• Que se passe-t-il pour les rémunérations à l'IECBW ?

    Je suis cité dans un communiqué du CDH http://www.zoomregion.be/details.php?id_articles=7910

    Je suis assez mal à l'aise sur ce dossier. En effet, je suis dans le comité de rémunération, celui qui propose la rémunération. Je n'ai pas participé à l'assemblée qui m'a nommé, et donc je ne me suis pas rendu compte que j'étais nommé J'ai été convoqué, et par erreur j'ai cru que c'était une erreur. Je ne m'y suis donc pas rendu (réunion à 13h30) mais j'ai été à la suivante, le comité de gestion (à 14h). Les personnes présentes à 13h30 m'ont regardé de travers, en se demandant si mon absence n'était pas préméditée, pour ne pas devoir assumer les décisions. Je leur ai exprimé ma méprise et je leur ai garanti que je resterais loyal en assumant mon erreur.

    La question de la rémunération a ensuite été traitée ensuite au Conseil d'administration du 04 octobre. Michel Beaussart (PS) a posé la question du niveau de la rémunération. La présidente lui a répondu qu'il y avait un niveau fixé par décret, et que l'IECBW s'était mise à ce niveau (j'ajoute que c'est un plafond, une intercommunale peut décider d'être plus bas). Elle a ensuite expliqué le nombre d'heures de présence d'elle-même et des autres membres du comité de gestion. On peut dire, en ce qui me concerne, que cela représente deux heures de réunion + une heure de préparation tous les 15 jours plus quatre CA par trimestre, plus les formations, soit une moyenne de 10h/mois. Aujourd’hui, je touche par mois un brut de 918 EUR environ (11.027 EUR brut/an), cela fait donc environ 90€ brut de l'heure, soit 45€ net de l'heure. Que chacun se fasse une idée du caractère démesuré ou non. Après janvier, la proposition est de passer à 17.000 EUR brut/an...

    Ceci dit, ce qui est très ennuyeux, c'est que le comité de rémunération est constitué d'une partie du comité de gestion qui, de fait, a fait la proposition de son propre salaire. j'ai demandé pourquoi on n'avait pas pris d'autres administrateurs (le décret prévoit que ce sont des administrateurs qui doivent faire ce travail) qui ne sont justement pas membres du comité de gestion. Cette décision est la même qu'il y a 6 ans. Les responsables de l'IECBW ont pensé bien faire parce que, avec la limitation des cumuls, faire partie d'un comité de rémunération compte comme une des trois fonctions exécutives que chaque conseiller communal peut occuper. Or si le conseiller est dans le comité de gestion, cela ne s'ajoute pas. J'ai alors informé les responsables que la grande majorité des conseillers ne sont membres que d'un CA, et qu'il ne fallait pas craindre ce cumul, et j'ai proposé que dans 5 ans, on prenne au contraire des personnes externes au comité de gestion.

    Voila, en toute transparence.


    Après avoir discuté avec plusieurs personnes, et avoir bien réétudié la question, j'ai écrit le 18 décembre la lettre suivante à la présidente du conseil d'administration de l'IECBW :

    ***********************************************************************************

    Madame la Présidente,

    Chère Anne,

    Le 6 septembre 2013, le CA de l'Intercommunale se penchait sur les risques de l'intercommunale. Le slide 65 présentait, comme « autres risques »

    1.      Risques Informatiques

    2.      Risque Telecom

    3.      Risques Juridiques

    4.      Détérioration de la santé des travailleurs et/ou des biens

    5.      Atteinte à l’image

     

    Atteinte à l'image...

     

    Le slide 70 présentait ce point 5 dans les termes suivants :

    Causes possibles :

     mauvais service (qualité eau, qualité travail, délais d’intervention, interruption fourniture…)

     comportement indélicat (impolitesse, délit, fraude, malversations, …)

    Conséquences possibles :

     perte de confiance des associés, des clients, de la tutelle

     répercussion négative presse  perte de crédibilité pour la société / sur le plan politique

     pertes financières (détournement, surfacturation, dépenses non dédicacées à l’activité, …)

     pas de « sanction» possible par les clients car monopole mais quid en cas de libéralisation ?  perte de marchés potentielle à ce moment

    Mesures de prévention :

     politique qualité et éthique mise en œuvre

     charte de bonne gouvernance pour les administrateurs / charte de comportements pour le personnel

     règlement d’ordre intérieur / principe de la double signature / séparation des pouvoirs

     contrôle interne (transparence / contrôles croisés / contrôle légalité)

     

    Il apparaît clairement aujourd'hui qu'un risque a été sous-estimé, celui des conflits d'intérêt.

    En effet, le CA du 28 juin, auquel je n'étais pas, a désigné au comité de rémunération rien que des membres du comité de gestion (CG). Ce faisant, ce furent les membres les plus concernés par une décision d'augmentation qui étaient désignés pour la décider.

