• courage et politique

    Aux politiques on demande du courage. Il n'est d'ailleurs pas rare d'entendre de-ci de-là et de lire dans la presse que les politiques manquent de courage.

    Mais faut-il pour autant être plus courageux en politique qu’ailleurs ?

    Dans la vie privée, le courage peut se définir comme le fait de :

    • surmonter la peur pour réaliser une action nécessaire, qui peut s’avérer héroïque selon les circonstances. Il se révèle dans l’adversité et selon les enjeux. Il exige d’être lucide, mais pas téméraire, ni désespéré ;
    • surmonter l'envie naturelle d'arrêter malgré l'inconvénient ou l'inconfort engendré, poursuivre l'action ou l'effort. Ceci se manifeste lors d'un décès, d'un exploit sportif ou d'études pour obtenir un diplôme.

    Est-ce de ce courage-là dont on parle en politique ?

    Peu de courage dans le monde professionnel

    Il est utile de faire un détour par la psychologie pour examiner ce qu'est le courage. Le courage est une attitude qui se manifeste au moment de la construction dynamique de la personnalité, essentiellement durant l’enfance, comme on le voit bien dans la spirale dynamique. Ce modèle permet de décrire les paliers (ou phases, ou états) par lesquelles un être humain, ou un groupe, ou même une société, passent lorsque ceux-ci évoluent.

    La spirale dynamique

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    Schéma  : un individu ou un groupe se construit en passant par différents paliers.

    La spirale dynamique ou évolutive sans fin permet de comprendre comment l’individu se développe, en passant d’un axe centré autour de lui à un axe centré autour des autres, et ce faisant, il monte chaque fois d’un palier. Lorsqu’il naît, il est centré sur lui, dans l’instinct et la survie. C’est assez pauvre et il doit passer à autre chose. Il fusionne alors avec sa mère. Mais la fusion est étouffante. Entre trois et sept ans, il explore la puissance, et pour ce faire il a besoin du courage. Mais c’est un monde un peu violent. Il passe alors à un monde d’ordre, où l’obéissance est de mise et la paix est un bénéfice. Mais ceci devient trop limitant pour un adolescent qui se recentre sur lui et développe la réflexion autonome. Il peut alors profiter de ses compétences et devenir efficace. Cette réflexion reste néanmoins un peu froide et l’isole, il éprouve le besoin d’être plus connecté, de se sentir solidaire. L’individu se décentre et vit l’intersubjectivité, basée sur l’empathie et la connexion. Ceci clôt le premier cycle d’évolution.

    Le second cycle est beaucoup plus intégrateur ! À ce niveau-ci, les paliers d’évolution ne se construisent plus sur les limites du précédent. Ils ne se construisent plus en opposition mais au contraire les niveaux sont articulés. Centré sur soi, cela donne un palier d’intégration. Dans ce palier, on est témoin de ce qui est en soi et autour de soi (position Méta). Toute situation est une expérience qui élargit sa conscience et la manière d’agir est plus intuitive, le fonctionnement se fait en réseau, en intégrant le long-terme, la complexité du monde et la diversité du vivant.

    Le palier suivant permet de se recentrer sur les autres : l’holisme. A ce palier, le monde est un système global mû par de multiples forces et auquel nous participons (co-création). Nous sommes tous reliés : l’enjeu est l’élargissement de conscience de l’humanité. Les événements mondiaux heureux ou douloureux sont des façons qu’a la vie d’impulser l’évolution. Le « Moi » est au service du « Soi », de l’évolution globale.

    Remarquons que chaque palier a son importance comme les différents étages d’une maison. Par conséquent, il n’y a pas de « bon » palier en soi mais des représentations et des attitudes plus ou moins adaptées à une situation. Les transitions sont douces entre les différents paliers, quand un état commence à se dissiper et le suivant à émerger. Un état ne remplace pas le précédent mais se rajoute à lui, ce qui fait qu'une personne peut manifester, dans un contexte donné, plusieurs états dans des proportions variables.

