• On veut des politiciens courageux, et intelligents... qui nous obéissent sans penser.

    Un Belga a attiré mon attention. Les journalistes ont interviewé l'auteur d'une pétition contre la taxe au kilomètre.

    Dans cette dépêche du 10 février, l’agence Belga annonçait ceci :

    Jxx-Mxx Lxxx, le citoyen à l'origine d'une pétition bilingue en ligne contre la "taxe kilométrique" envisagée en Belgique, [...] s'organise pour faire pression sur le "politique". [...]
    L'auteur de la pétition dénonce le surcoût du projet pour les particuliers dont les travailleurs et doute de l'efficacité des mesures envisagées. "Pourquoi ne pas songer à une alternative, comme une prime au covoiturage? Quand on souhaite d'un enfant qu'il obtienne un bon bulletin, il ne sert à rien de crier préventivement. Lui offrir un cadeau comme récompense est plus efficace", dit-il. [...]
    Si M. Lxxx n'est pas convaincu de l'utilité des manifestations, il souhaite profiter du succès de sa pétition pour mettre sous pression les partis politiques et les ministres de la Mobilité des trois Régions du pays.

    Le cheminement de ce qu’il s’est passé est très clair et très simple :

    • des citoyens et des experts constatent un problème, en l'occurrence une mauvaise mobilité dans Bruxelles et une mauvaise qualité de l'air à cause notamment des émissions des véhicules ;
    • d'autres experts examinent différentes mesures pour résoudre les problèmes, dont la taxe au kilomètre (en remplacement d'une taxe forfaitaire de roulage) ;
    • des politiciens demandent qu'un test soit fait pour vérifier la validité des mesures proposées ;
    • des journalistes relatent imparfaitement l'expérience (ils parlent de l'augmentation des coûts sans dire que d'autres taxes seraient supprimées) ;
    • des citoyens, sur base des informations incomplètes, mettent en ligne et signent une pétition pour s'opposer à toute mesure envisagée, et proposent d'en examiner d'autres.

    ***

    Combien de fois n'avons-nous pas lu qu'il nous fallait des politicien(ne)s courageu(x/ses) ? Pas des gens vendus aux lobbys, corrompus ou craignant leur ombre et uniquement à la recherche d'électeurs, soucieux de ne pas leur déplaire... Des politiciens qui se préoccupent de l'intérêt général plus que de leur propre intérêt d'être réélu, qui se préoccupent de long terme autant que de court terme...

    Combien de fois n'avons-nous pas lu qu'il nous fallait des politicien(ne)s intelligent(e)s ? Pas des gens qui bricolent des mesures sur un coin de table, non ! Des personnes qui s'entourent d'experts, qui savent les écouter et les comprendre pour trouver des solutions originales et réalistes, qui augmentent l'efficacité des mesures et des moyens publics !

    Pour ce cas-ci, que des élu(e)s en charge de ces dossiers aient fait appel à des experts, qu'ils les aient écoutés, et qu'ils fassent un test... c'est plutôt intelligent, non ? Et que les mêmes politicien(ne)s n'aient pas immédiatement rejeté cette mesure, sous prétexte qu'elle n'allait pas plaire à certains, c'est plutôt courageux, non ?

    Et c'est là que notre citoyen Lxxx entre en jeu. Sur base d'informations parfaitement fausses (« on va devoir payer 2000 € pour aller travailler »), il se lève et prend l'étendard de la révolte.

    Il commence par déclarer : « Pourquoi ne pas songer à une alternative, comme une prime au covoiturage? Quand on souhaite d'un enfant qu'il obtienne un bon bulletin, il ne sert à rien de crier préventivement. Lui offrir un cadeau comme récompense est plus efficace. » S'il s'était renseigné, il aurait su que la prime qu'il propose est très chère pour un très petit résultat. Bref très peu efficiente. Mais pour notre citoyen Lxxx, inutile de se renseigner sur ce qui fonctionne ou pas, lui, avec son bon sens, il sait. Il demande des politiciens intelligents qui consultent des experts, mais lui ne doit pas le faire.

