• Mobilité communale gérée par Ecolo : un beau succès

    Gérer aujourd'hui en pensant à demain, c'est une marque de fabrique d'Ecolo.

    Un exemple ? la gestion de la mobilité à Ottignies-LLN. Ecolo, en la personne de Jean-Luc Roland, notre Bourgmestre, en a la responsabilité depuis 2000.

    Tout a commencé en 2002-2003 avec la réalisation et l’adoption du plan communal de mobilité (PCM) qui accorde la priorité aux modes doux et privilégie la sécurité des usagers. Ce PCM a fourni aux différents services de l’administration (travaux, police, urbanisme) des balises pour organiser leur travail et en particulier préparer des projets sur le court, le moyen et le long terme. C’est notamment ce qui nous a permis d’être prêts lorsque la Région lançait des appels à projets pour la mobilité (Crédits d’impulsion).

    C’est grâce au PCM que la rénovation en profondeur des voiries du centre d’Ottignies a pu être lancée. En effet, les différentes administrations concernées (MET, SRWT, Ville) s’étaient concertées sur les projets, avaient fait inscrire les crédits budgétaires aux différents niveaux de pouvoirs concernés, de manière à pouvoir lancer les adjudications ensemble. Ce n’était pas évident a priori. C’est bien le PCM et la vision de long terme qui a rendu tout cela possible.

    Les conséquence d'une telle gestion ? Voici ce que Jean-Luc Roland nous en dit :

    • 4 millions d’euros consacrés en 10 ans (2002-2011) pour des aménagements modes doux, avec des subventions régionales (Crédits d’impulsion notamment) de 50 %, soit 2 millions d’euros (cela signifie que chaque année, nous étions prêts pour répondre aux appels à projets et que nous avons chaque fois été retenus, ce qui est un record en Région wallonne) ;
    • 35 « zones 30 » sur la même période (alors qu’il y avait 5 « zones 30 » auparavant en tout et pour tout sur le territoire communal) ;
    • + 30 % de cyclistes en 3 ans, et cela sur base d’un comptage effectué 2 fois par an durant l’heure de pointe du matin par Pro-Vélo, avec l’appui de la Ville, depuis 2008 ;
    • Sélection par la Région en octobre 2011 d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, parmi 10 communes de Wallonie (sur 60 communes qui avaient postulé) au titre de « Ville Wallonie cyclable » (2 communes dans le Brabant wallon : avec Walhain) ; objectif : + 10 % de cyclistes chaque année ; avec des subventions régionales fortement accrues jusque 2015 : en plus des 200.000 € en moyenne que nous allons continuer à solliciter, notre sélection nous amènera plus de 350.000 € en plus chaque année ;
    • Sécurisation des voiries prioritairement autour des écoles situées sur le territoire communal ; parmi les dernières à avoir été ainsi sécurisées, on peut citer l’école de Limauges (parking, plateau trottoirs et voirie), l’Athénée d’Ottignies (dépose rapide, trottoirs élargis, piste cyclable à proximité, SUL), l’école de Blocry (pont du Pape, plateau, élargissement des trottoirs) ; multiplication des ranges-vélos sur tout le territoire communal (près des gares, à côté des arrêts de bus), et au conseil communal de septembre prochain, 2 parkings collectifs sécurisé pour vélos électriques à LLN ;
    • Une diminution sensible du nombre d’accidents en 15 ans : - 20 % d’accidents avec blessés (entre 1995 et 2010) et – 69 % d’accidents graves sur la même période, et cela alors que le trafic n’a pas cessé de croître.

    J'approuve et applaudis des deux mains. Je suis fier et heureux du travail de notre Bourgmestre et d'Ecolo.