    Selon cette théorie, le courage serait donc un état qui apparaît entre trois et sept ans, quand l’enfant est égocentré et découvre toute la puissance en lui, la force qui lui permet de s’opposer et de combattre. Cet état peut se retrouver à d’autres moments de la vie quand les situations l’exigent. Le courage est alors une ressource enfouie qui nous permet d’affronter l‘adversité (épreuves morales ou physiques, accident, maladie, décès d’un proche, activités sportives, études).

    On comprend que, dans l’univers professionnel, il soit rarement fait appel à cette attitude, parce qu'on demande aux travailleurs d'interagir entre eux à un niveau plus haut dans la spirale dynamique.

    Courage ou démocratie ?

    Très souvent, j’ai lu ou entendu qu’ « il faudrait que les ministres aient le courage politique de prendre des décisions difficiles ou impopulaires ». Comme si les hommes et les femmes politiques devaient être dotés d’une vertu particulière pour accomplir des actes difficiles et redoutés par d’autres.

    En effet, ce que certains demandent aux hommes et femmes politiques, c'est d'oser prendre des décisions que la situation exige mais que « le peuple » ne prendrait pas volontiers. Et si « le peuple » n'est pas enclin à prendre ces décisions, c'est que cela ne lui plaît pas. Il est donc demandé au politique d'oser déplaire lorsque c'est nécessaire et d'imposer des décisions non voulues.

    Les décideurs politiques semblent souvent manquer de courage au moment de prendre des décisions impopulaires. Une conséquence perverse de la contre-démocratie selon Pierre Rosanvallon, mais également de la perte des prérogatives de l’Etat, selon Pascal Delwit […]. Les hommes politiques manquent-ils de courage une fois arrivés au pouvoir ? […] l’accusation est régulièrement proférée. […] [Les politiques craignent] de se montrer impopulaire, de mécontenter certains groupes de pression – autre manière de désigner un manque de courage politique – […]. Pourquoi les décideurs ne mettent-ils pas en œuvre ce qu’ils ont promis ou ce que la communauté des savants les presse de faire ? Une réponse fuse spontanément : par crainte des conséquences politiques, financières ou personnelles. [...] Interviewé, Pierre Rosanvallon déclare que « l’expression du non devient dominante sur tous les plans, c’est l’âge des coalitions négatives. Du coup, les gouvernements cherchent à minimiser les risques. D’où chez eux une certaine tendance mécanique à l’immobilisme pour ne pas prendre des coups »[ii].

    Imposer ? Certes, mais au nom de quoi ? Le plus souvent en effet, « les décisions que la situation exige » ont une orientation idéologique et ne sont pas si neutres et évidentes que cela. Ainsi par exemple, est-ce courageux de rendre une rue piétonne ? Les cyclistes et les piétons trouveront qu’il fallait avoir du courage par rapport aux lobbys commerciaux. Les commerçants peuvent considérer que c’est une décision électoraliste et inféodée aux lobbys cyclistes et piétonniers. Le courage est donc ambigu et dépend du point de vue.

    Si nous pouvons oublier l'argument d'une vérité absolue pour imposer une décision impopulaire, on peut dire qu'un parti politique a la légitimité d'imposer une décision par sa force électorale. Mais qu'en advient-il si même ses électeurs sont opposés à la décision ? Dans ce cas, le courage s'oppose à la démocratie ! Le courage serait l'imposition de quelque chose contre l’avis de la majorité. De quel droit peut-on le faire ? Quelle serait alors la différence avec la dictature ?

    De même, imposer une décision sans soutien populaire, au moins d'un groupe, c'est contradictoire avec la notion de la représentation politique : un élu est là notamment pour représenter les intérêts et une vision du monde d'une partie de la population. Plus même, c'est normal qu'un élu défende les intérêts et donc en partie les envies du groupe d'intérêt qu'il représente. Surtout s’il a été élu en disant qu’il allait le faire. Ne pas le faire, c’est ne plus avoir de courage, c'est avoir menti au moment des élections.