    Persuadé, à tord, ne pas faire partie du comité d'attribution, je n'y suis pas venu, mais je suis bien venu une demi-heure après pour la réunion du comité de gestion. Comme expliqué sur mon blog, je m'interdis de critiquer après-coup une réunion à laquelle je pouvais participer.

    Au CA du 4 octobre, le point est passé pour information. J'ai discuté ensuite avec XXXXXX pour savoir pourquoi il avait été décidé de mettre les membres du CG au comité de rémunération. J'ai retenu que cette décision est la même qu'il y a 6 ans. Les responsables de l'IECBW ont pensé bien faire en proposant ceci parce que, avec la limitation des cumuls, faire partie d'un comité de rémunération compte comme une des trois fonctions exécutives que chaque conseiller communal peut occuper. Or si le conseiller est dans le comité de gestion, cela ne s'ajoute pas. J'ai alors dit à monsieur XXXXXXX que comme la grande majorité des conseillers ne sont membres que d'un CA, il ne fallait pas craindre ce cumul, et j'ai proposé que dans 5 ans, on prenne au contraire des personnes externes au comité de gestion.

    Au CA, Michel Beaussart a posé la question de la hauteur de la rémunération. Il lui a été donné réponse. La réalité, c'est que personne de normalement constitué n'a pu se rendre compte, en lisant le PV en tout cas et sauf autres éléments d'information qui m'auraient échappé, qu'il y avait deux mouvements d'augmentation : un lié à la taille de l'intercommunale qui a cru, et un lié à la décision de passer de 80 % du plafond à 100 %. [...] et la présidente l'a justifié par ses heures de travail.

    A lire la presse, à recevoir des coups de fils, emails etc, l'impact sur l'image de l'intercommunale et sur ses dirigeants politiques est catastrophique. Notre plan stratégique, d'une rare qualité, passe à la poubelle médiatique, face au sentiment que « les politiciens profitent de tout pour s'augmenter ». Ce sentiment est exacerbé par le fait que ce sont ceux qui vont le plus profiter de l'augmentation qui l'ont décidée.

    Je demande donc qu'on revoie dans les risques lié à l'image, celui du conflit d'intérêt du mandataire public. Et de mettre comme mesure de prévention de ne pas coupler membre du CG et membre du comité de rémunération.

    Par cohérence, je demande de plus d'acter ma demande de remplacement comme membre du comité de rémunération et d'effectuer ce remplacement à un plus prochain CA. Je suggère à la présidente de faire passer cette idée aux autres membres actuels du comité de rémunération membre du CG.

    Je ne ferai plus part du futur comité de rémunération, mais, au vu du conflit d'intérêt que nous avons eu, il me semble utile que la présidente, membre de droit du comité de rémunération, réunisse le nouveau comité de rémunération et refasse une proposition au CA concernant les rémunérations.

    Par cette lettre, j'espère contribuer positivement au développement de l'IECBW, qui le mérite bien.

    Je vous prie de croire, Madame la Présidente, chère Anne, en mes meilleures considérations.

    ***********************************************************************************

  • L’ordre du jour du conseil communal du 17 décembre : très simplement !

    Il y aura 76 points à l’ordre du jour en séance publique. 72 inscrits par le Collège, et 4 ajoutés. L’ordre du jour commenté est maintenant disponible sur le site de la Ville : http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj131217.pdf Bravo aux services administratifs de la Ville, les citoyens ont directement les points avec une explication.

    On commencera donc par le rapport sur le travail commun entre la Ville et le CPAS et surtout le budget du CPAS, que l’on approuvera dans la foulée (point 72).

    On aura une brève présentation des enjeux pour les 3 années qui viennent pour deux intercommunales : l’eau (IECBW) et l’académie de musique.

    Le gros point du jour (le point 6) : le budget de la Ville. Ce sera une discussion qui regroupera de fait les discussions des points 14, 15 et 16, 27 à 33, 61 à 68 et 72 (qu’on aura déjà voté).

    Pour rappel, le budget de la ville, c’est près de 40 millions.

    Dans la discussion, il y aura un volet « recette » et un volet « dépenses ».

    Pour le volet « dépenses », ce qu’il faut retenir c’est :

    • une volonté de ne pas augmenter les dépenses dont la Ville a la maitrise…
    •  sauf la revalorisation des plus bas salaires et l’engagement de quelques personnes suite à l’audit de la Ville ;
    • par contre, la Ville subit des dépenses imposées par les pouvoirs supérieurs (zone de secours, charge des pensions…). Ces dépenses imposées vont encore croître dans le futur.

    Globalement, les dépenses augmentent de 2%. Le personnel de la Ville représente 31% des dépenses, le fonctionnement 21%, le soutien de la Ville à d’autres organismes 32% (dont la police et le CPAS)  et le remboursement de la dette 15%. Dans les « autres organismes payés par la Ville », il y a la police et le CPAS, soit respectivement 14 et 9% du budget de la ville.

