxi social ;
    • 163 enfants accueillis par 15 accueillantes ;
    • 903 nouvelles demandes des citoyens envers le CPAS ;
    • 756 personnes ont fait appel, un moment ou un autre, à l’aide pour un revenu d’intégration. Cela fait en moyenne 500 revenus d’intégration payés chaque mois ;
    • 000 € sont accordés aux séniors vivant en maison de repos (leur pension ne permet pas de payer les frais en maison de repos) ;
    • 62 expulsions ont dû être gérées ;
    • 90 personnes ont été mises à l’emploi dans la cadre de la législation « article 60 » ;
    • 190 personnes sont suivies en médiation de dette.

    Puis nous avons entendus une série de témoignages qui étaient là pour dire combien une solidarité chaleureuse est importante. Voici un témoignage d’une assistante sociale : « 

    « Ce qui me ferait plaisir de relayer auprès de vous c'est l'image de la joie et la reconnaissance des personnes que nous avons aidées et plus particulièrement de certaines familles ou personnes seules avec ou sans enfants qui avaient vraiment mis tout leur espoir dans l'aide du CPAS, qui ont collaboré avec nous et qui ont pu sortir de l'ornière grâce à nous.

    En comprenant ses difficultés quotidiennes, grâce à un travail de collaboration et à une relation de confiance, nous mettons en place des aides pour la soulager financièrement afin de lui permettre de mener une vie conforme à la dignité humaine.

    Dans les situations rencontrées au quotidien, j’apprécie d’être parfois le coup de pouce qu’il manque à un usager pour que sa situation se débloque, d’être un soutien pour la personne atteinte d’une grave maladie qui a perdu tout espoir de guérison, de voir dans ses yeux du réconfort, et sentir qu’elle a confiance en moi… qu’elle se sente écoutée, comprise… aidée et accompagnée pour améliorer sa situation sociale, financière, sa qualité de vie. »

    Suite à cet exposé, une personne de la minorité a exprimé sèchement son mécontentement de n’avoir pas pu avoir le texte au préalable, qui qui rendait le débat impossible. Comme président du Conseil communal, je dois lui donner raison. D’un autre côté, je suis intervenu pour dire en substance que si les chiffres sont nécessaires pour mener un débat éclairé, les émotions le sont tout autant. Dans « l’erreur de Descartes », A. Damasio apporte une vision originale sur la manière dont les émotions donnent du poids aux différentes solutions d’avenir. En s’appuyant sur de l’étude de cas « Phinéas Gage », il montre comment les émotions permettent de nous adapter à l’environnement et pourquoi « pour le bon et le moins bon » elles font partie de la raison (contrairement à ce qu’indique une certaine culture classique cartésienne, d’où le titre évocateur du livre) (https://osp.revues.org/748 ). J’ai donc relevé que les témoignages apportés par la présidente Jeanne-Marie Oleffe étaient un élément essentiel au débat : c’est parce qu’on a des émotions face à toutes les personnes qui viennent au CPAS qu’on prend de bonnes décisions. Jeanne-Marie Oleffe nous a montré la voie.

    A 21h30, le débat sur le CPAS était terminé. 20 minutes après, les 29 points, tous très techniques, étaient terminés.

    C’est alors que le point sur les sociétés de logements sociaux est revenu : trois conseillers de la majorité avaient remis le point pour corriger l’erreur (dissolution) soulevée par la minorité au conseil du 15. Re-colère de la minorité. 15 minutes.

    A 21h45, nous nous quittions.

  • Chacun sa part

    Depuis la révolution industrielle, le développement observé notamment en Europe et donc en Belgique a apporté beaucoup de confort et de bien-être à ses habitants. Nous en bénéficions aujourd’hui !

    La contrepartie de ce développement a été une très importante émission de CO2. Avant la révolution industrielle, il n’y avait pas d’augmentation de CO2 car celui-ci provenait de ressources naturelles le captant dans l’atmosphère. La consommation de charbon, puis de pétrole et de gaz, a changé la donne, transformant le CO2 enfoui en CO2 atmosphérique. Tous ces vecteurs énergétiques ont été abondants, permettant de faire tourner des machines, de nous éclairer, de nous chauffer, de nous mouvoir… Notre développement vient en grande partie de l’énergie !

    L’actualité est là : à Paris, les gouvernements se sont engagés à réduire leurs émissions. Mais depuis 1992 déjà, à Rio, les chefs d'Etat s'étaient engagés à conserver le développement, en réduisant les gaz à effet de serre. Cet engagement n’a pas été couronné de succès, l'accroissement des émissions de CO2 se poursuit partout. La stabilisation des émissions de CO2 que certains annoncent dans des pays riches est un leurre : la production des objets que nous consommons a été déplacée notamment en Chine, ce qui implique que la croissance des émissions de la Chine est un peu la nôtre !

