• De la place pour tous, et aussi pour de la nature

    Voilà, les « bétons Lemaire » ont vendu leur terrain à Matexi. Qui utilise le béton pour construire des habitations, mais qui ici veut transformer le terrain en terrain à bâtir.

    C’est où ? C’est derrière le chemin de fer de la Rue du Monument (qui s’appelle « rue du Monument » en souvenir du monument dressé suite à la collision ferroviaire de 1895 ayant eu lieu à cet endroit).

    Quelle superficie ? 6,8 ha. A raison de 80 logements/ha souhaités, cela représente environ 600 logements.

    Mais qu’est-ce qui est souhaitable ? Cela dépend de quel point de vue on se place.

    • Pour Matexi : le plus de logements possible… ou plus exactement, le plus de logements possible vendus chers. Trop de logement ferait baisser le prix au point que l’optimum de leur rentabilité ne serait plus atteint.
    • Pour les riverains immédiats : le moins de logements possible, et une zone verte à la place.
    • Pour les ottintois du centre et de la vallée : des logements du moment que cela ne les perturbent pas, surtout que cela ne crée pas de bouchons.
    • Pour la planète : assez bien de logements car ils sont situés près de gares, de zones de services, ce qui permettrait de limiter l’empreinte écologique.

    Tous les points de vue sont légitimes. Le pouvoir politique doit tous les considérer, mais il doit y mettre des priorités.

    Vous attendriez de moi que le considère avec une forte priorité le droit des riverains immédiats. Certes, les riverains doivent être fondamentalement respectés. Mais ne prendre que ce point de vue, c’est rejeter tous les autres qui attendent un logement. Une hausse de 10% de la population, à l’horizon 2050, est attendue en Wallonie : autant mettre ces nouveaux citoyens dans des endroits faciles d’accès. De toute façon, on ne peut pas en même temps dire « Ottignies est trop cher, nos enfants ne peuvent pas trouver de logements abordables », et refuser de construire des logements. Simple question d’offre et de demande. Non ?

    Comme conseiller communal, vous attendez de moi que je défende les Ottintois de la vallée. Très certainement, mais comme dit dans le paragraphe précédent, je défends aussi les Ottintois du futur.

    Oui mais les Ottintois de maintenant, me direz-vous, ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler, pour se déplacer, et qui risquent de se retrouver dans des bouchons si trop de logements sont construits ?

    Dans ma conception du monde, le bonheur, c’est le partage. J’ai du mal à dire « vous ne pouvez pas venir parce que nous ne voulons pas changer, nous ne voulons pas partager ». Soyons clairs, la voiture est beaucoup trop utilisée en Belgique en général. Si le belge moyen fait 12.000 km/an avec sa voiture, il émet 2.5 tonnes de CO2 or, pour la stabilité climatique, on ne peut émettre que 1,5 tonnes, en tout et pour tout, par an. Et donc, dire « que d’autres ne viennent pas à Ottignies près d’une gare, car nous voulons garder toute notre facilité pour émettre nos 2.5 tonnes de CO2 », bof. Très peu pour moi.

    Pour moi, la grande tâche du politique (mais pas seulement du politique), c’est de construire une alternative à ce fonctionnement social destructeur d’une vie heureuse pour les générations futures. Et TOUT LE MONDE doit recevoir une offre politique qui permet de réduire ses émissions de CO2, bref tout le monde doit pouvoir accéder à une mobilité alternative à la voiture. Nous devons promouvoir la marche à pied, le vélo, les bus, les voitures partagées (et accessoirement les parkings… pour voiture, près des gares). C’est ce que nous faisons déjà.

    Et en particulier, il faut défavoriser l’usage de la voiture dans les quartiers près des gares et des services. Personnellement, après avoir visité Firbourg en Allemagne, j’y ai découvert une action fort intéressante : les autorités ont accepté que peu de parking soient construits dans le quartier, à condition que le taux de motorisation soit et reste bas. Si le taux de motorisation dépasse un seuil, alors des espaces en zone verte doivent être transformés en parking, au frais des propriétaires.