    Pour le volet « recettes », ce qu’il faut retenir c’est :

    • qu’avec les nouvelles règles européennes, on doit présenter un budget à l’équilibre. Si on n’avait pas touché à la fiscalité, on aurait été en déficit de 0,7 millions. On devait dès lors soit licencier, soit augmenter la fiscalité, soit traficoter les chiffres.
    • qu’on n’a pas touché aux centimes additionnels du précompte immobilier (l’impôt qui est proportionnel au revenu cadastral de la propriété, comme une maison), et que malgré qu’on construise à OLLN, les rentrées seront exactement les mêmes pour la Ville, soit 10,8 millions - la ville ne comprends pas mais ne peut rien faire ;
    • qu’on a augmenté la fiscalité sur les personnes physiques, en passant de 6 à 6,7 %. Grâce à cela, les recettes augmentent de 0,9 millions, soit environ 80 EUR par ménage, mais comme c’est proportionnel aux revenus, pour les petits ménages ce ne sera quasiment rien, et pour les gros revenus ce sera plus élevé. Cette taxe va rapporter 9,8 millions en 2014 ;
    • avec ces deux taxes, on reste en dessous de la fiscalité moyenne du Brabant wallon et bien sûr de la Wallonie ;
    • d’autres impôts communaux augmentent, mais au total cela a un petit impact sur le budget  (0,2 millions) ;
    • d’autres recettes, ne dépendant pas de la Ville, montent ou descendent.

    ·      Tout l’un dans l’autre, les recettes sont de 0,2 millions plus élevées que les dépenses.

    Il y aura en Conseil une discussion, c’est sûr. Certains diront qu’il fallait plutôt comprimer les dépenses (licencier…) qu’augmenter les recettes. D’autres diront qu’il fallait un peu moins augmenter la fiscalité. Certains diront qu’il ne fallait pas augmenter la fiscalité sur le travail (personne physique) mais celle sur le patrimoine. Examinons cet élément de plus près.

    Fiscalité sur le travail (IPP)

    Fiscalité sur le patrimoine (centimes additionnels au précompte immobilier)

    Avantage : les gros revenus contribuent plus que les petits.

    Avantage : les entreprises sont taxées aussi.

    Inconvénient : on taxe le travail qui est déjà très taxé.

    Inconvénient : ceux qui possèdent une petite maison et qui ont de petits revenus (pension) auront une augmentation de l’impôt. En BW le précompte est élevé, mais la pension est fédérale, donc un pensionné propriétaire à OLLN a la même pension mais paye plus pour une maison équivalente qu’un pensionné de Charleroi.

    Le niveau des centimes additionnels à OLLN est légèrement au dessus de la moyenne du BW.

    Il y a évidemment bien plus à en dire, mais globalement augmenter les centimes additionnels nous ont apparus socialement moins juste qu’augmenter l’IPP.


    Les autres points du Conseil communal ?

    • les points 17 et 18 vont ensemble. Il s’agit de modifier le plan de secteur de l’actuel parking de la gare d’Ottignies, côté Dyle, pour en faire une zone constructible.
    • Le point 26 sur les avis de la Ville au sujet d’implantation des éoliennes à Ottignies (voir mon avis sur ce blog).
    • Il y a une série de subsides qui sont octroyés, et des comptes et budgets de fabrique d’églises.
    • Un point prendra un peu de temps : le point ajouté par la minorité sur la modification du plan de secteur à LLN. Ils proposent que la Ville aille en recours au Conseil d’Etat.
  • Réponse au parlement wallon sur le pic pétrolier

    Réponse à l'enquête publique du parlement wallon sur le pic pétrolier et son influence sur l'économie wallonne

    http://cppg.parlement-wallon.be/?p=2255

    Réalité du pic pétrolier

    Il semble d'abord opportun de faire l'examen de la réalité du pic pétrolier. Qui pense quoi[1] ?

    • Les économistes estiment que le pic pétrolier n'existe pas. Si le prix du pétrole monte, de nouveaux gisements plus difficilement exploitables, donc plus cher à exploiter, deviennent rentables et l'investissement dans la technologie pour les exploiter devient lui aussi rentable. La montée du prix augmenta la taille du gisement. Selon eux, nous aurons toujours assez de pétrole, mais de plus en plus cher, même si le prix peut par moment redescendre par des améliorations technologiques.
    • Des géologues indépendants estiment que chaque gisement et que les gisements dans leur ensemble ont globalement une production en forme de cloche, avec un maximum de production en dôme ou en plateau. Ils expliquent ce pic par des contraintes physiques, et que ce pic est difficilement modifiable par la technologie. La technologie peut faire monter le dôme un peu plus haut, mais la descente n'en sera ensuite que plus rapide. Les pétroles non-conventionnels et gaz de schistes ne modifient pas fortement les prévisions sur le moment et la date du pic, la descente de production énergétique d'hydrocarbures aura lieu avant 2020.
    • Les politologues expliquent la disponibilité de pétrole par les tensions géo-politiques. Les guerres et autres tensions religieuses expliquent les disponibilités et donc les fluctuations de prix. Des relations pacifiées entraîneraient une baisse du prix et un pétrole abondant et bon marché.
    • Les firmes expliquent qu'elles découvrent tous les jours du pétrole conventionnel ou non, que tous les jours la technologie s'améliore et qu'elles l'exploitent sans problème. Ces déclarations sont nécessaires pour soutenir le cours de leurs actions.
    • Les institutions internationales font des prévisions de demande et d'offre de pétrole et indiquent que l'écart doit être couvert par de nouveaux gisements. Certaines annoncent même, au vu de nouvelles découvertes, le changement d'équilibre entre les producteurs (les USA étant annoncés comme auto-suffisant, par exemple).