    Comment expliquer cette augmentation de gaz à effet de serre ? L'envie de plus de confort pour ceux qui en profitent déjà, l'envie d'un peu de confort pour ceux qui peuvent enfin se le permettre…

    Regardons les choses comme elles sont : les pays riches ont été les premiers à déverser du CO2 dans l'atmosphère. Leur dette écologique est plus grande que celle des pays pauvres. Les pays riches, dont nous sommes, doivent donc fournir plus d'effort. Constatons la réalité : alors que les états auraient dû réduire leurs émissions, ils ne l’ont pas fait. Peut-être y a-t-il une réelle difficulté à organiser la générosité à ce niveau ? Cependant, les humains peuvent être généreux ! Il est dès lors important de travailler aussi à un autre niveau, plus proche du citoyen, via les associations et le pouvoir local. C'est ce qui se passe dans notre Ville : des associations, des citoyens et la Ville s'engagent concrètement.

    Tous sont néanmoins confrontés à la difficulté d'éviter l'effet rebond ("avec l'économie de chauffage que j'ai réalisée, je me paye un voyage en avion").

    Bien que ces efforts soient formidables, la Ville et ses citoyens doivent encore aller plus loin. Chacun doit en faire son combat. Comme le dit le psychiatre Oughourlian dans son livre « psychopolitique », « l'ennemi ce n'est plus l'autre, l'ennemi c'est notre envie matérielle sans limite, c'est notre désir mimétique. »

    C’est ainsi que nous pouvons tous contribuer au bel avenir de notre planète. Nous sommes citoyens du monde, nous assumons notre part de responsabilité.

  • Attitudes de campagne

    Ni la campagne, ni la ville n’ont la possibilité de prendre des attitudes, soyons sérieux. C’est réservé aux humains, car l’attitude est une question d’intention et de comportement. En campagne… électorale, les politiques peuvent avoir des attitudes différentes envers les électeurs. L’attitude est alors une manière d’agir, partiellement calculée, qui a un but, ici : attirer plus d’électeurs.

    J’ai eu l’occasion de constater personnellement différentes attitudes en 2014, lors d’un débat électoral où je représentais mon parti. Un débat sur la chasse. Les trois autres partis traditionnels y avaient aussi leurs représentants. Et voici ce que j’ai observé.

    Attitude 1 : « Je suis des vôtres, votez donc pour moi. »

    Un des représentants était chasseur. Son discours était très simple : « Vous êtes chasseurs, je suis chasseur, seul un chasseur comme vous peut vous représenter au mieux. » Était-ce efficace ? Pas sûr. Car les chasseurs ne sont pas que chasseurs. Ils ont aussi d’autres identités, d’autres centres d’intérêt. Nous ne votons pas pour quelqu’un parce qu’il a UNE de nos caractéristiques…

    Attitude 2 : « Nos intérêts convergent, votez donc pour moi. »

    Un des représentants était bourgmestre. Son discours était simple également : « Vous, chasseurs, avez intérêt à nourrir le gibier en forêt pour avoir plus de bêtes à tuer. J’ai intérêt à vous louer la chasse plus cher, donc à vous laisser nourrir le gibier. Nous avons les mêmes intérêts. ». Était-ce efficace ? Pas sûr. Car qu’en est-il si les conditions changent et font que les intérêts des uns ou des autres se modifient ? Les chasseurs sentaient que baser son vote sur la seule communion d’intérêt était risqué.

    Attitude 3 : « D’autres demandent des choses contradictoires, j’équilibre le tout. Je suis raisonnable, votez pour moi. »

    Un des représentants était président de parti. Il a tôt fait d’expliquer que la veille, il était à une réunion d’agriculteurs, très demandeurs de supprimer certains privilèges accordés aux chasseurs, dont le nourrissage. « Je ne peux pas promettre une chose un jour et le contraire le lendemain. », a-t-il déclaré, en pointant que le représentant chasseur avait des collègues de son parti agriculteurs et que ceux-ci avaient promis le contraire la veille. Il a expliqué que son attitude de donner un peu à chacun et de dire la vérité était préférable. Était-ce efficace ? D’une certaine façon, oui. C’était crédible. D’une autre façon, non. Les chasseurs étaient déçus qu’on ne leur accorde pas plus d’avantages à eux.

    Attitude 4 : « Mes valeurs et ma vision impliquent de prendre telle décision pour atteindre tel résultat. Ma façon de faire est juste, votez pour moi. »

    Dès le départ, j’avais à peu près toute la salle contre moi. J’ai expliqué ce que représentait la chasse pour l’écologie : un élément indispensable pour préserver la biodiversité lorsque les prédateurs ont disparu. Dans cette optique, toute méthode de chasse qui n’atteint pas cet objectif doit être bannie. Ce raisonnement étant indépendant de la position et des intérêts des uns et des autres, la décision politique n’est pas fonction du pouvoir des uns et des autres. La décision est orientée principalement par les valeurs portées et par les résultats souhaités - dans ce cas, l’augmentation de la biodiversité. Était-ce efficace ? A court terme, pas sûr. Notamment parce qu’il n’y avait pas de conscience partagée que la biodiversité est en danger.

    Du point de vue de la déontologie politique, seule l’attitude 4 me parait valable. Seule celle-là peut rendre confiance dans le politique. Suit l’attitude 3. Les deux autres ne peuvent qu’entrainer plus de défiance envers le politique.

