Actualité

  • #OLLN : décrypter les ordres du jour des conseils communaux de décembre 2017.

    Le 12 décembre 2017

    Les projets de délibération sont ici

    Les points 4 à 8 concernent les finances communales.

    Quels sont les grands postes de dépenses ?

    • Le personnel : 16 millions
    • Le fonctionnement : 9 millions
    • Les transferts (dont le CPA S, la police, la zone de secours) : 14.5 millions
    • Le remboursement des emprunts : 6 millions

    Quels sont les grands postes de recettes ?

    • Les prestations : 4.6 millions
    • Les impôts et « subsides » : 39 millions
    • Les « dividendes » : 1.3 millions

     

    Un des changements les plus importants par rapport au budget de 2017 est que le tarif de la zone bleue passe de 20 à 30€ (point 30) et qu’on met deux équipes de plus. Résultat des courses : +500.000 €.

    Le point 12 concerne les logements kangourou. La Ville propose un système pour que l’aidant puisse se domicilier chez l’aidé sans perdre ses droits sociaux individuels. La procédure est le commodat.

    Le 19 décembre 2017

    On débutera par la séance commune avec le CPAS.

    Ensuite on examinera le budget du CPAS.

  • #OLLN : Que retenir du Conseil communal du 21 novembre 2017 ?

    Que pour une fois, le conseil s’est terminé à 23h, heure relativement décente…

    Après deux prestations de serment, on a eu 20 minutes de discussion sur le contenu de ce qui va être décidé dans les intercommunales ORES, SEDIFIN, IECBW, IBW, IMIO et l’académie. A OLLN, on prend très au sérieux, et depuis le début, le fait de suivre ce qui se passe dans les intercommunales.

    Depuis 1809 (décret impérial de Napoléon), les communes doivent fournir un logement aux prêtres. Le point 13 prévoyait une convention type. La minorité a demandé le report afin d’examiner s’il n’était pas préférable de donner une aide-loyer plutôt qu’une énorme cure. Report accepté, pour examiner la valeur locative des cures.

    On a parlé du CETEM et des agents constatateurs qui pourront s’occuper des parkages génants.

    Le Collège a décidé d’aller en recours contre la décision de la Ministre des pouvoirs locaux qui « annulait » la question 2 de la consultation populaire. Tout le conseil communal était favorable à la question 2, mais la minorité n’était pas favorable à ratifier la décision car « cela coûtait cher alors qu’on avait quand-même les résultats. » Je suis intervenu pour dire que j’étais favorable au recours pour la raison principale suivante : accepter de ne pas aller en recours, c’était à l’avenir pouvoir se voir interdire de poser des questions à la population. La décision fut ratifiée, majorité contre minorité (une abstention dans la minorité).

    Le point qui a fait débat est l’ouverture de voirie qui permettra de construire un lotissement à Limelette près des voies de chemin de fer. Des personnes qui auront les nouveaux logements dans le fond de leur jardin étaient venus assister au débat et ont symboliquement voté « contre ».

  • #OLLN : décrypter l’ordre du jour du conseil communal du 21 novembre 2017

    L'ordre du jour complet et commenté est ici. Pour ceux qui veulent prendre connaissance des projets sur lesquels les conseillers communaux sont invités à se prononcer, les 79 pages de la séance publique sont ici. Vous voulez avoir l'essentiel ? Alors, lisez ce qui suit !

    Au conseil communal, la jeune OLLN 2.0/MR Manon Wirtz démissionne et sera remplacée par Mia Dani, également conseillère CPAS (points 1 et 2). Au CPAS, Stéphane Vanden Eede démissionne pour raison professionnelle, et sera remplacé par Yves Kempeneers (points 3 et 4).

    Les points 5 à 11 sont des approbations de ce qui se passe dans les intercommunales. Des exposés seront fiats en conseil (comme à notre habitude), de telle sorte qu’on vote en connaissance de cause.

    Le point 16 concerne l’ancienne décharge de Mont-St-Guibert. S’il y avait un problème environnemental, il en coûterait probablement 40 millions pour la réhabiliter, or le fonctionnaire technique a mis dans le permis une caution de seulement 20 millions : la commune va en recours.