  • Améliorer le traitement des avis des enquêtes publiques

    Ayant répondu une consultation publique en tant que citoyen, j’ai été désagréablement surpris par la manière dont mon avis a été traité. Alors que j’avais fait un effort pour résumé mes développements, le résumé qui a été fait reflétait très partiellement la teneur de mes propos, était  truffé de jugements de valeur. En soi, il y avait déjà de quoi être passablement en colère. A ceci s’est ajouté le fait qu’il n’était en rien exprimé ce qui était fait de mon avis (mal et partialement résumé).

    Une situation professionnelle que j’ai vécue m'a inspiré. J’ai géré le dépouillement de la consultation publique fédérale sur le 2° et 3° plan fédéral de développement durable. Pour être certain de prendre correctement en compte l’avis du citoyen, nous avions instauré la procédure suivante :

     Résumé de l’avis par une personne et contrôle par une seconde personne.

    •  Mise à disposition du résumé auprès de l’émetteur de l’avis. Prise en compte de ses remarques sur le résumé.
    •  Pour chaque idée autonome du résumé

    a.   Si accord avec la remarque, proposition de modification du texte initial (dans ce cas-ci, proposition de formulation d’avis)

    b.    Si désaccord ave la remarque/proposition, justification du désaccord.

    • Transmission à l’auteur

    Nous avions donc organisé un contrôle de qualité interne (2 personnes) et externe (relecture par l’auteur).

    Les conséquences de n’avoir pas fonctionné ainsi  :

    • les résumés ont été d'une qualité variable, donc :

    a.  des idées ont été perdues et le Collège n’a pas pu valablement y répondre. Pire, comme les lettres d’avis n’ont pas été relues par les autres intervenants, les idées ont été perdues pour tout le reste de la chaîne ;

    b.    des idées ont été transformées (idem);

    • même quand les idées ont été résumées, il n’était pas indiqué ce qu'on pensait par rapport à l’idée, ce qui fait que des idées n’étaient pas reprises dans l’avis du Collège mais leur écartement n’a pas été justifié.

    Il me semble qu’il y aurait une véritable avancée démocratique à organiser le dépouillement rigoureusement et avec un contrôle qualité, et à traiter rigoureusement les idées avec un tableau

      idée

    retenue ou pas

    si retenue : comment, si pas retenue : pourquoi.

     

     

     

    Il me semble utile de le prévoir pour toutes les enquêtes.

     

  • Objectifs : Leur formulation qui nous amène au succès.

    SMART (intelligent en anglais) est un moyen mnémotechnique pour se souvenir des caractéristiques que devrait idéalement avoir un objectif pour permettre sa réalisation. Cette astuce est souvent utilisée en management ou dans la gestion de projet. Les caractéristiques sont les suivantes1 :

    • Spécifique (anglais : Specific)

    • Mesurable (anglais : Measurable)

    • Atteignable (anglais : Achievable) ou Acceptable

    • Raisonnable (anglais : Realistic)

    • Temporalisé (anglais : Time-bound)

     Ci-dessous, une description de ces termes2.

     Spécifique

    Un objectif ne peut être formulé de manière vague et générale, mais doit être défini de manière rigoureuse et précise. Il doit donc être contextualisé.


    Exemple d’objectifs non spécifiques :

    Les mêmes, spécifiques :

    Améliorer son fonctionnement

    Pour respecter les autres en réunion, demander la parole (au lieu de les couper)

    Arrêter de se plaindre

    Raconter à ma compagne les coups tordus de mon collègue et chercher des solutions pour être serein

    S’améliorer, être meilleur

    Améliorer son niveau d’anglais

    Avoir de bonnes réunions

    Avoir des réunions régionales appréciées

     

    Mesurable

    Afin de pouvoir déterminer si les objectifs sont atteints, ceux-ci doivent être mesurables. Des normes doivent être établies. Il est d’ailleurs important, pour sa propre satisfaction, de pouvoir mesurer de manière objective si les objectifs visés ont été atteints.

    Cette mesure peut se traduire sous la forme de notions de quantité, de qualité, de temps, d’argent.

    Une autre façon de s’assurer que l’objectif soit mesurable, est de voir s’il est testable, y compris sensoriellement.

