• Décryptage de l’ordre du jour du Conseil communal d’OLLN du 1er octobre 2013

    Avec 29 points à l’ordre du jour et un point ajouté à la demande d’un conseiller, c’est un très petit conseil. Vous trouverez ici l’ordre du jour officiel http://www.olln.be/documents/docs/ordres-du-jour/oj131001.pdf et vous trouverez ici la version commentée.

    Premier point : André Piron, (liste OLLN 2.0) démissionne et, point 2, est remplacé par Karin Tournay. Je ferai un mot pour remercier André pour son bon travail et sa cordialité. Je souhaiterai la bienvenue à Karin.

    Les points de 3 à 9 sont purement techniques. Par contre le point 10 est déjà passé en CC et pourrait être polémique. Il s’agit de l’achat de quelques mètres carrés de terrain pour la construction d’un rond-point. La minorité reproche à la majorité de ne pas avoir tenu compte des intérêts de la personne dont on achète le terrain. Au-delà de ce cas complètement anecdotique, il ya  une belle réflexion sur le rôle d’un conseiller communal : est-ce que le conseiller communal (de la minorité) doit être le porte-parole d’habitants particuliers afin qu’ils obtiennent plus (au détriment de l’ensemble des habitants) ?

    •  Présenté comme cela, selon moi la réponse est négative : le Conseiller communal (de la minorité) ne doit pas faire de l’électoralisme et chercher des voix en tentant de décrocher faveur après faveur. (NB : De même, le conseiller communal (de la majorité) n’a pas à accorder des faveurs parce qu’il gère les moyens publics et peut les accorder selon son bon vouloir.)
    • Mais on peut le voir différemment : le conseiller communal (de la minorité) a le devoir de vérifier que chacun est traité de manière juste. Si quelque chose est promis ou revient de droit à un habitant, celui-ci doit l’obtenir et le Conseiller (de la minorité) doit le vérifier et l’exiger.

    J’en ai même fait un billet : http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2013/09/28/cas-de-conscience-d-un-conseiller-communal-quel-est-son-role.html

    Selon moi, dans tous les points entre les points 11 et 28 , le seul point qui mérite débat, et qui le sera, c’est le compte communal (point 13). Pour la première fois depuis des années (18 ans ?) le compte communal se termine en négatif. Le budget était négatif, comme depuis des années (dépenses prévues plus importantes que recettes prévues), mais en cours d’année les recettes s’avéraient meilleures et donc le compte terminait régulièrement à  environ 500.000 EUR en positif (sur +/- 34 millions). Cette fois-ci les recettes sont restées ce qu’elles étaient prévues, elles ont même été inférieures ! Donc le compte des recettes se rapproche plus du budget… et le compte est en déficit de +/- 600.000 EUR.

    En fait seulement en apparence ! Car il y a 800.000 EUR de recettes de 2012 qui ont été enrôlées début 2013. Si elles l’avaient été en 2012, on aurait été en positif. Et elles ne viendront pas grossir les recettes de 2013, elles iront  dans le bilan (et pas le compte de résultat) de la Ville. C’est de l’argent qui revient bien à la Ville, mais qui ne sont pas visibles dans les comptes dans ce type de comptabilité.

    Autre élément à prendre en considération : comment se fait-il que les recettes soient inférieures ? Il y a une explication technique : pendant des années on a eu plus de recettes que prévu car les enrôlements au fédéral se réalisaient de plus en plus vite d’année en année, et le Fisc qui nous devait de l’argent a payé plus pour « rattraper » son retard. On arriverait au bout cette année, on serait « à la normale ». C’est plausible mais peu probable, cela ne fait pas 18 ans que le fisc nous devait chaque année 1 million (soit 18 millions). Une autre explication aussi plausible est que cette année le fisc a eu du retard. Le fisc fédéral connait la vraie explication, mais refuse d’être transparent et de nous la donner. On doit en rester aux conjectures, ce qui ne facilite pas la gestion.