    Il faut néanmoins mentionner une limite à ce raisonnement : faire de la politique, pour certains politiciens dont je suis, ce n'est pas, ou pas uniquement, représenter les intérêts d’une partie de la population. C'est aussi représenter l'intérêt de tous, y compris les exclus, les générations futures (et donc absentes lors du vote)... et favoriser l'émergence d'un monde conforme à la vision annoncée. Il est légitime dès lors d'imposer des décisions qui ne sont pas l'intérêt de la majorité des électeurs... si toutefois il était clair pour les électeurs que des décisions de ce genre étaient susceptibles d'être prises.

    Jean Jaurès disait déjà : « Le courage, c’est chercher la vérité et la dire. La démagogie, c’est vouloir plaire au public en annonçant des mesures que l’on sait qu’on ne réalisera pas, une fois au pouvoir. » Interrogé sur l’abolition de la peine de mort, votée par l’Assemblée nationale quelques mois après l’élection de François Mitterrand, Robert Badinter confirme à son tour. Pour l’ancien Garde des Sceaux : « Le courage politique était d’annoncer, avant l’élection, l’abolition à cette opinion publique majoritairement hostile. Mitterrand a eu ce courage. Abolir la peine de mort, c’était réaliser ce qu’on avait annoncé. Le vrai risque, c’était au moment de l’élection. Le courage politique, il se situe là. Non pas d’affronter une tempête dans une enceinte parlementaire. »[iii]

    Courage et pouvoir

    Même si le politique est légitime et réussit à imposer une solution contre des intérêts particuliers, sans le soutien d'au moins une partie de la population, il n’est pas sûr qu'il n'y aura pas dans le futur un retour de manivelle. Après avoir pris une décision que personne ne soutient, pas même ses électeurs initiaux, c'est avoir la certitude qu'aux élections suivantes, le parti subira une raclée électorale. Les partis opposés s'empresseront de réformer la décision... où est alors le gain ?

    Un exemple ? Ecolo, avec des arguments scientifiques prouvant le lien entre la publicité sur le tabac, y compris celle s’affichant sur les voitures de Formule 1, et la dégradation de la santé, s'est obstiné à maintenir l’interdiction de la publicité pour les cigarettes, condamnant de ce fait le Grand Prix de F1 de Francorchamps. Certainement, ce point de vue était justifié quant à la santé publique. Il était même courageux vis-à-vis des autres partis et d’une majorité de l’opinion publique, surtout au vu de l’incroyable pression des lobbies cigarettiers qui s’en est suivie (à moins, selon quelques personnes, que ce ne fût une soumission aux lobbies anti-tabac). Mais cette décision a été vécue par beaucoup de citoyens comme une imposition injuste et contre-productive (beaucoup de personnes ne souhaitaient pas que la Belgique soit plus contraignante que ce qu'exigeait l'Union européenne). Si bien qu’aux élections suivantes, cette obstination a contribué à ce qu’Ecolo perde le pouvoir et son objectif initial n'a pas progressé. Où est le gain ?

    Le courage, c'est de monter de niveau

    Imaginons que l'intérêt des générations futures, des exclus et de tous les défavorisés soit lésé. Prenons comme hypothèse que rétablir cet intérêt soit contraire aux préférences des générations actuelles. Le politique doit agir certes, mais que faire ?

    La première chose est d'abandonner l'idée de toute-puissance d'un enfant entre trois et sept ans : l'imposition par la force n'est pas une option. Justement, le politologue Pascal Delwit[iv] nous avance de surcroît que le politique s'est coupé d'outils d'action : « 0n a ce paradoxe […] d’une moindre capacité du politique [à agir car il s'est dépossédé des outils administratifs en libéralisant et dérégulant l'économie] alors que plus d’interlocuteurs lui demandent de le faire. D’où cette impression souvent, d’une impuissance assez forte [...]. Une impuissance difficilement assumable et avouable […] » Il conclut que « le courage politique, c’est de dire les choses telles qu’elles sont ».