     

    Exemple d’objectifs non mesurables :

    Les mêmes, mesurables :

    Respecter les autres en réunion

    Pour respecter les autres en réunion, avoir demandé la parole au moins 8 fois sur les 10 où j’ai eu la parole

    Arrêter de se plaindre à ma compagne des coups tordus de mon collègue

    Passer une soirée par semaine sans me plaindre des coups tordus de mon collègue

    Améliorer son niveau d’anglais

    Monter d’un niveau au test X en anglais

    Avoir des réunions régionales appréciées

    Obtenir un taux de 95% de satisfaction de 95% des participants des réunions régionales

     

    Acceptable

    Les objectifs doivent être acceptés et acceptables par soi-même, par un collègue, l’équipe, l’organisation, les clients, etc. Il est également important que ceux-ci s’inscrivent dans la vision et la mission de l’organisation / du projet et naturellement au sein de sa fonction. Lors de la formulation d’objectifs de développement personnel, leur caractère recevable doit s’inscrire dans un cadre plus large que celui de la fonction actuelle. Ces objectifs peuvent, en effet, être déterminants pour la construction de la personne à moyen et à long terme.

    On peut aussi dire que les objectifs doivent être écologiques, c'est-à-dire qu’ils doivent respecter l’écosystème de la personne et de ce qui l’entoure.


    Exemple d’objectifs non acceptables :

    Les mêmes, acceptables  :

    Boire une bouteille de whisky en 5 minutes

    Boire un verre de vin par heure

    Passer une soirée par semaine sans me plaindre des coups tordus de mon collègue

    Ne passer qu’une soirée par semaine à me plaindre des coups tordus de mon collègue

    Monter d’un niveau du test X (très difficile) en anglais en 20 jours (100% du temps passé à ça, en plein travail)

    Monter d’un niveau du test X (très difficile) en anglais en 90 jours, tout en poursuivant mon travail à la satisfaction de mon patron

    Ne plus convoquer les perturbateurs de réunion afin d’obtenir un taux de 95% de satisfaction de 95% des participants des réunions régionales

    Obtenir un taux de 95% de satisfaction de 95% des participants des réunions régionales

     

    Réaliste

    Lors de la détermination des objectifs, il est utile de s’accorder un temps de réflexion au sujet de la faisabilité et du réalisme des objectifs. Si les objectifs sont trop ambitieux, il est impossible de les atteindre, ce qui est inévitablement démotivant. C’est pourquoi il est important de prendre en considération les facteurs critiques de succès.


    Exemple d’objectifs non réalistes :

    Les mêmes, réalistes :

    Boire une bouteille d’eau de 1 litre en 1 seconde

    Boire une bouteille d’eau de 1 litre en 3 heures

    Ne passer qu’une soirée par semaine à me plaindre des coups tordus de mon collègue

    Trouver une personne extérieure à mon couple pour déverser mon sac puis analyser les coups tordus de mon collègue, et chercher des solutions pour être plus serein

    Monter d’un niveau du test X (très difficile) en anglais en 20 jours (100% du temps passé à ça, en plein travail)

    Monter d’un niveau du test X (très difficile) en anglais en 180 jours, tout en poursuivant mon travail à la satisfaction de mon patron

    Obtenir un taux de 95% de satisfaction de 95% des participants des réunions régionales

    Obtenir un taux de 80% de satisfaction de 70% des participants des réunions régionales

     

    Temporalisé

    Il est convenu d’une échéance à laquelle l’objectif doit être atteint. Une ligne du temps peut éventuellement être tracée sur laquelle sont placés des objectifs intermédiaires.


    Exemple d’objectifs non temporalisés : 

    Les mêmes, temporalisés :

    Boire une bouteille d’eau de 1 litre

    Boire une bouteille d’eau de 1 litre en 3 heures

    Ne passer qu’une soirée par semaine à me plaindre des coups tordus de mon collègue

    Trouver, dans le mois, une personne extérieure à mon couple pour déverser mon sac puis analyser les coups tordus de mon collègue, et chercher des solutions pour être plus serein.

