• Le conseil communal du 22 octobre 2013 : exceptionnel !

    Je l’avais annoncé : le Conseil communal du 22 octobre ne serait pas banal. Il a tenu quelques unes de ses promesses. Par exemple, il a terminé à 2h du matin.Vous trouverez un compte rendu factuel ici

    Un membre du public m’écrit : « terminer à 2H du matin, penses-tu que cela témoigne d'un réel respect pour les conseillers, les journalistes, le public et les quelques employés communaux présents? ... Je pense que tu devrais réellement penser à fixer un timing assez précis pour les différents points, et surtout quand on peut s'attendre à un débat, et au besoin , limiter le nombre d'interventions (la durée...?) par point (aussi bien) pour la majorité que la minorité... Pour tous ceux qui doivent travailler dans un état un peu second comme moi aujourd'hui, et la plupart des gens présents travaillent, il faut absolument faire quelque chose. » Je ne pense pas qu’il faille édicter des règles à partir d’une situation spéciale. Parfois, la démocratie prend du temps. J’ai bien tenté de resserrer les boulons, mais je ne vais quand même pas empêcher les personnes de s’exprimer !

    Mais qu’est-ce qui a duré si longtemps ?

    D’abord le débat sur le PST (plan stratégique transversal).

    • ½ heure d’exposé du bourgmestre
    • 2 heures de réactions et réponses de la minorité et du Collège. Je  retiens ceci du débat : tous sont content que la Ville se soit dotée de cet outil, tous trouvent le travail remarquable, la plus grande partie des actions sont soutenues par tous, quelques-unes pas.
      Je suis moi-même intervenu sur le PST en demandant s’il y allait avoir un tableau de bord des réalisations et comment on allait en faire l’évaluation. Dans la presse, on ne fait que comme si seule la minorité était intervenue. Bien que j’y sois habitué, je le regrette.

    Comme président de séance, j’ai été confronté à une difficulté : il y avait un point sur le logement. Et dans le chapitre « logement », il y a avait un point sur la « fusion » des deux sociétés de logements sociaux. Comme ensuite il y avait un point sur cette fusion, la minorité a réagit sur ce point. D’où la question : quand faisait-on le débat ? C’était l’horreur pour moi : si je coupais, je laissais des questions sans réponse et si je continuais on était parti pour ne jamais finir le point. Les conseillers se sont disciplinés et après une réponse on est passé au sujet suivant. Ouf.

    J’ai demandé à ce que le PST soit publié dans son intégralité, sauf éléments confidentiels. On verra. Je vous tiendrai au courant.

    Il y a eu ensuite le plan d’ancrage des logements sociaux, à savoir

    • Société Notre Maison : 32 logements à Bruyère et 10 Ha pour un CLT à Lauzelle ;
    • IPBw : 1 logement et 1 potager communautaire
    •  Ville : un immeuble de 35 lits en résidence-service pour personnes âgées.

    Contrairement à ce que je pensais : peu de débat sur ce point.

    Nous avons eu un très bel exposé de Benoit Jacob sur le plan de cohésion sociale. Vous le trouverez ici.

    Il était 23h45 quand on a parlé du soutien aux prisonniers politiques.

    A minuit, le point sur la volonté de la majorité de n’avoir qu’une seule société de logements sociaux active sur le territoire a été présenté. On a d’abord eu un exposé des raisons de cette proposition. Puis un exposé de la minorité qui réfutait ceci point par point. Je suis intervenu en essayant de prendre un peu de hauteur. Vous n’en verrez rien dans la presse, mais vous pourrez lire ce que j’en ai dit ici.

    A 2h du matin, c’était terminé. Qu’ont apporté ces deux heures ? Pas grand-chose pour les conseillers selon moi. C’était surtout utile pour le personnel d’IPBw qui a pu entendre que son emploi n’était pas menacé. C’était utile pour les groupes politiques qui ont pu expliquer au public (aux journalistes) leur point de vue. Mais les jeux étaient faits à l’avance…

  • Arguments développés concernant la mise ensemble des habitations « Notre Maison » et « IPBw »

    Question préalable : faut-il une « mise en commun » des logements et une seule société opératrice ?

    POUR

    CONTRE

    ·         Rationalisation

    ·         simplification

    ·         meilleure atteinte d'objectifs

     

    Personne n’a contesté la nécessité d’avoir une seule société opératrice.

    La question suivante était : faut-il traiter de ce point maintenant ? Ou faut-il le reporter à 3 semaines pour faire toutes les concertations nécessaire ?

    POUR

    CONTRE

    ·         Une fois sur la place publique, la question risque de faire poser des questions, et toute mise en suspend laisse la place pour des rumeurs, ce qui est préjudiciable ;

    ·         La mise en période prudente du Gvt wallon, qui doit valider, ferait allonger cette période « de flou » préjudiciable, il faut donc agir maintenant.