    Je suis d’accord avec la conclusion de Pascal Delwit, le courage politique est de dire les choses telles qu’elles sont. Il me semble néanmoins qu'on peut y ajouter deux volets. Le premier est d’annoncer préalablement à l’électeur ses intentions et de se tenir à leur esprit. Le second volet concerne la gestion des intérêts individuels et de l'intérêt général. Pour dépasser des intérêts individuels opposés à l'intérêt général plus large, le politique doit faire le pari de plus de démocratie plutôt que de plus de despotisme, fut-il éclairé… Quand, à la réflexion, un problème ne peut être résolu sans buter sur des intérêts divergents (un groupe contre un autre, ceux d’aujourd’hui contre ceux de demain …), le but d'un politicien ne peut pas être de se comporter en super héros, celui qui sait mieux que les autres, et donc de descendre vers une attitude infantile, de prendre son courage à deux mains et d’imposer une solution par la violence. Le but est plutôt de monter dans les paliers de la spirale dynamique : passer de la réflexion à l’intersubjectivité (chacun comprend le point de vue de l’autre), puis à l’intégration et enfin, collectivement à l’holisme afin de trouver une solution qui est plus que la satisfaction minimale de chacun. Le politicien doit faire cette démarche, et doit entraîner dans son sillage ceux qui s’adressent à lui.



    [i]Inspiré de Véronique Guérin TETRA (séminaire de l’Institut Ressources, avril 2011), et http://www.spiraledynamique.com/Theorie/index.php visité le 5/9/2012.

    [ii]Citations du journal Le Soir du 12 janvier 2010 dans la rubrique « forum », page 16

    [iii]Le Soir, 12 janvier 2010.

    [iv]Le Soir, 12 janvier 2010.

  • J'aime le 21ème siècle, et vous ?

    De quoi rêvez-vous pour l’avenir ? De retourner au 20ème siècle ? Certains estiment que le paradis, c’était entre 1945 et 1973, les « trente glorieuses ».

    Allons, sûr ? Aujourd’hui, elles sont rebaptisées les « trente pollueuses » ou les « trente ravageuses ». C’est le moment où la prospérité s’est réalisée sur le dos de l’environnement et des ressources nécessaires aux générations futures. C’est fou quand-même de vouloir revivre ces années, c’est alors que le monde occidental à le plus augmenté sa prédation et sa pollution.

    Non, le 20ème siècle n’est pas ce paradis perdu. Non, l’augmentation de la croissance économique n’est pas l’alpha et l’oméga. Non, l’augmentation de la consommation et de la production n’est ni le bonheur, ni la solution. Non, l’augmentation de la productivité à tout crin n’est pas l’objectif ultime. A quoi rime l’augmentation de la productivité en musique : jouer la 9ème symphonie plus vite ? A quoi rime l’augmentation de la productivité dans les services : Cent enfants par puéricultrice ? Mille malades par infirmière ?

    Dès lors, que désirer ? Quel projet collectif qui soit enthousiasmant ? Faisons des limites environnementales une opportunité ! Et imaginons que les liens sociaux et leur qualité peuvent eux croître de manière infinie. Nous prendrons moins l’avion : nous voyagerons plus longtemps, découvrirons plus de choses et ferons plus de rencontres. Il y aura moins de voitures : l’air sera plus sain, les routes plus conviviales, le vélo plus agréable et les voisins plus proches. Les maisons seront moins chauffées : nous les aurons isolées et elles seront toujours aussi conviviales.

    Ecolo propose un objectif pour le 21ème siècle. Ecolo propose aussi une méthode pour passer du 20ème au 21ème siècle : la transition !

    Mettons-nous ensemble pour un 21ème siècle dont nous avons vraiment envie !

  • Alors, ce conseil communal du 1° avril ?

    Début à 20h15. 20h27, les quinze (dont deux retirés) premiers points étaient bouclés : une moyenne d’une minute par point. Normal, c’étaient des points techniques.