    Et voilà encore une préoccupation que j’ai : il faut que les futurs quartiers soient agréables à vivre et accueillent une population diversifiée (en âge, revenu…). Or des études ont montré que la présence de la nature est un vrai facteur de bien-être. C’est là qu’on peut faire d’une pierre deux coups : accueillir tr !ès peu de voitures, développer des alternatives, et remplacer la place des voitures par des zones de nature et de convivialité. Il est également important de connecter le quartier aux zones naturelles avoisinantes (bois des Rêves…).

    L’autre chose est d’exiger du promoteur qu’une (bonne) partie des logements puissent être accessibles aux faibles et moyens revenus, en cédant des logements à la société d’habitation sociale, à un CLT (community Land Trust), etc. En restant raisonnable : ce sont en partie les autres acheteurs qui payeront cela… Eh oui, le capitalisme est ainsi, et même si je n’aime pas, je n’ai pas, comme élu communal, la possibilité d’influer largement sur cet état.

    Et toujours en pensant aux générations futures, il faut exiger du promoteur une haute qualité environnementale et énergétique des nouveaux bâtiments.

    Il me semble qu’avec les dispositifs dont je viens de parler, il y a moyen de faire de belles choses dans ce futur quartier.

  • Test-Achat défend-il tous les consommateurs ?

    Qu’est-ce que « défendre les consommateurs » ?

    Les associations de défense (des intérêts) des consommateurs sont des organismes qui informent (via des communiqués de presse et via des courriers adressés à leurs membres) et conseillent (tant collectivement que de manière individualisée) les consommateurs. Elles peuvent aussi défendre leurs membres en menant des actions contre des institutions pour protéger le consommateur ou lui garder un avantage. Voici quelques actions qu’elles mènent :

    ·         tester les produits pour voir s’ils sont suffisamment sûrs et sains ;

    ·         tester les produits pour que les membres connaissent le meilleur rapport qualité/prix ;

    ·         conseiller le consommateur sur des types de consommation qui coûtent moins cher, qui sont plus surs, et qui sont moins polluants ;

    ·         négocier des avantages pour leurs membres ;

    ·         proposer des procédures et contrats types qui protègent les membres lors de transactions ;

    ·         défendre les intérêts de leurs membres en cas de conflit (pour pouvoir disposer d’une aide, il faut généralement être membre de leurs services et payer une cotisation) ;

    ·         faire des procès contre des organismes qui bafouent des lois en faveur des consommateurs ;

    ·         faire du lobbying auprès ders partis politiques et des élus pour faire voter des lois qui accordent plus d’avantages aux consommateurs ou qui les protègent mieux.

    Et justement, Test-Achat mène actuellement une action de lobbying contre une (potentielle) décision gouvernementale : faire passer la TVA sur l’électricité de 6 à 21% (voir encadré ci-dessous).

    Ce n’est ni de l’information, ni du conseil. C’est de la défense du consommateur pour le protéger… « Le protéger »  de quoi ? Cela ne concerne pas sa sécurité ni sa santé immédiate. Cela concerne son « pouvoir » d’achat. Pas question de payer plus pour le même service, nous disait Test-Achat. Pas de double imposition et de reniement de promesse électorale (d'amaliorer le pouvoir l'achat) dit encore Test-Achat en juillet.

    Payer moins = défendre le consommateur ?

    A première vue, cela peut paraitre évident : payer moins équivaut à défendre le consommateur. En fait, ce n’est pas si sûr. Chaque fois que l’énergie baisse de prix, la consommation augmente, et inversement. L’ICCED dit que « Les chiffres montrent en tous cas que la hausse importante des prix des produits pétroliers entre 1980 et 1985 a fait baisser significativement les consommations énergétiques, preuve s’il en est, que ceux-ci ont un impact majeur sur les niveaux de consommation. »[1] Donc quand Test-Achat milite pour garder un prix bas, c’est comme s’il militait pour garder une consommation élevée (voir en complément le graphique ci-dessous). Et donc, c’est comme s’il militait pour plus de déchets nucléaire ou plus de gaz à effet de serre (une bonne partie de l’électricité est fabriquée à partir de charbon ou de gaz). Et cela, je suis certain que c’est contre les intérêts des consommateurs appartenant aux générations futures. Test-Achat ne défend pas l’intérêt des consommateurs en général, mais il ne défend que l’intérêt financier de ses membres aujourd’hui, contre les intérêts plus globaux des citoyens-consommateurs de demain.

    icedd.pngLa courbe orange est le prix moyen des énergies et la courbe verte est la courbe de consommation des logements en ayant neutralisé la rigueur climatique. On voit clairement que quand les prix montent, la consommation baisse.