    -   La concertation va commencer dès le vote fait, elle sera organisée par la Société wallonne du logement.

    ·         Tous n'ont pas été consultés au préalable, or il faut donner une chance à tous d'influencer également le débat ;

     Il y a donc une égale possibilité de tous à influencer le débat.

    Dès lors, se pose la question de la manière d’organiser la seule entité ?

    Il n'y a pas 36 possibilités, mais deux : Notre Maison reprend les logements IPB ou le contraire

    Notre Maison reprend logements IPB

    => avantages

    IPBw reprend les logements de Notre Maison
     => avantages

    Société qui aidera le plus la commune à développer le logement social et à revenir à 10 % de logements sociaux

     

     

    ·         la Ville a proposé des terrains, sans succès.

    ·         La Ville ne refuse pas le permis mais met des conditions d'urbanisme, comme pour tous.

     On constate qu'il y a un manque de confiance de part et d'autre.

     

     

    C'est de la faute de la Ville si IPBw ne développe pas plus de logements :

    ·         pas de dons de terrains

    ·         refus de permis

    Plus grande confiance entre l'opérateur et l'autorité, totalement nécessaire pour avancer.

     

    1° Ce n'est pas le nombre le logements qui compte, mais la dynamique de gestion et de développement, et la qualité d'accord avec le desiderata des pouvoirs publics. Le critère « nombre de logements » n'est pas un bon critère.

    2° Si PBBw gère actuellement plus de logements, cela aurait pu ne pas être le cas. IPBw est lui-même la fusion de HM avec le Home familial, qui était associatif.

    IPBw gère plus de logement

    Notre maison est sur la commune et y installera ses installations de gestion.

    De toute façon, avec la reprise des logements IPBw il y aura une installation sur la Ville

    IPBw est sur la commune

    En principe aucune des sociétés, quel que soit la société, n'est lésée. La SWL et le gouvernement y veille.

    IPBw sera lésé.

    La gouvernance est importante. Aucune des sociétés ne peut être une machine promotionnelle. (voir site Internet par exemple).

    ·         Notre maison garanti une meilleure gouvernance et une plus grande prise en compte de la volonté communale.

    ·         Les interventions en CC du président de l'IPB et en IPB du chef de l'opposition compliquent la collaboration de ce qui devrait être « le bras armé » et ont compliqué des dossiers.

     

    Il y a peu, des fusions ont déjà eu lieu (Home familial avec avec HM) et personne n'a été lésé. Pourquoi serait-ce le cas cette-fois-ci ?

    Le personnel sera lésé

     

    4° Au delà des arguments, on ressent une colère de la part de la minorité. Pourquoi ?

    La colère naît entre autre d'un manque de considération, d'une absence de réponse ou de la perte estimée injustifiée de quelque chose auquel on tient.

    ·         Manque de considération ?

    ·         Absence de réponse ? Quelles réponses n'ont-elles pas été données ?

    ·         Perte estimée injustifiée de quelque chose auquel « on » tient ? Tous tiennent à une SLSP performante. Pourquoi la minorité tient-elle plus à IPBw ? Il n'y a pas d'évidence rationnelle à y ternir plus. Alors ? Serait-ce « sa » chose qu'elle veut garder ? Son objet ? Son outil ? Pour atteindre quel but ?

     

    5° Des valeurs doivent être respectées au mieux

    Il ressort une série de valeurs qui doivent être présentes au sein d'une SLSP

    Valeurs

    Notre Maison

    IPBw

    Effectivité (atteindre 10 % logements sociaux sur tout le territoire de la Ville)

    + dynamique

     

    Confiance (entre autorité et opérateur)

    + grande

     

    Collaboration (entre autorité et opérateur)

    meilleure

     

    Efficacité de gestion

    =

    =

    Justice (patrimoine des sociétés)

    =

    =

    Gouvernance

    meilleure

     

    Justice (en matière de personnel)

    =

    =

    Équité pour les locataires

    =

    =

    On constate que ce n'est pas sur des questions de qualité de personnel que cela se joue, mais bien sur le fait qu'une société permettra d'atteindre plus facilement l'accroissement du nombre de logements sociaux.

    D'autres valeurs pourraient être prises en compte telles la gestion énergétique, l'accompagnement social des locataires, la participation...

    6° L'avenir

    Il faudra, lors des négociations, veiller à ce que les valeurs perdurent, qu'elles soient structurellement ancrées, pour qu'elles ne dépendent pas des personnes et que, quel que soit le pouvoir en place, la SLSP soit le « bras armé » de la volonté politique.