    D'une manière générale, les médias[2] :

    • relatent et relayent tous les communiqués (des firmes) de découvertes de gisements (ce qui donne une impression d'absence de problème de disponibilité d'hydrocarbures). Ce sont des articles positifs et facile à écrire. Les découvertes d'aujourd'hui sont rarement mises en perspective avec les découvertes du passé et avec la consommation actuelle. De même, il y a rarement des articles sur la somme des découvertes annuelles de l'ensemble des firmes/pays ;
    • relatent et relayent les écrits des institutions. Les institutions sont outillées pour faire passer des messages. Or les institutions telles l'AIE sont contrôlées par des états qui n'ont pas intérêt à admettre l'existence du pic de pétrole et à laisser passer le message du pic de pétrole ;
    • relatent et relayent les écrits des économistes, ceux qui commentent, voire dirigent la croissance économique. Il y a beaucoup de journalistes formés dans cette matière et c'est un enjeu crucial. La place est disponible dans les journaux et les journalistes donnent à cette information un statut de vérité important ;
    • relatent les analyses des géo-politiciens, qui ont un discours narratif compréhensible par chacun, clair et qui fait en général bien le lien entre l'observation des prix et des conflits.

    En particulier, l'incertitude de l'avenir permet d'espérer. Et effectivement il existe une incertitude, notamment sur l'état des réserves d'hydrocarbures disponibles mais non encore envisagées, comme par exemple le gaz de schiste. Le gaz de schiste fait partie de ce qui n'était pas imaginé, et qui ouvre un nouvel eldorado. Et les nouveaux eldorados permettent de ne pas réfuter l'argument « pic pétrolier », mais de penser qu'il peut être plusieurs fois reporté. Les humains attendent un monde sans limite et avec ces nouvelles perspectives, les médias peuvent l'annoncer.

    Les journaux sont peu remplis d'articles sur le pic pétrolier car[3] :

    • ce ne sont jamais des nouvelles « fraîches » et changeantes , c'est une analyse sur des données et faits passés, sur des modèles, sur des technologies ;
    • cela nécessite une compréhension de la physique des matériaux (pression, viscosité, dynamique des fluides, technologie) que la plus grande partie des journalistes qui écrivent sur le pétrole n'ont pas ;
    • cela nécessite de mettre des données en perspective, données pas immédiatement accessibles et donc cela nécessite du temps ;
    • le pic pétrolier est contesté par d'autres disciplines ;
    • le pic pétrolier est contesté par sa propre discipline, avec l'avènement de nouvelles matières exploitables, compris comme de nouveaux eldorados ;
    • ce n'est pas un message d'espoir et de progrès.

    Il me semble évident qu'avant d'étudier l'approfondissement des conséquences du pic pétrolier, ou en plus de ceci, il est tout à fait nécessaire :

    • de donner l'état des connaissances sur les nouvelles matières type « gaz de schiste » et sur la réalité imminente du pic pétrolier ;
    • de donner à « la population » la compréhension minimale de ce qu'est le pic pétrolier et de sa réalité ;
    • d'examiner avec les médias leur rôle actuel et leur rôle possible dans l'éducation permanente autour du pic pétrolier.

    Examinons ceci.

    Etat des connaissances sur le pic et l'influence des nouvelles matières

    On ne peut nier que l'être humain fera encore des découvertes, notamment de nouveaux hydrocarbures et de nouveaux champs d'hydrocarbures existant. Mais des géologues montrent avec conviction que :

    1. selon la théorie économique du « low hanging fruit »[4], l'être humain a exploité les réserves hydrocarbures les plus facilement accessibles, exploitables et les plus grandes. Les efforts pour trouver du pétrole ont été intenses, et aujourd'hui on ne trouve plus que le résiduel;
    2. le gaz de schiste a été découvert plus tard parce qu'il est plus difficile à extraire, et donc le phénomène de pic est encore plus important pour cet hydrocarbure[5] ;
    3. le phénomène de pic de production des gaz de schiste est déjà très marqué dans la réalité d'aujourd'hui, mais il est tout à fait masqué par la multiplication du nombre de puits mis en service ;
    4. vu les connaissances chimiques, physiques et géologiques, la réalité de découvertes futures d'hydrocarbures abondants et bon marché , qui permettrait de penser que le pic est bien au delà de 2020 est une croyance qui a une probabilité proche de zéro.