    Comme notre citoyen Lxxx s’auto-proclame « représentant du peuple », il va mettre en place un système pour faire entendre raison aux élus. Il ne va pas demander au politique de réfléchir, non, il va les mettre sous pression. Et  si un homme politique a l'outrecuidance de résister à sa pression en disant « je veux continuer à réfléchir, avec tous les citoyens », je suppose que Lxxx va venir lui dire : « Si tu continues à réfléchir et à vouloir comparer toutes les solutions, si tu n'en laisses pas tomber d'office certaines, même si elles pourraient être justes et efficaces, on va venir manifester devant chez toi, on va mettre des affiches, on va te dénoncer sur Facebook, et tu vas être balayé aux élections. »

    Et voilà la boucle qui se referme : « Politicien, tu dois être intelligent et courageux, mais en fait tu dois réfléchir comme (une partie) des électeurs (potentiels) te le disent et tu dois avoir peur des électeurs. »

    A ce stade-ci, ma position personnelle est : si l'électeur attend de moi que j’arrête de me poser des questions et que j'aie peur de lui, alors surtout, qu'il ne vote pas pour moi !

    Au delà de l'incident, la question est posée de la représentativité des élus. Par définition, un élu est bien un représentant. Il est donc normal qu'il porte des intérêts et qu'il soit en phase avec ses électeurs. Mais s'il n'est que porteur d'intérêts de ses électeurs, alors il risque d'être girouette et réactif comme peuvent l'être l'intérêt des électeurs. De plus, il ne ferait pas autre chose qui est aussi demandé d'un(e) politicien(ne) : avoir une vision, être porteur d'un projet de société qu'il poursuit de manière stable et qu'il ne modifie pas en fonction de n'importe quel vent changeant. Il y a donc une tension entre représentant d'intérêts et porteur d'un projet de société.

    Une des façons de résoudre ce paradoxe n'est-il pas de considérer l'intérêt à défendre comme autre chose que la somme des intérêts individuels ? Le politicien ne doit-il pas être plus représentant d'une sensibilité que d'intérêts corporatistes ? Si l'électeur choisit ses représentants sur base d'une idéologie et d'un programme, il pourra raisonnablement anticiper la décision que prendra l'élu(e)  qu'il a choisi(e). Cette façon de faire me semble plus fiable que l'attitude alternative de choisir ses représentants qui serait sensés défendre les intérêts de chaque électeur qui vote pour eux : dans le monde complexe dans lequel nous vivons, il est très difficile de trouver un parti/un politicien qui est le défenseur de tous les intérêts de chaque électeur, de même qu'il n'y a plus de groupes homogènes desquels il est facile de défendre la majorité des intérêts[1]. Parfois ce sont les intérêts de l'électeur Lambda qu'il défend, parfois celui d'autres, les électeurs provenant souvent d’horizons différents.

    De plus, chaque électeur ne serait-il qu'un pur égoïste, qui demanderait seulement à être défendu lui contre les intérêts des autres ? Certains citoyens souhaitent aussi que leurs enfants, les générations futures et plus généralement tous les humains, et les animaux, puissent vivre une vie décente et agréable, quitte à raboter ses propres intérêts immédiats. Dans cette optique, on comprendra qu'il y a plus de vingt ans déjà, j'avais pensé utiliser le slogan de campagne « si vous voulez voter pour vous, ne votez pas pour moi ! », rejetant l'idée d'être le réceptacle des seuls intérêts corporatistes.