     

     

     

     

     

    Rejeter la faute sur le politique = défendre le consommateur ?

    Il y a eu une gestion chaotique de l’énergie, nous pouvons être d’accord. Mais « les politiques »[2] en sont-ils responsables ? Si « les citoyens » élisent de manière variable des partis politiques et que donc les partis au gouvernement changent, c’est normal que la direction choisie change. En pratique, les électeurs ont voté Ecolo (1999) qui est entré au gouvernement, celui-ci a décidé de sortir du nucléaire, Ecolo n’a plus été dans les gouvernements suivant… le gouvernement NVA-MR change la décision et revient au nucléaire. Que veut Test-Achat : supprimer la démocratie ? Et si « les politiques » avaient une responsabilité d’errements qui aujourd’hui coutait chère, qui devrait payer ?

    ·         Les élus ? Ceux de 1999 ? On va leur retirer leurs biens ? Risible.

    ·         Les entreprises ? Les produits seront plus chers et les consommateurs payeront quand-même.

    ·         Les travailleurs ? Les salaires seront moins élevés et le pouvoir d’achat diminuera quand-même, pour les travailleurs en tout cas.

    ·         Les propriétaires ? Ceci veut-il dire que Test-Achat est pour un transfert de la fiscalité de la consommation sur le capital ? Et on verra immédiatement se lever l’association de défense des propriétaires qui dira « pas nous, on n’a rien à voir là-dedans ».

    Réflexe d’enfant gâté, qui favorise l’extrême-droite

    Je suis Ecolo. Je n’ai aucune forme de sympathie particulière pour le gouvernement NVA-MR. Par contre, j’ai une certaine sympathie pour la démocratie en général. Et quand Test-Achat, en attaquant un concurrent, attaque de fait la démocratie, je prends la défense de la démocratie, même si, ce faisant, je protège le concurrent.

    ·         Attention à se croire juste quand on s’oppose à la perte d’un avantage acquis. Des études ont montré que perdre un avantage A est 2 fois plus pénible qu’est agréable le fait de gagner cet avantage A (http://www.etopia.be/IMG/pdf/140505_HDB_Prix_du_bonheur.pdf, page 7). Ce déterminant psychologique occasionne une politique très conservatrice (on n’innove pas, pour ne rien perdre). L’alternative, valable dans ce cas-ci, est de voir le gain encore supérieur de la nouvelle politique. On peut aussi se poser une autre question : était-ce seulement un avantage d’avoir la TVA à 6% ? Et doit-on garder des avantages qui ont des inconvénients ?

    ·         L’addition des intérêts individuels ne fait pas nécessairement et toujours la bonne gestion de l’intérêt collectif. Dans le cas qui nous occupe, c’est un peu « mes avantages, et que les autres crèvent (les autres = générations futures, d’autres que ceux qui partagent mes intérêts dans les générations actuelles) ».

    ·         Test-Achat doit arrêter de se mettre en position « +/- » (moi je suis bien, les autres sont problématiques : voir http://www.analysetransactionnelle.fr/?page_id=52 ) car cela mène au poujadisme qui lui-même mène à l’extrême droite.

    Proposition au politique : changez votre façon d’agir

    ·         Notre société a un problème : des investissements doivent être planifiés sur des dizaines d’années, mais les décisions politiques peuvent changer tous les 5 ans. On ne va quand-même pas supprimer les élections ou s’empêcher de changer ! Comment résoudre ce dilemme ? Il faut revoir la démocratie pour permettre la gestion de long terme par la participation. Toutes les décisions nécessaires mais qui dépassent la durée d’une législature doivent s’appuyer sur un large débat démocratique dans la société et être confirmés par une décision directe des citoyens (référendum, panel de citoyens type G1000 …[3]).