    Monter d’un niveau du test X (très difficile) en anglais en 20 jours (100% du temps passé à ça, en plein travail)

    Dans 3 mois, faire 180 jours de formation en cours du soir en anglais pour monter d’un niveau du test X (très difficile).

    Obtenir un taux de 80% de satisfaction de 70% des participants des réunions régionales

    Obtenir dans 6 mois un taux de 80% de satisfaction de 70% des participants des réunions régionales

     

    Il est utile d’ajouter cette condition

    Exprimé positivement

    Un objectif exprimé négativement (s’éloigner de) tel « ne pas faire quelque chose », ne dit rien sur ce qui va concrètement être atteint. L’objectif sera exprimé positivement (aller vers quelque chose), tel « faire quelque chose », « atteindre tel but précis, mesurable ».


    Exemple d’objectifs non positifs : 

    Les mêmes, exprimés positivement :

    Arrêter de fumer (la personne s’est mise à boire)

    Courir 10 km en 50 minutes dans 6 mois

    Ne plus raconter à ma compagne les coups tordus de mon collègue (et devenir de mauvaise humeur ou déprimé, me sentir seul)

    Raconter chaque jour à ma compagne trois bonnes choses qui me sont arrivées

    Ne plus avoir de réunions pénibles (donc on supprime toutes les réunions)

    Obtenir dans 6 mois un taux de 80% de satisfaction de 70% des participants …

     

     

  • la politique et vous, et moi

    Au Conseil communal du 29 mai 2012, à OLLN, un des premiers points portait sur « le cadre ». Non pas qu’il s’agisse d’un encadrement ancien ou spécial d’une gravure rustique, qui vaudrait son pesant d’or ou de symbole. Pas du tout. Lorsqu’on parle du « cadre », on évoque le nombre et la qualification des personnes qui peuvent être engagées comme statutaire. Les autres personnes qui travaillent pour la commune ne sont pas sous statut mais sous contrat, comme un ouvrier ou un employé dans une firme privée.

    Petit rappel : les statutaires bénéficient de droits spéciaux, car on a estimé que les employés communaux devaient faire leur travail en toute indépendance, et le statut est sensé les protéger d’une influence politicienne.

    Elément de contexte : les statutaires coûtent plus cher que les contractuels au budget communal, surtout si les contractuels engagés bénéficient de réduction de charges patronales. La Ville (comme beaucoup de villes et communes) a engagé beaucoup de contractuels car la Région wallonne, pour résoudre le chômage et pour aider les communes, a donné beaucoup de subsides depuis les années 80, pour engager des contractuels. Les subsides s’appelaient des « points APE ». Pour OLLN, la proportion de statutaire est d’environ 30%, et par voie de conséquence, les contractuels sont 70%.

    Donc le cadre était à l’ordre du jour. Le Bourgmestre expose le point. En résumé, il explique les nouveaux postes créés, suite à l’audit administratif. Les postes permettront, dit-il, un meilleur fonctionnement de l’administration. Il annonce aussi pour les années à venir, de futures augmentations du cadre, car la région souhaite que la proportion de statutaires croisse. Ceci aura progressivement un effet sur les finances communales, car cela reviendra à recevoir moins de subsides par emploi.

    Là-dessus, le conseiller Otlet expose ses vues : en substance :

    ·         En 1996, lorsque j’étais bourgmestre depuis 2 ans, j’ai refait un nouveau cadre. Qu’avez-vous fait depuis ? rien. Vous proposez 3 personnes en plus au cadre, et quelques changements. Comme si la Ville n’avait pas évolué. Vous manquez d’ambition

    ·         Vous laissez 70% des agents hors statut, moi je leur donnerais un vrai emploi et un vrai statut

    ·         Quand moi j’étais au pouvoir, j’ai vraiment redynamisé cette commune. Vous n’êtes pas capables de faire les choses correctement.