    NB : ceux qui veulent avoir une vue simple et rapide sur les budgets de la Ville lisent http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2012/09/28/comprendre-le-budget-communal-de-la-ville-olln-en-2-minutes.html

    Quelle est la conséquence pour le débat communal ? Je vous fais le pari suivant : la minorité dira « on vous l’avait bien dit » et « vous menez la Ville à la faillite ». Et la majorité répondra : « si on avait pu intégrer toutes les recettes on ne serait pas en négatif » et « comme le fisc est une boîte noire, on ne sait pas si ce n’est pas une fausse information ni si cela sera stable ». La seule question : combien de temps de débat ?

    Le point 29 sera commenté en séance : il détaillera le nombre d’élèves dans les écoles communales (et par conséquent le nombre de professeurs).

  • Cas de conscience d'un conseiller communal : quel est son rôle ?

    Ce sont parfois des points anecdotiques qui recèlent les débats de fond les plus forts.

    Tenez, à un Conseil communal, il se peut qu'au-delà d'un cas complètement anecdotique (il faut acheter un (très petit) bout de terrain pour faire un rond-point. Un prix est convenu. 7 ans plus tard, le propriétaire (nouveau) en veut plus), se cache une belle réflexion sur le rôle d’un conseiller communal.

    Est-ce que le conseiller communal (de la minorité) doit être le porte-parole d’habitants particuliers afin qu’ils obtiennent plus (au détriment de l’ensemble des habitants) ?

    ·         Présenté comme cela, selon moi la réponse est négative : le Conseiller communal (de la minorité) ne doit pas faire de l’électoralisme et chercher des voix en tentant de décrocher faveur après faveur. (NB : De même, le conseiller communal (de la majorité) n’a pas à accorder des faveurs parce qu’il gère les moyens publics et peut les accorder selon son bon vouloir.)

    ·         Mais on peut le voir différemment : le conseiller communal (de la minorité) a le devoir de vérifier que chacun est traité de manière juste. Si quelque chose est promis ou revient de droit à un habitant, celui-ci doit l’obtenir et le Conseiller (de la minorité) doit le vérifier et l’exiger.  

    Tout est une question de posture politique, d'attitude, d'approche...

  • Mais qu’apporte le débat politique « majorité-minorité » au citoyen ?

    Les lieux de débat entre majorité et minorité ne manquent pas : conseil communal, rencontres électorales, et chaque deux mois la page du bulletin communal !

    Bizarrement, pour ceux qui nourrissent le débat politique, le débat a pour première fonction… de s’auto-persuader ! Chaque débatteur se redit combien il a raison de penser comme il pense. Ce faisant, il espère être entendu et convaincre.

    Et le « spectateur » citoyen, qu’en retire-t-il ? Cela devrait lui permettre de comprendre les décisions par contraste : on comprend mieux si on peut comparer à autre chose. Cela devrait lui permettre aussi de comprendre la méthode de gouvernance, également par contraste, en le comparant à d’autre manière potentielle d’utiliser les moyens, d’organiser les actions… Additionné à la compréhension, le citoyen devrait pouvoir mieux se faire sa propre idée sur la pertinence de l’objectif poursuivi et sur la manière d’y arriver.

    On peut constater deux grandes positions dans les niveaux de débat politique. Examinons-les tant dans le débat sur la manière que dans le débat sur le fond.

    • la position haute sur la manière de faire de la politique : comme nous sommes meilleurs (que les autres), nous faisons tout mieux et les autres tout moins bien. Un exemple : dans le dernier bulletin communal (aout 2013, page 54), on a pu lire la minorité avec ces paroles « Voilà ce qui nous a conforté sur ce que nous disions en campagne : ces 3 partis [Ecolo, Avenir, PS] qui n’avaient qu’un projet en commun, rester au pouvoir. Six mois plus tard, où en sommes-nous ? toujours nulle part ! » La position haute sur le fond existe aussi et se matérialise en : cette décision est stupide !
    • La position neutre sur la manière de faire de la politique qui s’exprime ainsi : sur cette décision précise, nous aurions fait différemment pour telle et telle raison. Et la position neutre sur le fond donne : bien que votre proposition ait ses avantages, nous préférons notre proposition car…

    La position haute n’est pas la position qui apporte le plus d’avantages pour les citoyens : le débat portant plus sur les personnes que sur les décisions, il n’aide ni a comprendre, ni a se faire sa propre idée.

