Hadelin de Beer

  • #OLLN : décrypter l’Ordre du jour du Conseil communal du 17 octobre 2017

    Il y a 56 points à l’ordre du jour. Ce n’est pas rien. l'ordre du jour commenté est ici.

    Le premier point concerne ORES, l’entreprise publique qui distribue l’électricité. Petit résumé : il y a des producteurs d’électricité, puis ELIA qui transporte l’électricité (grosses lignes haute tension), puis ORES ou la régie de Wavre ou … qui distribue jusque chez le ménage. Le directeur d’ORES Brabant wallon viendra expliquer comment ils travaillent.

    Ensuite on passera à la modification du budget 2017 de la Ville. Pour faire simple, la Ville pense avoir les mêmes recettes (43,7 millions), mais plus de dépenses (43,64 millions au lieu de 43,61 millions). Ces très petites variations en cachent de plus grosses : + 0.25 millions pour le CPAS, +0.1 pour la gestion des parcs à conteneurs, -0.4 pour le personnel. Au budget extraordinaire, on ajoute deux dépenses de 0.14 millions : pour payer un bureau d’étude qui fera le SOL et pour payer un bureau participatif pour accompagner la réflexion sur le SOL.

    Le point 5 est l’appel au bureau d’étude pour faire le SOL.

    Au point 13, on donne un emplacement de parking pour une 22ème voiture CAMBIO sur le territoire de la Ville ! 22 ! Génial !

    Au point 15, la Ville veut être reconnue comme « commune du commerce équitable ».

    Au point 16, on va confier à l’asbl « gestion du centre-ville de LLN » la gestion de 4 subsides de 6000€ pour des vitrines commerciales de magasins créatifs dans une zone qui a été désigné commerce créatif. Le MR local (OLLN 2.0) va réagir en conseil communal, en se demandant « pourquoi rien que pour LLN ? » On leur répondra qu’à Ottignies, Mousty etc., il n’y a pas eu de demande de permis socio-économique, qu’on n’a pas pu désigner une zone de commerce créatifs, et que dès lors la région ne donne pas de subsides.  Mais qu’on cherche bien sûr à favoriser le commerce d’Ottignies etc.  Je parie gros sur un dialogue de sourd, j’espère me tromper.

    Au point 48, on crée un comité de pilotage pour mettre en route le processus participatif pour le SOL.

    Au point 49, on examinera le nombre d’enfants inscrits dans les écoles communales.

    Il y aura ensuite les points ajoutés.

  • #OLLN, conseil communal du 12 septembre 2017 : qu’en retenir ?

    Nous avons commencé par un exposé détaillé sur les objectifs de la zone de secours du Brabant wallon. On a pu comprendre toutes les contraintes, notamment administratives , qui rendent la gestion pas évidente.

    Un débat intense (de 1 heure 20 minutes) a eu lieu à propos de l’adoption du périmètre du SOL. Replaçons les choses dans leur contexte : avaient été introduites à la Ville plusieurs demandes de  projets urbanistiques venant se coller au projet d’extension de l’Esplanade : comment les accepter avec un projet incertain et contesté ? C’est pourquoi la Ville a proposé d’avoir une vue d’ensemble, co-construite avec les parties intéressées : le SOL. Pour faire démarrer le SOL, il fallait en définir le périmètre, qui ne peut prendre comme limite que des limites naturelles. Une conférence de presse ayant eu lieu pour exposer le projet, l’échevin du Monceau  propose de passer directement aux questions. Tout les conseillers n’étant pas à cette conférence, on passe néanmoins à une présentation générale. Puis viennent les commentaires :

    • « C’est bien, mais je me méfie de vos intentions » dira un conseiller de la minorité. Ce à quoi il lui a été répondu qu’on ne demandait pas de voter sur un acte de foi, mais sur un périmètre pour pouvoir faire un SOL ;
    • « Comment allez-vous faire en trois ans un SOL alors que pour les PCA (ancêtres des SOL) vous avez mis 6 ans ou plus ? » « Personne n’était pressé pour les PCA, nous le sommes cette fois-ci pour le SOL » a répondu l’échevin.
    • « L’UCL voudrait bien que le périmètre soit plus petit, pour ne pas englober des zones académiques ni le projet des chinois » a demandé M. Otlet. La majorité s’est dite surprise que M Otlet défende avec autant de vigueur l’UCL, mais que de toute façon les zones à exclure ne pouvaient l’être faute de limite naturelle. De plus, le projet des chinois peut être approuvé pendant que se réalise le SOL.