    ·         Il faut revoir les règles démocratiques sur la gestion des biens communs. Est-ce que ce qui appartient à tous se gère par l’addition d’intérêts individuels ? Non bien sûr. Il faut un autre système, encore à inventer. Dès lors, il faut arrêter de parler de pouvoir d’achat, car celui-ci  est plus souvent une dictature d’achat ou un pouvoir de torture. Il faut avoir une vision globale de l’humain : mon argent sert à la fois à satisfaire mes besoins, mes désirs, mais doit aussi satisfaire les besoins de la collectivité et ceux du vendeur. La seule prise en compte de mes intérêts est mortifère.

    ·         Enfin, il faut avoir une vision énergétique de long terme. Pourquoi pas, comme le demandent beaucoup de scientifiques, augmenter le prix de l’énergie via une taxe, si celle-ci sert à garantir une réduction de l’effet de serre, à en conserver pour les générations futures… Il « suffit » de réinvestir le produit de la taxe dans des économies d’énergie, dans le développement de moyens de production propre. A chacun de voir quels sont les partis et les gouvernements qui proposent cela…

    Proposition à test-Achat : changez aussi !

    ·         Il me semble souhaitable que dans tous les dossiers qu’elle traite, Test-Achat doit avoir une vision holistique : l’ensemble des besoins et des conséquences doivent être pris en compte. Inutile de faire baisser un prix si c’est pour augmenter la pollution ou si cela désavantage les générations futures ou les pauvres. Pour créer cette vision cohérente, je propose deux outils : créer une vision de long terme sur ce qu’est une société désirable, et utiliser un « test de durabilité »[4].

    ·         Test-Achat doit enfin se rendre compte qu’actuellement elle pratique la « durabilité faible »[5], c’est à dire que le patrimoine environnemental peut être totalement détruit selon test-Achat, du moment que le consommateur ait d’autres avantages. C’est une position, je dirais à Test-Achat qu’elle devrait sérieusement y réfléchir…  

    En conclusion, je demande à Test-Achat de revoir sa pétition.

    ·         Je propose à Test-Achat d’abandonner la dictature du pouvoir d’achat. Je lui propose plutôt d’elle-même développer une vision de long terme, en pensant aux intérêts de tous. Je lui propose de réfléchir à ce que pourrait être une durabilité forte.

    ·         Et dans le dossier du prix de l’énergie, je lui propose de faire du lobbying pour que l’énergie soit plus propre et disponible. Cela peut passer aujourd’hui par une augmentation intelligente de la fiscalité. Cette augmentation pourrait globalement augmenter notre bien-être.

     

    Version 1 (Fin juin 2015)

    Une hausse de la TVA de 6 à 21% sur l’électricité est sur la table de ce gouvernement. Ensemble, signifions-lui clairement qu’il ne peut en être question.

    Signez notre pétition ci-dessous !

    En ce qui concerne l’énergie, les politiques ne peuvent faire éternellement payer leurs errements aux consommateurs et revenir en outre, une fois de plus, sur leur promesse de ne pas toucher au pouvoir d’achat des ménages. Celui–ci a déjà été suffisamment entamé : 

    • La partie régulée de la facture que sont les coûts de réseaux (transport et distribution) a, ces 6 dernières années, augmenté en Flandre et en Wallonie, de plus de 40%.
    • La taxation des intercommunales à l’impôt des sociétés a été intégralement reportée sur les consommateurs. 

    Ajouté à ceci, une hausse de la TVA à 21% ferait passer une facture moyenne de 770 à 880 euros par an, soit une augmentation de 110 euros !   

    C’est inadmissible !

    D’autant que les consommateurs supportent, et risquent de supporter encore longtemps, les effets de la gestion chaotique de l’énergie en Belgique. 

    Prolongation du nucléaire, besoins futurs en moyens de production, développement du renouvelable, réseaux et compteurs intelligents,… 
    Ces éléments risquent d’alourdir la facture énergétique des consommateurs dans des proportions que personne n’est aujourd’hui capable d’estimer avec précision! 

    En conséquence, nous exigeons le maintien de la TVA sur l'électricité à 6 %!

     

     

    Version 2  du 23 juillet 2015

    Non seulement le gouvernement voudrait augmenter la TVA sur l'électricité de 6 à 21 %, mais en plus il serait question de ne pas répercuter cette hausse dans l'index santé et donc au niveau des salaires. C'est faire payer deux fois cette hausse aux consommateurs!
    C'est donc un double non à la hausse de la TVA sur l'électricité!