    Il est délicat de parler de soi, car nous sommes juges et partie. Disons que la majorité essaye d’être dans une position neutre. Que nous soyons d’accord ou pas avec la minorité, nous les considérons valables et nous restons à l’écoute de toutes les suggestions positives exprimées correctement.

    Nous sentons la minorité tiraillée entre la position haute et la position neutre. La position haute, pas agréable, complique la bonne écoute et freine la collaboration potentielle. Malgré ceci, la majorité se contraint à donner à la minorité toutes les informations nécessaires pour qu’elle soit en capacité de se faire son propre jugement ; c’est ainsi que tous les citoyens pourraient en bénéficier pour se faire leurs propres jugements.

    Car, en fin de compte, le but est aussi que chaque citoyen puisse participer à la vie communale. C’est pour cette raison que, notamment, des conseils consultatifs ont été mis sur pied : que le citoyen s’exprime directement, qu’il soit un acteur du débat politique ! « Engagez-vous, qu’ils disaient… »

  • Sculptures au Bauloy

    La Ville regorge de créations culturelles, toutes plus diverses les unes des autres. Au Bauloy, l'appellation des clos a donné l'envie à certains d'en faire des sculptures et de les installer à l'entrée de chaque clos. Les voici en photos :

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               A vous maintenant de retrouver le nom des clos, je vous y aide avec les deux photos suivantes

    DSC_0281.jpg DSC_0282.jpgClos_Bauloy.PNGIl s'agit donc du clos des tombelles, du clos des lutins, du clos des gaulois, du clos du camp romain, du clos du Tumulus, du clos du Cheval Godet, du clos de la Jeunesse, du clos du quadrille, du clos du Grand Feu, du clos Marie Doudouye,clos du Général et Avenue des Vis Tchapias.

     

     

     

     

     

    Vous ne trouvez pas tout ? Une visite sur les lieux s'impose !

     

    NB : qui connait l'histoire de ces sculptures ?

  • Baptêmes et alcool chez les étudiants à LLN : Cela doit encore évoluer !

    Attention : texte initial publié le 11/9/2013, modifié le 13/9/2013, le 28/9/2013 et le 12/10/2013 en tenant compte des remarques reçues. Les commentaires publiés avant le 23/9 à 13h30 se réfèrent à la version du 11/9 et ceux publiés avant le 28/9 à 12h se réfèrent à la version du 13/9.

    ****

    Le 12 février, un étudiant de 19 ans se noyait dans le lac de Louvain-la-Neuve. Ce n’était pas totalement le coup du sort : bien que déjà éméché et à son kot, des connaissances l’ont incité à sortir à nouveau pour s’amuser en continuant à boire de l’alcool.

    Pitié, un second étudiant mort ce 12/10/2013 http://www.rtbf.be/info/opinions/detail_lettre-ouverte-a-tous-les-etudiants-qui-font-la-guindaille pour les mêmes raisons que le 1°. Oh, on attend quoi ? Encore un autre ?

    Quelle est la place de l’alcool dans notre société, et particulièrement auprès des jeunes ? Comment se fait-il qu’une partie de la vie étudiante organisée se structure autour de l’alcool ? De quoi souffre-t-on pour que s’amuser et s’intégrer dépendent de ce breuvage ? Est-ce que la mort de ce jeune homme va faire ouvrir les yeux à la communauté universitaire ? Le Bulletin communal d’Aout 2013 (page 23) signale que les étudiants ont pris conscience de la gravité du problème, et que notamment on trouve comme la mise en place d’affiche « eau gratuite ». On me dit de plus que : " L'affichage de l'eau gratuite n'est qu'un sous-point et donc pas la seule réaction. Nommons notamment l'interdiction d'alcool forts dans les locaux de l'animation louvaniste. Cette action est fruit d'une décision des responsables étudiants (Fédé, GCL et AGL) avec.... l'UCL et qui est maintenant reprise dans la charte Aune. L'UCL et les responsables de l'animation (et la ville aussi qui participe à de nombreuses décisions/réfléxions sur le sujet) sont bien conscients de ce problème et un plan stratégique d'action basé sur l'enquête sur l'alcool menée par... l'UCL, ce plan devrait dans les prochains mois aboutir sur d'autres actions.
    Notons aussi la charte de baptême de l'UCL, toutes les formations des responsables et les sensibilisations, la collaboration sur beaucoup de projets d'Univers Santé,..." Bravo pour ces actions... qui me laissent un peu sur ma soif (si j'ose dire). Pour moi, tant que les étudiants organiseront des concours de "roi des bleus" où le but est de boire et de vomir le plus et le plus vite possible (même des bières sans alcool), on reste (en partie) dans la valorisation de l'alcool. Il faudrait quand même un moment que des RESULTATS soient visibles : les étudiants et d'autres sont plus devant une obligation de résultats qu'une obligation de moyens. A mon  sens il faudrait que chaque cercle organise une réflexion sur le rôle de l'alcool dans la société, sur les stratégies des firmes pour faire boire le plus possible... L'analyse d'un des responsables du service santé de l'UCL peut être lue ici .