    Je lui ai répondu en deux temps.

    ·         « Dans le fond, que nous dites-vous Mr Otlet ? Que dans le monde il y a deux sortes de personnes : les supérieures, celles qui font toujours tout mieux que tout le monde, et les autres, un peu sottes. A vous entendre, nous, la majorité, faisons partie de cette deuxième catégorie. Nous en prenons bonne note ».

    ·         « Nous, les sots, avons le plaisir de vous dire que nous gérons si mal la Ville que Test-Achats nous classe dans les 3 meilleures administrations communales et que les citoyens nous expriment leur satisfaction de leurs contacts avec l’administration. Nous avons développé tout un travail de formation des fonctionnaires. Et tout cela en allant chercher les moyens pour que tout se fasse avec la fiscalité la plus basse possible, et nous sommes dans la moyenne basse de la fiscalité du Brabant wallon et de la Wallonie ».

     

    Que retenir de cette histoire ?

    1° Très souvent, Mr Otlet s’est positionné comme une personne supérieure aux autres. « Moi, ça va, mais les autres, ils sont quand même moins bien ». En analyse transactionnelle, on dit qu’il se place en « plus – moins » dans sa position de vie (voir http://www.analysetransactionnelle.fr/?page_id=52 ou  http://www.capitalrh.fr/Les-positions-de-vie_a160.html ). Ce faisant, il se rend insupportable, invivable pour les personnes qui ne se considèrent pas comme inférieures. Il ne trouve quasiment aucune personne qui accepte de s’allier avec lui,  sachant très bien à quelle sauce elle va être mangée. Par exemple, un parti contacté par Mr Otlet après les élections et à qui Mr Otlet promet X échevins, préfère avoir un échevin de moins et faire majorité avec d’autres que de travailler 6 ans avec X échevins déconsidérés. Evidement il n’y a pas que le nombre de postes qui compte en politique pour décider de faire majorité avec l’un ou l’autre, il y a aussi le programme. Mais même avec un programme proche, sans considération réelle pour l’autre, vous ne faites rien en politique.

    Tout ceci est confirmé par une analyse plus globale de deuix scientifiques : Fanny Wille & Kris Deschouwer dans À PROPOS D' HOMMES ET DE POUVOIR : La formation des coalitions au sein des communes belges. Ils y disent :

    " La formation de coalitions au sein des communes implique des personnes qui tentent de conduire ou de maintenir leur parti au pouvoir. Les oppositions idéologiques jouent en la matière un rôle limité. Il s’agit d’être plus rapide que les autres et de faire à temps les bons choix. Dans de nombreuses communes, un préaccord est déjà conclu longtemps avant les élections; il contient des accords quant à la répartition des mandats. Il arrive également souvent que des partis d’horizons divers s’adressent à l’électeur en constituant une seule liste.

    Les considérations idéologiques jouent un rôle limité mais les relations personnelles n’en sont que plus importantes. La confiance forme le ciment des coalitions locales. Des alliances sont formées sur la base de sympathies ou antipathies personnelles. Les partis nationaux tentent d’imposer du sommet des modèles au sein des coalitions communales mais il s’avère toutefois à chaque fois que le contexte local, les personnes locales et les relations qu’elles entretiennent entre elles prévalent lors du choix d’une coalition."

     

    2° Mr Otlet est tellement persuadé qu’il est le meilleur, qu’il ne se rend plus compte de la réalité : la plupart des employés et des citoyens sont contents de l’administration communale et sont contents de la gestion de la Ville (par la majorité). Il se décrédibilise lui-même. Tant pis pour lui.

  • La propreté publique est notre affaire

    La propreté publique est un sujet très sensible surtout dans une campagne communale. Pour les gens, il fait toujours trop sale. En plus de faire ce constat, les citoyens proposent deux types de solutions : mettre plus de poubelles et nettoyer plus/sanctionner plus.