    Aidez-nous à porter ce message en signant notre pétition!

    Le gouvernement renie, ici, clairement ses promesses de sauvegarde du pouvoir d’achat et de  maintien des prix dans la moyenne des pays voisins, comme prévu dans l’accord de gouvernement.
    Au niveau de la comparaison transfrontalière, la Belgique redevient le pays le plus cher, juste devant l'Allemagne.  

     

    Or, l’électricité est un produit de base, tels que les fruits ou les médicaments taxés à 6 %  de TVA. Elle doit, à ce titre, rester abordable pour tous ! Et c’est de moins en moins le cas. 

    La hausse de la TVA à 21% sur la consommation électrique fait augmenter une facture moyenne d’une centaine d’euros par an. Mais ce n’est pas la seule augmentation déjà actée et à venir.

    Si nous ajoutons : 

    • 80 € (disparition des premiers kWh gratuits en Flandre)
    • 20 € (intercommunales soumises à l’impôt des sociétés remporté sur les consommateurs )
    • 50 € (financement des panneaux photovoltaïques en Flandre)

    La hausse sur la facture annuelle peut être de 250 euros et plus.

    C’est inadmissible. 

    Signez notre pétition contre ces augmentations, pour une énergie à prix abordable.

     

    Signez notre pétition

    http://www.test-achats.be/maison-energie/energie/en-direct/par-voie-de-petition-la-tva-a-21-sur-l-electricite-c-est-non

     

     

     



    [2] Par « les politiques », il faut probablement comprendre « les élus et les partis ».

    [3]A Ottignies-LLN, la vision de la Ville pour 2050 a été élaborée 250 citoyens. Tous les citoyens étaient invités à participer.

  • Les vacances, c'est... la guerre ?

    Les vacances, c’est beau. C’est calme, c’est reposant. Ah…

    Tu parles ! Pendant les vacances, les gens ont le temps de t’agresser.

    sauver_arbres.jpgJe vous raconte. Je poste gentiment une image sur Facebook.

    Ce genre d’image ne fonctionne que par Internet évidemment, si celui qui fait le statut devait employer du papier, il serait mal.

    L’un ou l’autre commentaire, puis : « Plus près de nous c'est lui aussi, l'être humain, qui tout en parlant défense de la nature soutien l'implantation d'un immense projet de parking en béton surmonté d'un quartier d'habitation résidentiel dans une bourgade du Brabant... Dans une démocratie représentative, en l'absence de démocratie directe, un politicien n'a pas de cohérence réelle, ni de convictions, seulement des maladresses qu'accompagnent des regrets baignant dans un océan d'irresponsabilité... »

    D’un coup, je prends en pleine face que je ne suis pas respectueux de la nature, que je ne suis pas démocrate, que je suis incohérent, que je suis sans conviction, que je suis maladroit et enfin que je suis irresponsable. Rien de moins.

    Je décide de répondre sur une partie du fond de l’attaque (il s'agit du parking Courbevoie à LLN). Je résume :

    1. S’il faut construite 600 logements, ils détruiront moins la nature là qu’ailleurs;
    2. Ceux qui veulent défendre la nature oublient qu’ils ont eux-mêmes construit un logement qui a détruit la nature. Là, les politiciens ne doivent rien dire;
    3. Ce qu’il y a de moche avec Courbevoie, c’est que c’est  un projet qui sera (très vite) inutile (Pic de production de pétrole) ;
    4. Ma conviction politique est de faire vivre l’idée qu'on peut vivre mieux avec moins et qu'on va/doit vivre avec moins, et la traduire dans le concret.

    Le détail de ce j'ai écrit est dans ce cadre.

    Le parking Courbevoie est-il vraiment un désastre écologique ? A-t-on abattu des milliers d’arbres ? Plus globalement, a-t-on détruit du capital naturel (arbres ou autre chose), et si oui, en a-t-on détruit beaucoup plus que si le projet avait été construit  ailleurs ?