    Une autre façon, complémentaire, de résoudre le paradoxe de l'élu tenaillé entre représentativité et porteur d'un projet de société est de rendre le citoyen plus responsable. Si le citoyen se dépossède de son pouvoir de décision pour le confier uniquement à l'élu, alors il lui est possible de réagir face à « l'élu décideur » de façon peu cohérente : « je veux tout et son contraire, débrouillez-vous. » Dans l'exemple de la taxe au kilomètre ci-dessus, le citoyen veut moins de bouchons, une meilleure qualité de l'air, et  ne veut pas de fiscalité incitative à des comportements qui occasionneront moins de bouchons, une meilleure qualité de l'air etc. Dans ce cas, l'élu doit répondre « réfléchissons ensemble. » Cela veut aussi dire que le citoyen doit rentrer dans le jeu de la réflexion, sans positions bloquées inutilement et en acceptant que les scientifiques ont des réponses à certaines questions. Ceci explique la signature de mes emails : « Comme politicien, le pouvoir, je ne veux pas le prendre, je veux le rendre.La participation de tous à la prise de décision et à la mise en œuvre, c’est essentiel. » Cette attitude impose au politicien(ne) à être proactif pour informer correctement le citoyen.

    Hadelin de Beer, Février 2014



    [1]     Le 14 février, Erwin Schopes, candidats aux élections européennes, déclarait (La Meuse – Vervier, page 8) « Évidemment que je ne vais pasrégler les problèmes de tous lesagriculteurs mais je m’engage àdéfendre leurs intérêts commed’ailleurs les intérêts de tous les citoyens belges, bien au-delà d’un parti ou d’une frontière linguistique. D’ailleurs peu importe la coalition qui sera formée au Parlement germanophone, je compte bien travailler en collaboration avec les représentants de la population. » La difficulté est que même au sein des agriculteurs, il y  des intérêts divergents !

  • 100° : Décryptage de l'ordre du jour du Conseil communal du 25 février 2014

    Ceci est la centième note de ce blog, qui fut ouvert en septembre 2006. J'espère que, comme les autres, elle vous plaira.

    L'ordre du jour complet et commenté se trouve sur le site de la ville : http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj140225.pdf

    Fait rare dans notre ville, un citoyen interpellera le Collège à 20h. Michaël Derom pose la question au collège de l'arrière-gare de Louvain-la-Neuve. L'étude TRITEL faite pour le gouvernement wallon démontre que la régularité horaire des trains de LLN serait améliorée si les trains ne doivent pas se croiser avant l'entrée en gare. Pour éviter ce croisement, il faut construire une prolongation de la gare au delà des quais. La question de Mike Derom est la coordination des chantiers : tant qu'à faire le parking RER, ne faut-il pas en profiter pour faire l'arrière-gare en même temps, cela serait moins cher et ce ne serait pas des travaux à répétitions dans ce quartier.

    Pour tous les amateurs, le règlement d'ordre intérieur décrit bien qui peut le faire, comment cela doit se faire et ce qui peut être fait : http://www.olln.be/fr/hotel-ville-politique/conseil-communal/procedure-interpellation.html

    Dans les points du Bourgmestre (1 à 15), il y a la démission comme conseillère communale de Claire Thibaut (merci à elle pour tout le travail fourni, sa vie professionnelle ne lui permet plus de poursuivre son engagement politique) et la montée au Conseil du cérousien Philippe Delvaux, bienvenue à lui.

    Trois points méritent d'être relevés :

    • le point 6 qui augmente le budget extraordinaire (le budget d'investissement) qui passe de 15.000 à 35.000 EUR pour des honoraires à un auteur du schéma d'aménagement de la gare d'Ottignies. C'est urgent car on veut modifier le plan de secteur autour de la gare pour densifier les logements. Comme la procédure de modification de secteur pourrait changer, tout le travail déjà réalisé pourrait être perdu. Il faut donc se dépêcher pour attribuer le marché à l'auteur de projet, mais pour cela il faut assez de budget. D'où la modification réalisée maintenant;
    • le point 13 qui confie la gestion de la location d'un logement de la Ville à l'AIS (agence immobilière sociale du Brabant wallon). Le fait de con,fier -la location d'un logement à l'AIS plutôt que de gérer la location en direct a pour avantages d'une gestion par des personnes dont c'est le métier et de comptabiliser le logement dans les logements publics (bizarrement, si la commune le loue en direct, ce n'est pas comptabilisé comme un logement public...);
    • le point 14 qui établi le bail entre la maison des jeunes Chez Zelle et le bâtiment avec la pieuvre. La maison des jeunes aura ENFIN son bâtiment. Bon vent !