    Posé ainsi, le problème est mal formulé ! Il y a saleté et saleté :

    ·         Les déchets issus de la consommation nomade, ceux qu’on largue. Typiquement, la canette, l’emballage de biscuit ou de chips, le gobelet, le mégot de cigarette, le paquet de cigarette.

    ·         Les petites poubelles ménagères. Celui qui met ses déchets ménagers dans un petit sac, et s’arrête à l’abribus pour y mettre son petit sac dans la poubelle publique ;

    ·         Les encombrants. Le tas de gravats et le vieux canapé. Ce qu’on jette dans un bois ou sur un parking désaffecté.

    ·         Les affiches le long des routes. On plante un piquet avec l’affiche qui annonce ceci ou cela. Après l’événement, on ne passe pas l’enlever.

    ·         Les tags divers. Un « sriboutchi » sur le mobilier urbain ou sur une façade d’un immeuble désaffecté.

    Analyse

    Il n’y a pas une unique solution pour tous ces problèmes. Plus de poubelle ne changera rien aux encombrants par exemple, ni aux tags, ni aux affiches.

    De plus, multiplier les poubelles et les nettoyages, outre le fait que cela ne change pas grand-chose, multiplie les coûts de la commune et risque d’entrainer une augmentation d’impôt.

    Il faut suivre une stratégie globale et cohérente.

    1.      La première chose à faire est de cartographier et de spécifier les points de mal-propreté. A partir de cet inventaire cartographié, il sera possible de mener une stratégie appropriée de fermeture, surveillance, appropriation ou modification de l’endroit.

    2.      Pour ce qui concerne les tags : trouver des endroits où c’est chouette que les tagueurs s’expriment (réalisation à Villers le Bouillet :un mur pour tagueurs). A LLN, les pertuis de passage entre le lac et le quartier de l'hocaille ont été tagués par des étudiants du lycée martin V : magnifique.  La solution d'inviter des artistes connus pour taguer des murs est une bonne solution car cela donne des lettres de noblesse aux beaux tags et cela donne aux tagueurs une envie de se dépasser et de respecter les endroits (un subside a été voté en Conseil communal ce 29 mai 2012, majorité conte opposition). Voir aussi http://hadelindebeer.skynetblogs.be/archive/2012/06/04/graffitis-or-not-graffiti.html

    3.      De manière générale, supprimer les endroits socialement vides ainsi qu’embellir les lieux publics. En milieu urbain, pourquoi ne pas confier l’aménagement de lieux (abribus …) à des riverains. En milieu rural, on peut entretenir les abords, mettre des panneaux explicatifs.

    4.      Pour les dépôts d’encombrants : voir si la suppression d’accès aux endroits non surveillés peut se faire.

    5.      Pour les déchets ménagers en petite quantité, il faut supprimer les poubelles publiques accessibles en dépose-minutes.

    6.      Pour les déchets de consommation nomade, la meilleure solution doit venir du fédéral : consigner les déchets tels canettes etc. Pour les communes, qui sont en aval, il faut admettre que « plus de poubelle » ne change malheureusement rien, les usagers larguent leurs déchets parfois à 50cm d’une poubelle ! La surveillance des endroits les plus souvent salis est efficace. Il faut alors que la commune ait un bon règlement « incivilités » et des agents constatateurs ; et en plus, il faudrait (pas nécessairement accepté juridiquement) qu’elle condamne à des travaux d’intérêt général : nettoyer les endroits sales comme à Nivelles le tribunal l’a fait http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120604_00166219.