  • OLLN, Conseil communal du 22 octobre 2013 : L’ordre du jour décrypté

    25 points  en séance publique, et 9 points à Huis clos. Un des conseils avec le moins de points depuis des années ! Vous trouverez ici l'OJ commenté. L'ordre du jour sur le site communal, consultable ici, n'est pas encore l'ordre du jour commenté, j'espère que ce pourra être le cas prochainement. Un point a été ajouté par 3 conseillers.

    Mais il ne faut pas s’y tromper, ce sera probablement un des plus denses, des plus animés, des plus politique ! Et peut-être aussi assez long ?

    Ceci ne sera pas sans raison: il y a 4 points fondamentaux pour la Ville.

    Le PST (point 3)

    Le premier est le PST, ou plan stratégique transversal. Ce qu’est le PST a déjà été écrit ici :la présentation d'une esquisse des « grands projets » qui vont être mis en œuvre pendant les 6 ans de cette législature. En gros, ce sont tous les nouveaux projets qui vont être menés par l’autorité communale pendant 6 ans, chiffrés, temporalisés, et qui va déboucher sur un contrat entre l’administration et le politique. Les citoyens vont savoir précisément ce qui va être fait. Vous trouverez ici la note d'introduction au PST et son résumé (la bible !) faite par le Bourgmestre Jean-Luc Roland au nom de la majorité. Bonne lecture !

    Petit rappel, il y a déjà eu une présentation en juin des projets d’investissement. Ils n’étaient pas encore chiffrés et temporalisés. De plus, il y a eu 4 réunions en juillet avec la minorité où celle-ci a/aurait pu exprimer ses demandes et souhaits. Petit scoop : à la dernière réunion, la présidente du CPAS a dit à peu de chose près ceci : « La minorité peut encore nous faire part de ses idées et suggestions, pour que tous les citoyens puisent profiter des bonnes idées, la majorité s’engage à signaler quelles idées viennent de la minorité. »

    Alors, comment va se passer ce débat ? Voici ce que j’imagine :

    • Il y aura d’abord une explication approfondie du bourgmestre de ce qu’il y a dans le plan. Pas des 520 actions, il va forcément prendre des grands axes, pu va expliquer les actions les plus emblématiques.
    • Des échevins et échevines complèteront peut-être.
    • La minorité s’exprimera. Peut-être dira-t-elle ce qu’elle soutient, certainement qu’elle dira ce qu’elle ne soutient pas. Peut-être proposera-t-elle de nouvelles choses ?

    Il faut bien se dire que si elle propose de nouvelles choses, cela va tomber comme un cheveu dans la soupe. La majorité dira d’abord : « Mais pourquoi ne nous l’avez-vous pas proposé plus tôt ? » En effet, ce n’est pas quand l’administration a travaillé pendant 6 mois pour rendre opérationnel 520 fiches qu’on peut lui rajouter d’un coup quelques fiches sur lesquelles elle n’a pas pu faire ce travail de préparation. La majorité s’exprimera aussi sur l’opportunité de ce qui est proposé. Bref, ce sera le débat politique sur les valeurs, les objectifs à atteindre, les moyens…  NB : Les citoyens doivent bien comprendre que la majorité unie a travaillé sur ce projet depuis plus de 6 mois, qu’elle s’est mise d’accord sur les actions à mener, que tout le travail a été fait avec l’administration, qu’il faut maintenant décider, bref avant de commencer la discussion,la majorité est d’accord sur l’objectif et les moyens et elle est d’accord de voter ce projet… La discussion en Conseil est plus une discussion d’animation politique qu’une discussion de création collective en Conseil. En d’autres mots, les jeux sont déjà faits avant le Conseil. J’explique ceci dans mon livre « Vie politique, vraie vie ? »

    Le plan d’ancrage communal du logement (point 10)

    Au conseil communal du 3 septembre, la majorité avait exposé sa philosophie sur la manière de gérer le logement sachant que c’est un des problèmes les plus cruciaux. La minorité s’était plainte du fait que nous n’avions pas un document précis : il était prévu pour maintenant, il est là.

    Je vous présenterai dans quelques jours ceci plus en détail. Un scoop (qui n’en n’est pas un) : il y aura des projets proposés par la société de logement social IPB (un local communautaire et un potager collectif), par la société « Notre Maison » (le "community land trust sur 10 ha et ___), et par la Ville  (un projet de résidence service pour les ainés, dans le futur quartier "courbevoie" de LLN).

    Pas de doute, la minorité dira que la majorité aurait dû faire plus, qu’elle n’a pas été dynamique, que d’autres communes font mieux… La majorité répondra que la Ville est une des communes les plus dynamique du BW, que des sociétés d'habitations sociales proposent peu de projets... Je ne serait pas étonné qu’il y ait un air de déjà vu. Mais peut-être me trompe-je ?