    Et je commence par l’argument qu’en fait, on a déjà construit beaucoup à LLN, et que ceux qui critiquent le parking et les nouveaux logements n’ont rien fait d’autre que de construire une part d’un grand parking et de logements…  « Des milliers de maisons ont été construites sur des terres fertiles parfois boisées (y compris la mienne), qui entend-on pour s'ériger contre ce fait ? Des milliers de maisons, construites une par une, cela fait un quartier, voire une ville. Il y a même des maisons qui ont un garage en dessous de l'habitation. Quand c'est la maison d'une personne, le politicien doit approuver. Quand c'est 600 maisons d'un coup, en appartement, et que les parkings sont pour les habitants et d'autres, le politicien doit s'y opposer, et farouchement en plus. A partir du moment où l'être humain détruit la nature pour satisfaire ses besoins/envies, le politique peut-il faire beaucoup mieux que d'en gérer les conséquences ? »

    Je parle ensuite de mon problème avec Courbevoie. « Ce n'est pas (principalement) qu'il y ait beaucoup de béton ou que quelques arbres aient été arrachés (il y en auraient peut-être eu bien plus d'arrachés ailleurs pour construire ces logements), mes plus gros problèmes sont :
    * qu'on construit pour la société du 20° siècle, celle de la voiture, alors qu'au 21° siècle, avec le pic de pétrole et l'effet de serre, il n'y aura plus (autant) de voitures ;
    * que la place de la nature dans le nouveau projet est trop faible ;
    * que l'empreinte écologique du projet est trop haute.
     »

    Je constate que « l'argument que les gens entendent le moins est celui du pic de pétrole. Je me retrouve avec cet argument comme un architecte qui doit expliquer à une personne de 75 ans en pleine forme qu'il ne doit pas faire construire une maison avec un emprunt de 40 ans et plein d'escaliers car il ne vivra plus si longtemps et qu'il marchera plus difficilement : il y a des choses qu'on ne veut pas entendre car cela annonce une perte et qu'on ne voit ni ne ressent pas comment vivre heureux avec cette nouvelle situation. 

    Notre société s'imagine difficilement être heureuse avec moins de pétrole/voiture. Pourtant OLLN2050, la MDD et d'autres ont démontré que c'était possible ! »

    Je réponde enfin à la question de mes convictions : « la plus grande partie de mon ambition politique est là. Faire vivre cette idée (qu'on peut vivre mieux avec moins et qu'on va/doit vivre avec moins) et la traduire dans le concret. »

    Pensez-vous que cela va s’arrêter là ? Que néni ! Mon correspondant surenchéri. Je résume :

    • Les citoyens ne détruisent pas la nature, ce sont les politiciens :
    • Les politiciens sont le problème de notre société ;
    • Des arbres ont été détruits avec l’accord de politiciens écolos ;
    • La population a été mise devant le fait accompli ;
    • Tu es malhonnête car tu accuses les autres alors que c’est toi le problème ;
    • Il n’y a qu’en Suisse qu’il y a une vraie démocratie.

     

     Le détail est ci-dessous

    Sur le fait que le politique gère les conséquences des choix des citoyens : a) Ce raisonnement est calamiteux et tente de noyer le poisson... Il généralise grossièrement une question d'urbanisme concrète. Ici, à Louvain la neuve, ceux qui "détruisent la nature" concrètement c'est le politique, c'est le pouvoir : avec ce projet Courbevoie ce sont la SNCB, le pouvoir exécutif de l'UCL, le gouvernement Wallon et quelques politiciens écolo, (dont Hadelin de Beer) ainsi qu'un promoteur immobilier et un, des entrepreneurs (Besix Red, Thomas et Phiron)

    b) Conception du politique "religieuse". Tu présentes le politique comme une sorte de bon samaritain qui viendrait soigner et sauver les braves gens d'eux même et du "mal" qui les habitent. Cela manifeste une très faible intelligence de la réalité politique depuis que les premières cités existent (relire Heraclyte, Platon, La Boetie, Machiavel, Marx, Jaurès, Lénine etc ... Le politique aujourd'hui dans bien des cas, ne fait pas partie de la solution mais plutôt du problème.

     c)". la seule chose concrète, à ce jour, c'est que la friche arborée du quartier de la Baraque à été détruite avec l'accord des politiciens écolos, alors que "mille" autre projets urbanistiques étaient possibles"... Pour dire les chose platement une fois le projet validé par le "pouvoir" la population à été mise devant le fait accomplis et la destruction écologique intellectuelle et concrète à vu le jour.