      "conseil communal",conseil,communal,ottignies,louvain-la-neuvePhoto David da Camara


    Un des deux points de Cédric du Monceau en aménagement du territoire mérite un éclaircissement : le point 17. Dans le cadre de l'aménagement du territoire au niveau wallon, Wavre et Ottignies revendiquent d'être considéré comme un statut plus important que ce qui est prévu actuellement. Pour plus de détail, voir mon post du 17 février : https://www.facebook.com/HadelinDeBeer. Le point 18 est retiré.

    Les 5 points d'Annie Galban, le point de Cécile Lecharlier et les 26 points de David da Camara Gomes sont techniques et administratifs. Y passer plus de 3 minutes (pour l'ensemble) me semblerait une erreur... excepté le point 47 sur Diagonale où il pourrait y avoir un débat sur le subside des lauréats du prix de la BD qui en échangent enseignent leur art font ce travail à Bruxelles : d'aucuns trouvent que la Ville n'est pas assez mise en évidence et les habitants trop peu concernés, et il y sera répondu que la Ville doit se créer une notoriété.

    Pour Benoît Jabob, 3 points (54, 55 et 56) méritent d'être mentionnés : des ristournes qu'on accorde aux personnes à revenus modestes ou aux familles nombreuses. Etre concret dans la solidarité et la redistribution des richesses, cela fera plaisir au moins à certains, peut-être à tous.

    Pour Michel Beaussart, je mentionnerai un point (le 58) : on va renouveler une convention avec la région wallonne pour bien s'occuper des gens du voyage.

    Il y aura trois points ajoutés :

    • une motion de soutien aux réfugiés afghans, avec la volonté que la Ville mobilise toutes les ressources existantes, qui pour des raisons administratives sera reporté au conseil de mars;
    • une question sur le soutien aux habitants de Génistroit (c'est le quartier de LLN derrière Oh Green entre l'autoroute et la N4) qui sera peut-être traitée à huis clos ;
    • une question sur des travaux annoncés tardivement à Limelette.


    Rappel : le conseil communal est public et donc ouvert à tous.

    A part l'interpellation citoyenne, aucun point ne me parait d'un grand enjeu ou très clivant entre majorité et minorité. Je dirais donc aux citoyens : si vous voulez comprendre la démocratie locale en participant à un conseil sans doute court, assez consensuel, sans prise de tête, alors ce conseil est pour vous.

  • Témoignage d'un habitant et propriétaire d'une maison isolée par l'extérieur

    Un habitat de maison isolée par l'extérieur Rue de l'Invasion n'a pu être présent, mais nous donne quelques informations sur son projet d'isolation de sa maison par l'extérieur

    ce qui a déclenché les travaux,

    a.       sensibilisé aux économies d’énergie pour nous-même et la planète

    b.      enlèvement d’éternit contenant de l’amiante (couverture façade arrière et latérale présente lorsque nous avons acheté la maison)

    c.       audit énergétique a mentionné comme travaux prioritaire l’isolation des murs, par l’extérieur vu l’existant et la complexité de l’agencement des bâtiments (pont thermiques,…)

    la technique (en deux mots),

    a.       Isolation par panneaux  TOP32 de 12 cm

    b.      Enduit Stolotusan autonettoyant

    le coût approximatif,

                      a.       tout compris, ce fut 21.500 euro   y compris enlèvement éternit amiante, rénovation cheminées, corniche, peinture sur murs non isolé (3.100)

    b.      Dans la même période, remplacement de deux vieux châssis simples vitrages par double vitrage – cage d’escalier : prime via réduction d’impôts

    les primes reçues,

    a.       trop tard pour les primes ou réduction d’impôt.