    Le point a été voté par tous les conseillers sauf deux.

    Les comptes du CPAS, la convention « Louvain4ageing » ont été l’occasion de présentation et échanges.

    A OLLN, on est des spécialistes ! Le point 52 concernait une motion demandant au TEC de revenir autour de la table de négociation pour que le bus passe à nouveau dans la Rue de la Chapelle. L’échevin déclare qu’il retire le point, car les TEC ont recommencé à discuter avec la Ville. Malgré que le point ait été retiré, on en a quand-même discuté ! Incroyable.

    Il était 23h50 quand on a examiné les points ajoutés.

    Un des points m’a marqué. Julien Tigel-Pourtois demandait, malgré le vote du SOL, qu’on modifie de manière mineure le schéma de structure pour tenir compte de l’Esplanade. Il l’a fait à mon  sens dans un but électoral : faire plaisir à la plateforme et espérer en récolter les voix. Pourtant il avait déjà été expliqué de long en large, et indépendemment des envies de la majorité, que une modification du schéma de structure qui permettrait de ne pas construire l’extension de l’Esplanade ne serait pas considéré comme une modification mineure, et que donc le promoteur irait en recours, l’entièreté du nouveau schéma de structure serait annulé et on en reviendrait au schéma de 1997 qui non seulement permet l’extension, mais ne permet que cela. Au moment du vote, trois conseillers de la minorité ont rejoint la majorité. Merci a eux d’avoir cassé la logique particratique et d’avoir suivi la voix du réel.

    La séance publique fut terminée à minuit dix.

  • 4 postures pour les candidats en campagne électorale

    En 2014, mon parti m’a demandé de le représenter à un débat sur la chasse, débat organisé dans le Luxembourg par une association de chasseurs. Après l’ouverture de la séance, chaque représentant/candidat avait quelques minutes pour exposer ses arguments et propositions. Qu’on parle de chasse ou pas, j’ai remarqué quatre postures électorales différentes.

    La fusion : « Je suis vous »

    posture,campagne,électionLe premier candidat a pris la posture de celui qui ressemble le plus à son public. « Je suis le seul chasseur parmi les représentants ici autour de la table » et « je suis un des seuls chasseurs parmi les parlementaires wallons. » Il a misé sur deux éléments :

    • la connaissance de la question
    • la coïncidence des intérêts.
    • Le bénéfice de la chasse (emploi...)

    C’est une posture efficace pour convaincre un public convaincu qu'il n’y a qu’un intérêt à représenter. Ne seront par contre pas convaincu ceux qui veulent choisir un candidat capable de les représenter pour plusieurs enjeux (multi-facteur). Cela ne convaincra pas non plus le public qui sait qu’il y a plusieurs acteurs à concerter pour prendre une décision car le candidat ne dit rien sur l’obligation de concertation et sur la façon dont il va la mener.

    Cette posture postule une délégation totale du pouvoir de l’électeur vers la candidat : pourquoi consulter en cours de route puisqu’on sait tout.

    La convergence : « Nos intérêts sont les mêmes »

    posture,campagne,électionLe second candidat était bourgmestre d’une commune du Luxembourg. Il a exprimé que si les chasseurs avaient besoin de législation favorable à la chasse, les communes aussi, car cela permettait de louer plus cher aux chasseurs les propriétés communales. Il a misé sur un élément :

    • la convergence d’intérêt entre le public et le candidat.

    C’est une posture efficace pour convaincre un public qui pense qu’il n’y a qu’un enjeu à traiter mais qu’il y a plusieurs acteurs en jeu pour prendre la décision. Le candidat propose ainsi une coalition d’acteurs pour emporter la décision. L’efficacité est néanmoins limitée pour convaincre un public qui sait qu’il y a d’autres acteurs qui influeront sur la décision car le candidat ne dit rien sur la manière dont vont réagir les autres acteurs et sur la façon dont il va négocier, ni sur ses critères.

    C’est égalent une posture problématique pour convaincre un public qui est amené à choisir son candidat en fonction de plusieurs facteurs : les mêmes coalisés pour un sujet peuvent être opposés pour un autre !

    Enfin, cette posture suppose que le candidat demande une délégation totale du pouvoir.