    ENFIN ! le règlement de police va être modifié (point 18) pour que tout ce qui est lié aux infractions de parkage passe d’amende à sanction administrative. Le parquet ne faisait pas venir ceux qui ne payaient pas leurs amendes au tribunal et beaucoup échappaient à la peine è cela va changer ! Le point 19 officialise le fait que le parquet considère les infractions au parkage comme faisant l’objet de sanctions administratives. On s’attend en 2018 à plus de 2.500 sanctions.

    Aux points 23 et 24, on va permettre d’ouvrir des voiries pour que de nouveaux lotissements se construisent (ils sont en zone rouge au plan de secteur, dont constructibles).

    Les autres points me semblent peu politiques, voire carrément techniques.

    Il y a un point ajouté : le parcours administratif du schéma de structure.

  • Et le vin de la Baraque ?

    A l’heure du vin nouveau, qu’en est-il du vin belge ? Et en particulier du vin de OLLN ?

    Les raisins furent nombreux à la vigne, cachés derrière les filets anti-oiseaux.

    raisin,LLN

    La récolte a été bonne cette année à la Baraque : 15 litres de rouge et 6 de blanc. Avec au départ rien que des raisins rouges !  La récolte fut saine, une partie est visible ici :

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    Le vin blanc vient du pressage immédiat des raisins après récolte : la couleur et les tanins contenus dans la peau du raisin n’ont pas le temps d’être transmis au jus blanc.

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    Blanc et rouge ont fini de fermenter et sont en décantation (on voit les levures mortes qui se sont accumulées dans le fond).

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  • « Participation » n’est pas un mot miracle

    Il semble qu’aujourd’hui, un politicien qui ne dit pas « participation » tous les 3 mots serait mal vu. Et les administrations doivent suivre le rythme.

    Mais est-ce toujours heureux ? Dans ma signature d’email, j’ai mis ceci : « Comme politicien, le pouvoir, je ne veux pas le prendre, je veux le rendre. La participation de tous à la prise de décision et à la mise en œuvre, c’est essentiel. » On pourrait donc penser que je suis un participationniste à tout va, et que je vais juste me vanter de l’avoir dit plus tôt que les autres.

    Mon avis est plus nuancé. Prenons le cas du pacte énergétique. Je reçois cet email ce 5/11 :

    ******************

    Ce mail pour vous rappeler qu'il est encore temps de participer à cette enquête, très peu diffusée (et très mal faite par ailleurs), à remplir ici :

    http://welisten-economie-fgov-be.limequery.org/814711/lang/fr/newtest/Y

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    Il se fait que j’avais reçu le 27/10 un email relativement équivalent.

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    La Transition énergétique a besoin de vous !

    Arnaud Collignon  •  24 octobre 2017

    En 2003, notre pays a décidé de sortir définitivement du nucléaire en 2025. Malheureusement, depuis, les gouvernements qui se sont succédés n’ont pris les dispositions nécessaires au bon déroulement de cette sortie. Cela n’a pas empêché notre système électrique d’entamer sa mutation basée sur les renouvelables et l’efficacité énergétique. La transition est en marche au niveau mondial et n’attendra pas les politiques belges !

    Nous pouvons encore sortir du nucléaire en 2025 à condition de prendre aujourd’hui les mesures qui s’imposent.

    Il ne s’agit bien évidemment pas de “retourner à la bougie” ou même de risquer des “black out” comme certains voudraient nous le laisser croire...

    Un ensemble de solutions existent qui peuvent être mises en place aujourd’hui à condition qu’il y ait une vraie volonté politique ! Et les réacteurs nucléaires sont un frein au développement de ces solutions !

    Aujourd’hui, c’est à vous d’agir !

    Nos ministres de l’énergie ont lancé un questionnaire en ligne pour demander l’avis des citoyens.
    C’est une occasion unique de leur montrer notre volonté d’accélérer la transition énergétique dans notre pays et de sortir du nucléaire en 2025.

    Nous vous proposons un modèle-type pour répondre à ce questionnaire. Les propositions d’Inter-Environnement Wallonie figurent à côté des mots "Réponse".
    Nous vous encourageons aussi à vous faire votre propre opinion.

    Pour vous faire votre opinion

    Plus d’infos sur un scénario électrique développé par le bureau d’étude 3E à la demande des ONGs et qui garantit une sortie du nucléaire en Belgique.
    Où en est-on avec le développement des énergies renouvelables en Belgique ?
    Pour ceux qui veulent aller plus loin, un rapport rendu par Elia, le gestionnaitre de réseau, à la demande de la Ministre Marghem, qui analyse nos besoins en électricité en cas de sortie du nucléaire.