    Il me semble important que ceci puise faire l'objet d'un document validé par des scientifiques, par le groupe « pic de pétrole » du parlement wallon, et que ce document soit accessible.

    Faire partager la compréhension minimale du pic pétrolier

    Depuis des lustres, l'être humain a augmenté sa consommation d'énergie par personne. Comme le relate Jean-Marc Jancovici de manière imagée (http://www.manicore.com/documentation/serre/ouvrages/esclaves.html), nous avons régulièrement augmenté notre nombre d'esclaves énergétiques à notre disposition. Si, pour des raisons environnementales, nous ne remplaçons pas le pétrole par du charbon, nous allons à partir de 2020 vivre un changement radical : nous aurons moins d'esclaves énergétiques à notre disposition. Or la psychologie humaine est bien plus sensible à la perte d'un avantage qu'au gain[6]. Le risque de « création de malheur » est réel, si beaucoup de personnes vivent la réduction d'esclaves énergétiques comme la perte de quelque chose. Cela ne sera donc vraiment pas facile d'annoncer que « vous aurez moins », et même annoncé, les oreilles vont se fermer et ce qui sera dit ne sera pas entendu.

    A mon sens, le contenu du message pourrait être le suivant :

    a) qu'on le veuille ou non, la réalité géologique et physique est supérieure à la réalité géo-politique ou économique, et certainement à la communication des firmes et même des institutions. Et cette réalité, même avec les « nouvelles découvertes », nous dit que nous allons vers un déclin de production. Vous trouverez ici (référence à un site internet pédagogique et scientifique) les preuves qui disent qu'en gros le pétrole et les autres hydrocarbures les plus faciles à extraire ont été exploités, et que ce qui reste est ce qui vient le moins facilement. Faites-vous votre propre opinion ;

    b) dans un premier temps, le déclin de production permettra néanmoins de garder les mêmes avantages au  niveau de l'individu grâce à la plus grande efficacité énergétique que chaque individu peut mettre en œuvre[7] ;

    c) mais inéluctablement, sans actions collectives et concertées, l'action individuelle ne suffira plus. L'action collective devra organiser la société autrement pour que les besoins soient satisfaits, mais ceci entraînera des comportements différents. Par exemple le besoin de se déplacer sera le même, mais la puissance publique aura prévu que ceci puisse de faire en transport en commun et en vélo parce que l'auto individuelle utilisée pour la majorité des déplacements sera devenue impayable pour la plus grande majorité des citoyens.

    A Ottignies-Louvain-la-Neuve, un groupe d'environ 250 citoyens ont exploré ce que pourrait être leur citée en 2050, en tenant compte de contraintes donc elle de la disponibilité énergétique (réalité du pic de pétrole). Une petite vidéo de 5 minutes (faisant suite à une conférence de 2 heures) expliquait le contexte : http://www.olln.be/olln2050/olln2050_energie.mpg.wmv Il me semble que de pareilles choses pourraient être faites ailleurs.

    J'ai, en quelques vidéos (totalement amateur), tenté d'expliquer ce qu'est la réalité du pic de pétrole :1° http://youtu.be/_XKcQ49SPsohttp://youtu.be/Jt6sfYGdpj8   3° http://youtu.be/IJydcY81s94 et 4° http://youtu.be/o_8z-NPLuFI .

    Poser aux médias la question de leur rôle

    Pour qu'un maximum de citoyens adhèrent aux politiques issues de la réflexion sur le pic de pétrole,  ils doivent être informés. Si l'éducation permanente, les associations environnementales et autres ont leur rôle, il me semble que les médias ont leur rôle également. Or actuellement, on l'a vu ci-dessus, les médias font le contraire.

    La liberté de la presse empêche assez justement que le politique impose un rôle aux médias.

    Je vois deux moyens de sortir de cette contradiction :

    1. organiser avec les médias un panel citoyen sur le pic du pétrole. Il serait demandé aux citoyens comment ils perçoivent la réalité du pic de pétrole, le cas échéant ce que doivent faire les différents corps constitués et en particulier ce qu'il est attendu des médias ;
    2. demander directement aux médias d'analyser leur propre fonctionnement par rapport au pic pétrolier et de leur demander comment ils perçoivent leur responsabilité sociétale dans ce domaine.

    Je préconise que le comité « pic de pétrole » du parlement wallon demande au Gouvernement de financer un panel de citoyens comme évoqué ci-dessus. Je demande également que me comité « pic de pétrole » du parlement wallon engage un dialogue avec les médias sur leur perception de leur responsabilité sociétale.