    ***

    Il n’y a pas que l’alcool qui pose problème. Les baptêmes aussi sont à repenser au moins en partie. Aujourd’hui, être baptisé, c’est bien sûr être participer à rite de passage (rite : l'entrée dans l'âge adulte, ou au moins dans un âge plus autonome). Ceci me parait une bonne chose. J'ai d'ailleurs moi-même fait mon baptême et j'en suis à la fois fer et heureux. Néanmoins, des éléments de ce rite me semblent insatisfaisants.

    L'alcool reste un des éléments de la fête, même si le baptisé peut demander à ne pas en boire ("le baptême n'est pas obligatoirement bibitif : les étudiants peuvent choisir de se faire "baptiser à l'eau"") et n'est pas sensé être saoul : " Le bleu ne boit que très peu d'alcool durant la majorité des épreuves de baptême. L'ivresse sur la voie publique (où se passent la majorité des activités) est interdite par la loi et par la charte de baptême. Un bleu ivre rentre chez lui. Dans tous les cas c'est le parrain qui est responsable de son neveu jusqu’à ce qu'il décide d'aller se coucher". Reste qu'il reste au moins une minorité d'épreuve où l'alcool est présent, dont l'épreuve "le roi des bleus" qui symbolise l'alcool... ("l'interdiction de l'alcool durant le roi des bleus" c'est bien selon moi, mais c'est un peu comme les photos trash sur les paquets de cigarettes : aucun effet, au contraire.) Pour moi, pour toutes les épreuves du baptême, l'alcool n'a pas sa place. L'alcool est à boire en toute circonstance avec sagesse et  modération. En boire ne peut jamais être une glorification ni une épreuve.

    Le pire néanmoins selon moi c’est l'apprentissage de la soumission (« gueule en terre, bleu ! »). Ceux qui disent que tout bleu a le droit d'arrêter réfléchissent sur le fait que c'était le cas à Liège aussi : malgré la règle formelle, que je reconnais,  les mécanismes psychologiques, qui font que la règle informelle est inverse; sont bien plus puissants et mettent de facto le leu dans une position d'infériorité et de soumission.

    ·      Le monde a besoin de personnes formées, chaque étudiant est largement subsidié par la Communauté pour ce faire, et l’université se targue de former des personnes responsables. Mais le premier rite de passage, c’est d’apprendre à se soumettre. Là aussi une petite comparaison : quelle serait la réaction du nouvel engagé dans une entreprise si comme rite de passage il lui était demandé de nettoyer à genoux le bureau de son supérieur et de faire sa lessive ?

    Les organisateurs de baptêmes justifient leurs actes par la nécessité de poursuivre la tradition.