    En conclusion, je trouve grossier le procédé qui consiste à imputé la faute du projet à d'autres qu'à ceux qui l'on mis en place... Que je sache la population n'a pas été consultée en amont du projet... j'aime toujours à rappeler qu'en Suisse, personne ne connaît la tête d'un politicien parce que là-bas le politicien est chargé par la population et sous sa responsabilité et son contrôle d'accomplir le "bien public", de réaliser les projets pour lesquels la population le mandate. On inverse la polarité politique... Mais les suisses ne sont pas des européens : dans nos pays les projets partent du politique vers la population et là-bas, dans la montagne, les projets partent de la population vers le politique et cela depuis le 14ème siècle. C'est dire que si l'on veut du changement il ne faut surtout pas écouter le politique dans nos pays mais se demander ce que l'on veut réellement comme société... La phrase d'Hadelin est à cet égard parlante… Bien à toi

    Ma réponse : « Ton commentaire est simplement désagréable et les smiley n'y changent rien. Tu pars du postulat toi = population = bon / politicien = moi = méchant. A partir de ce postulat, je pouvais déjà prédire ta conclusion. Je ne vois pas l'intérêt de poursuivre la conversation. »

    Cela ne calme pas mon correspondant. « Cher Hadelin de Beer je viens de lire ta réponse. A part l'expression d'un petit malaise psychologique, que je ne voulais nullement provoquer, ta réponse me parait très (peu) argumentée...!? Je pense que "en tant qu'ami sur facebook" si je vois apparaitre sur mon mur des argumentations qui pèchent par une série de déficiences analytiques je reste en mesure de pouvoir y répondre... A moins que la censure te paraisse un élément indispensable à la pensée politique et à sa légitimité ... Mais je comprends que la situation ne te permette pas de réagir autrement... le béton qui grandi dans la ville est un démenti suffisant me semble-t-il (les smiley signifie qu'ici il n'est point besoin de se prendre trop au sérieux. En toute amitié. »

    Chacun jugera de mes déficiences analytiques. Je maintiens que :

    • si il faut construire 600 logements, en « dur », il est plus écologique de le faire à côté d’une gare, dans ce qui fut principalement un champ ;
    • Il est globalement plus écologique que les gens prennent le train pour aller chaque jour à Bruxelles que d’y aller en voiture. Toute chose égale par ailleurs, un parking utilisé par 2500 voitures  est plus écologique que 2500 voitures qui vont tous les jours à Bruxelles ;
    • La population a été consultée. Il est vrai que, à la Baraque et à Lauzelle, des riverains se sont opposés au parking. Mais quelle population fallait-il consulter, et qui devait avoir un avis prépondérant ? Les futurs utilisateurs du parking ? Les riverains de l’autoroute vers Bruxelles qui respireront moins de particules fines, ainsi que les Bruxellois ? Ou seuls les habitants de Lauzelle et baraque ?
    • Mon problème principal, je l’ai déjà écrit, c’est qu’on continue à construire des bâtiments, infrastructures et autres qui seront devenues inutiles en 2050, soit parce que la réduction de consommation de pétrole aura été décidée pour éviter l’emballement climatique, soit qu’on sera largement passé le pic de production de pétrole… J’avais demandé que le parking soit réversible. Je pense pouvoir dire que j’ai été considéré comme un zozo. Un demi-fou quoi.

     

    Pitié ==> Vous avez 1000 fois le droit de ne pas être d'accord avec moi. Il n'y a pas besoin de m'agresser pour cela. Et si nous ne sommes pas du même avis, cela ne veut pas encore dire que l'autre (vous ou moi...) est un nul. Et ceux qui veulent approfondir la question de la démocratie locale je les invite à se rendre au brunch du café citoyen le 18 octobre : http://www.alterezvous.be/activites/ArtMID/991/ArticleID/239/tirage-au-sort-au-secours-de-la-democratie-

  • Ecolo sert-il à quelque chose ? Ce que Facebook en dit...

    Libé.PNGSur Facebook, on trouve tout. Par exemple une discussion sur l’utilité des écologistes Au départ d’une page de Libé.

