• Compte-rendu du Conseil communal du 13 octobre 2015

    Le conseil communal du octobre restera dans les mémoires. Plus de deux heures pour un seul point, ce n'est déjà pas banal. Mais en plus, cela a été deux heures productives ! A la différence de la plupart des autres séances. Examinons ceci.

    Je l'ai dit et écrit plusieurs fois, le conseil communal est très loin de remplir sa fonction idéelle. Dans le monde idéal, le conseil communal est le centre de la décision démocratique : les conseillers communaux, parfaitement informés, débattent de la meilleure solution à adopter, puis décident. Cette conception, totalement abstraite, est souvent impraticable pour deux raisons : (1) quand la décision arrive au conseil communal, elle a été étudiée pendant des mois et l'étude d'une autre solution serait du gaspillage et (2) les échéances pour la mise en œuvre sont serrés (un subside à obtenir…), de ce fait étudier une autre solution, n'est plus possible. A ces deux raisons pratiques s'ajoute une raison politique : la majorité s'est mis d'accord sur un projet politique, dont la réalisation pratique est confiée au Collège qui, tel un capitaine, ne se laisse pas distraire de son cap. En pratique, les décisions sont donc arrêtées au sein de la majorité avant le conseil communal. La minorité fait de même : elle se réunit pour fixer sa position et décider de l'angle d'attaque envers la majorité (je caricature). Dès lors, le conseil n'a pour ainsi dire plus de rôle décisionnel. Il a plus un rôle d'animation politique.

    Au conseil du 13 octobre, le déroulement semblait écrit dans les astres. La révision du schéma de structure et du règlement communal d'urbanisme est préparée depuis des années. La minorité avait lu les 700 pages. Ils étaient venus au conseil pour dire que le document était mauvais, qu'il fallait le recommencer, que le Collège avait tout faux : mauvais pilotage, mauvais objectif , mauvaise méthode… En l’occurrence : plein de faute dans le document, pas d'objectif de densité maximale, nécessité de prévoir d'abord la mobilité avant de prévoir les densités d'habitation… Bref, ils allaient voter contre.

    Et pour une fois, le scénario a changé ! Non seulement l'analyse de la minorité a été contredite (« les densités sont les mêmes que celles que vous aviez adoptées » / « les possibilités de construire existent au plan de secteur, indépendamment du schéma de structure et/ou des infrastructures de mobilité »…) mais les conséquences d'un vote « contre » ont été exposées : « ne pas changer le règlement communal d'urbanisme, c'est ennuyer les citoyens avec un règlement obsolète et trop contraignant. » La minorité a demandé une suspension de séance et a décidé de s'abstenir. Donc, et c'est rare, l'échange d'arguments a mené à un changement de vote.

    Pour les autres points du conseil, la lecture du compte-rendu fait par la journaliste de la Ville vous en apprendra autant que ce que je pourrais faire. Voir : http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=29258&vID=384

    Le conseil du 10 novembre a un ordre du jour que vous trouverez ici.