    • D’abord, cet argument est indigne de futurs universitaires qui sont sensés innover et être responsables de leurs actes. Si une tradition ouvre l'esprit, augmente la solidarité, respecte les autres et l'environnement, il faut la perpétuer. Si une tradition est stupide et mortifère, il faut la changer. La preuve avec ce qui s'est passé à Liège : http://www.rtl.be/info/votreregion/liege/1035447/liege-une-jeune-fille-dans-le-coma-apres-avoir-bu-trop-d-eau-a-un-bapteme-d-etudiant?utm_source=info&utm_medium=HP_Headline&utm_campaign=HP_Headline_0
    • Ensuite, cet argument est faux. Au début de LLN, certains baptêmes étaient organisés avec des épreuves où il fallait retrouver des endroits, localiser des profs et des assistants, connaître d’autres facultés… Bref, s’intégrer dans la ville, dans l’université au sens large et dans sa faculté. C'est toujours le cas, mais on y a ajouter les "gueule en terre" et autres activités humiliantes. La beuverie et l’apprentissage de la soumission sont assez récents.
    • Certains disent que " ça permet à l’étudiant de se surpasser, de se rendre compte qu’en fait, il est capable de faire des choses qui paraissaient infaisable avant. De plus, qu’on soit fils de baron ou fils de fritier, tous les bleus sont dans la même galère ce qui crée un sentiment de solidarité qu’il faut avoir vécu pour comprendre" et " le baptême apprend également la rébellion, l’esprit d'équipe, la solidarité ... à être plus fort ensemble. La voie folklorique est un défi pour beaucoup de participants qui y trouvent une manière de s’épanouir." Je ne pense pas que l'apprentissage de la soumission apprenne la rébellion ni la solidarité. OK pour le surpassement, qui correspond bien à ce que j'appelle un rite de passage, mais pas par l'apprentissage de la soumission, même consentante.

    Ceux qui défendent le baptême arguent du fait qu'il s'agit d'une activité librement consentie et que la société n'a pas à se mêler de la liberté individuelle de chacun à faire les activités qu'il juge bonne pour lui. En matière sexuelle, je ne suis pas un adepte du sado-masochisme et du fist-fucking (entre autre, mais je ne vais quand-même pas tout vous dévoiler). Pourtant, chacun à le droit, pour peu que ce soit consentant, de pratiquer ceci. Et je suis d'accord qu'il y ait des lieux pour le pratiquer. Pourrait-on dire la même chose pour le baptême : chacun choisi en toute liberté ? A mon sens non, et ce pour deux raisons :

    • le baptême n'est pas un choix de vie mais un rite de passage, avec un élément de pouvoir (les vieux qui sont baptisés ont le pouvoir d'imposer aux jeunes des épreuves pour l'être) et à mon sens ce pouvoir est exercé de manière malsaine lorsqu'il y adjoint de la soumission et de l'humiliation. En ce sens, la société dans son ensemble est concernée. D'où ma demande de débat ;
    • le baptême est public (ce qui est une bonne chose). Et donc la société est prise à témoin de ce jeu de pouvoir malsain.

    D'aucuns disent que tout cela n'est pas si important car ce ne serait qu'un jeu de rôle. L'article du Soir du 9/10/2013 dont une personne reprend cet argument peut être lu ici. Il confirme en out cas que ceci n'a rien d'un apprentissage utile.

    Les autorités publiques seules ne pourront luter efficacement contre les abus de l’alcool et la veulerie de certains baptêmes. Il est nécessaire que les organisations étudiantes fassent le débat en leur sein, quelles identifient les réticences au changement et qu’elles les vainquent. Il en va de chaque habitant également : ne pas détourner le regard lors de séances de baptême, mais au contraire entamer le débat et faire réfléchir les étudiants. Et là aussi, les initiatives étudiantes pour rendre les baptêmes plus discrets (cortèges sans gueules en terre et en silence) atténue le problème des nuisances en rue mais ne résout pas le fond de la question.

    L’UCL a également un rôle majeur. Elle loue les surfaces où s’organisent beuveries et baptêmes dont j'estime une partie pitoyable. Je sais que l'UCL est en discussion avec les étudiants sur ces activités. Je ne peux que l'inciter à approfondir et à ne pas lâcher prise.

    Les autorités politiques seront alors en mesure de remplir leur rôle d’élever l’être humain par l’éducation et par la promotion de la santé publique.

    Ceci est mon avis personnel et n’engage que moi. Et je suis prêt à évoluer dans mon avis après toute discussion ou remarque, ceci est un appel au dialogue.

  • C’était comment ce Conseil communal du 3 septembre 2013 ?