    Comment répondre à la consultation ?

    La consultation est ouverte jusqu’au 5 novembre 2017. Vous pouvez compléter le formulaire en ligne accessible ici. N’hésitez pas à le diffuser largement parmi vos contacts.

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    Reprenons : les ministres fédéral et régionaux veulent « définir ces prochaines années une politique qui vise à une utilisation plus efficace de l’énergie et au développement de la production d’énergie renouvelable. »

    Ils ont établi un premier projet qu’ils ont soumis aux associations représentatives de divers intérêts : « C’est pourquoi notre première étape a été de consulter une centaine d’acteurs du monde de l’énergie entre le 3 mai et le 30 juin 2017. Les avis récoltés ont été analysés par nos différentes administrations de l’énergie dans le cadre de CONCERE. Les contributions précieuses tirées de cet exercice ont servi de base à un projet de pacte énergétique. »

    Les ministres veulent ensuite « consulter les citoyens afin de parvenir d’ici la fin de cette année à une vision à long terme largement soutenue et inclusive sur laquelle chacun aura pu s’exprimer sur la politique énergétique belge. » (https://www.pacte-energetique2050.be/vers-un-pacte-energetique-interfederal.html )

    Et là, que voit-on ? Que des associations se mobilisent (j’applaudis des deux mains) pour qu’un maximum de citoyens en phase avec leurs idées se manifestent. Que pourra-t-on conclure de cette « participation » ? L’état des forces de mobilisation d’associations. Mais en rien l’état de l’opinion belge. Mais que voulaient en fait les ministres et administrations ?

    • Si les administrations voulaient savoir ce que pense les belges, alors elles devaient faire un sondage avec un échantillon représentatif.
    • Si elles voulaient que les citoyens prennent une décision, elles devaient faire une consultation populaire.
    • Si elles voulaient récolter de nouvelles idées, elles devaient faire une consultation publique (ce qui a été fait) MAIS le message devait être clair dès le départ : ce n’est pas la quantité d’argument qui importe, mais la qualité. Peu importe que l’argument ait été cité 1 fois, 10 fois ou 1000 fois, s’il est pertinent, c’est cela qui compte.

    J’en reviens à mon sujet : ce genre de « participation » est un cauchemar.

    • En effet, mon expérience de consultation publique (3° plan fédéral de développement durable) avait montré que 95% des idées issues de la consultation publique avaient déjà été données par les associations lors de la pré-consultation. Pourquoi gaspiller tant d’argent et de temps de dépouillement par des fonctionnaires pour avoir 5% en plus ?
    • Et pourquoi dépouiller puisqu’on sait déjà que les résultats ne sont pas représentatifs ? A moins que l’autorité publique ne doive pas être rigoureuse et qu’on trouve normal qu’elle se base sur des résultats non-représentatifs pour prendre des décisions ?

    Les administrations et les politiciens vont se discréditer à être si peu rigoureux dans la définition des objectifs de participation et dans le choix des méthodes de participation face aux objectifs poursuivis.

  • #OLLN : décrypter l’Ordre du jour du Conseil communal du 17 octobre 2017

    Il y a 56 points à l’ordre du jour. Ce n’est pas rien. l'ordre du jour commenté est ici.

    Le premier point concerne ORES, l’entreprise publique qui distribue l’électricité. Petit résumé : il y a des producteurs d’électricité, puis ELIA qui transporte l’électricité (grosses lignes haute tension), puis ORES ou la régie de Wavre ou … qui distribue jusque chez le ménage. Le directeur d’ORES Brabant wallon viendra expliquer comment ils travaillent.

    Ensuite on passera à la modification du budget 2017 de la Ville. Pour faire simple, la Ville pense avoir les mêmes recettes (43,7 millions), mais plus de dépenses (43,64 millions au lieu de 43,61 millions). Ces très petites variations en cachent de plus grosses : + 0.25 millions pour le CPAS, +0.1 pour la gestion des parcs à conteneurs, -0.4 pour le personnel. Au budget extraordinaire, on ajoute deux dépenses de 0.14 millions : pour payer un bureau d’étude qui fera le SOL et pour payer un bureau participatif pour accompagner la réflexion sur le SOL.

    Le point 5 est l’appel au bureau d’étude pour faire le SOL.

    Au point 13, on donne un emplacement de parking pour une 22ème voiture CAMBIO sur le territoire de la Ville ! 22 ! Génial !