  • 16 ans de pesage de mes déchets ménagers...

    Chacun a son ou ses grains de folie. Pour ma part, je suis, entre autres, obnubilé par la possibilité de produire moins de déchets. Et, pour vérifier quelle performance j’atteins, je pèse mes déchets chaque fois que je m’en débarrasse. Et je fais cela depuis l’année 2000. J’en suis à 16 ans de pesage. Il était temps de faire une petite statistique.

     

    16_ANS-DECHETS.PNG

    En moyenne, je jette 111 kg par an (comme nous sommes deux dans le ménage, ensemble, nous jetons le double). Sur ces 111 kg, 17 kg ne sont pas recyclés : 14 kg vont dans les sacs qui partent à l’incinérateur et 3 dans des conteneurs pour des traitements spécialisés. 94 kg sont recyclés, la plus grosse partie étant constituée de papier (62 kg).

    15 kg qui vont à l’incinérateur… ce n’est pas beaucoup. En poubelle pesée, la moyenne est à 90 kg/personne et, en sac payant, elle se situe aux alentours de 150 kg/personne. Peut-être vous demandez-vous si je vis bien ou si je suis un pauvre malheureux contrit ? La réponse est que j’ai l’impression de vivre normalement. Au point que je me pose cette question : « Mais comment font-ils pour avoir tant de déchets ? »

  • 62 millions, à l'aise

    Vous aimeriez décider de ce que vous faites de 62 millions d’euros ? Admettons que oui. Combien de temps prendriez-vous pour décider de ce que vous en faites ? Cinq minutes, en allant sur un site de bourse et en achetant tout ce qui passe ? Une année, en consultant tous les bureaux d’investissement ? Mettriez-vous tous vos œufs dans le même panier ?

    Mais les personnes que je connais ont rarement eu l’occasion de se poser cette question. Il y a bien des personnes qui gèrent de gros budgets, comme le Collège d’Ottignies-LLN, qui gère 42 millions par an. Cependant, la vraie marge de manœuvre annuelle porte sur beaucoup moins d’euros, car il faut retirer, par exemple, l’ensemble des salaires du personnel qui font fonctionner les services, le remboursement de la dette… Bref, la marge de manœuvre est (quand-même) de quelques millions.

    Me poser cette question m’est arrivé cette année. Pas tout seul, bien sûr. Tout le conseil d’administration de SEDIFIN devait décider comment rassembler 62 millions pour acheter les parts d’Electrabel dans ORES que l’intercommunale devait acquérir. On a décidé d’utiliser +/- 22 millions qui étaient sur des comptes. Rien de moins. Et le reste sera financé par des emprunts : un emprunt « classique » de 20 millions, remboursable en 15 ans, et deux emprunts « bullet » (sorte d’emprunts perpétuels).

    Formellement, la décision a pris +/- 30 minutes pendant un conseil d’administration. En réalité, certaines personnes ont travaillé pendant des jours pour faire des simulations. Celles-ci prenaient en considération tous les frais et toutes les rentrées, pour calculer, parmi plusieurs options, celle qui offrait le meilleur rendement.

    On peut être partagé entre l’impression d’une certaine désinvolture : 30 minutes pour 62 millions, c’est quand même 2 millions la minute… ou l’impression d’une inefficacité : 30 minutes pour choisir la solution la plus rentable telle que calculée par les techniciens (les arguments et calculs étant là et compris, se décider pouvait ne prendre que deux secondes)… La réalité est plus nuancée : il y avait bien une solution offrant plus de dividendes aux communes, mais elle avait ses revers : elle faisait porter aux générations futures une plus grosse part des remboursements d’emprunt et pouvait être un peu plus risquée.

    Dès lors, pour moi, la question n’était plus : « Combien de temps va-t-on passer à soupeser chaque chose ? », mais : « Qui décide ? ».

    • Les électeurs, à qui on aurait demandé leur avis ? Car chaque électeur peut avoir son opinion sur les risques à courir et la charge de la dette à faire porter par les générations futures. Point n’est besoin d’être diplômé et la qualité d’élu ne confère pas une capacité de raisonnement meilleure ou un sens des responsabilités plus aigu.
    • Tous les élus des communes affiliées ? Car, finalement, ce sont eux qui verront, dans leurs budgets communaux, les effets de cette décision.
    • Rien que le conseil d’administration (CA) de l’intercommunale ? Car ils ont été choisis pour gérer l’intercommunale, non ?

    Je vous le donne en mille : le CA a pris ses responsabilités !

    Alors oui, j’ai été choisi en partie pour cela. Et c’était plus facile de fonctionner ainsi. Mais pour des dossiers si importants, ne pas impliquer les citoyens, ou au moins tous les élus, c’est leur dire : « Votre avis, c’est une fois tous les six ans. Point barre. » Je crois que c’est une erreur. Si on ne rapproche pas la politique des citoyens, il ne faudra pas s’étonner que les citoyens s’éloignent des politiques.

    Le CA a fort probablement pris une bonne décision. Mais la prendre avec les citoyens ou l’ensemble des élus aurait eu ce supplément d’âme…