    La constance : « Je n’ai qu’une parole »

    posture,campagne,électionLe troisième candidat était président de parti et ancien ministre. Il a déclaré que la question du gibier et de la nature était une question de chasseur mais aussi d’agriculteurs. Il avait négocié avec les agriculteurs pour les dégâts du gibier et la protection de la nature, il doit donc négocier la même chose avec les chasseurs, favoriser la chasse mais pas au détriment des agriculteurs. Il a misé sur un élément :

    • la cohérence dans la décision globale.

    C’est efficace pour convaincre les personnes du public qui savent qu’il faudra négocier car le candidat propose une solution réaliste. C’est moins efficace dans une assemblée dont les présents sont venus pour entendre qu’ils sont les meilleurs, qu’ils ont raison, et que c’est bien normal que leurs intérêts deviennent la règle. C’est également problématique pour les membres du public qui attendent une position du candidat, en effet, le candidat se profile plus comme un notaire des rapports de force des autres acteurs, il ne dit pas ce que lui estime souhaitable.

    Dans un choix d’un candidat multi-facteurs, c’est relativement efficace car cela parle de la manière de fonctionner sur l’ensemble des enjeux.

    La vision globale : « reconnaître un idéal supérieur est votre meilleure garantie »

    posture,campagne,électionLe quatrième candidat a déclaré que son parti avait pour valeur supérieure la biodiversité. Le grand gibier n’ayant plus de prédateurs, il est impératif que l’humain chasse le grand gibier, si non celui-ci détruira l’environnement. Son parti est donc favorable à toute chasse qui protège la biodiversité, quels que soient les autres éléments positifs ou négatifs de la chasse (emploi, bénéfice pour les communes…). Ce candidat a misé sur deux éléments :

    • la participation à un idéal supérieur ;
    • et sur le fait que cet idéal supérieur était la meilleure garantie sur le long terme. Selon ce candidat, les participants pouvaient être intéressés par une vision d long terme qui donne une garantie de continuité dans les stratégies et actions, dans lesquelles ils pouvaient retrouver certains de leurs intérêts.

    C’est convainquant pour le public qui ne veut pas que ses intérêts dépendent d’intérêts conjoncturels de court terme, mais que ses intérêts dépendent de valeurs et vision de long terme. Par contre, c’est inefficace pour convaincre les personnes du public qui pensent que leurs intérêts sont légitimes en soi, et ne doivent en rien être confrontés à d’autres facteurs. C’était un peu le cas de cette assemblée de chasseurs, où beaucoup se sont avérés être sûrs d’eux-mêmes, et être persuadés que leurs intérêts étaient les intérêts de tous.

    Cette posture ne demande pas une délégation de pouvoir totale, la consultation des citoyens en cours de mandat est possible, si pas souhaitable.

    Choix d’une posture : instinctif ou délibéré ?

    Je pense d’abord que les candidats ne prennent pas vraiment une décision réfléchie sur la posture qu’ils adoptent ; elle leur vient instinctivement. Je ne serais pas étonné qu’il y ait une préférence pour la posture « fusion » car c’est en phase avec la notion de « représentant du peuple » et cela paraît un lien très fort. Viendrait ensuite la convergence d’intérêt, qui est une sorte de position de repli.

    Le choix d’une posture peut néanmoins être influencé par les intérêts en jeu. Si le candidat sent que ses interlocuteurs ont des intérêts différents, il va éviter de se mettre dans la fusion, parce qu’il se mettrait à dos une partie de la salle. Il prendra o-plutôt une attitude de constance s’il sait que quelqu’un pourrait lui resservir ses propos contre lui d’une rencontre à l’autre.

    La posture « vision globale » nécessite de la part du candidat un renversement de perspective. Il ne doit pas chercher à avoir un maximum de voix en montrant qu’il ressemble à ses électeurs. Il veut au contraire attirer les électeurs vers les idées qu’il défend.

    Si les candidats adeptes de la fusion peuvent être comparés à des caméléons qui s’adaptent pour séduire, ceux de la vision globale sont des hirondelles qui emmènent son groupe vers la destination souhaitée.

    Un conseil pour l’électeur ?

    Si l’émotion est un facteur central et incontournable dans la prise de décision, je m’en méfie lorsqu’elle est utilisée pour créer l’adhésion. Vouloir fusionner, en politique, c’est privilégier l’émotion à la raison et à l’argumentation. Cela pose deux problèmes : le danger de manipulation et le simplisme.