    A 21h, les points 15 et 16 étaient bouclés. Le point 15 était technique, par contre le point 16 ne l’était pas, et la qualité du débat était très bonne. Il s’agissait de modifier un tout petit bout de voirie rue de la Chapelle. Chaque modification de voirie passe en Conseil communal, parce que tout ce qui touche au patrimoine communal doit passer en Conseil. L’enjeu n’était pas la modification de la voirie en elle-même, mais ce qui l’entourait, c'est-à-dire l’urbanisation. Le Conseil ne peut rien décider à ce sujet, mais cela donne néanmoins un échange intéressant.

    En montant d’Ottignies, vers le Blocry, au dessus de la Chaussée de la Croix il y a un rond-point. A droite la rue de la Chapelle, tout droit l’avenue des Justes. Entre la rue de la Chapelle, l’avenue des Justes et le Bauloy, il y a actuellement des arbres, des prairies et quelques maisons. A terme, tout sera progressivement urbanisé. mais de manière peu dense : le PPA prévoit en moyenne 20 logements à l’hectare.

    Tomas et Piron veut urbaniser une petite partie, à côté du rond-point de la Chaussée de la Croix

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    Les riverains craignent, pour ce projet-ci et pour les suivants, qu’il y ait un surcroit de voitures, que la rue de la Chapelle ne pourra absorber. Le Collège a prévu une voirie de délestage potentielle, qui serait en conformité avec le PPA.

    Autre crainte : y aura-t-il des commerces et de l’horéca ? Le Collège ne veut pas de commerce de nuit. L’horéca ne serait pas nécessairement négatif, comme le montre le petit restaurant « saveur du Sud » quasiment en face, mais il faut que les propriétaires du bâtiment le veulent.

    A 21h08, les quatre points d‘Annie Galban étaient votés : 2 minutes par point. Pourtant 3 points ont été discutés, mais c’était franchement technique.

    Le point proposé par Cécile Lecharlier : 2 minutes

    A 21h25, les 44 points sous la responsabilité de David da Camara-Gomes étaient votés. 22 secondes par points en moyenne. Normal, c’étaient des points techniques sur lesquels toute l’information a été donnée au préalable et sur lesquels tous étaient d’accord.

    Le point de l’échevin Jacob : 30 seconde, car il n’y avait pas plus procédurier.

    Les deux points de Michel Beaussart : il en présente le contexte : 2 minutes et demi par point. Suit cinq minutes sur l’accord passé entre conseillers, pour améliorer la gestion du Conseil. La minorité prétend que si elle ne demande pas qu’un point soit présenté, il doit être voté immédiatement. Je rectifie : si tant la minorité que la majorité sont d’accord qu’un point soit présenté immédiatement, il le sera. Donc une personne de la majorité, y compris l’échevin peut demander à ce qu’un point soit présenté, même s’il fait consensus. On en reste là.

    Il est 21h35, avec 47 points votés. Il reste 9 points apportés par différents conseillers. Ils prendront deux heures !

    Le premier sur les logements que la Ville possède et qui restent longtemps inoccupés, trop longtemps selon la minorité. L’exposé dure 8 minutes. La réponse et les échanges : 32 minutes ! Environ 15 minutes de différents échevins qui expliquent pourquoi tels et tels logements sont occupés, partiellement occupés, les procédures qui ont pris du temps et qui le plus souvent ne dépendent pas de la Ville… et 15 minutes environ sur la manière de communiquer et sur le vécu du respect par chacun. En résumé :

    ·         Jacques Otlet disant que la Ville est piètre gestionnaire en matière de logement, bien plus piètre que ce que la majorité l’accuse d’être en tant que président de l’IPB (la société qui gère plus de 900 logements sociaux sur Ottignies et qui devra les passer à Notre Maison) et que d’ailleurs il fera tout pour que cela ne se passe pas ;