    On a vraiment de la chance d'avoir à la Ville une journaliste qui réalise les comptes-rendus du Conseil communal, avec des touches d'humour, ce qui ne gâte rien. Vous saurez ce qui s'est passé en lisant ceci http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=19279&vID=384 Mon analyse est plus politique.

    La plupart des conseillers considéraient ce Conseil comme « petit », et allant se terminer tôt. On a terminé à minuit. Qu’est-ce qui a engendré ce fait ?

    Les 15 points du Bourgmestre étaient considérés comme techniques. Ils ont en effet été réglés en 10 minutes.

    Les quatre points importants en aménagement du territoire (sur 4 points) ont chacun fait l’objet de débat. Rappel : on devait décider d’entamer une réflexion sur un plan d’aménagement pour Mousty, un schéma directeur pour le centre d’Ottignies et un RUE (Rapport urbanistique environnemental) pour la gare. Tout ceci prendra environ un an et il y aura des enquêtes publiques. La minorité a chaque fois demandé qu’on ait une réflexion préalable sur chacun des 3 quartiers avant de lancer les études. La majorité répondant qu’il faut des éléments pour lancer le débat, et que c’est justement l’objet des études. Cet argument ne vaut pas pour la gare, qui dispose déjà de pré-étude. La minorité aurait bien voulu avoir cette pré-étude (elle va la recevoir, comme chaque conseiller) avant de décider  de faire un RUE. La majorité répond que le RUE a justement pour but de mettre ces éléments en débat et qu’on ne va pas faire dépendre l’ouverture des débats de l’opinion de la minorité sur son contenu… Il est 21h10.

    20 minutes plus tard on a terminé les points « travaux », après la discussion d’un point : pourquoi des bâtiments tellement plus chers en fin de compte par rapport à l’estimation initiale ? La réponse : l’estimation initiale n’était pas le même projet.

    3 points importants sur 3 en environnement et logement  pour Cécile Lecharlier. Une heure de débat ! Celui qui a duré le plus fut la déclaration politique de logement, qui donne les intentions communales en la matière. La minorité change totalement de ligne de conduite par rapport à ce quelle demandait en urbanisme : elle critique cette-fois que la majorité présente un document d’intention préalable avant de déposer un document technique (elle voulait le document technique en même temps)… Allez comprendre. Autre fait marquant : le conseiller Otlet n’a pas de mots assez durs pour dire combien la majorité travaille mal. Le bourgmestre lui dit « Vous êtes méprisant. » Ambiance ! Mon analyse est la suivante :

    • le conseiller Otlet est très actif dans le logement social (président de IPB et administrateur délégué de la régie foncière provinciale), et parfois il intervient en conseil communal comme acteur du logement social pour demander ou influer sur les orientations, et parfois comme chef de l’opposition pour critiquer ;
    • La majorité ne sait jamais bien quand le conseiller Otlet met quelle casquette. Cela provoque frustration, incompréhension… et difficulté de travailler ensemble.

    A 22h30 on entame ce qui concerne les voiries et la culture. Plusieurs conseillers de la minorité interviennent pour des problèmes très concrets, presque du voisinage. C’est leur droit, mais est-ce vraiment le bon endroit ?

    Il est 23h15 lorsqu’on passe aux questions des conseillers. Sur le permis du château Balzat, les questions de la minorité ne pouvaient pas trouver réponse au Conseil communal. Les autres points concernaient presque des bordures de voiries…

    23h45 : on passe au huis clos.

    3h30 de débat… et je ressors avec un sentiment mitigé. Certes il y a eu échange d’informations mais, à mon sens, certaines infos auraient pu être échangées ailleurs. Certes il y a eu échange d’arguments, mais était-ce toujours rigoureux et constant ? Et l’échange d’arguments n’est-il pas parfois le prétexte à une attaque de personne ? Et une fois que les personnes sont attaquées, comment alors espérer qu’elles collaborent pour le bien des citoyens ottintois ?

    J’ai mes doutes sur le bon usage des 3h30… et je me demande même si parfois la situation n’est pas empirée après le débat par rapport à avant. Mais que faire sans être dictateur ?

    Tout ceci n’engage que ma seule personne.