    La convergence des intérêts se base moins sur des jeux manipulatoires. Mais pour choisir un candidat, cela pose également deux problèmes : on ne connaît pas son objectif de long terme et le simplisme guette également, tout n’étant pas ramenable à des intérêts convergents sur un thème.

    Il me semble que la vision de long terme et la constance amènent plus de garantie à l’électeur sur ce qui va être mené comme projet et politique les années suivantes et sur la manière dont les politiques vont être menées.

    Evidemment, en tant qu’élu et candidat, suis-je le mieux placé pour donner des conseils à l’électeur ??? innocent

  • Nouvel enjeu politique : l'accès !

    Selon Rifkin, nous vivons un changement fondamental, car nous modifions notre conception de la propriété. Avant Internet, nous pensions que la propriété privée était l’enjeu politique fondamental car elle donnait la possibilité au propriétaire d'exclure tous les autres. Comme les autres voulaient ce bien ou ce que le bien produisait, la propriété garantissait un revenu matériel.

     

    Cependant, dans une société d'abondance , cette notion perd de son sens : les autres ont les biens qu’ils veulent et le propriétaire n’exclut plus personne… la propriété privée garantit de moins en moins un revenu, et, on le verra plus loin, les humains ont plus besoin d'un réseau et d'interconnexion que de choses. Bien sûr, l’ère de l’abondance nécessite de résoudre les problèmes écologiques comme la réduction de l’empreinte écologique, de la pollution etc.

     

    Nos sociétés se sont beaucoup focalisées sur la propriété privée, mais au départ, la notion de propriété privée était contrebalancée de manière ferme par la propriété publique, qui elle est la possibilité de ne pas être exclu de l'accès aux ressources physiques indispensables (l’air, l’eau…) ni de l'accès aux ressources sociales satisfaisantes (l’éducation…). On voit même apparaître un nouveau droit : celui à un revenu immatériel telle le droit à une certaine qualité de vie.

    Avant

    Maintenant et dans le futur

    Avant, pour être propriétaire privé, il fallait travailler : le travail était une marchandise.

    Aujourd'hui, dans l’ère d’abondance, le travail humain est de moins en moins nécessaire. On cherche plutôt à vivre une belle vie, et c’est le jeu, l’expérience qui est recherché ! L’expérienciel devient la marchandise !

    Avant : la liberté reposait sur l’autonomie, qui reposait sur la possession (exclusive) donnant droit à un revenu. La propriété exclusive était l’enjeu.

    Maintenant : les usagers fonctionnent en réseau : ils demandent le droit d'être inclus et d'avoir accès ! L’indépendance n’apporte plus rien, l’interdépendance est la clé, le tout. L’enjeu est de pouvoir avoir accès au réseau.

     

    L’enjeu, c’est l’accès. Mais quel accès ? Commercial ou culturel et social (c’est-à-dire l’accès aux idées, aux concepts, à l’éducation, à la création, à l’amitié, la collaboration… qui permettent de se mouvoir à l’aise dans le monde) ?

     

    Il y a un combat politique entre la primauté du commerce ou de la culture. Certains estiment qu’un commerce florissant permet la culture. D’autres au contraire estiment qu’une culture florissante permet le commerce. Rifkin dit qu’à n’en pas douter, c’est la culture qui est primordiale : elle crée confiance pour relations commerciales, elle est le matériau de base pour toute création (vendable). Il approfondit ce point en examinant les relations entre humains.

    • Les relations induites par le commerce sont des relations contractuelles de courte durée, utiles, avec un engagement partiel des deux parties, et la primauté de l’intérêt individuel. Le flux émotionnel est factice. 
    • Les relations culturelles ou sociales sont basées sur le long terme, elles incluent les obligations envers les générations passées et futures, elles privilégient l’intérêt du groupe.

    Revenons dès lors à l’enjeu de l’accès. Va-t-on se soucier uniquement de l’accès marchand ? ou au contraire va-t-on se focaliser sur l’accès culturel et social qui lui crée confiance et valeurs communes entre les personnes et crée de l’empathie ?

     

    Rifkin estime que retrouver un équilibre satisfaisant entre culture et marché sera l’une des tâches politiques majeures des années à venir. Il faudra selon lui accorder autant d'importance aux cultures locales qu'aux marchandises culturelles. Il faudra trouver un nouvel équilibre entre l’expérience augmentée, virtuelle et le réel local fait de connexion et d’empathie avec son voisin et sa voisine par exemple... Il insiste sur l’importance du territoire réel.