    7.      La sensibilisation doit se baser sur des théories de changement social éprouvées.


  • LLN : Graffiti or not graffiti ? Les avis au Conseil communal

    Débat intéressant lors du Conseil communal du 29 mai à Ottignies-LLN. Le point était introduit par l'échevin David da Camara. Il proposait au Conseil d'accorder un subside de 15.000 EUR pour que puisent être hébergés des graffeurs professionnels, et qu'ils puissent avoir à disposition du matériel. La réalisation des graffiti aurait lieu entre le 29 juillet et le 4 août 2012 dans le cadre de Kosmoplite Art Tout en collaboration avec un partenariat entre la VILLE D'OTTIGNIES-LOUVAIN-LA-NEUVE, UCL CULTURE, et localement le projet est porté par  la maison des jeunes “Chez zelle“, Les organisateurs sont : Chez Zelle / Laid Back / Farm Prod / Urbana et d'autres partenaires encore tels Lézarts urbains, Stoem, supremebeing, Montana et j'en passe (dont la province , la Communauté française de Belgique ...).  Des jeunes et prestigieux artistes locaux et internationaux se produiront. Les graffitiseraient réalisés sur 7 murs de LLN, en accord avec les propriétaires des murs.

    A LLN, il y a déjà des tags ... enfin, il y a tags (signatures) et tags (graffiti). Par exemple, il y a de magnifiques graffiti dans les deux pertuis qui relient le lac au quartier de l'Hocaille en passant en dessous du Boulevard Oleffe. Dans les pertuis des graffiti avaient  réalisés par les élèves du Lycée Martin V puis les graffiti actuels ont été  réalisés lors d'un stage graff de Chez Zelle qui a eu lieu en 2011. Il y a aussi les panneaux qui ont été peints lors d'un concours sur la place de l'Université, organisé par un kot à projet. Puis il y a les graffiti sur les murs de protection du futur RER, certains sont superbes.

    Il y a enfin ceux sur les trains, puis également toutes les « signatures » sur le mobilier urbain : ceux-ci sont indésirables et doivent être punis. Un règlement communal sur les incivilités permet de punir ces actes. Personnellement, je  milite pour qu'il soit possible d'avoir d'autres outils qu'une seule amende financière : il faudrait pouvoir faire réparer les dégâts par des travaux d'intérêt général, comme peut le faire un tribunal. Le tribunal de Nivelles l'a fait il y a peu (http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120604_00166219 .).

    Mais revenons au subside pour les artistes internationaux tagueurs. La minorité, par la voix de Bénédicte Kaisin, une personne intelligente et respectueuse, a dit qu'elle refuserait le subside pour les raisons suivantes

    • promouvoir les graffiti , c'est risquer d'encourager la salissure de la Ville ;
    • des subsides pour des artistes internationaux ne doivent être utilisés que pour un véritable art;
    • il n'est pas nécessaire d'inviter des artistes internationaux, à la rigueur, on pourrait subsidier des jeunes de Ottignies, pour le côté participatif et éducatif.

    Je suis intervenu pour discuter les arguments : les graffiti , c'est un nouvel art urbain, qui mérite autant que les autres formes graphiques à être subsidié. Tout nouvel art est d'abord rejeté, mais c'est de l'art et nous pouvons contribuer à le faire (re)connaître. Subsidier des artistes internationaux reconnus, c'est élever le niveau de l'art dans notre Ville. C'est fixer la barre haut pour les graffeurs, comme les champions sportifs sont un exemple pour les sportifs amateurs. Enfin, subsidier des artistes internationaux n'est en rien contradictoire avec un subside ou un soutien à des artistes en herbe locaux, ce que la majorité compte bien faire. D'ailleurs, la participation est déjà effective ! Ce festival est une suite logique de faits et d'actes issus de longues reflexions communes; il est organisé par des jeunes locaux désireux d'embellir leur ville et surtout les pans de betons laissés en latence de nouveaux chantiers; il est le point de départ d'une multitudes de progrès artistiques dans lesquels les jeunes participent activement car ont des postes à responsabilité dans l'organisation de cet évenement.

    Contre toute attente, la minorité a persisté dans son refus. Incompréhensible pour moi. Volonté de bien montrer un esprit conservateur et frileux ? Avons-nous bien marqué les différents de projet de société ?