• Comprendre le budget communal de la Ville (OLLN) en 2 minutes

    La Ville a deux budgets : un pour les dépenses « de tous les jours » (il s’appelle le budget ordinaire) et un pour les investissements (il s’appelle le budget extraordinaire).

    Le budget ordinaire

    Il est constitué de recettes d’une part, et de dépenses d’autre part.

    Les recettes

    Les recettes sont de l’ordre de 36 millions. Elles sont constituées :

    1. d’impôts décidés par la Ville
      •       centimes additionnels sur le précompte immobilier, à savoir +/- un prélèvement sur la valeur d’une maison ;
      •       Impôt sur les personnes physiques, à savoir un prélèvement sur les revenus, les salaires ;
      •       taxes locales à savoir les déchets, la vente de sacs  et autres) ;
    2.  de subventions que la Ville reçoit (fond des Communes, subsides APE pour payer certains salaires …)
    3.  de prestations quand la Ville travaille pour autrui ;
    4.  de dividendes (ce que la Ville reçoit car elle a investit dans des sociétés de services).

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    Les dépenses

    Les dépenses sont de l’ordre de 34 millions. Elles sont constituées de :

    1. payement du personnel;
    2. payement pour des fournitures (matériel, énergie, traitement des déchets, correspondances …);
    3.  payement d’autres organismes ou subventions :
      •     Police (4,8 millions, la police elle-même a son budget et reçoit en plus … million);
      •     CPAS (3,6 millions, le CPAS a lui-même son budget et reçoit 7,4 millions en plus);
      •     Pompiers (0,6 millions)
      •     Associations (2,2 millions);
    4. Dette : payement des intérêts et remboursement des emprunts

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    Le budget extraordinaire

    Tous les investissements qui sont payés via le budget extraordinaire sont payés soit par des subsides, soit par des emprunts… emprunts qui sont eux-mêmes remboursés par une dépense du budget ordinaire (4 millions de « payement dette »). Ici aussi on a donc des dépenses (les investissements, et des recettes (les subsides et les emprunts ou directement de l’auto-financement).

    Pour gommer les différences d’une année à l’autre, j’ai fait le total sur 4 ans.

    Dépenses d’investissement

    Ils sont constitués de : voiries et égout ; bâtiments pour l’administration ; bâtiments et pistes de sport ; achats de maisons ; écoles ; sécurité ; autre en dessous de 1 million.

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    Recettes pour les investissements

    Ils sont constitués d’emprunts, de subsides ou sont auto-financés.

     

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    En moyenne, par année, on fait des investissements pour 7,8 millions, et on reçoit des subsides pour 2,8 millions. Le reste est payé par auto-financement (2,2 millions) ou par emprunt 4,2 millions).

    On peut constater que ce qu’on emprunte en moyenne par an est semblable à ce qu’on rembourse des emprunts précédents (budget ordinaire).

  • Conseiller communal : pour les 6 ans à venir, je suis partant !

    J’ai déjà été élu et ai exercé le mandat de Conseiller communal de 1994 à 2000 et de 2006 à 2012. Je l’ai fait avec plaisir et conviction. J’en ai tiré une série d’enseignements que j’ai synthétisé dans un livre « vie politique : vraie vie ? » édité chez Académia et Etopia (voir http://www.editions-academia.be/index2.php?addr=fr2/fiche_3.php?id=20084). J’ai également relaté certaines de mes opinions et réalisations politiques sur mon site Internet à la page http://users.skynet.be/hadelindebeer/elections%20communales.htm. J’ai également répondu à certaines questions sur Facebook http://www.facebook.com/HadelinDeBeer et je me suis exprimé en vidéo (par exemple https://www.youtube.com/watch?v=w9fK2HxJm4o&feature=plcp  ou http://www.youtube.com/watch?v=U3Tg_OaiXd4&feature=share )

    Je souhaite poursuivre mon engagement envers ma communauté et je me présente en dernière place sur la liste Ecolo à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Il est tout à fait possible que je sois élu si suffisamment de citoyens portent positivement leur vote en face de mon nom. Rappelons que les citoyens peuvent voter pour plusieurs personnes d’une même liste : la liste Ecolo regorge de candidats sérieux et enthousiastes, vous les retrouverez sur www.ecololln.be . Pensez soutenir les jeunes !

    J’encourage les citoyens et citoyennes à me poser des questions, à me faire part de leurs remarques. Comme j’aime rencontrer les habitantes et habitants de ma commune, je me déplacerai volontiers pour les rencontrer. N’hésitez pas à utiliser ce blog pour y poster vos questions ou commentaires.