     

    Qu’est-ce que cela aura comme impact sur la politique ? Il propose de réfléchir aux objectifs suivants :

    • Les jeunes ne peuvent apprendre seulement à vendre leur force de travail sur le marché. Cela fabrique des adultes qui se perçoivent comme des marchandises. Il faut apprendre aux jeunes l’empathie, le sentiment d’appartenance, le bien commun…
    • Cela fait plus de 3 siècles que le contrôle des moyens de production et que la répartition des fruits du travail humain définit « la » question politique. Cette question n’est plus adaptée à notre temps, décidons de changer de question.
    • Décidons de poser une nouvelle question : comment faire grandir la valeur intrinsèque de l’humain (la culture et les relations sociales empathiques et de long terme) face à la valeur d'usage des choses (l’appropriation exclusive par l’humain des choses, l’exclusion des autres et l’utilité des relations)
    • Poilitisons les cultures locales, c’est-à-dire gérer la cité pour que les humains se sentent inclus et veulent inclure les autres dans un territoire à leur échelle.

     

    Il ne s'agit pas seulement de garantir l'accès aux ressources et aux réseaux (prix abordables, formation pour tous). Il s’agit aussi de décider comment nous souhaitons réorganiser le monde, comment chacun peut participer au monde, comment nous créons culture et développons notre empathie.

  • #OLLN : Décrypter l’ordre du jour du conseil communal du 12 septembre 2017

    L'ordre du jour commenté est ici

    Au point 2, le commandant de la zone des pompiers du Brabant wallon (de 5 zones, on est passé à 1) va présenter les grandes orientations pour les années à venir.

    Au point 7, on va reconduire le règlement « balises » qui dit qu’un cercle étudiant ne peut ouvrir plus que 3 heures du matin, et ne peut faire plus qu’une fête amplifiée par semaine. J’en parle car il y a quelques années, les étudiants étaient venus manifester en nombre devant l’hôtel de Ville contre ce règlement qui allait « tuer » la vie estudiantine ! Notez qu’aujourd’hui, plusieurs cercles sont en difficulté financière : les étudiants ont changé leurs habitudes, ils boivent de l’alcool fort dans leur kot, arrivent bourrés dans les cercles vers minuit et partent en ayant peu consommé. Ré-autoriser les alcools forts dans les cercles serait opposé à une politique de santé publique et se plaindre que les cercles ne vendent pas assez de bière n’est pas tellement mieux, d’un autre côté, les étudiants ne boivent pas moins et il y a eu un simple transfert financier des cercles vers Aldi et Delhaize, ce qui n’améliore pas non plus la santé publique. Les autorités politiques de la Ville ne sont pas, loin s’en faut, les seules concernées, néanmoins, que faire ?

    Les points 18 à 34 sont des points purement administratifs ! Ils changent le règlement de police parfois simplement pour un déplacement de poteau de quelques mètres. Ne pas voter ces points permettrait à certain de ne pas payer une amende sous prétexte que le règlement n’est pas totalement conforme…

    Le point 38 : le SOL. Le promoteur Wilhem&Co possède deux terrains de part et d’autre du projet d’extension de l’Esplanade. Pour ces deux terrains, il a rentré une demande de permis d’urbanisme, avec un mur aveugle qui vient se coller au projet d’extension. Comment lui accorder un permis alors qu’on ignore ce qui viendra sur le projet d’extension, surtout suite à la consultation publique ? Il fallait avoir une vue d’ensemble. Il existe justement un instrument juridique d’aménagement du territoire qui permet cela : le SOL, schéma d’orientation local. Il définit ce qu’on veut pour une zone délimitée. Qui « on » ? Le pouvoir politique local et nous décidons de dire « et pourquoi pas en plus les habitants et usagers de la Ville ? Co-construisons un avenir souhaitable commun ». Ce conseil communal, nous allons voter le périmètre du SOL, qui englobe le dessus des rails, la zone près de l’ancien parc à conteneur, la zone devant le parking « Courbevoie », la zone devant la pompe Total et la prairie devant les appartements de Notre Maison et du home. Pendant 3 ans, les permis peuvent être bloqués : le temps de réaliser le SOL.