    Influence du pic pétrolier sur l'économie wallonne

    Il me semble qu'à court terme, il sera difficile de faire un lien direct entre le pic pétrolier et l'état de l'économie wallonne. Pleins de facteurs autres (géopolitiques, contexte méso-économique[8] etc.) pourront être corrélés et bien expliquer les variations économiques, mieux que le pic de pétrole.

    Pour bien se préparer au niveau wallon au pic de pétrole, il faut se doter de nouveaux outils « économiques » à savoir la prospective de moyen et long terme. Or nous ne sommes quasiment nulle part à ce sujet. Il faut un développement académique et pratique de la prospective. Comme je l'ai écrit par ailleurs (Prospective sur le transport aérien : le contenu dépend des croyances), il faut apprendre à faire de la prospective avec les limites prévisibles, dont celle du pic de pétrole.

    Il faut aussi se doter d'outils de back-casting, à  savoir de créer le chemin à partir de la situation souhaitée sous contrainte vers aujourd'hui. Ceci est nécessaire pour se rendre compte du coût de la non-action d'aujourd'hui.

    Il me semble que faire participer les acteurs économiques wallons à la prospective et au back-casting serait utile pour qu'ils puissent se rendre compte de l'intérêt qu'a chaque acteur économique à faire ce travail pour sa propre structure. Organiser et soutenir une offre de formation serait bien utile. J'ai fait ceci avec des acteurs en leur faisant imaginer une PME de menuiserie : avec le pic de pétrole et la tension qui s'en suivra sur toutes les matières énergétique, le bois viendra à manquer : ceux qui auront acquis des terrains et planté des arbres, ceux qui auront fait des meubles modulables, démontables et réparables, ceux qui loueront des meubles et échangeront des meubles en commençant dès aujourd'hui à se préparer et à s'adapter auront une longueur d'avance bien utile en situation de concurrence.

    Le soutien à tout le secteur des énergies renouvelables est primordial.

    Pour le secteur résidentiel, la construction ou la rénovation en maisons bien isolées, le regroupement des maisons autour de transport collectifs peu énergivore est un must.

    La localisation des entreprises pour qu'elles aient accès au transport peu énergivore (au train) serait une bonne chose.

    50 % de notre énergie actuelle est utilisée pour la fabrication des biens. Cette énergie ne sera plus disponible. Tout notre modèle économique va s'effondrer si rien n'est fait. Il faut donc se préparer à un autre type de gestion des biens de consommation : le reconditionnement, la réparation, la réutilisation... Il faut une expertise technique, économique et organisationnelle. Il faut lancer dès maintenant des études à ce sujet, puis il faudra des formations.

     

    Hadelin de Beer

    Ottignies-Louvain-la-Neuve, décembre 2013.



    [1]     Cette analyse sommaire mériterait approfondissement.

    [2]     Cette analyse mériterait d'être approfondie.

    [3]     Cette analyse mériterait d'être approfondie

    [4]     Qui dit qu'on commence par cueillir le fuit le plus bas, soit le plus accessible, et qu'on cueille ensuite le fruit le plus haut, qui demande le plus d'énergie et d'investissement.

    [5]     Vu la difficulté d'extraction, c'est à dire la résistance intrinsèque à l'extraction, extraire tout le potentiel arrive très vite à un maximum, le pic, puis s'amorce la descente pour atteindre bien après l'extraction correspondant à la fin d'exploitation de tout le potentiel.

    [6]     Voir Layard, « Le prix du bonheur »

    [7]     Éteindre les lampes lorsqu'il n'y a personne, isoler un minimum, conduire de manière relax...

    [8]     Tensions, guerres, endettement, taux d'intérêt, innovation, état de l'enseignement...

  • Des éoliennes à Ottignies-LLN ?

    De nombreux citoyens sont intéressés par le développement des énergies renouvelables. A titre divers :

    • les uns parce qu'ils ont mis des panneaux photovoltaïques sur leur toit et veulent conserver les certificats verts promis initialement (quand bien même cela leur donne une rentabilité annuelle de 15 %/an, rentabilité payé par tous les consommateurs d'électricité, la solidarité entre citoyen étant mise à mal, non ?) ;
    • les autres qui voient dans les énergies renouvelables un coût supplémentaire ;
    • d'autres encore qui considèrent les énergies renouvelables comme un rempart à l'augmentation de l'effet de serre ;
    • et encore d'autres qui considèrent que les éoliennes gâchent leur paysage (mais ceux-ci ne manifestent pas contre tous les pylônes haute tension qui sont des balafres dans les paysages actuels. Ils ne disent pas ce que cela coûterait d'enterrer toutes ces lignes... Un exemple frappant sur Ottignies : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=657451434305849&set=a.400416216676040.106237.386985754685753&type=1&theater).

    Celui qui parle au nom « du citoyen » est un beau menteur. Le citoyen moyen n'existe pas, il existe des groupes de citoyens avec des intérêts divergents. Un citoyen peut même être porteur de plusieurs intérêts, parfois même contradictoires...