    les économies si elles peuvent être chiffrées,

    a.       difficilement chiffrable, car les enfants furent moins/plus  présent, hiver plus fort ou moins fort …

    un avis général (bien-être confort, autre)

    a.       plus grand confort : auparavant nous avions « froid » en ne chauffant pas trop. Maintenant, on ne chauffant pas plus, nous avons chaud !!!!

    b.      avoir le permis de bâtir fut le parcours du combattant.  Demande préalable pour être sûr d’être dans le bon lors de la demande officielle (réponse : ocre est ok). Demande officielle (ocre) rejetée. Discussion pour savoir ce qui serait accepté et voilà…. Jaune plutôt qu’ocre.

    La personne ayant réalisé l'audit énergétique : Marielle Zech marielle.zech@gmail.com

     

  • Et si, en isolant sa maison par l'extérieur, on empiète sur le trottoir ?

    Qu'en est-il de l'isolation de la façade si on doit mordre sur le trottoir et plus généralement la propriété publique ? La question d’empiètement sur le domaine public se pose .

    Plusieurs possibilités s'ouvre au demandeur pour pouvoir isoler en empiétant sur le trottoir :

    • soit par une autorisation d’occupation privative du domaine public[1]. Le gestionnaire du domaine public pourra délivrer une permission de voirie, autorisant le constructeur à empiéter sur le nombre de centimètres requis pour son isolation. Les soupiraux empiétant sur le domaine public sont par exemple sujets à autorisation de ce type[2]. L’autorisation est délivrée par le collège avec le cas échéant une autorisation du bourgmestre chaque fois que la sécurité ou la commodité de passage sont visées ;
    • soit par une concession domaniale. La concession domaniale, contrat administratif par lequel l’autorisation d’occupation est délivrée, permet une indemnité de rupture du contrat ;
    • soit la désaffectation d’une partie de voirie suivant les procédures de l’article 129bis du Cwatupe et la cession de la parcelle désaffectée au citoyen qui  sera propriétaire de la surface sur laquelle il construit. Cependant, celle-ci n’est pas toujours envisageable.

    Cette question est étroitement liée à des considérations de mobilité. En effet, l’opportunité d’un rétrécissement de voirie doit tout d’abord être appréciée. En termes de mobilité, le rétrécissement de voirie passera souvent par le rétrécissement d’un trottoir, ce qui n’est pas toujours possible si l’on veut conserver une largeur de passage suffisante[3].

    source : www.uvcw.be/no_index/articles-pdf/4418.pdf



    [1]     Sur le thème des occupations de voirie, voir également l’articlede A., Ponchaut, Le point sur les occupations privatives du domaine public, disponible sur le site www.uvcw.be aux  onglets Mobilité/Voirie.

    [2]     Cass. 10.5.1929, Pas., 1929, I, p. 182

    [3]     Au regard du Cwatupe entre autres. Celui-ci prévoit les caractéristiques auxquelles les trottoirs doivent répondre dans le cadre des permis aux articles 415/16 et ss.

  • Faut-il un permis pour isoler sa maison par l'extérieur ?

    Si l’aspect extérieur de la maison change, alors pour pouvoir entreprendre de tels travaux, il faut (généralement) un permis d’urbanisme.

    http://www.livios.be/fr/etapes-de-construction/construire-renover-ou-acheter-/administration/permis/quand-faut-il-un-permis-durbanisme-/

    Par contre, le remplacement d’une finition de façade par une finition isolante d’aspect identique dont l’épaisseur ne dépasse pas 30 cm, n’est pas soumis à un permis (voir le Code wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, du Patrimoine et de l’Énergie CWATUPE, article 262 (actes et travaux dispensés de permis d'urbanisme), point 11).

  • Isolation des murs par l'extérieur : comment avoir une prime en 2014 ?

    1° Le demandeur ne reçoit une prime que si il a préalablement effectué un audit énergétique (pour lequel il existe aussi une prime de 60%).