    Le point 52 concerne la rue de la Chapelle. Cette rue vient d’être refaite et est passée en zone 20 km/h. Pour arriver au 20 km/h, divers aménagements ont été réalisés, en concertation avec le TEC (gestionnaire des bus). A l’usage, les riverains ont demandé des aménagements pour accroître le sentiment de sécurité. Ces aménagements n’ont pas plus au TEC, qui a décidé de ne plus y faire circuler ses bus. Le bus de la motion est de demander au TEC de revenir à la table de négociation, afin de trouver un aménagement bon pour tous.

    Quatre points ont été ajoutés :

    1. Un point est de soumettre au vote la modification mineure au schéma de structure qui est proposée par la plateforme citoyenne. On a déjà expliqué de nombreuses fois pourquoi ce n’était pas une bonne idée, surtout pour les partisans du refus d’extension du centre commercial de l’Esplanade, on le réexpliquera.
    2. Un point sert à rappeler les engagements du carrefour de Limelette.
    3. Un point concerne le décompte des travaux à « La Mégisserie » à Mousty, et accessoirement la gestion confiée à Notre Maison.
    4. Le dernier concerne la gestion des plantes invasives à la Prairie Orban (qui auraient été broyées et non éradiquées comme le prévoirait la législation), et le conseiller précise « qu’il veut une réponse sur ce manquement ». Pour un point de détail (quelques plantes dans un petit endroit de la Ville), dont la réponse aurait pu être fournie par l’Echevine à l’intéressé, je prévois ½ heure de débat, et notamment parce qu’avant d’avoir la réponse par une explication détaillée, il y a déjà une accusation de principe : l’Echevine et son service sont déjà coupables, ils ont déjà mal fait. Et quand il y a une accusation de principe, les gens s’énervent, et les débats s’éternisent. Et la démocratie n’en sort pas gagnante.
  • #OLLN : Que retenir du conseil communal du 20 juin 2017 ?

    Comme toujours, un excellent compte-rendu a été produit par la journaliste de la ville. Il est consultable ici : http://www.olln.be/fr/conseil-communal.html?cmp_id=28&news_id=36811&vID=384

    J’y ajouterais l’analyse ci-dessous.

     

    Un conseiller communal de la minorité propose de prévoir l’alimentation des WC d’une école par l’eau de pluie via une citerne à construire plus tard : suggestion adoptée immédiatement et avec le sourire.

    Un peu plus tard, le même conseiller tente de faire une démonstration que la Ville ne fait pas bien son travail car il y a beaucoup de mauvaises herbes le long de trottoirs et quelques piquets cassés. Agacement perceptible chez les échevins et échevines. Le Collège ne serait-il pas capable de supporter les critiques ? C’est une explication possible. Il y en a au moins une autre : cela dépend du ton avec lequel la critique est dite. Un ton hautain, supérieur, « procureur du Roi » comme je l’ai déjà entendu, l’air de dire « z’êtes quand même des incapables », cela ne passe pas bien. Résultat, une demi-heure de débat.

     

    Revenons sur le fait que les politiciens au pouvoir ne peuvent ni accepter la critique, ni être auto-critiques. J’ai déjà souvent vécu le contraire. Les femmes et hommes politiques savent reconnaître leurs erreurs et savent dirent ce qui n’a pas bien été. C’est même une condition essentielle pour pouvoir s’améliorer. Cela a été le cas lorsqu’on a reparlé de la consultation populaire : si tous se sont félicités du bon déroulement, chacun a reconnu que certaines choses auraient pu être mieux faites. Le compte-rendu fait par la journaliste est très clair à ce sujet.

  • Mais où sont les merles ?

    Mais qui a donc fait disparaître les merles ? C'est le virus Usutu, qui affecte particulièrement les merles et qui est apparu pour la première fois à grande échelle l’année dernière, est de retour en Belgique.

    Les oiseaux affectés paraissent notamment affaiblis voire apathiques, présentent des problèmes de coordination et maigrissent. Ce sont surtout les merles qui sont hypersensibles au virus. Outre les merles, il touche également les moineaux et les rapaces nocturnes. Pour les défenseurs de la nature, son retour en Belgique constitue une très mauvaise nouvelle.  Les organisations craignent que l’épidémie fasse encore plus de dégâts que celle de l’année passée. En Allemagne ou le virus a frappé en 2011 et 2013, une grande partie de la population de merles a été touchée.

    L’Usutu est un arbovirus: il est exclusivement transmis par les moustiques. Il a été découvert en 1959 en Afrique et la première épidémie européenne est survenue en 2001 en Autriche.