    Les éoliennes de grandes taille sont aujourd'hui une des façons les plus rentables de produire de l'électricité, comparé à toute autre construction neuve (mais pas en comparaison d'installations anciennes, comme les anciennes centrales nucléaires). Références : DIW Data Documentation, "68 Current and Prospective Costs of Electricity Generation until 2050" http://www.diw.de/documents/publikationen/73/diw_01.c.424566.de/diw_datadoc_2013-068.pdf

    Les éoliennes de grandes taille occasionnent une très faible production de  CO2 par énergie produite, nettement moins que tout autre production à grande échelle.

    Les éoliennes ont quelques inconvénients : le bruit et l'impact paysager (à comparer aux pylônes HT) et la biodiversité. Concernant le bruit, l'ippact est limité et localisé. Personnellement, je n'ai jamais trouvé qu'une éolienne était laide (au contraire d'un pylône HT), ce qui signifie que l'impact paysager est subjectif. A certains endroits, les éoliennes pourraient être néfastes à la biodiversité.

    Un petit tableau récapitulatif

    avantages

    inconvénients

    ·         Production électrique la moins chère comparée à toute autre installation neuve ;

    ·         Très faible émission de CO2 par énergie produite

    ·         Bruit près des éoliennes ;

    ·         impact paysager (à comparer aux pylônes HT), mais est-ce vraiment un inconvénient ?

    ·         impacts négatifs sur la biodiversité si elles sont placées à certains endroits.

     

    En ce qui me concerne, je considère que les avantages pour les générations actuelles et futures pèsent pour 90 % et les inconvénients pour 10 %, si les éoliennes sont bien placées par rapport à la biodiversité et assez loin des habitations.

    Si - je n'en doute pas - beaucoup partagent mon analyse, les quelques personnes, de bonne foi ou non, qui veulent faire capoter l'éolien de grande taille pourraient avoir gain de cause dans les médias par des manifs, des arguments dramatisant la situation etc. On ne peut pas avoir raison contre une opinion publique.

    Ce dossier est d'ailleurs emblématique de la transition écologique qui ne peut pas être réussie contre les gens. Il est aussi emblématique des valeurs d'Ecolo qui considère la participation comme dynamique nécessaire à la prise de décision politique dans des dossiers aussi importants que la politique énergétique.

    Ce sont ces raisons qui ont poussé les ministres ECOLO, Philippe Henry et Jean-Marc Nollet, à associer les citoyens, les associations et les communes au processus de décision. La Ville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve a remis en avril 2013. un avis positif sur le développement de l'éolien, en demandant d'y voir plus clair sur notre territoire. Il y a ensuite eu l'enquête publique où tous les citoyens ont pu s'exprimer.

    Que s'est-il déjà passé dans d'autres communes ? Un certain nombre de critiques ont concerné la méthode. Les communes ont remis des avis positifs, négatifs ou nuancés. Certains avis négatifs d'autres communes l’étaient car la cartographie n'identifiait aucune zone favorable sur le territoire des communes concernées. D'autres avis très nuancés, sans remettre en cause le dispositif, demandaient de prendre en compte des spécificités communales, priorisaient les zones ou encore proposaient des alternatives... Au bout du processus d'enquête, il était nécessaire et prévu de tenir compte des avis rendus.

    Ces avis seront utilisés à deux niveaux : au niveau régional d’abord pour le découpage en lots, au niveau local ensuite pour le travail lot par lot (intégration des remarques à plus petite échelle).

    La carte théorique présentée aux citoyens et aux communes durant l’enquête publique était un outil de travail théorique et pédagogique, permettant une meilleure visibilité à l’échelle régionale pour le citoyen. C'était un élément fort de transparence (avant, seuls les promoteurs avaient accès à de telles données compilées). On a appris dans la presse que la carte des zones favorables allait être abandonnée. En effet, cette carte était la traduction des endroits où l'implantation de mats était possible. Mais l'ensemble des possibles n'était pas réalisable ! Vu cette difficulté, cette carte n'est plus nécessaire vu que le travail va être fait autrement.

    On avance maintenant vers un cahier de charges local, c'est-à-dire un outil qui intègre les retours citoyens du terrain et les spécificités locales qu'un modèle théorique ne pouvait pas prendre en compte.

    Le travail en ce sens va se poursuivre en modifiant l’avant-projet de décret. C'est pourquoi il n’y aura pas de carte des zones favorables dans le décret, juste la carte des découpages. La priorité va désormais au décret, le reste du travail se fera ultérieurement lot par lot, avant l’appel public, pour définir les conditions intégrant les critères du cadre de référence d’un côté et les contributions et les préférences locales retenues suite à l’enquête publique d’autre part. Autrement dit, les spécificités locales (notamment celles soulignées par les citoyens) seront prises en compte, ainsi que les préférences exprimées parmi les zones présentées par la cartographie théorique. C'est pourquoi il est important que notre commune se positionne.