    Conditions supplémentaires :

    • La construction du bâtiment doit être antérieure au 1er décembre 1996.
    • les factures sont émises en 2014
    • Les travaux dans leur ensemble doivent être réalisés par un entrepreneur.
    • Le coefficient de résistance thermique R de l'isolant ajouté doit être supérieur ou égal à 2 m² K/W pour l'isolation des murs par l'extérieur de la paroi existante.

    Comment obtenir une surprime ?

    • Il y a une surprime pour matériaux d'isolation naturels  c'est-à-dire : un matériau constitué au minimum de 85 % de fibres végétales, animales ou de cellulose.
    • Il y a également une surprime pour les personnes à revenus modestes ou précaires.
    http://energie.wallonie.be/fr/isolation-des-murs-2014.html?IDD=91457&IDC=6390

    2° Si l'audit confirme la pertinence de l'isolation par l'extérieur, alors vous pouvez miser sur les montants suivants, qui sont fonction de la qualité de l'isolation (type d'isolant et épaisseur) :

     

    Si R est compris entre 2 et 3,5 alors

    Si R est plus grand que 3,5 alors

    Revenu « normaux »

    30 € / m²

    50 € / m

    Revenus modestes

    36 € / m²

    56 € / m²

    Revenus précaires

    42 € / m²

    62 € / m²

    Matériaux naturels

    + 3€/m²

    + 3€/m²

    Et ceci pour maximum 120 m².

    Un exemple pour se faire une idée de ce que signifie les "R" : si vous isolez avec des panneaux de fibre de bois (« λ » (lambda) de 0,036 W/mK), il faut placer 7 cm pour satisfaire aux conditions minimum d’octroi des primes (R plus grand que 2) et plus de 13 cm pour avoir accès aux primes plus élevées (R plus grand que 3,5 ).

    SurprisNe pas oublier : Votre demande de prime doit être introduite dans les quatre mois prenant cours à la date de la facture définitive.

    Les informations officielles sur http://energie.wallonie.be/fr/isolation-des-murs-2014.html?IDD=91457&IDC=6390

  • La fiscalité des déchets ménagers peut faire épargner beaucoup d'argent

    L'IBW a tenu un conseil d'administration fin janvier 2014 pour comparer les avantages et inconvénients d'une redevance au poids des déchets.

    Le cas de la Ville d'Hannut a retenu mon attention ! On y a parlé de poubelles à puce. Une petite vidéo pour comprendre le système : https://www.facebook.com/photo.php?v=674051055979220&set=vb.386985754685753&type=2&theater

    Est-ce que les poubelles à puce sont financièrement plus intéressantes pour les citoyens que les sacs payants ? A Hannut oui : un ménage de 4 personne a épargné 60 EUR/an en moyenne.

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    On constate en effet que si Hannut était resté aux sacs payants, un ménage de 4 personne aurait payé 185 EUR, alors qu'avec la poubelle à puce, la prévision était de 125 EUR.

    L'économie est possible car il y a une sérieuse chute des déchets produits : La poubelle à puce fait sérieusement descendre la quantité de déchets : les chiffres de Hannut

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    Si la ville d'Hannut avait gardé le système de sac payant, elle aurait payé 216.000 € pour le traitement de ses déchets. Avec la double poubelle à puce, elle n'a payé que 149.000 €. Tout cela que les habitants n'ont pas dû payer.

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    Où sont passés les déchets qui ne se retrouvent plus dans la poubelle ? Meilleur tri, compostage, comportement d'achat... Les chiffres d'Hannut sont éloquents :

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    Y a-t-il eu plus de dépôts sauvages ? Non, que du contraire

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    Souvent, on se demande si c'est possible, ce système en centre-ville. A Hannut, mais aussi dans d'autres centre-ville ils l'ont démontré positivement.

    Hannut_6.PNG

    L'expérience de Gerpinne est également intéressante : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=674084222642570&set=a.400416216676040.106237.386985754685753&type=1&theater