    ·         Jean-Luc Roland, Bourgmestre, qui met en évidence le discours répétitif (depuis 9 ans) de Jacques Otlet, qui prétend que tout ce que fait la majorité est mauvais, quelles que soient les réponses apportées, et qui de surcroit met en exergue une des motivations du point, la vengeance. Il déclare « c’est une ambiance détestable, ce n’est pas ce que nous voulons que le Conseil soit » ;

    ·         Cédric Jacquet qui déclare que la minorité est là pour « mettre un coup de pied au cul » de la majorité quand elle travaille mal ;

    ·         Jeanne-Marie Oleffe qui lui répond qu’elle veut bien entendre des critiques si les réponses sont entendues, mais que les coups de pieds au cul est une attitude détestable et qu’il peut se les mettre lui-même.

    Deux choses à retenir :

    • a)      Sur le fond du dossier, des bâtiments sont inoccupés soit parce qu’on va les démolir, soit parce que les procédures pour les réhabiliter prennent du temps, ce que le Collège déplore
    • b)      Sur la forme, l’opposition OLLN 2.0 se plait à dire que le Collège travaille mal, qu’eux feraient cela mieux, qu’il faut « botter le cul », bref à se mettre dans une position de supériorité. Ils feraient bien de méditer les réflexions de Benoît Lutgen à La Libre du 12 avril 2014 : « Question : N’êtes-vous pas tenté d’essayer de mettre le PS dans l’opposition comme vous l’avez fait en 2012 dans certaines communes? Namur, Molenbeek, Verviers... Réponse : Molenbeek, c’était l’arrogance... Ce qu’il s’est passé, c’est que Philippe Moureaux a reçu le CDH comme si c’était le larbin ou l’esclave du PS. Eh bien, les esclaves se sont révoltés et, maintenant, il est dans l’opposition. C’est simple. Question : Et Charles Michel, est-il arrogant? Réponse : L’arrogance ne se trouve pas plus à gauche qu’à droite. Elle est exprimée par des personnalités, c’est vrai. La politique, c’est une question de projet, de valeurs, mais aussi une question de comportement. C’est tout aussi important. Le comportement de certains peut effectivement jouer dans les alliances. »

    On a aussi discuté pendant une demi-heure sur les poubelles et la propreté publique. Des photos ont été présentées de lieux où des déchets trainaient, près de bancs  sans poubelles à proximité. J’ai mentionné mon étude sur le sujet, qui dit ceci : plus on met de poubelle, plus les gens viennent y mettre des déchets (parfois de ménage), et par contre ceux qui vont sur les bancs ne font parfois pas un mètre pour aller mettre leurs déchets à la poubelle. Ce qui fonctionne le mieux, selon l’expérience, c’est que chaque endroit soit « socialement plein », que les gens qui s’y rendent sentent que l’endroit est « habité », entretenu.

    On a discuté 15 minutes pour adopter une motion demandant de mieux accueillir les afghans. On est assez vite passé au vote après que les points de vue de la majorité et de la minorité aient été exprimés et qu’on se rende compte qu’ils étaient irréconciliables.

    Avec quelques autres points, il était 23h30. Une demi-heure de huis clos. Vous savez tout, comme si vous y étiez.

  • Qui êtes-vous, les ouverts aux verts ?

    Une étude du CEVIPOL, que « Le Soir » relate le 17/4/2014, dit que ...
    * vous êtes un peu plus féminines « Les femmes sont plus nombreuses à donner leur voix à Ecolo (56,4 % de femmes) » ;
    * il y a assez bien de jeunes : « Les jeunes plus verts. L’étude démontre que les différences sont plus significatives s’agissant de l’âge des électeurs. C’est Ecolo qui fédère les plus jeunes (42,8 % de moins de 36 ans) »;
    * il y a assez bien de personnes ayant un parcours de formation en hautes écoles : « Ecolo (dans une moindre mesure que MR, CDH et FDF) compte plus de 50 % de diplômés de l’enseignement supérieur (universitaire ou non).»

    Moi je vous le dis, on s'en fout, tout le monde est le bienvenu pour voter Ecolo. On a besoin de tous pour opérer une transition vers un monde écologique.