  • Au Conseil communal d'OLLN du 4/9/12 : l'urbanisme en faux débat

    Deux sujets étaient proposés aux votes des conseillers communaux au Conseil communal du 4 septembre 2012. Il s’agissait d’approuver le tracé des voiries de deux futurs lotissements à Louvain-la-Neuve : « Entre Ville et Lac » et « Courbevoie ». Pour les deux projets, l’UCL, propriétaire des terrains, vend chacun de ceux-ci à un promoteur différent. Pour « Entre Ville et Lac », IGE (Ekelmans) demande un permis d’urbanisme pour 8 lots homogènes de bâtiments et pour Courbevoie, Tomas et Piron élabore un projet d’urbanisme 10 lots homogènes (10 blocs) de bâtiments. Chacun de ces lots ou blocs doit être accessible par une voirie publique.

    Or aucune voirie ne peut être créée sans l’accord du Conseil communal. La raison est qu’un jour, la voirie arrivera dans le patrimoine communal, et que tout ce qui arrive dans ou quitte le patrimoine communal doit être approuvé par le Conseil. C’est donc logiquement qu’avant d’accorder le permis de lotir, le Conseil communal doit donner l’autorisation d’ouvrir (comprendre : de créer) des nouvelles voiries.

    Autre élément important : le Conseil communal n’aucune compétence en matière d’urbanisme. Très concrètement, cela veut dire que le Conseil communal ne peut rien décider, autoriser ou quoi que ce soit d’autre quant aux permis de lotir ou de bâtir.

    Le 4 septembre, il nous était juste demandé « êtes-vous d’accord qu’une voirie soit créée à cet endroit-là ? ». On aurait pu s’attendre à un débat sur la largeur des voiries, leur emplacement, leur qualité éventuellement. Pas du tout ! Les questions et remarques suivantes ont été posées :

    • Si on accepte l’ouverture des voiries, est-ce qu’on aura encore la liberté de modifier le projet ou est-ce que vous nous direz « vous avez voté pour, maintenant vous êtes coincés » ?
    • Est-ce qu’on a la garantie que des logements moyens et/ou sociaux vont être construits ?
    • Est-ce que des sociétés de Commnity Land Trust vont s'y établir pour y construire et permettre d’avoir des logements pas trop chers ?
    • La majorité et le Collège sont vendus aux promoteurs, vous leur laissez tout faire !

      Quelques remarques :

    1. Après avoir été conseiller communal depuis bientôt 6 ans, certains n’ont toujours pas intégré « qui est responsable de quoi » au niveau communal. Certains ont découvert en séance qu’ils n’avaient pas le droit de voter en conseil communal sur les options urbanistiques. Etonnant. Mais mieux vaut tard que jamais.
    2. Comme le disait l’Echevin du Monceau, tout rêve n’est pas possible. L’UCL vend un terrain très cher à un promoteur, qui lui-même doit construire 3 étages de parking et une dalle avant de pouvoir construire des bâtiments d’appartements qui seront ensuite vendus : ces appartements seront chers ! Aucune société de logement social ne va acquérir des appartements si chers pour ensuite les louer à un prix très bas : celle société de logement social ferait vite faillite ! Il en va de même pour la société de Community Land Trust : pour avoir des prix raisonnables à proposer pour ces futurs logements, elle fait mieux de s’implanter à un autre endroit.
    3. Comme le disait l’Echevin Benthuis, le pouvoir public communal hérite d’une situation qui a largement été déterminée par des acteurs privés. L’UCL vend ses terrains chers. C’est ensuite difficile aux pouvoirs publics de « rectifier » la situation.
    4. Enfin, votre serviteur a aussi précisé qu’un pouvoir public ne peut tout se permettre. Un pouvoir public peut imposer des charges d’urbanisme (c'est-à-dire des réalisations urbanistiques imposées par le pouvoir public et réalisées et payées par le promoteur). Mais ces charges doivent être raisonnables. Si le pouvoir public exagère, le promoteur va devant les tribunaux se plaindre et les tribunaux, assez souvent, cassent la décision du pouvoir public à cause d’un excès de celui-ci. Il existe plusieurs exemples, dont des bruxellois.

    Le Conseiller communal Otlet a proposé qu’on n'accorde le permis d’ouvrir les voiries qu’à condition que le promoteur se plie à toutes les exigences du pouvoir public au sujet du permis d’urbanisme. Le Bourgmestre Roland a répondu que cela n’allait pas parce qu'il fallait d’abord accorder le permis d’ouvrir les voiries puis le permis d’urbanisme, et que le promoteur pourrait toujours aller en recours contre le permis. L’Echevin da Camara a lui bondi : « Vous voulez nous faire commettre un abus de pouvoir ? Nous seulement ce n’est pas éthique, mais en plus, après l’avoir dit devant le public et la presse, c’est donner aux promoteurs les armes pour faire casser cette décision ! ».

    La discussion s’est clôturée par le vote… sur l’ouverture des voiries.