    Au point 15, la Ville veut être reconnue comme « commune du commerce équitable ».

    Au point 16, on va confier à l’asbl « gestion du centre-ville de LLN » la gestion de 4 subsides de 6000€ pour des vitrines commerciales de magasins créatifs dans une zone qui a été désigné commerce créatif. Le MR local (OLLN 2.0) va réagir en conseil communal, en se demandant « pourquoi rien que pour LLN ? » On leur répondra qu’à Ottignies, Mousty etc., il n’y a pas eu de demande de permis socio-économique, qu’on n’a pas pu désigner une zone de commerce créatifs, et que dès lors la région ne donne pas de subsides.  Mais qu’on cherche bien sûr à favoriser le commerce d’Ottignies etc.  Je parie gros sur un dialogue de sourd, j’espère me tromper.

    Au point 48, on crée un comité de pilotage pour mettre en route le processus participatif pour le SOL.

    Au point 49, on examinera le nombre d’enfants inscrits dans les écoles communales.

    Il y aura ensuite les points ajoutés.

  • 4 postures pour les candidats en campagne électorale

    En 2014, mon parti m’a demandé de le représenter à un débat sur la chasse, débat organisé dans le Luxembourg par une association de chasseurs. Après l’ouverture de la séance, chaque représentant/candidat avait quelques minutes pour exposer ses arguments et propositions. Qu’on parle de chasse ou pas, j’ai remarqué quatre postures électorales différentes.

    La fusion : « Je suis vous »

    posture,campagne,électionLe premier candidat a pris la posture de celui qui ressemble le plus à son public. « Je suis le seul chasseur parmi les représentants ici autour de la table » et « je suis un des seuls chasseurs parmi les parlementaires wallons. » Il a misé sur deux éléments :

    • la connaissance de la question
    • la coïncidence des intérêts.
    • Le bénéfice de la chasse (emploi...)

    C’est une posture efficace pour convaincre un public convaincu qu'il n’y a qu’un intérêt à représenter. Ne seront par contre pas convaincu ceux qui veulent choisir un candidat capable de les représenter pour plusieurs enjeux (multi-facteur). Cela ne convaincra pas non plus le public qui sait qu’il y a plusieurs acteurs à concerter pour prendre une décision car le candidat ne dit rien sur l’obligation de concertation et sur la façon dont il va la mener.

    Cette posture postule une délégation totale du pouvoir de l’électeur vers la candidat : pourquoi consulter en cours de route puisqu’on sait tout.

    La convergence : « Nos intérêts sont les mêmes »

    posture,campagne,électionLe second candidat était bourgmestre d’une commune du Luxembourg. Il a exprimé que si les chasseurs avaient besoin de législation favorable à la chasse, les communes aussi, car cela permettait de louer plus cher aux chasseurs les propriétés communales. Il a misé sur un élément :

    • la convergence d’intérêt entre le public et le candidat.

    C’est une posture efficace pour convaincre un public qui pense qu’il n’y a qu’un enjeu à traiter mais qu’il y a plusieurs acteurs en jeu pour prendre la décision. Le candidat propose ainsi une coalition d’acteurs pour emporter la décision. L’efficacité est néanmoins limitée pour convaincre un public qui sait qu’il y a d’autres acteurs qui influeront sur la décision car le candidat ne dit rien sur la manière dont vont réagir les autres acteurs et sur la façon dont il va négocier, ni sur ses critères.

    C’est égalent une posture problématique pour convaincre un public qui est amené à choisir son candidat en fonction de plusieurs facteurs : les mêmes coalisés pour un sujet peuvent être opposés pour un autre !

    Enfin, cette posture suppose que le candidat demande une délégation totale du pouvoir.

    La constance : « Je n’ai qu’une parole »

    posture,campagne,électionLe troisième candidat était président de parti et ancien ministre. Il a déclaré que la question du gibier et de la nature était une question de chasseur mais aussi d’agriculteurs. Il avait négocié avec les agriculteurs pour les dégâts du gibier et la protection de la nature, il doit donc négocier la même chose avec les chasseurs, favoriser la chasse mais pas au détriment des agriculteurs. Il a misé sur un élément :

    • la cohérence dans la décision globale.