    L'étape ultérieure consistera en la définition d’un cahier de charges lot par lot tenant compte du cadre de référence, de l’état des lieux urbanistique et environnemental, du recueil des avis locaux. De la sorte, chaque candidat promoteur déposera son offre accompagnée d’une carte opérationnelle d’implantation dans le respect du cahier de charges.

    Notons qu'au final, seuls 15% des zones identifiées comme favorables dans les cartes qui ont été soumises à l’enquête publique seront effectivement exploitées. Une infime partie du territoire wallon, s’il faut encore le rappeler.

    Il est prévu que les premiers lots mis en œuvre sont ceux à proximité des axes structurant (les autoroutes) et ceux dont le potentiel de productible est le plus grand. Ce sont les lots les moins controversés et "les plus faciles".

    Le cadre éolien et le décret permettront d'atteindre les objectifs et de mettre fin au développement anarchique des éoliennes tout en protégeant le cadre de vie des citoyens et cela en tenant compte de leurs avis et de ceux des communes.

    Encore un mot sur l'opposition entre éolien de petite et de grande taille. Tous ceux qui sont en faveur du développement des énergie renouvelables sont favorables aux éoliennes, quelle que soit leur taille. Il se fait qu'aujourd'hui, les éoliennes de grande taille sont :

    ·         les plus rentables, donc sont celles qui vont livrer une énergie électrique la moins chère ;

    ·         les plus rapidement disponible et les plus fiables, les éoliennes de petite taille n'ayant pas encore de filière de production, ceci pouvant prendre plusieurs années à être opérationnel.

    Ceux qui opposent aujourd'hui petites et grandes éoliennes jouent aux apprentis sorciers. Par contre, développer et expérimenter le petit éolien, pour qu'il soit actif dans le futur est une très bonne chose. La multiplicité des solutions respectueuses des humains et des écosystèmes est une idée très écologique.

  • Poubelles à puce : quand un journaliste fait mal son travail...

    Ce jour 5/12 parait un article dans l'Echo, intitulé "Le conteneur à puce coûte plus cher".

    Vous imaginez sans doute que si votre commune vous installe un conteneur à puce, vous allez à la fin de l'année payer plus... L'article précise en "express" que " Une étude de l’ULg révèle que la collecte des déchets ménagers par conteneurs à puce coûte 50% plus cher que celle par sacs payants." Vous êtes conforté dans votre impression. Plus loin, l'article dit encore que "D’après les conclusions, le coût de la gestion des déchets par tonne d’OMB est significativement plus élevé dans les communes qui utilisent les conteneurs à puces : 628 euros en moyenne contre 419 euros dans les autres communes (sacs), soit un surcoût de 50% par tonne." Le clou est enfoncé. «C’est le coût de la collecte qui augmente fortement, le coût du traitement étant indépendant du mode tarification», notent les chercheurs.

    On poursuit la lecture et on peut lire que "La collecte via les conteneurs à puce a pourtant un effet bénéfique pour l’environnement. En effet, les communes ayant opté pour les conteneurs à puce affichent une collecte de 94 kg d’OMB par habitant, alors que celles qui ont fait le choix des sacs payants produisent 146 kg d’ordures ménagères brutes par habitant."

    Très intéressé, vous cherchez sur internet à lire la recherche de l'ULg. Et là, vous trouvez un résumé qui dit que "Dans cet article de regards économiques, nous comparons les performances en termes de coûts de ces différentes alternatives. Nous montrons que l'utilisation de conteneurs à puce pour la collecte des déchets ménagers résiduels (OMB ) permet de diminuer considérablement la quantité d'OMB produite par habitant, sans pour autant augmenter la quantité d'autres déchets ménagers, ce qui irait dans le sens d'objectifs environnementaux. De plus, cela se fait sans augmentation du coût par habitant."

    Tiens, c'est plus cher et moins cher alors ? Paradoxe ? La vérité est que l'étude montre que les coûts de collecte en conteneur à puce ou en sac sont quasiment équivalents pour le budget communal. Autrement dit, si une commune X collecte en conteneurs à puce, elle doit payer le collecteur 1 million/an. Si elle l'organise en sacs payants elle doit aussi payer 1 million/an. MAIS, comme avec un conteneur à puce, les habitants produisent nettement moins de déchets, on divise 1 million/EUR par nettement moins de tonne, donc le coût à la tonne est plus élevé... et pourtant le coût par habitant reste sensiblement le même. Le tableau 4, page 7 de l'étude le montre on ne peut plus clairement : les deux systèmes sont à 56 €/hab/an pour l'échantillon étudié.

    Qu'est-ce qui est important ? Le coût par tonne ou ce que cela vous aura coûté à la fin de l'année ?

    Comment est-ce possible qu'un journaliste fasse si mal son travail pour induire le lecteur si fort en erreur ? Tout va bien à l'Echo ?


    Annexe

    Pour les personnes intéressées par une information indépendante et complète :