• Rencontre des GROEN de Leuven : on a beaucoup de choses à se dire !

    Ce 28 mai, nous étions 7 militants Ecolo de la ville de Ottignies-LLN à nous être déplacés au brunch des Groen de Leuven et du Brabant flamand.

    Entre eux et nous, l’écologie coule de source. Surtout quand la Dyle passe d’une cité verte francophone à une cité néerlandophone qui veut devenir verte.

    Il n’y a pas que la Dyle et le train qui relie les écologises des deux villes, ni l’histoire, fusse-t-elle mouvementée. Il y a les valeurs, la vision du monde, la manière de relever les défis et les projets communs.

    Les deux villes universitaires (quelle prémonition : uni(e)-ver(te)-(s/c)itaire(tée) … ) sont en plein développement. Elles ont du succès, et ce succès doit être géré afin que les habitants d’aujourd’hui et des générations futures en profitent. Ci-dessous, quelques défis communs et des engagements que nous voulons relever ensemble.

    Le logement :

    •  nos deux villes attirent. Les prix du logement sont dès lors tirés vers le haut. Et au prix du loyer, il faut ajouter le prix de l’énergie de maisons parfois mal isolées. Comme nous nous engageons chacun à garder les personnes à moindre revenus sur le territoire, et à transformer le parc immobilier en un parc de logement bien isolé, nous nous échangerons les bonnes expériences;
    • la ville n’est agréable que si elle offre des espaces publics de qualité, une présence de la nature et un accès facile à des espaces naturels. C’est ce que chacun veut faire dans sa ville.

    L’enseignement :

    •  comment mieux connaître l’autre communauté si ce n’est en parlant sa langue ? Dès lors, nous proposons de faciliter les échanges, notamment dans les écoles en immersion, entre les élèves ;
    •  nous organiserons des échanges sur les pratiques pédagogiques.

    Les entreprises :

    •  plutôt que de laisser chaque entreprise isolée sur sa parcelle, il faut au contraire les inciter à travailler en synergie, en symbiose industrielle, au sein d’un éco-zoning, les déchets de l’une servant de matières premières aux autres. Nous nous engageons à échanger les expériences de Leuven et d’Ottignies-LLN;
    • plutôt que de les laisser chacune se démener pour gérer la mobilité ; nous voulons chacun par exemple proposer un système de vélos électriques partagés pour pouvoir facilement lier les entreprises aux transports en commun.

    La vision :

    • Gérer le territoire, c’est comme gérer un paquebot : comme il tourne doucement, il faut s’y prendre longtemps à l’avance. Ottignies-LLN a une expérience de prospective citoyenne  à l’horizon 2050. Groen a pris connaissance de cette démarche et souhaite s’y inscrire, pour prendre aujourd’hui les bonnes décisions pour aujourd’hui et pour demain;
    • La mobilité doit devenir douce. A Leuven, Groen se bat pour une ville encore plus cyclable, notamment pour l’accessibilité des vélos à la Gare. Ecolo compte s’inspirer de leur combat.

    Les écologistes du Nord et du Sud sont enthousiastes à relever ces défis communs, à s’épauler et s’entraider durant la prochaine législature communale.

  • Les plus fragiles de notre ville

     

    La vie ne fait pas toujours de cadeaux. On connait tous des gens méritants qui, un jour, ont eu un coup de guigne. Et quand ce coup arrive sur un fond de fragilité, c’est la dégringolade. Pour diverses raisons, la santé mentale vacille, les assuétudes (alcool, drogue …) sont tentantes, tout cela n’arrange rien. La course folle vers le bas ne s’arrête alors qu’au fond : dans la rue. On devient SDF.

    A Louvain-la-Neuve et à la gare d’Ottignies, certains SD y survivent. Certains connaissent "Kofi" avec son ou ses caddies chargés à raz bord. « Mais que font la commune et le CPAS ? » nous demande-t-on parfois. Kofi est bien sûr suivi par le CPAS, mais il préfère la rue. C’est ainsi.

    Mais les autres ? Fallait-il interdire la mendicité comme le proposait le MR en début de législature ? Cela aurait été immoral selon nous : stigmatisation des personnes, rejet du problème vers d’autres villes. Autant casser le thermomètre pour ne pas voir que la température monte ! La majorité, et en particulier Monique Minsenga, Jean-Marie Paquay et Claire Thibaut ont voulu offrir un lieu pour que les SDF puissent se poser, voire se reconstruire. Ce fut la création de UTUC, un appartement avec une permanence, soutenu entre autre par la Ville, l’UCL et les habitants. Bravo à tous ces volontaires, qui apportent de l’espoir et de la reconnaissance à ceux qui ont touché le fond.

    Mais la nuit, les SDF restaient dehors. En hiver, c’est dur, très dur. Ouvrir un abri de nuit est une nécessité. Qui dit abri de nuit dit permanence, 24h sur 24. Plusieurs travailleurs sociaux doivent être employés. Ceci représente un coût immense pour la Ville d’Ottignies. C’est impayable sans mettre le budget de la Ville en déficit profond.

    Pourtant, par grand froid, il n’est plus possible d’hésiter. Cet hiver, la Ville, sur ces deniers, a ouvert un abri de nuit. Comme il n’y en a aucun dans la province, des « non ottintois » y sont venu. Nous les avons accueillis.

    La majorité communale veut qu’un abri de nuit permanent, un hôtel social en quelque sorte, soit ouvert en Brabant wallon, et accepte qu’il soit sur son territoire si c’est l’endroit le plus approprié pour les plus fragiles. La valeur de solidarité qui nous anime nous rend déterminés. Comme il s’agit d’un phénomène qui dépasse la capacité de la Ville à le financer (c’est donc principalement la prise en charge des salaires des travailleurs sociaux), nous appelons fermement et fortement la Province à débloquer l’argent pour le faire. Qu’elle n’attende pas le prochain hiver pour mettre ceci en place.

    Province, citoyens et citoyennes, la majorité communale est déterminée à se battre pour que chacun, même celui qui a touché le fond, puisse vivre dans un minimum de dignité. Etre sous un toit, au chaud et avec la possibilité de se laver, c’est vraiment le minimum.