    Là-dessus, des internautes s’expriment :

    • « L'écologie diluée dans le capitalisme ne sert qu'à vendre des produits verts pâles. »
    • «Par leur réaction face au TSCG, les écolos belges ont en tous cas répondu à la question... Ils ne servent à rien. Les débuts d'Ecolo sont derrière eux. Et leur avenir aussi... D'autres forces apparaissent qui remettent en cause le système économique lui-même, incompatible avec non seulement le progrès mais avec la survie même de notre écosystème. C'est ce qui explique que les mouvements verts sont dépassés, faute d'une analyse et d'une remise en cause conséquente du système »
    • « A quoi ils servent ? Ben, à alimenter la caste des élus du peuple professionnels. Ou c'est que j'ai rien compris à la politique »
    • « Seul le résultat des urnes importe, pour le moment, la réponse est sans appel »
    • « Réformer, c'est rien changer »

     

    Tous ceux qui critiquent n’ont que faire de la réalité, leurs critiques sont la réalité (pour eux). Qu’Ecolo ait écrit dans son manifeste « Dans un monde aux ressources limitées, où l’humanité n’a jamais produit autant de richesse, et où celle-ci n’a jamais été aussi mal répartie, la seule option viable et solidaire afin de permettre un mode de vie épanouissant et prospère pour tous, est de sortir d’un système qui vise l’accumulation et le profit pour le profit, en détruisant la planète et en creusant les inégalités. Ce système risque à terme de s’effondrer de façon anti­démocratique, violente et chaotique. Il nous faut réduire, proactivement, le pouvoir économique et financier des marchés et du capital en faveur du pouvoir démocratique des citoyens, afin de permettre une répartition juste et pérenne des richesses et un choix souverain d’orientation de l’économie et de la société.», ils ‘en tapent.  Ils se tapent aussi de ces phrases-ci : «La démocratie ne se limite pas au droit de vote.[…] La démocratie que nous voulons se base également sur la participation effective du plus grand nombre à la vie politique et sociale, par les moyens les plus variés possibles. »

    Ce qui est bien, dans les interactions Facebook (comme dans la vie sans doute), c'est que chacun vient avec ses croyances/convictions, les déverse, puis s'en va. Il y a ceux qui pensent que le capitalisme est "le" problème. Ils viennent dire ici (comme ils disent partout ailleurs) que tous ceux qui ne combattent pas le capitalisme ne servent à rien. Il y a tous ceux pour qui la politique représentative est "le" problème. Ils viennent dire ici que tous ceux qui acceptent d'être des représentants ne servent à rien. Il y a ceux qui qui pensent que le manque de puissance est "le" problème, ils viennent dire ici que quand on n'est pas puissant électoralement, on ne sert à rien. Il y a ceux qui pensent que "la gauche" est "la solution", ils viennent dire ici que tous ceux qui ne sont pas à gauche ne servent à rien.

    ...

    Moi, je suis un type qui ne sert à rien. Juste, un moment donné, j'ai travaillé sur un dossier, l'obsolescence programmée. Berk, même pas le grand combat "anti-capitaliste-Gaucho-antpolitiquepouris". Nul quoi. Minable. Et j'ai proposé des choses bien concrètes. Nul, hein ! Et je l'ai fait en tant qu'Ecolo. A mort !

    Et récemment, j'ai proposé que les gens de mon quartier signent la charte "Zéro-pesticides". Vous vous rendez compte, je n'ai même pas proposé la fin du capitalisme !

    Je vais me mettre une étoile jaune : je suis un sale petit réformiste qui ne tiens pas (toujours) le discours du "grand soir".

    Ah oui, en passant : je n'ai plus de voiture. Je suis quand même un sale type, qui retire du travail aux bons ouvriers (de gauche). A cause de sales types comme moi, Ford Genk a fermé et le chômage a augmenté. Je suis vraiment un sale type anti-gauchiste.

  • Louvain-la-Neuve et les graphs de la gare en 2015 : quelques évolutions

    La réalisation de graphs peut aller très vite. On le constate à LLN. Voici quelques exemples.

    A l'entrée des quais de la gare

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    Le lendemain

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    Devant l'Aula Magna

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    Sous la fac de théologie

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