    C’est efficace pour convaincre les personnes du public qui savent qu’il faudra négocier car le candidat propose une solution réaliste. C’est moins efficace dans une assemblée dont les présents sont venus pour entendre qu’ils sont les meilleurs, qu’ils ont raison, et que c’est bien normal que leurs intérêts deviennent la règle. C’est également problématique pour les membres du public qui attendent une position du candidat, en effet, le candidat se profile plus comme un notaire des rapports de force des autres acteurs, il ne dit pas ce que lui estime souhaitable.

    Dans un choix d’un candidat multi-facteurs, c’est relativement efficace car cela parle de la manière de fonctionner sur l’ensemble des enjeux.

    La vision globale : « reconnaître un idéal supérieur est votre meilleure garantie »

    posture,campagne,électionLe quatrième candidat a déclaré que son parti avait pour valeur supérieure la biodiversité. Le grand gibier n’ayant plus de prédateurs, il est impératif que l’humain chasse le grand gibier, si non celui-ci détruira l’environnement. Son parti est donc favorable à toute chasse qui protège la biodiversité, quels que soient les autres éléments positifs ou négatifs de la chasse (emploi, bénéfice pour les communes…). Ce candidat a misé sur deux éléments :

    • la participation à un idéal supérieur ;
    • et sur le fait que cet idéal supérieur était la meilleure garantie sur le long terme. Selon ce candidat, les participants pouvaient être intéressés par une vision d long terme qui donne une garantie de continuité dans les stratégies et actions, dans lesquelles ils pouvaient retrouver certains de leurs intérêts.

    C’est convainquant pour le public qui ne veut pas que ses intérêts dépendent d’intérêts conjoncturels de court terme, mais que ses intérêts dépendent de valeurs et vision de long terme. Par contre, c’est inefficace pour convaincre les personnes du public qui pensent que leurs intérêts sont légitimes en soi, et ne doivent en rien être confrontés à d’autres facteurs. C’était un peu le cas de cette assemblée de chasseurs, où beaucoup se sont avérés être sûrs d’eux-mêmes, et être persuadés que leurs intérêts étaient les intérêts de tous.

    Cette posture ne demande pas une délégation de pouvoir totale, la consultation des citoyens en cours de mandat est possible, si pas souhaitable.

    Choix d’une posture : instinctif ou délibéré ?

    Je pense d’abord que les candidats ne prennent pas vraiment une décision réfléchie sur la posture qu’ils adoptent ; elle leur vient instinctivement. Je ne serais pas étonné qu’il y ait une préférence pour la posture « fusion » car c’est en phase avec la notion de « représentant du peuple » et cela paraît un lien très fort. Viendrait ensuite la convergence d’intérêt, qui est une sorte de position de repli.

    Le choix d’une posture peut néanmoins être influencé par les intérêts en jeu. Si le candidat sent que ses interlocuteurs ont des intérêts différents, il va éviter de se mettre dans la fusion, parce qu’il se mettrait à dos une partie de la salle. Il prendra o-plutôt une attitude de constance s’il sait que quelqu’un pourrait lui resservir ses propos contre lui d’une rencontre à l’autre.

    La posture « vision globale » nécessite de la part du candidat un renversement de perspective. Il ne doit pas chercher à avoir un maximum de voix en montrant qu’il ressemble à ses électeurs. Il veut au contraire attirer les électeurs vers les idées qu’il défend.

    Si les candidats adeptes de la fusion peuvent être comparés à des caméléons qui s’adaptent pour séduire, ceux de la vision globale sont des hirondelles qui emmènent son groupe vers la destination souhaitée.

    Un conseil pour l’électeur ?

    Si l’émotion est un facteur central et incontournable dans la prise de décision, je m’en méfie lorsqu’elle est utilisée pour créer l’adhésion. Vouloir fusionner, en politique, c’est privilégier l’émotion à la raison et à l’argumentation. Cela pose deux problèmes : le danger de manipulation et le simplisme.

    La convergence des intérêts se base moins sur des jeux manipulatoires. Mais pour choisir un candidat, cela pose également deux problèmes : on ne connaît pas son objectif de long terme et le simplisme guette également, tout n’étant pas ramenable à des intérêts convergents sur un thème.

    Il me semble que la vision de long terme et la constance amènent plus de garantie à l’électeur sur ce qui va être mené comme projet et politique les années suivantes et sur la manière dont les politiques vont être menées.

    Evidemment, en tant qu’élu et candidat, suis-je le mieux placé pour donner des conseils à l’électeur ??? innocent