    Le plan de cohésion sociale (point 24)

    La Ville a toujours élaboré de magnifiques projets constitués de plusieurs actions pour la cohésion sociale. Cette fois-ci c’est le projet 2014-2019 qui sera présenté. Ce sera une continuité des actions du plan précédent. Une présentation sera faite. C'est toujours intéressant de savoir ce qui se fait, et j'ai toujours chaud au coeur de voir l’enthousiasme de la Ville, de ses associations et de ses habitants, domiciliés ou non d'ailleurs.


    Le point ajouté : fusion des sociétés d'habitations sociales

    Là, cela pourrait être la castagne ! Je ne serais pas étonné qu'il y ait de la colère dans l'air. Voyons un peu.

    • Il y a deux sociétés de logements qui sont actives sur le territoire de la Ville ; IPB et Notre Maison. Le fait d'avoir deux société actives est très rare en Wallonie.
    • Chaque commune doit considérer qu'elle a un opérateur (certains disent "un bras armé") pour construire et exploiter des logements sociaux : c'est une société d'habitations sociales.
    • OLLN en a deux : c'est trop et peu efficient. Il vaut donc mieux qu'il y ait UNE société pour être efficace.
    • D'où la question : laquelle garde-t-on sachant que celle-là reprendra les logements gérés par l'autre ?
    • La majorité estime que Notre Maison est plus à même d'être le "bras armé" efficace, qui va réellement augmenter le parc de logements sociaux. C'est la société la plus efficiente, la plus collaborante. La gouvernance  y est meilleure.
      La minorité estime que c'est la plus grande (IPB, 950 logements, en diminution) qui doit reprendre la petite (Notre Maison, 450 logements, en augmentation).

    A ce stade, on ne voit pas très bien pourquoi la minorité serait en colère... Que cela soit une ou l'autre société qui soit réceptacle, c'est une question de point de vue... Pourtant j'ai ressenti, dans les réunions préparatoires, une tension palpable. Les citoyens présents au Conseil seront au coeur des discussion d'une décision importante, ils verront de leurs propres yeux et ressentiront ce qui fait la politique. Car probablement les choses vont s'éclaircir en Conseil. Ce sera passionnant. Et j'espère que ce sera courtois.


    Vraiment, ce conseil ne sera pas banal. Restez informé, participez, cela vous concerne !

  • Alors, ce Conseil communal du 1° octobre ?

    Terminé à 23h. C'est tôt cela ! Il n’y avait pas trop de points, et en fait un point a pris une heure : celui des comptes. Pourquoi autant de temps ? Parce que les comptes sont en négatif de 650.000 €, ce qui est peu fréquent.

    J’avais prévu que la minorité allait dire ira « on vous l’avait bien dit » et « vous menez la Ville à la faillite ». Et la majorité répondra : « si on avait pu intégrer toutes les recettes on ne serait pas en négatif » et « comme le fisc est une boîte noire, on ne sait pas si ce n’est pas une fausse information ni si cela sera stable ». La seule question : combien de temps de débat ?

    Du compte-rendu sur le site de la Ville, on peut lire que Mr Otlet a dit « Tout au long de l’année, nous vous avons mis en garde contre votre propension à dépenser. Vous avez commencé à déposer des budgets en déficit, l’accident devait forcément arriver un jour. Vous avez la chance de pouvoir disposer des recettes des bonnes années, mais le feu orange est allumé. Alors que de grosses dépenses se profilent à l’horizon, notamment en ce qui concerne la « staturisation » du personnel, nous serons particulièrement attentifs à votre proposition budgétaire de 2014. » Je n’étais pas trop loin… La réponse de l’échevin n’était pas loin non plus de ce que j’avais prédit… sauf qu’il a été plus prudent : « Je n’ai pas de boule de cristal et ne peut donc pas deviner si ce scénario risque de se répéter l’an prochain. J’ai peu d’espoirs concernant les dépenses : sans même augmenter l’effectif, les frais de personnel ne cessent de croître. Il faut plutôt travailler la perception des recettes de taxes, pour limiter le nombre de celles qui nous parviennent l’année suivante. Quant aux autres recettes, c’est souvent une inconnue. » Il a aussi détaillé les 3 éléments qu’il ne maîtrise pas et qui rendent toute prévision, et donc toute conduite des fiances publiques, difficile. Belle capacité de rigueur intellectuelle.

    Se sont ajouté au débat des considérations sur l’opportunité de certaines dépenses. C’était un peu à côté du débat (le point était l’approbation des comptes, à savoir est-ce que ce qui a été dépensé était bien correct ? »). Mais comme on est dans une arène politique et pas un conseil d’administration, les élus en profitent pour faire de l’animation politique. A retenir : le MR veut réduire plusieurs subsides qui font la spécificité, selon la majorité, de l’animation et de la vie de la Ville.

    Ceci était selon moi l’essentiel (politique) de Conseil communal